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Les premiers matchs dingues de cette saison

Chaque début de saison, c’est la même rengaine : les organismes sont mis à rude épreuve, la chaleur et les terrains durs mettent à mal les articulations, et les effectifs peinent à donner leur pleine mesure. Et pourtant, on a déjà assisté à quelques matchs d’anthologie et à quelques scores fleuves...

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Arsenal 3-4 Liverpool, 1re journée de Premier League


Même pas le temps pour un round d’observation ! C’est un duel au sommet qui attendaient les Gunners et les Reds dès le retour des vacances. Les supporters des deux équipes n’ont de toute façon plus vraiment de patience en réserve : Arsenal sort d’une nouvelle saison vierge malgré une 2e place arrachée sur le fil (et ça gronde en tribune), et Liverpool s’est échoué à une 8e place non-qualificative pour la Coupe d’Europe. Sous un beau soleil londonien, ce sont les hommes d’Arsène Wenger qui prennent le meilleur départ, grâce à un but de Walcott qui n’a donc toujours pas fini de courir dans son couloir (31e). Assez inoffensifs dans le jeu, les Reds s’en remettent à un coup franc de leur magicien Coutinho pour égaliser juste avant la pause (45+2)... afin de faire souffler la tempête dans l’Emirates Stadium en début de seconde période. Lallana donne l’avantage à Liverpool dès le retour des vestiaires (49e), Coutinho claque son doublé quelques minutes plus tard sur une offrande de Clyne (56e), puis Sadio Mané réalise un petit miracle en solitaire et vient nettoyer la lucarne de Čech (65e). On pourrait croire que le match est plié, sauf qu’on est en Premier League, les amis, et qu’Oxlade-Chamberlain répond à Sané une minute plus tard en mystifiant à son tour la défense adverse à lui tout seul (66e). À un quart d’heure de la fin, Chambers met un peu plus la pression sur les Reds d’une tête au point de penalty (75e), mais Arsenal ne parviendra finalement pas à refaire son retard. 3-4 pour un match d’ouverture entre deux cadors du championnat, il n’y a qu’en Angleterre qu’on peut voir ça, non ?

Valence 2-4 Las Palmas, 1re journée de Liga espagnole

La sensation de ce tout début de saison nous vient indiscutablement d’Espagne et plus précisément de Las Palmas. Après une saison 2015-16 très encourageante et un maintien obtenu dans la sérénité (11e) malgré un statut de promu, le club des Canaries a mis toutes les chances de son côté pour poursuivre sur sa lancée. Pour son entrée en matière, Las Palmas se déplaçait sur le terrain du FC Valence, qui a achevé la saison passée à une piteuse 12e place puis s’est empressé d’investir un paquet de pognon pour mieux figurer cette année (20 millions pour Garay, 8 millions pour Nani). L’espoir ne vivra qu’un petit quart d’heure pour Valence. Le temps pour Mina de claquer une tête sur corner (6e), et voilà que Las Palmas emporte tout sur son passage. Livaja déboule pour décroiser à son tour une tête au second poteau (16e), Viera convertit un penalty plus que généreux (24e), puis Boateng reproduit la copie conforme du but de Livaja (31e). Valence accuse le coup, mais respire encore : Mina profite à nouveau d’un corner pour claquer son doublé (34e). En seconde période, Valence domine, se procure quelques occasions brûlantes… mais finit par céder pour de bon sur un contre éclair converti par Livaja (88e). Valence semble ne s’être toujours pas remis de cette défaite initiale, après avoir perdu lors de la 2 e journée et vendu ses deux meilleurs joueurs Mustafi et Alcácer en toute fin de mercato. De son côté, Las Palmas a encore affolé le tableau d’affichage face à Grenade, pour prendre la tête de la Liga devant le Barça et le Real.

