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  1. // Euro 2012
  2. // Groupe B
  3. // 3e journée

Les scénarios du Groupe B

Le groupe B, c’est peut-être le groupe le plus fou. Parce qu’avec six points, l’Allemagne peut encore être éliminée. Parce qu’avec Cristiano Ronaldo qui rate tout, le Portugal peut encore arriver premier. Parce qu’avec zéro point au compteur, les Pays-Bas peuvent encore se qualifier.


Scénario 1
Qualifiés : Allemagne et Portugal

Avec deux victoires en deux matches, l’Allemagne est en pleine confiance. La Mannschaft affronte son dernier match de poule sans trembler, avec la ferme intention d’être la seule équipe à réaliser un sans-faute au premier tour. Les Danois peuvent aussi se qualifier en cas de succès. Bon, qu’on se le dise, ils sont bien mignons avec leurs Bendtner, Krohn-Dehli et Eriksen, mais face à Mario Gómez, Özil et Schweinsteiger, cela ne fait pas franchement le poids. Autoritaire comme sa chancelière, l’Allemagne s’impose 2-0, grâce à des buts de Gómez et de Klose, entré en fin de rencontre. Première place du groupe et une Pologne en quarts. Klose et Podolski vont devoir choisir leur camp. Dans l’autre match, c’est la mise à mort entre le Portugal et les Pays-Bas. L’un des deux doit tomber. Ça débute plutôt bien pour les Pays-Bas, qui ouvrent rapidement le score par Sneijder. Mais les Portugais, comme ils l’ont prouvé face au Danemark, ont du cœur. Cristiano Ronaldo enchaîne d’abord une frappe sur le poteau, 25 dribbles, deux passes ratées, un petit pont sur Robben (comme ça, pour le kif), mais doit sortir du terrain parce que son gel coule dans ses yeux. Il est remplacé par Varela. Et devinez quoi ? Bah, c’est Nani qui égalise à dix minutes du terme. Avec 4 points, le Portugal se hisse en quarts de finale. Les Pays-Bas rentrent à la maison avec un point. Ça servait bien de faire les chauds pendant les éliminatoires…


Scénario 2
Qualifiés : Allemagne et Pays-Bas

Pour se qualifier, les Pays-Bas, malgré leur deux défaites lors des deux premiers matches, doivent s’imposer par deux buts d’écart contre le Portugal. Et attendre un coup de main des Allemands. Or, on le sait, la Hollande, c’est bien souvent l’équipe de la lose. Alors, une affaire comme ça, où il faut des conditions et des coups de pouce du destin, cela paraît compliqué. Mais c’est bien ça la folie de l’Euro. Face au Portugal, Van Marwijk décide donc de changer. Il aligne un 3-2-5, avec Robben, Van Persie, Luuk de Jong, Kuyt et Huntelaar en attaque. Efficace ? Bah, ouais. De Jong ouvre le score, Robben rate ensuite un pénalty, Pepe vient le chambrer en lui gueulant dessus, puis Meireles mord l’oreille de Van der Vaart. Entre Londoniens. Réduit à 10, le Portugal s’écroule en fin de match et encaisse deux buts dont une frappe de 35 mètres de Van Bommel. Alors, qualifiés, les Oranje ? Oui, grâce à l’Allemagne. Les potes bavarois de Robben ont de la peine pour lui et s’unissent pour lui permettre de participer aux quarts de finale. Score final : un 3-1 bien ficelé, avec des buts de Boateng, Badstuber et Neuer sur pénalty. L’équipe de Joachim Löw est rebaptisée pour l’occasion l’Allemagne de Munich. Le Danemark est éliminé et les Pays-Bas seront bien au rendez-vous des quarts, grâce à une meilleure différence de buts particulière. L’arnaque.


Scénario 3
Qualifiés : Danemark et Portugal

Non : malgré ses deux victoires lors des deux premiers matches, l’Allemagne n’est pas encore qualifiée. Un scénario, un seul, peut éliminer la Mannschaft. Et ce scénario, c’est celui-ci. Lors de son match contre le Danemark, l’équipe de Löw joue petits bras, étant persuadée d’être déjà en quarts de finale. Les Danois, au bon souvenir de 1992, réussissent l’exploit de claquer un but sur corner en deuxième mi-temps. L’Allemagne tente de réagir, mais, après les échecs du Bayern Munich en fin de saison, il était écrit que cette équipe allait se foirer. Bah ouais, il fallait amener plus de mecs de Dortmund, un point c’est tout. Battus, les Allemands remettent leurs derniers espoirs dans les mains des Pays-Bas. Tu parles. Les Hollandais sont toujours aussi nuls, Robben retombe dans ses travers et ne fait de passes à personne et Stekelenburg est toujours aussi peu serein. Cristiano Ronaldo retrouve enfin son efficacité et ouvre le score de la tête sur un centre de Nani. Après le but, il montre son crâne. D'accord. 1-0, cela suffit, le Portugal n’ira pas plus loin, malgré une fin de match où les Néerlandais se ruent à l’abordage, comme contre le Danemark. En vain. Allemands, Danois et Portugais se retrouvent à égalité, tous avec une différence de buts particulière de 0. Est donc éliminée la moins bonne attaque lors des confrontations directes. Le verdict tombe. Portugal et Danemark : 3 buts marqués. Allemagne, un seul. Auf wiedersehen



Scénario 4
Qualifiés : Allemagne et Danemark

Avoir le destin de son ennemi entre les mains : l’Allemagne ne pouvait pas rêver mieux. Entre Allemands et Néerlandais, cela a toujours été une sacrée histoire. Une victoire des Pays-Bas contre le Portugal cumulée à un succès allemand contre le Danemark permettrait à l’équipe Oranje d’être en quarts (voir scénario 2). L’Allemagne fait le job et mène rapidement 1-0 grâce à un but d’Özil. Dans le même temps, les Pays-Bas réalisent de loin le meilleur match de leur Euro (comment ça, « ce n’est pas très compliqué » ?) et calment les ardeurs portugaises. Van Persie délivre tout un peuple, avant que Van der Vaart, titularisé, ne fasse le break. Avec ces deux résultats additionnés, c’est tout bon pour la Hollande. La nouvelle arrive aux oreilles des Allemands. Qui prennent conscience de la réalité. En gagnant 1-0, ils terminent premiers du groupe. En faisant 1-1, ils terminent premiers du groupe. Qu’est-ce qui change, alors ? Dans le premier cas, c’est la Hollande qui passe. Dans le second, c’est le Danemark. C’est quand même vraiment dommage que Boateng, à la 88e minute, ait été si maladroit en déviant dans ses propres filets un corner de Krohn-Dehli... Score final : 1-1. À Lviv, les deux équipes font la fête ensemble et boivent des bières sur la pelouse. À Kharkov, les deux équipes font la tronche. Un scandale ? Quel scandale ?



Eric Maggiori
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