Les Papys font de la résistance

On peut toujours dire que Thierry Henry traîne ses années sur le terrain ou que William Gallas cherche ses vieux mollets et sa santé. N'empêche que pour cette Coupe du Monde, les vieilles croûtes, elles ne sont pas chez Raymond mais chez les autres. Place au onze-type de l'édition 2010, au fort accent sud-américain.

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Dispositif tactique :

Avec une équipe de vieux, inutile de chercher des ailiers de débordement. Passé 33 ans, on ne s'amuse plus à sniffer la ligne de touche pour centrer des galettes dans la boîte. Privilégions donc le 4-3-3 bien compact dans l'axe, et le jeu de passes courtes entre les lignes. L'expérience fera le reste. De toute façon, on n'a pas le choix.

Gardien de but :

David James (39 ans, Angleterre) : Le portier de Portsmouth aura 40 berges en août et on pourrait presque dire qu'il s'améliore avec le temps. En même temps, cette saison, son faible temps de jeu à Portsmouth lui a évité de multiplier les boulettes. Pour son dernier Mondial, “Calamity James” mérite bien le poste de titulaire dans cette équipe-loisir. En plus, il a toujours le sourire.

Défenseurs (de droite à gauche) :

Andre Ooijer (35 ans, Pays-Bas) : Oh yeah ! Il aura 36 ans le jour de la finale, si finale pour les Bataves il y a. En 1998, il était la doublure du cobaye des orthodontistes Michael Reiziger et aura vécu jusqu'en 2006 comme un titulaire indéboulonnable du banc de touche oranje. Lors de l'Euro 2008, sa main non sifflée sur un tir de Henry nous rappelle qu'il a joué avec Cocu au PSV. Ça n'a pas de prix.

Denis Caniza (35 ans, Paraguay) : Il n'aura pas raté sa carrière internationale. Présent dans le squad paraguayen en 1998, 2002 et 2006, Caniza remet une dernière fois le couvert pour 2010. Un défenseur typique du coin : il s'accroche jusqu'au bout, au mental et sur le jersey de l'attaquant. Homme de duel au tacle parfois aveugle, il a gagné le surnom de “Nobby Stiles paraguayen” par le correspondant de la BBC en Amérique du Sud. Avec un mec comme ça, on part à la guerre les yeux fermés.

Fabio Cannavaro (36 ans, Italie) : L'usurpateur de Ballon d'Or effectue sa dernière pige internationale en Afrique du Sud, et en qualité de capitaine de la Squadra. Déclaré cliniquement mort depuis le titre mondial italien en 2006, Cannavaro essaiera de se réanimer dans les Émirats en août. Pour cette tentative sportivement ambitieuse, il mérite sa sélection dans notre onze.

Giovanni Van Bronckhorst (35 ans, Pays-Bas) : Le Benoit Trémoulinas hollandais, avec quelques titres en plus dans la besace (deux Ligas, une Premier League et une Champions League, entre autres). Le type quittera les terrains après le Mondial. Lequipe.fr le présente comme l'homme-clé de la sélection batave.

Milieux de terrain :

Mark Van Bommel (33 ans, Pays-Bas) : Il sait mettre le panard, être le premier relanceur du milieu de terrain et reste maître dans l'art de la provocation. Il a tenu avec “Schweini” l'entrejeu du Bayern. Il n'y a pas de raison qu'il ne tienne pas la baraque dans ce onze de vieux, dans lequel, en plus, il fait figure de jeune. Il sera notre atout fraîcheur.

Juan Sebastian Veron (35 ans, Argentine) : Il ne passe pas son temps à replacer ses cheveux derrière les oreilles et pour un Argentin, c'est appréciable. Revenu à un très bon niveau depuis son retour au bercail à l'Estudiantes, on attend de voir si Veron peut confirmer ses bons derniers jours hors du pays. On lui laissera en tout cas tous les coup-francs, les frappes de sourd, les corners, les penalties, la pharmacie même.

Amado Guevara (34 ans, Honduras) : Un vrai numéro 10 à l'ancienne et un Monsieur au Honduras (recordman de sélections, 133). Il ne va pas courir beaucoup, tournera souvent sur lui-même comme un Éric Carrière, mais en passes courtes, il va assurer. Utile pour écouler quelques tee-shirts du Che. L'atout merchandising.