Séville 6-4 Espanyol Barcelone, 1re journée de Liga espagnole


Pendant que Las Palmas faisait voler en éclats les espoirs de renaissance valenciens, la Liga était le théâtre d’un autre feu d’artifice. En Andalousie, le triple champion d’Europe Séville recevait l’Espanyol Barcelone avec la difficile mission de faire oublier les départs de son tacticien Unai Emery, mais aussi de ses cadres Banega, Coke, Krychowiak, Immobile et Llorente, notamment. Pas une mince affaire donc. Et pourtant, le FC Séville répond par un match à dix cacahuètes. Piatti ouvre pourtant la marque pour l’Espanyol à la conclusion d’un superbe une-deux (8e), auquel Sarabia répond rapidement d’un coup de boule qui atterrit dans la lucarne (15e). Luciano Vietto, débarqué en prêt de l’Atlético pour faire oublier Gameiro, s’y prend de la bonne manière, en donnant l’avantage aux locaux sur corner (22e).
Pas pour longtemps : l’Espanyol inverse à son tour la tendance par Pérez (26e) et Sánchez
Mata (44e). Sauf que Vietto a de la suite dans les idées et plante son premier doublé en Andalousie sur un nouveau but de renard (45+2). 3-3 à la mi-temps, donc. Après la pause, Séville appuie sur le champignon et balaie l’Espanyol : Vázquez chope la lucarne (54e), Ben Yedder fête ses débuts en Liga d’un ballon glissé sous le gardien (66e), puis Kiyotake fait la même quelques instants plus tard (74e). Les visiteurs n’abdiquent pas tout à fait, et Moreno vient encore faire tourner en bourrique la défense sévillane pour caler le but du 6-4 (80e). Apparemment, le FC Séville n’a plus Emery, mais il sait encore s’amuser.

Atalanta 3-4 Lazio, 1re journée de Serie A


Il paraît qu’il y a encore des gens pour croire que le championnat italien est toujours le théâtre de rencontres fermées et peu spectaculaires, où les entraîneurs privilégient la défense au détriment des ambitions offensives. Comme si le Catenaccio était encore de rigueur. Il suffit de jeter un œil sur ce qu’a proposé la première journée de championnat pour vérifier combien ces préjugés sont loin de la vérité : pas moins de 32 buts ont été inscrits, et on a notamment assisté à une démonstration de la Roma (4-0 contre Udinese), à un joli duel entre le Milan et le Torino (3-2) et à un retour en catastrophe du Napoli sur la pelouse de Pescara (2-2). Mais la rencontre la plus folle s’est déroulée au stade Atleti Azzuria d’Italia, entre l’Atalanta Bergame et la Lazio Rome, qui n’a pas mis longtemps à afficher ses ambitions de faire oublier la décevante saison passée (8e). Immobile inscrit son premier but sous ses nouvelles couleurs après un petit quart d’heure (15e), Hoedt double la mise grâce à une énorme toile de Sportiello dans les cages (20e) et Lombardi corse l’addition avant la pause (33e). On ne voit pas vraiment comment l’Atalanta peut se relever d’une entame si catastrophique, et pourtant, peu après l’heure de jeu, Kessié fait parler la poudre deux fois en cinq minutes (63e et 67e) et amorce une fin de match complètement dingue. L’Atalanta croit au miracle, mais finit par céder enfin lorsque Cataldi conclut une contre-attaque (89e). Ça n’empêche pas Petagna de réduire encore la marque dans les arrêts de jeu (91e), mais cette fois, c’est sans espoir.

