1. // Amical
  2. // Pays-Bas/Mexique (2-1)

Les Oranjes pressent les Mexicains

Premier qualifié européen pour la Coupe du Monde, les Pays-Bas disputaient leur premier match de préparation mercredi face au Mexique, le futur adversaire des Bleus en Af Sud. Sans leurs stars, à l'exception de Van Persie, auteur d'un doublé, les Bataves ont écrasé un Mexique cataclysmique en première période, avant de perdre du terrain au jeu des changements.

Modififié
0 0
Il pleuvait des chats et des chiens à Fribourg mercredi soir. Il y avait surtout de sacrés courants d'air dans l'arrière-garde mexicaine. Pour ce deuxième match en Europe en deux jours, Javier Aguirre avait choisi de reposer les trois-quarts des cadres à l'ouvrage à Wembley ce lundi, pour donner une opportunité aux doublures. Verdict : les titulaires présumés peuvent avoir la banane. Enrhumé dès les premières secondes, le quator défensif expérimenté par Aguirre aurait même pu coûter une belle branlée du pire effet à la sélection aztèque.

Entre le manque de coordination entre les centraux Moreno et Magallon, et le manque d'expérience du jeune Torres Nilo, Afellay, Kuyt et surtout Van Persie, se sont promenés. Dans ce désordre défensif, chacun des buts du Gunner répondait au même schéma : diagonale en profondeur de Van der Vaart (17') puis d'Affelay (41'), et reprise de l'avant-centre esseulé, la seconde plus spectaculaire que la première toutefois. L'attaque hollandaise peut effrayer : car à un Van Persie parfaitement retapé à l'infirmerie d'Arsenal viendront s'ajouter Robben, et en soutien, Sneijder, préposé à la construction avec Van der Vaart, plutôt inspiré mercredi soir.

Moins citée que d'autres sélections, la Hollande a bien une bonne tête de favori. Outre le pédigrée de ses individualités, Bert Van Marwijk, le nom du sélectionneur auquel il va falloir commencer à s'habituer, semble avoir bâti un collectif discipliné : le bloc progresse et rétrograde de concert, sans que l'absence du métronome, Mark Van Bommel, autre concerné par la finale de Ligue des Champions, ne pénalise les Bataves. A l'inverse, le choix d'Aguirre de se passer d'Efrain Juarez, l'infatigable récupérateur des Pumas, a privé son entre-jeu de tout répondant. Tout sauf un hasard, son entrée après le repos amorcera le regain mexicain.

Giovani percute, Vela la met au fond
Remis à flot, El Tri commencera à véritablement inverser la tendance avec les entrées conjuguées de Giovani Dos Santos et Carlos Vela (55'). Le joueur de Galatasaray a confirmé ce qu'il avait laissé entrevoir à Wembley et qu'il a trop rarement montré en club : une capacité à perforer et à accélérer le jeu qui peut en faire un grand joueur de Coupe du Monde, à défaut de tenir la distance sur une saison. Après l'un de ses très bons décalages, Torres Nilo centrait en cloche pour Javier Hernandez, qui inscrivait de la tête son premier but en six matches de préparation (74'). Le réveil d'El Chicharito, dont l'indémodable Boulharouz avait tenté de faire de la purée en pois en première période, pourrait lui valoir une place dans le onze de départ. D'autant plus si Aguirre préfère Carlos Vela dans un rôle de second attaquant, plutôt que de pur avant-centre.

Car le Gunner, souvent inspiré dans le jeu, concrétise davantage dans sa vie privée que sur le terrain comme l'a révélé une presse mexicaine un brin taquine. Les deux face-à-face manqués contre l'Angleterre lundi, Vela les a en revanche parfaitement concrétisés la semaine dernière à Mexico : l'actrice Sherlyn emballée le lundi, et Altair Jarabo, star de la telenovela « Llena de Amor » (pleine d'amour ...), le mardi. Beau doublé pour le champion du monde des moins de 17 ans en 2005.

Rarement réaliste, le Mexique, au-delà du cas Vela, sait en revanche parfaitement faire tourner le ballon quand ses techniciens sont sur la pelouse. Turn-over oblige, il manquait toutefois Carlos Salcido pour animer le couloir droit, et Rafa Marquez, qu'Aguirre devrait positionner en libéro du Barça. Cuauhtémoc Blanco a joué la première période. Victime du naufrage de l'entre-jeu mexicain, le numéro 10 a toutefois placé une talonnade en profondeur inspirée, et un ballon piqué qui aurait dû être décisif si Alberto Medina n'était pas un croqueur de première. Dans les buts, bon travail de Guillermo Ochoa, l'indiscutable titulaire pourtant mis en balance par son sélectionneur pendant la préparation. Prochaine échéance pour El Tri, un duel plus aisé face à la Gambie. La Hollande rencontrera, elle, le Ghana. Les deux devraient cette fois aligner leur équipe-type. Pour le meilleur.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
La bonne formule ?
0 0