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  2. // Man City/Tottenham (0-1)

Les Spurs remballent City

City devra encore dépenser quelques millions de livres supplémentaires l'année prochaine pour atteindre son but, la C1. Après avoir dominé stérilement pendant une heure, les Citizens se sont fait attraper par des Spurs courageux et opportunistes.

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Cette saison, la déconfiture de Liverpool laissait une petite place dans le Big Four à un petit nouveau. Telle occasion ne s'était pas présentée depuis 2005 et une quatrième place d'Everton. Samedi, ils étaient encore trois prétendants : City, Villa et Tottenham. Les Citizens se sont chargés d'éliminer les Villans de cette course inédite (3-1) et comptaient récidiver ce mercredi soir contre les Spurs, un point devant au classement. L'enjeu est plutôt simple : si Tottenham l'emporte, les Spurs assurent leur place dans le Big Four et justifient enfin les 240 millions d'euros envoyés par la fenêtre en trois ans. À l'inverse, si Manchester l'emporte, les Citizens deviennent maîtres de leur destin pour le strapontin vers la C1 et justifient les 360 millions crachés sur ces trois mêmes années.


Roberto Mancini avait pour l'occasion troqué son 4-3-3 pour un 4-4-2 avec Bellamy redescendu en milieu gauche. Vieira est remplaçant. Ben oui, faut pas pousser non plus, quatre jours avant, le vieux Pat' était titulaire. Harry Redknapp et ses poches sous les yeux avaient opté pour un 4-4-2 avec un Kaboul surprenant arrière droit, et le lutin Defoe tournant autour du robot Crouch devant.

D'entrée, dans une ambiance de dingue, City met un rythme de dingue, Tevez court comme un dingue, les Spurs rament comme des dingues et ne voient pas l'ombre d'un cuir pendant les quinze premières minutes. Tevez profite d'une aile de pigeon astucieuse dans le rond central pour fausser compagnie à l'arrière-garde de Tottenham mais butera finalement sur Gomes (7ème).

Les Spurs sont plantés dans leurs 50 mètres mais arrivent à limiter la casse. Adam Johnson, la surprise de cette deuxième partie de saison à City (une idée pour Capello, présent dans les tribunes ?) multiplie les duels et débordements sur l'aile de Benoît Assou-Ekoto mais ses centres pourtant nickels ne sont pas concrétisés par Adebayor.


Tottenham mettra finalement le nez à la porte deux fois dans cette première mi-temps. A la passe, Gareth Bale, une main à la place du pied gauche, dépose un coup-franc au deuxième poteau pour Crouch qui écrase sa tête sur le poteau de Fulop (18ème). Bale s'essaie deux minutes plus tard sur corner, trouve le building King au point de péno qui ouvre le score. Oui, mais pour une fois, l'arbitre briton fait dans le tatillon sur le duel aérien et sanctionne un ascenseur de King sur Barry (20ème).

Mis à part ces deux alertes, les hommes de Redknapp traverseront anonymement les 25 minutes restantes, particulièrement les deux milieux axiaux, Modric et Huddlestone, complètement dépassés par le ratisseur-marathonien De Jong.

Mais City n'arrivera pas à forcer le verrou dans ce premier acte. Johnson, sur un mauvais renvoi, envoie un missile à 20 mètres (27ème), tente une déviation de la hanche (33ème) mais Gomes repousse tout ce qui vient. Avec un score nul et vierge en rentrant aux vestiaires, Manchester peut faire la grimace.


La deuxième période reprend comme le match avait commencé. Tevez court comme un dingue, le rythme est dingue, le public est dingue et le milieu de Tottenham galope comme un dingue sans toucher un bout de cuir. Pendant ce temps-là, Vieira trottine sur le bord du terrain. Mais les efforts des Citizens sont moins ordonnés. La partie se crispe à la 55ème. Sur un contact apparemment anodin, Gareth Barry, de retour de blessure, se pète à nouveau et doit laisser sa place. Vieira est donc appelé pour venir jogger sur le pré. Le début de la fin pour Manchester. Une minute après la sortie de Barry, Bale envoie une nouvelle passe chirurgicale pour Defoe, plutôt discret jusque-là, dans la profondeur. Le “womanizer” des Spurs grille Kompany et Touré, tente la frappe croisée de l'extérieur du pied. Fulop, l'appelé de dernière minute, a les doigts assez longs pour sauver les siens.

Peu à peu, Tevez s'éteint, De Jong se fatigue, et Johnson perd son mano à mano face à Assou-Ekoto. Seul problème pour les Spurs : que faire du ballon enfin à disposition ? Jusqu'à la 75ème minute, les Londoniens se contenteront d'arroser Peter Crouch, qui dévie tout du crâne. Pendant ce temps-là, Vieira trottine.


Les vingt dernières minutes seront complètement à l'avantage des visiteurs. Assou-Ekoto, enfin délesté de Johnson, remplacé par Wright-Phillips, sniffe l'aile gauche. Defoe et Crouch ratent d'un crampon l'un des centres du Camerounais (71ème). Et quand Assou-Ekoto ne déborde pas, c'est au tour de Gareth Bale de prendre le relais. Crouch, à la réception d'une offrande du Gallois, donnera un nouveau coup de tronche que Fulop repoussera miraculeusement (78ème). Le danger se rapproche et bien couillu celui qui aurait parié un forint sur Fulop. Pendant ce temps-là, Vieira trottine.


Redknapp joue alors le coaching pour les dix dernières minutes. Pavlyuchenko remplace Defoe et permet à Tottenham de jouer avec deux pointes solides, capables de profiter de l'usure physique des Citizens. Banco. À la 82ème, Kaboul joue à l'ailier droit, déborde Bellamy et centre fort. Bridge, sur la trajectoire, dévie de la tête sur Fulop, qui dans un réflexe repousse la gonfle sur la tête de Crouch. A la manière d'un Hoarau face à Ruffier au Stade de France, le géant de Tottenham ouvre le score et permet aux siens d'assurer au moins la 4ème place. City ne s'en remettra pas et Fulop sauvera encore l'honneur en fin de partie sur une frappe de Pavlyuchenko (92ème). Tottenham s'essaiera enfin à la grande Coupe d'Europe et à deux points du troisième, Arsenal, peut ambitionner la 3ème place. Et pendant ce temps-là, Vieira trottine toujours. Eh oui, faut bien se décrasser.

Manchester City / Tottenham : 0-1


City of Manchester Stadium


Buteur : Crouch (82ème) pour Tottenham

Ronan Boscher

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