Caen 3-2 Lorient, 1re journée de Ligue 1


Dans la série des matchs qui ont l’air pliés alors qu’ils ont à peine commencé, le Stade Malherbe a placé la barre très haut pour lancer sa saison contre Lorient. Sur leur pelouse du stade Michel d’Ornano, les Caennais sont balayés pendant les vingt premières minutes, et subissent, apathiques, des vagues d’attaques lorientaises. L’addition est salée : Moukandjo pousse au fond une offrande de Waris (5e) avant de convertir un penalty logique concédé par Dabo (19e). Les Normands ne mettent pas un pied devant l’autre, les Bretons marchent sur l’eau. Sauf qu’un petit grain de sable vient enrayer la belle mécanique des hommes de Sylvain Ripoll : Zargo Touré est exclu pour une faute commise en position de dernier défenseur sur le Croate Ivan Santini. Soudain revigorés, les Caennais font feu de tout bois et déboulent en nombre sur les cages de Lecomte. Rodelin commence par réduire la marque d’une frappe sèche au premier poteau (32e), et Santini égalise avant même que l’arbitre ne siffle la mi-temps, d’une tête au premier poteau (43e). Les Merlus se préparent à souffrir en seconde période, et s’accrochent au point du nul jusqu’à une ultime offensive concrétisée par Santini, qui sait y faire pour se faire adopter d’un public (87e). Zargo Touré peut se bouffer les ongles, les doigts et tout ce qui passe à portée de dents : ses potes repartent bredouilles d’un match qui leur tendait les bras. Et deux matchs plus tard, ils n’ont toujours pas pris le moindre point.

Dijon 4-2 Lyon, 3e journée de Ligue 1

On ne donnait pas cher de la peau des Dijonnais avant de la réception de l’Olympique lyonnais au stade Gaston-Gérard. Pendant que les troupes de Génésio ont défouraillé la concurrence lors des deux premières journées, claquant 3 buts à Nancy et 2 buts à Caen sans en encaisser un seul, les Dijonnais fêtaient douloureusement leur retour au sein de l’élite (défaites 0-1 contre Nantes et 1-0 à Lille)… Et pour se remettre en confiance, il y a sans doute mieux à faire que de recevoir l’OL et son Lacazette à cinq caramels en deux matchs. Comme prévu, les choses commencent mal pour les Bourguignons, et Tolisso ouvre le score (20e). La réponse ne se fait pas attendre : Tavares provoque un penalty que Sammaritano convertit sereinement (24e). Les Lyonnais reprennent leur marche en avant, dominent, se procurent des occasions, et marquent de nouveau, grâce à un Lacazette décidément en grande forme (37e). Dans la foulée, l’artificier lyonnais se blesse et doit quitter le terrain. Et depuis le banc, il peut admirer la superbe tête plongeante de Tavares qui remet tout le monde à égalité juste avant la pause. Menés deux fois au score, et pourtant encore en vie, les Dijonnais sont survoltés. Bahamboula et Lees Melou font sauter le coffre-fort de l’oncle Aulas et se carapatent avec le butin, parachevant un succès mémorable pour le DFCO. Qui quoi qu’il arrive, n’aura pas fait le voyage pour rien jusqu’en Ligue 1.

Bulgarie 4-3 Luxembourg, 1re journée des qualifications pour la Coupe du monde 2018


Pendant que la France s’esquintait sur la défense biélorusse et envoyait plus de caramels aux spectateurs que la caravane du Tour de France, la Bulgarie s’offrait des débuts en fanfare, quoi que laborieux, face aux Luxembourgeois. Pendant une mi-temps, les hommes d’Ivaylo Petev dominent leur sujet, ouvrent tranquillement la marque d’une superbe patate de Rangelov dans la lucarne (16e) et gèrent leur petite affaire comme on fait fructifier ses petites économies. Survient alors l’instant de grâce d’Aurélien Joachim, qui colle un aller-retour en deux petites minutes aux Bulgares (60e, 62e). La folie ne s’arrête pas là : Marcelinho profite de l’euphorie ambiante pour coller une vilaine tête au deuxième poteau, sur corner, et remet tout le monde à égalité (65e). La Bulgarie repasse devant à l’orée des dix dernières minutes du match, sur un coup franc de Popov (79e). Les Luxembourgeois ont décidément un paquet de bâtons à mettre dans les roues bulgares : Bohnert attend les arrêts pour refroidir tout un stade d’une volée sublime (91e). 3-3. Mais encore une fois, les hommes de Luc Holtz n’ont pas le temps de lever les bras pour fêter ça : Tonev réplique quelques secondes plus tard d’une cartouche monumentale qui vient se loger dans la lucarne de Joubert. 4-3. Et voilà les Bulgares en tête du groupe A, devant la France, les Pays-Bas et la Suède.



