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Les quatre travaux de Lucho

Luis Enrique a ramené un brin d'optimisme à Barcelone. Idole du Camp Nou, il s'emploie depuis son arrivée sur le banc de touche à imperméabiliser la défense catalane, tout en verticalisant et rationalisant les offensives de son bloc. Liste non exhaustive des travaux de Lucho.

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  • Busquets, le troisième central


    Un tacle en forme de passe décisive. En un coup de compas, Sergio Busquets a fait l'étalage dimanche dernier de tout son répertoire. Cette faculté à enchaîner phases offensive et défensive devrait pourtant être limitée cette saison. Depuis la prise en charge de l'équipe par Luis Enrique, le tentaculaire Busi a l'obligation d'être moins porté vers l'attaque. Sitôt le ballon récupéré, il vient se placer entre ses deux centraux qui, par là même, peuvent se déporter un iota plus sur les côtés. Une position de troisième central qui permet aux deux latéraux, toujours aussi offensifs, d'être plus sereins à la perte du ballon. L'an dernier, les espaces béants dans l'arrière-garde blaugrana avait été l'un des gros points faibles. Une tactique qui rappelle, selon Luis Milla, ancien sélectionneur des Espoirs espagnols, celle du Guardiola des débuts : « Quand il y a deux pointes dans l'équipe adverse, mettre trois centraux permet une meilleure sortie de balle. Avec cela, il recherche de la supériorité dès l'enclenchement des actions. Il s'agit de ne pas donner de signaux d'où tu souhaites jouer. » Plus individuellement, ce poste un cran plus bas va donner plus de repos à Busquets, qui avait terminé sur les rotules le dernier exercice.

  • Un pressing tout-terrain retrouvé


    Autre vestige de Guardiola, le pressing tout-terrain. Lors des années de succès de la bande à Pep, les pertes de balle étaient immédiatement suivies d'un harcèlement de la défense adverse. Bien souvent incapable de relancer proprement, le rival envoyait la chique loin devant. « Il inculque au groupe la volonté d'être agressif sans le ballon, il recherche l'engagement de tous » , poursuit Luis Milla. Lors de la pré-saison, puis face à Elche, les suiveurs barcelonais ont pu voir un Barça revigoré, comptant moins ses efforts, harcelant la modeste arrière-garde des Vert et Blanc. De passif à actif, en gros. Plutôt que d'attendre l'erreur adverse, le Barça pousse son rival à lui rendre le ballon. Un effort plus intense, mais qui permet une récupération de balle plus haute. Et face à Messi, Neymar et compagnie, un ballon perdu rapidement peut se transformer en occasion franche. Le harcèlement des pointes, Messi en tête – nous y viendrons – devient alors un principe de base de la tactique de Luis Enrique. Reste à savoir si, comme le Barça de Pep, celui de Lucho se focalisera sur sa faculté à couper les lignes de passes, ou sur un pressing sur l'homme.


  • Rakitić, un « anti » -Xavi


    « Même si le style est considéré comme singulier et inaliénable, il y aura des nouveautés dans le jeu : on touchera moins le ballon et on attaquera plus l'espace » , explique Ramon Besa, journaliste du Pais en charge du suivi du FCB. L'arrivée d'Ivan Rakitić est un signal fort de changement de cap. Finies les possessions stériles de plusieurs minutes, désormais priorité est donnée à la verticalité du jeu. Un domaine dans lequel excelle le Croate. L'an dernier, sous les couleurs du FC Séville, il avait régalé par sa vista et sa faculté à trouver des solutions dans la longueur du terrain, non dans sa largeur. Face à Elche, sa passe décisive - et le brin de chance qui l'a accompagné - pour Munir est une preuve de ce renouveau. Remplaçant numérique de Xavi dans l'entrejeu, il estime, à raison, « ne pas pouvoir prendre la relève du plus grand milieu de terrain de tous les temps » . Encore dans l'escouade barcelonaise, Xavi reste le garant de la marque de fabrique du tiki-taka. Une sorte de VRP en chasuble, donc. Dans le même sens, les trois flèches offensives ont pour consigne de rester plus axiales. Histoire de bouffer ses espaces, tout en laissant les côtés aux deux latéraux.


  • Cours Léo, cours !


    Plus qu'un point d'interrogation, Leo Messi est la condition sine qua non de la réussite de Luis Enrique. Sans l'enfant prodigue du Camp Nou, tout devient plus que compliqué. Un problème inextinguible. Car le nouvel entraîneur du Barça part d'un principe simple, déjà en vigueur sous l'ère Pep : Leo Messi est le fer de lance de sa philosophie. « Guardiola soutenait que si Leo court, jusqu'au dernier benjamin de la Masia court » , répète Ramon Besa. Autrement dit, personne ne devrait revoir cette fâcheuse statistique du dernier quart de finale retour de la Ligue des champions face à l'Atlético de Madrid. Au Vicente-Calderón, la Pulga avait alors autant couru que... Pinto ! Les prémices de la saison prêtent à l'optimisme. Leo semble avoir retrouvé la grinta après un été où il a enfin pris des vacances – un détail qui a son importance. Reste à savoir comment, sur la durée d'une saison, Lucho arrivera à gérer le cas Messi. En ayant affirmé dès son arrivée que « le chef, c'est moi » , l'Asturien se prépare à subir les caprices de sa star si ce dernier ne rejoint pas son projet. Mais l'Argentin le sait : sans effort, peu de plaisir.

    Par Robin Delorme, en Espagne
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