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Les scénarios du Groupe A

Dans ce groupe A, personne n’est encore qualifié et personne n’est encore éliminé. Tout est jouable. Les Polonais doivent gagner, la Russie doit assurer et la Grèce doit réaliser un miracle. Alors, il va se passer quoi ?

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Scénario 1
Qualifiés : Russie et Pologne

Équipe la plus sexy de la première journée des phases de poule, la Russie a semblé un peu plus en difficulté lors du match contre la Pologne. Néanmoins, il lui suffit d’un nul contre la Grèce pour se qualifier. Un nul? Que dalle. Les Russes ne sont pas du genre à s’apitoyer sur le sort d’un pays en crise. Ils mettent le paquet, offrent une nouvelle prestation superlative et Dzagoev claque encore un doublé, à tel point qu’un sondage dans le journal en ligne Gazeta.ru le donne plus populaire que Kasparov, Tolstoï et Kandinsky. Victoire 3-0 et qualif’ en poche. Fastoche. Ou plutôt, « легко » . Dans l’autre rencontre, les Polonais, poussés par leur public, ont besoin d’un succès pour accrocher les quarts. Le ciel semble s’abattre sur la tête des joueurs de Smuda lorsque Čech se rattrape de sa bévue contre la Grèce et détourne un pénalty de Lewandowski. Selon les médias tchèques présents sur place, au moment de sa parade, le grand Petr aurait hurlé « Dans ton cul, Robben » en tchèque. Pas beau. Malheureusement, l’exploit ne sert qu’à repousser la sentence. Peu après l’heure de jeu, Ludo Obraniak enveloppe un coup franc pirlesque et délivre tout un peuple. Malgré l’assaut tchèque dans les dernières minutes, la Pologne s’impose 1-0 et décroche son billet pour les quarts. Où elle affrontera l’Allemagne. De belles retrouvailles en perspective.


Scénario 2
Qualifiés : République Tchèque et Russie

Démolie par la Russie lors du premier match, la République Tchèque a bien réagi en s’imposant contre la Grèce. Les potes de Plašil jouent leur finale contre la Pologne. Pas évident. Pour l’occasion, le sélectionneur tchèque Michal Bílek ramène sur le banc Nedvěd, Šmicer, Poborský et Koller, histoire de transmettre de la puissance aux joueurs. Et le pire, c’est que ça marche. Si la Pologne domine le début de match, les Tchèques prennent les choses en mains après la pause. Comme contre la Grèce, ils règlent l’affaire en trois minutes, avec un but de Jiráček et un de Perquis contre son camp. Raté pour la Pologne, qui rentre à la maison. Pratique, elle y est déjà. Dans l’autre match, les Grecs se battent corps et âme. C’est l’honneur du pays qui est en jeu, merde ! Et autant dire qu’avec les temps qui courent, la nation en aurait bien besoin. La Grèce se met même à y croire lorsque Papadopoulos, bien servi par Papastathopoulos, transperce Malafeev. Un but qui aurait fait plaisir à Rastapopoulos, le méchant tout nul dans Tintin. Mais l’espoir ne dure que quelques minutes. Le temps pour Kerzhakov de punir Sifakis. 1-1. Le score ne bougera plus. La Grèce sort la tête haute, sans faire faillite pourrait-on dire, tandis que la Russie se contente de la deuxième place. Derrière les Tchèques, donc. Ceux qu’ils ont battu 4-1.


Scénario 3
Qualifiés : Grèce et Pologne

Pour la Grèce, union sacrée autour de l’équipe nationale. Après avoir pris un point en deux matches (ce qui est toujours mieux qu’en 2008 puisqu’ils étaient repartis chez eux avec zéro point dans les valoches), le champion d’Europe 2004 se dit que c’est maintenant. Et pour se qualifier, rien de mieux qu’utiliser la stratégie mise en place par les prédécesseurs de 2004. Pour ça, les clefs sont remises à Karagounis, qui est quasiment là depuis la Grèce Antique. Le capitaine ordonne son équipe et la fait jouer exactement comme huit ans auparavant. Cela fonctionne : les Grecs sont dominés, mais s’imposent 1-0, grâce à un pion de la tête de Samaras. La Russie, pour se qualifier, doit donc espérer un nul entre les Tchèques et les Polonais. Tu parles. Alors que le score est de 0-0, les Polonais sont mis au courant du but de Samaras. Ils deviennent fous et se transforment tous en Super Saiyan. Super Lewandowski, Super Murawski et Super Błaszczykowski. Boum ! 3-0 en dix minutes, c’est réglé, merci, au revoir. D’une pierre deux coups, la Pologne accroche la première place de son groupe, suffisant pour éviter l’Allemagne en quarts, et élimine la Russie, suffisant pour que le pays tout entier ne dorme pas pendant 48 heures.