Par Julien Mahieu
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Dans cet article

Ce 3-2 de la Roma à l'instant face à la Samp après un orage apocalyptique qui a interrompu le match une heure est superbe.

il y a tout eu : des retournements de situation, des buts superbes et un final intense avec ce péno de Totti à la 92ème.

Bon le péno est bidon, mais c'était chouette quand même.
Vous pouvez ajouter le Roma/ Samp d'aujourd'hui.

Bon je vais la fermer sur les arbitres et la jouer naïf. Ça va quand même finir par se voir.

Dzeko joue bien le coup mais l'arbitre est ULTRA sévère. Comment emporter 3 pts immérités, éviter une remise en question et continuer en mode chatteux jusqu'à se vautrer.

Mais ça devrait pas être long tant l'expression collective est ridicule.
@madmax : pas d'accord. La roma s'est crée des occases superbes, elle va de l'avant à 1 000 à l'heure, c'est super spectaculaire à voir.

J'aime beaucoup ce style.

Bon derrière c'est horrible (à part Peres qui est formidable).

Au milieu, à part Strootman qui est formidable, le reste est risible : Nainggolan est encore en vacances, quand à De Rossi sa carrière est finie depuis deux ans, il est temps que les coachs s'en rendent comptent.

Heureusement Strootman compense, combien de caviars pour ses attaquants cette après-midi ? J'ai arrêté de compter à dix.

Et Totti est toujours aussi bon ce cochon.

Je ne reviens pas sur le péno casse croute accordé, hein, tu le dis toi même : ça va finir par se voir.
Ah ça pour être spectaculaire... Mais un peu de maîtrise ferait du bien. A chaque match j'ai l'impression de voir un équilibriste sur son fil à deux secondes de tomber... Affreux à vivre à chaque fois.

De Rossi mauvais mais bon, il a le totem, surtout ne donnons pas la confiance à Gerson ou Paredes. Florenzi mauvais aussi.

Viviano fait un match magistral mais on doit être à 25 tirs/3 buts à la fin du match. Tu peux pas vendanger autant et espérer un titre.

Et Salah qui bouffe des trois contre un. Le mec m'a rendu fou. Littéralement.
The Admiral Niveau : DHR
La Bulgarie les gars!!!! Vous avez dit les hongrois au moins dix fois
Ravière Pastauré Niveau : CFA
Message posté par bofbof2004
@madmax : pas d'accord. La roma s'est crée des occases superbes, elle va de l'avant à 1 000 à l'heure, c'est super spectaculaire à voir.

J'aime beaucoup ce style.

Bon derrière c'est horrible (à part Peres qui est formidable).

Au milieu, à part Strootman qui est formidable, le reste est risible : Nainggolan est encore en vacances, quand à De Rossi sa carrière est finie depuis deux ans, il est temps que les coachs s'en rendent comptent.

Heureusement Strootman compense, combien de caviars pour ses attaquants cette après-midi ? J'ai arrêté de compter à dix.

Et Totti est toujours aussi bon ce cochon.

Je ne reviens pas sur le péno casse croute accordé, hein, tu le dis toi même : ça va finir par se voir.


DDR, je sais pas pourquoi il est comme ça avec la Roma.

Parce que avec la Squadra, c'est un putain de monstre. Et depuis plus de 10 ans.

Donc j'ai du mal à croire qu'il est cramé

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