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Les retrouvailles

Le bourreau de City, Tottenham, nouvel aspirant à la C1, ouvre le bal en Premier League ce samedi. Deux dynamiques vont s'affronter : la confiance des Spurs et le doute consolé par le fric des émirs côté Citizen.

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6 Mai 2010 au City of Manchester Stadium. Avant l'ultime journée, Manchester City et Tottenham se disputent le dernier strapontin qualificatif pour la Champions League. Malheur au vaincu. Les Sky Blues font illusion une mi-temps puis s'écroulent à dix minutes du terme sur un coup de casque de Peter Crouch. Le deuxième club de Manchester soigne une fois de plus son pedigree de looser et s'asseoit aussi sur 360 millions d'euros injectés en transferts sur les trois dernières saisons. Pour l'exercice 2011, les dirigeants citizens maintiennent pourtant le rythme, Sheikh Mansour veut sa Champions. Pour près de 120 millions d'euros au total, Balotelli, David Silva, Yaya Touré, et Jérome Boateng sont venus compléter un effectif déjà bien épais.

Le nouveau riche continue d'empiler aveuglément les joueurs, se souciant peu des inévitables problèmes de concurrence. Joe Hart, après une saison nickel en prêt à Birmingham, réclame l'étiquette de « number one » face au vétéran Shay Given. Mais l'Irlandais a préféré mettre tout le monde d'accord : s'il est doublure, il se barre. Arsenal et Fulham n'attendent que ça. Stephen Ireland, squatteur de banc depuis l'arrivée du rital sur le banc de City, fait traîner les négos avec Aston Villa, et par ricochet les négos entre le Villan James Milner vers Manchester. Joque Santa Cruz, devant, se demande sans doute pourquoi on lui donne autant de blé pour faire banquette. Et les nouvelles recrues ne sont pas franchement prêtes. David Silva, Boateng et Balotelli manqueront à l'appel pour l'ouverture ce samedi après-midi. Bobby Mancini enfile déjà ses gants et prévient les impatients : « Pouvons-nous gagner le titre ? Pourquoi pas ? Si nous travaillons bien lors des 2 ou 3 prochaines semaines, nous pourrons avoir une chance. Nous avons besoin de temps, mais pas 2 mois non plus » . Manchester City n'est donc pas prêt et Mancini se donne, en lisant entre les lignes, un mois avant de commencer à subir la pression de ses dirigeants, loin d'être les plus patients. Pour le moment, l'Italien n'a qu'une seule inquiétude : réussir à trouver une formule d'intérimaires avant les premiers pas de ses recrues. Comment Gareth Barry et Yaya Touré vont réussir à cohabiter ? Comment se comportera le duo Tevez-Adebayor sans le rejeté Bellamy, tricard comme Ireland pour cette saison ?



Harry Redknapp de son côté se frotte les mains. Se farcir City à White Hart Lane dès l'entame du championnat n'est pas la pire des nouvelles. De toute façon, son équipe carbure à plein régime depuis l'hiver dernier et est irrésistible à domicile (invaincue depuis le 12 décembre 2009, défaite contre Wolverhampton, victoires contre Everton, Arsenal et Chelsea entre autres). Pour cette nouvelle année, malgré le bonbon Champions League à sucer, les Spurs sont restés étonnamment sages, trop peut-être, ayant raté Joe Cole par exemple, et semblent seulement, à en croire le Sun, sur le dossier William Gallas. Ou l'idée de pallier les blessures forcément annoncées des pros du genre Woodgate et King par un type d'Arsenal, à la forme douteuse et inapte à la conduite d'un buggy. Bizarre ces Britons.

Mais les Spurs sont sereins. Pour une fois dans la continuité de la saison précédente, les hommes de Redknapp espèrent au moins récidiver cette année, grâce à un collectif aujourd'hui parfaitement rôdé. A condition que le Gallois Gareth Bale confirme sur son aile gauche, que Pavlyushenko continue de se la jouer « Solskjaer supersub » , que Defoe ne tombe pas dans un enième scandale sexuel, que Modric ne se pète pas une articulation, que Crouch soit toujours aussi grand et que Redknapp ait toujours autant envie de manager ces Spurs. Car le rouquin laisse au moins un des ses yeux pochés sur les prochaines sorties de Fabio Capello avec les Three Lions. Des deux équipes, Tottenham semble quoiqu'il en soit dans les bons starting-blocks pour débuter sa saison. Les matches de préparation leur donnent pour l'instant un net avantage (5 victoires, une défaite contre Villareal et 3 nuls) alors que les Citizens ont peiné (4 défaites dont une face à des Américains, et deux victoires). Et dire que Balotelli argumente sa venue à City pour « trouver une atmosphère plus sereine qu'à l'Inter » ...



Ronan Boscher

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