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Les raisons de l’échec ukrainien

Avant même le dernier match de poule, l’Ukraine est déjà éliminée de l’Euro 2016. Ce qui est évidemment une grosse déception pour les Bleu et Jaune, qui ambitionnaient au moins la deuxième place dans un groupe a priori à sa portée. Voilà pourquoi ils se sont cassé la gueule.

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➔ Une attaque perdue dans les grands rendez-vous


Zéro but en deux rencontres. Avec ce total, difficile d’aller plus loin dans la compétition. Pourtant, l’Ukraine avait montré de belles choses offensivement avant le début du tournoi. Elle restait ainsi sur neuf pions en quatre matchs amicaux. Plus globalement, depuis septembre 2015, elle avait trouvé la faille au moins une fois sur quinze de ses vingt matchs. Problème : cette efficacité s’érode quand le niveau s’élève. Contre l’Espagne en éliminatoires, elle n’avait pas fait trembler les filets à domicile comme à l'extérieur. Bis repetita lors de cet Euro : face à l’Allemagne, malgré quelques occasions, l’Ukraine est tombée sur le mur Manuel Neuer. Devant l’Irlande du Nord, elle n’a même pas été foutue de déséquilibrer une défense pas franchement impressionnante. Dommage, car sa prestation devant la Deutschland offrait quelques promesses.

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➔ Une défense devenue toute pourrie


Quatre goals encaissés en deux parties. Le bilan d’attaque est comparable à celui de la défense : l’Ukraine n’a pas pu compter sur sa solidité entrevue lors des qualifications. En dix matchs, elle n’a mangé que quatre petits caramels… soit autant que durant le début de la compétition actuelle. Depuis le 29 mai et un amical contre la Roumanie (victoire 4-3), elle en a même pris neuf en quatre duels. Et pas toujours par des foudres de guerres (Irlande du Nord, Albanie…). Contre l’Irlande du Nord, elle a concédé peu d’occasions, mais n’est pas parvenue à être décisive dans sa propre surface. Avec un Andrei Pyatov moyen, ça ne pardonne pas. Emmerdant pour une équipe présentée comme homogène, compacte et chiante à manœuvrer.

➔ Des joueurs qui ne peuvent pas se blairer


« La principale force de notre équipe tient dans ce collectif rodé autour de deux clubs, c’est un vrai plus par rapport aux autres. » Archifaux. Si les propos du sélectionneur Mykhailo Fomenko, qui combine l’assise défensive du Shakhtar Donetsk à l’animation offensive du Dynamo Kiev, sont difficilement contestables en apparence, il suffit de gratter un peu pour capter l’arnaque. Rembobinons la cassette de quelques mois. Les deux clubs rivaux se retrouvent dans un affrontement qui compte pour du beurre, mais qui se termine pourtant en baston générale. « Nous allons passer beaucoup de temps ensemble pour préparer l'Euro 2016. Nous devons régler ce problème avant que cela n'affecte notre objectif » , réagit alors l’entraîneur ukrainien. Ce qui n’a jamais été fait, malgré ce qu'on veut bien nous faire croire.

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➔ L’entêtement de Fomenko


Au pays, Mykhailo Fomenko est un entraîneur reconnu. Coach depuis 1979, celui qui prendra sa retraite après le match contre la Pologne connaît un peu le football. Le problème, c’est que le monsieur de 67 ans a un peu des idées arrêtées. Les preuves ? D’abord, il a persisté dans sa volonté de mélanger joueurs du Dynamo et du Shakhtar, alors qu’il aurait sans doute été bon de laisser de côté certains éléments perturbateurs, ou carrément de choisir un camp, pour le bien de l’esprit d’équipe. Ensuite, Fomenko n’a pas su mobiliser ses 23 sélectionnés. Lors des deux matchs, il n’a utilisé que quatorze joueurs… alors que son dispositif n’avait pas fonctionné contre l’Allemagne. Dur pour un mec comme Anatoliy Tymoshchuk, qui aurait pu apporter en dépit de ses 37 bougies.


➔ La retraite de Shevchenko


Voilà quatre ans qu’il est parti. En 2012, Andreï Shevchenko devient le joueur le plus âgé à réaliser un doublé en phase finale d'un Euro, ce qui n’empêche pas l’élimination de son équipe, et dit du même coup adieu aux siens. Andreï n’avait plus ses jambes de vingt ans, mais toujours cette aura qui sublimait ces partenaires. Une sorte de leadership naturel disparu depuis son départ. Car cette Ukraine manque désormais de mentor, de chef, de moteur. Associé à un manque de talent évident, le pays préféré de Vladimir Poutine ne pouvait qu’échouer. On attendait Yevhen Konoplyanka, Viktor Kovalenko ou Taras Stepanenko, mais force est de constater qu’aucun d’eux ne peut porter une sélection à bout de bras. Et la nouvelle génération tarde à émerger. Cet Euro n’est peut-être que le début de la tristesse…



Par Florian Cadu
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