Attaquants :

Martin Palermo (36 ans, Argentine) : Après Javier Mazzoni à Nantes, le plus beau flop argentin débarqué en Europe. Comme Veron, son retour au pays (Boca Juniors) en 2004 lui a fait le plus grand bien. “El Loco” a sauvé l'Albiceleste contre le Pérou en qualif'. La sortie pornographique de Maradona en conf' de presse, c'est de sa faute. Mais il peut surtout marquer de n'importe où et n'importe comment, le tout sans esthétique. Il en faut toujours un dans une équipe.

Carlos Pavon (36 ans, Honduras) : Le deuxième taulier de la sélection hondurienne et le striker historique de l'équipe (57 cageots en 97 sélections). Il porte en lui le gène du footeux expérimenté : « Il n'a pas besoin de beaucoup s'entraîner pour rester au top » confesse Zanabria, son entraîneur au Real Espana. Ambassadeur des Nations Unies pour une campagne contre la violence envers les femmes, il est l'atout bonne conscience de la compétition.

Cuauhtemoc Blanco (37 ans, Mexique) : Il n'a guère plus d'une heure dans les pattes mais la technique, peu importe l'âge, ça ne se perd pas. L'inventeur de la “cuauhtemina” (en Français, le geste du crapaud, ça fait moins classe) a été sorti de sa retraite internationale par Javier Aguirre pour remettre le Mexique sur pied, au point de laisser Jonathan Dos Santos (Barcelone) au pays pour le Mondial.

Remplaçants :

Oscar Perez (37 ans, gardien, Mexique), Lee Woon-Jae (37 ans, gardien, Corée du Sud), Kostas Chalkias (36 ans, gardien, Grèce), Marcus Hahnemann (37 ans, gardien, USA), Hans-Jorg Butt (36 ans, gardien, Allemagne), Mark Schwarzer (37 ans, gardien, Australie), Sander Boschker (39 ans, gardien, Pays-Bas), Hamidou Souleymanou (36 ans, gardien, Cameroun), Seigo Narazaki (34 ans, gardien, Japon), Yoshikatsu Kawaguchi (34 ans, gardien, Japon), Craig Moore (35 ans, Australie, défenseur sans club, sélectionné parce qu'on est sympa avec les chômeurs) et Rafik Saïfi (35 ans, Algérie, attaquant, pour un peu de folie dans les arrêts de jeu).

Sélectionneur :

Otto Rehhagel (71 ans, héros-sélectionneur teuton de la Grèce) : Intouchable en Grèce depuis le sacre improbable de la sélection hellène lors de l'Euro 2004, il est pour cette édition sud-africaine le doyen des sélectionneurs. Bon, il ne sera peut-être pas des plus à l'aise avec le 4-3-3, lui l'adepte du 10-0-0.

Ronan Boscher

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il y a de plus en plus de mauvais qui écrivent pour so foot, avant on sentait quand même un peu de connaissance du foot, là on a des footix...le footix dégueule sur Cannavaro et les italiens en général.

Pour ce mec qui connait rien au foot, Cannavaro largement meilleur joueur de la coupe du monde a largement mérité son ballon d'or, il a même été élu meilleur joueur FIFA de l'année (et c'est pas des footix qui votent) et ce mec cliniquement mort depuis 2006 a joué pour l'Italie depuis ce temps là et a été deux fois champion d'espagne avec le real.
Une petite remarque : Otto Renhagel a eu une vie avant la Grèce, au Werder de Brême notamment, et il n'était pas du tout adepte du 10-0-0.
C'était tout le contraire, même.
les commentaires du genre "usurpateur de ballon d or" : on s en passe.
le ballon d or est attribué./
Encore un petit monsieur qui nous sort sa haine et son mépris pour le football transalpin!! on en a malheureusement l habitude.
Néanmoins le "destin" a voulu que la première équipe à se qualifier avec une grosse tricherie "Main" cest pas La Squadra, mais L EQUIPE DE FRANCE.

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