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Les petits soldats de l’Atlético Madrid

Koke, Diego Costa, David Villa, Thibaut Courtois : désormais, ces noms ont pris du poids sur l’échiquier européen. Mais pour se trouver au coude à coude avec le Barça, cet Atlético de Madrid est également composé de travailleurs de l’ombre. Focus sur les soldats de l'ombre de Diego Simeone.

Diego Godín, central sous-coté

Il y a deux écoles Rosario. L’argentine, celle de Messi et Tata Martino, de l’esthète et du professeur d’école. Et l’uruguayenne, celle de Diego Godín, «  une petite ville de 10 000 habitants, de l’intérieur, de la campagne, avec des gens humbles et travailleurs » . Central de l’Atlético de Madrid depuis 2010, Diego Godín est le patron de la meilleure arrière-garde de Liga (seulement onze buts encaissés). Aboyeur, vicelard, dur sur l’homme, c’est un soldat ordonné. Un mec qui a compris qu’il « est difficile d’entrer sur le terrain et de profiter  » . Bref, Diego Godín est à l’image des Colchoneros : sous-coté. Rares sont les clubs à lorgner dessus – Chelsea en 2011, City en 2012. Dommage, car il n’a que 27 ans. L’Atlético, lui, se frotte les mains. Relais de Diego Simeone sur le terrain, l’international de la Céleste formait la meilleure charnière de la dernière édition de Liga avec Miranda. Cette saison, il remet ça. Cauchemar des attaquants d’Espagne, Godín peut également se muer en buteur. Pas plus tard que ce mardi, il a qualifié l’Atlético pour les quarts de la Copa del Rey.

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Filipe Luís-Juanfran, le Real vous salue

La rivalité entre l’Atlético de Madrid et son grand voisin du Real est viscérale. Surtout du côté du Vicente Calderón. Depuis cette victoire en finale de la Copa del Rey dans l’antre merengue, les supporters colchoneros nagent dans un bonheur jusqu’ici inconnu. Mais le plaisir ultime est ailleurs. Sur les ailes. Avec la paire composée de Juanfran (à droite) et de Filipe Luís (à gauche), l’Atlético peut se targuer d’avoir à sa disposition deux latéraux modernes. Bons défenseurs, ils sont les premiers à emmener les contre-attaques. Surtout, les deux internationaux, espagnol et brésilien, sont passés par le Real Madrid. Formé à la Fabrica, Juanfran est parti pour l’Osasuna de Pampelune en 2006. Ailier de formation, c’est Diego Simeone qui le fera descendre d’un cran. Pour la réussite que l’on connaît. Filipe Luís Kasmirski – son père est polonais – a connu un passage éclair au Real Madrid Castilla lors de la saison 2005-2006. Arrivés à l’été 2010, ils sont devenus des références du poste en Espagne. Et à choisir entre la paire Arbeloa-Marcelo et celle-là, la décision ne fait pas un pli.

Cristian Rodríguez, l’oignon de substitution

Vous le connaissiez sous le nom de Cristian Rodríguez, il répond désormais au doux nom de Cebolla – littéralement, l’oignon. Depuis l’arrivée de Diego Simeone, l’Uruguayen squatte plus souvent le banc de touche que le XI titulaire. Pas grave, Cristian ne râle jamais. Dans son rôle de dynamiteur, il ne lésine jamais sur son investissement. Avec un seul petit but depuis le début de saison, ses statistiques ne mettent pas en valeur l’importance du bougre. Malgré les rumeurs qui l’envoyaient ce mercato au Betis Séville, Rayo Vallecano ou Genoa, il ne bougera pas. Diego Simeone y aurait mis son véto selon As. Trop important pour le Cholo, Cebolla Rodriguez est également très apprécié dans le vestiaire. Toujours avec son maté à portée de main, il est un ambianceur. Une anecdote suffit à résumer ce rôle de boute-en-train : en cas de qualification de la Céleste, il avait fait la promesse de parcourir 60 km à cheval. Pari tenu, et ce, sans l’accord de l’Atlético, puisque dans la nuit du 27 décembre. Un vrai loco, cet oignon.

Raúl García a fini de couper les citrons

Il était la risée du Vicente Calderón. Recruté en 2007 à l’Osasuna pour 13 millions d’euros, Raúl García était le symbole de la lose qui habitait l’Atlético de Madrid. De son arrivée jusqu’à ce début de saison, il n’avait inscrit que 18 buts. Pour cette nouvelle campagne, il en est déjà à 13 cachous toutes compétitions confondues. Une métamorphose, alors qu’il n’est qu’à de très rares occasions titulaire. De quoi recevoir les éloges de Diego Simeone : « C’est un exemple en ce moment. Il joue des amicaux et il marque, il joue la Ligue des champions et il marque, il joue en Liga et il marque, il joue en Coupe et il marque… Sur le terrain, il parle. C’est l’exemple du vestiaire. » Un adoubement qu’il a également reçu des supporters. Sans strass ni paillette, mais avec du travail et de la sueur, Raúl García, ancien grand espoir du football espagnol, a trouvé sa place à l’Atlético. Il était temps d’arrêter la coupe des citrons.


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Germán Burgos, la rock-star

« Je ne suis pas Tito. Moi, je t’arrache la tête. » Il faut en avoir, des cojones, pour envoyer une telle punchline dans les dents de José Mourinho. Germán Burgos, aka El Mono, ne s’en est pas privé lors de la dernière finale un rien tendue de Copa del Rey. Ancien portier de l’Atlético de Madrid, il en est aujourd’hui l’entraîneur d’adjoint. Et la rock-star. Car Germán Burgos est un personnage. Pour forger son caractère bien trempé, il a vaincu un cancer du rein. C’était en 2003, et il gardait les cages du Vicente Calderón : «  Ils (les médecins, ndlr) viennent et te disent : tu as un cancer et il faut t’opérer. Je devais jouer le week-end contre Majorque et j’ai dit au docteur : ce serait mieux de m’opérer le lundi. » Une fois la maladie battue, il devient consultant. En 2011, il accepte de devenir l’adjoint de Diego Simeone au Racing Club, puis le suit à l’Atlético de Madrid. Bras droit du Cholo, il est l’incarnation de la bonhomie. En parallèle à toutes ses activités footballistiques, il est également chanteur d’un groupe de rock depuis les années 90. Oui, oui, de rock. Venez la chercher, la rock-star de la Liga.

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Par Robin Delorme, à Madrid
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