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Les nouveaux anges de la Seleção

Le Brésil sort de l'été avec un titre olympique qui a permis à l'équipe nationale de se refaire une santé, et à certains joueurs de faire gonfler leur cote. Parmi ceux qui s'en sont le mieux tirés, les deux Gabriel, nouveaux trublions de l'attaque du Brésil, qui préparent leur grand voyage vers les clubs européens.

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Le Brésil avait prévenu : pas question de prendre les Jeux olympiques à la légère. Seul titre qui manquait encore au palmarès des Brésiliens, ces JO à domicile devaient également jouer le rôle de l'exorciste. Deux ans qu'un pays entier vivait traumatisé par une défaite 7-1 en demi-finales de sa Coupe du monde, et n'avait pas encore réussi à oublier ce terrible panneau d'affichage, cette soirée de Belo Horizonte, et les sanglots qui avaient suivi. Et tant pis s'il n'y avait que dans leurs têtes que les Olympiades constituaient un match retour et une revanche dignes de ce nom, les Brésiliens n'étaient pas prêts à se saborder une nouvelle fois à domicile. Alors malgré la règle olympique obligeant les équipes à ne présenter que des joueurs de moins de vingt-trois ans – à trois exceptions près –, la Seleção se devait d'avoir de la gueule. Le ban et l'arrière ban de la jeunesse ont donc été appelés sous les drapeaux, avec quelques têtes connues sur le Vieux Continent. Neymar en figure de proue, bien sûr, mais aussi dans son sillage Marquinhos, Rafinha ou encore le remuant Felipe Anderson de la Lazio. Une sacrée clique à laquelle est venue se greffer une ribambelle de jeunes pousses issues du championnat brésilien, avec pour épauler Neymar sur la ligne d'attaque, les deux Gabriel à la mode, Gabriel Jesus et Gabriel Barbosa. Deux pépites très en vue au pays, sur lesquelles pas mal de clubs européens louchaient déjà depuis quelque temps et qui ont définitivement convaincu de grosses écuries de sortir le chéquier.

Guardiola déjà amoureux de Gabriel Jesus


Deux parcours aux fortes similitudes, et deux histoires comme le football brésilien adore en produire. Gabriel Jesus, dix-neuf ans, est un enfant de Jardim Peri, un barrio du nord de São Paulo, rapidement repéré et signé par Palmeiras, l'un des clubs de la ville, avec lequel il est actuellement en tête du championnat du Brésil. La réussite grâce au football, l'explosion dans le club de sa ville, puis la liste habituelle des courtisans qui viennent passer une tête dans l’entrebâillement de la porte. Le PSG, Barcelone, mais surtout Manchester City qui n'attend même pas la fin des JO pour céder à la tentation. L'attaquant, qui pèse 11 buts et 3 passes décisives en 14 matchs de championnat cette saison, avait pourtant raté son début de tournoi, en passant à côté des deux premiers matchs face à l'Afrique du Sud et l'Irak. Pas grave, City avait déjà opiné du chef, et envoyé 32 millions d'euros à Palmeiras pour conclure l'affaire. Les médias ne s'étaient d'ailleurs pas privés pour lui demander si c'était son transfert qui l'empêchait de se concentrer, en ne recevant que cette réponse agacée : « Non pas du tout. Je ne sais pas pourquoi tout le monde me pose cette question. J’ai déjà joué en étant dans ce type de situation et cela ne me gênait pas. » Il n'arrivera dans le nord de l'Angleterre que dans six mois, le temps de terminer sa saison au Brésil, mais Pep Guardiola soigne déjà la communication : « Il est un peu comme Iheanacho et Sergio Agüero. Quand le ballon arrive, il y a but. » « Manchester City est un des plus grands clubs du monde et je suis très heureux de le rejoindre » , ajoute l'intéressé sur le site du club, en se mouillant autant qu'un centriste à qui on demande son avis sur une réforme.

Gabriel Barbosa = Ganso + Neymar + Lucas


Gabriel Jesus avait fini par lâcher le frein à main lors des matchs suivants, en marquant contre le Danemark, puis en s'offrant un doublé en demi-finales face au Honduras. Trois buts olympiques, soit un de plus que son collègue Gabriel Barbosa, « Gabigol » pour les intimes. Là aussi, presque toute la panoplie du petit crack brésilien y est. La jeunesse dans un coin déshérité au sud de São Paulo, puis le parcours parfait à Santos – d'où sont sortis, entre autres, Pelé, Robinho ou Neymar – pour faire frissonner les cadors européens. « Ganso, Neymar et Lucas réunis en un seul joueur » , titrait sans complexe le Globoesporte, reprenant une citation de l'agent du joueur de vingt ans. Mais cet été, Barbosa a opté pour la politique de la retenue. Qu'on ne vienne pas le déranger pendant les Jeux, il s'occupera de son avenir ensuite : « J’ai participé à des négociations, mais quand j’ai été convoqué, j’ai laissé tout ça entre les mains de mon père et de mes agents. »



À peine sa médaille autour du cou, il lançait enfin les hostilités. « Nous allons résoudre cela maintenant. Nous n’avions pas eu le temps, car j’étais aux Jeux olympiques, focalisé sur cela. Maintenant, nous allons pouvoir parler. » Quelques jours de drague et de négociations plus tard, le président de Santos Modesto Roma réduisait déjà la liste des prétendants : « Les seules propositions sérieuses sont celles de la Juventus et de l’Inter. » Et le 26 août, le Globoesporte annonçait la nouvelle : Gabigol devient un Nerazzurri pour 27,5 millions, et arrivera en Lombardie dès septembre. Juste après la trêve internationale, au cours de laquelle il remouillera son maillot jaune. Car dans la foulée des JO, le sélectionneur brésilien Tite a annoncé les retenus pour les matchs face à l'Équateur et la Colombie, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Gabriel Barbosa est de la partie. Gabriel Jesus aussi.

Par Alexandre Doskov
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