Scénario 4
Qualifiés : Russie et Croatie

Un scénario incroyable. Polonais et Tchèques se rencontrent à Wrocław. Le match se déroule sans incident. Les Polonais, grâce à un but de Lewandowski, tiennent même leur qualification. Mais à trois minutes du terme, un cafouillage dans la surface polonaise donne lieu à l’égalisation tchèque. Le match se termine sur le score de 1-1. La Pologne est éliminée. C’en est trop pour les supporters, qui pètent littéralement un câble. Une bagarre explose à l’extérieur du stade entre les fans des deux camps tandis qu’à l’intérieur de l’enceinte, des sièges sont pétés et la pelouse ravagée par un mec qui a ramené son clébard. Bilan : 72 blessés, 431 sièges éclatés, 800 mètres carrés d’herbe dévastée et un chien à l’hosto pour cause d’indigestion. L’UEFA ne rigole pas avec ça : les deux nations sont exclues de l’Euro. Tout bon pour la Russie et la Grèce ? Non. Entre temps, la Grèce est officiellement déclarée en liquidation judiciaire. Oui, oui, le pays tout entier, c’est possible. Impensable pour l’équipe nationale de continuer dans de telles conditions : Fernando Santos décide de jeter l’éponge. Du coup, c’est le meilleur troisième qui est repêché pour participer aux quarts de finale. L’Angleterre échoue à la différence de buts. C’est la Croatie, avec 4 unités, qui tire le bénéfice du malheur des autres. Et ça, Slaven Bilić adore. Hein, Laurent ?



Eric Maggiori
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89ème minute de jeu, Pologne et République Tchèque sont à égalité. Coup-franc excentré côté droit, Obraniak prend le ballon. Dans son canapé, Grégory Coupet fait un rictus, ça lui rappelle vaguement un soir de Stade de France. Obraniak enroule et lobe Cech lucarne opposée. Coupet jette sa binouse de rage. Landreau lui envoie un tweet "c'est le même que t'avais arrêté à une main ?"
Grosse erreur dans le scénario 3 ! En gagnant 1-0, la Grèce ne dépasse pas la Russie. Si les grecs veulent passer, il faut gagner par 3 buts d'écart, ou bien par deux buts à partir de 4-2 (5-3, 6-4...).
Une victoire 1-0 les qualifie uniquement si il y a match nul dans l'autre match, et dans ce cas là ils finissent 2e à la différence de buts derriere la Russie, devant les Tchèques (Russie 4pts (+2), Grèce 4pts (0), RTC 4pts (-2), Pologne 3pts (0).
Avec votre scénar, le classement serait :
1- Pologne 5pts (+3)
2- Russie 4pts (+2)
3- Grèce 4pts (0)
4- Rep.Tchèque 3pts (-5)
En cas d'égalité entre 2 équipes, c'est d'abord la différence de buts qui compte, puis le nombre de buts marqués, puis le résultat du match entre les 2 !
good old So Foot

Merci.
@gfkop: il me semble que c'est So foot qui a raison: dans le reglement, en cas d'egalité de points, c'est le nombre de points dans les rencontres directes, pas la difference de but qui est le premier critere.
Il me semble également que ce soit les confrontations directes qui comptent et non le goal average donc, la Grèce peut encore passer ! Petit Allemagne-Grèce, les teutons se font taper !
Et le scénario Grece-Tchequie?
En effet grosse erreur de ma part. J'ai l'impression que le règlement a changé alors parce qu'avant, c'est la diff de buts qui primait.
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