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  2. // Bilan de la saison

Les notes de la Serie A

C’est le moment le plus redouté. Vous découvrez dans la boîte aux lettres l’enveloppe contenant votre bulletin de fin d’année. Vous ouvrez la peur au ventre. Ouf ! Ça passe pour vous. Mais pas pour Lecce, Novara et Cesena. La meilleure moyenne de la classe ? La Juve. Pas franchement surprenant.

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Ils sont premiers de la classe

Juventus (9,5) : Parce que la perfection n’existe pas. La Juve a réalisé un championnat exceptionnel, au-delà de tout ce que l’on aurait pu imaginer. Pas la moindre défaite en championnat, un titre qui manquait depuis 2006, un jeu collectif bien huilé et des joueurs qui semblent se connaître depuis toujours. C’est ça, l’effet Conte. Et si la Vieille Dame avait réalisé le doublé en Coupe d’Italie, elle aurait mérité son 10 ou pas ?


Ils gagnent une bourse pour l’an prochain

Udinese (8) : Prenez une bonne équipe. Enlevez-lui son feu follet, son métronome et son pilier de la défense. Remplacez-les par des joueurs pour la plupart inconnus. Qu’obtenez-vous ? Une équipe qui tombe dans le ventre mou du classement ? Logiquement, oui. Mais pas avec l’Udinese. Tenus en vie par les buts de Di Natale, les Frioulans arrachent pour la deuxième fois d’affilée leur billet pour le tour préliminaire de la C1, en améliorant même d’une position leur classement de l’an dernier. Et l’an prochain, on fait quoi ? On lui enlève son attaquant, son ailier et son gardien ?


C'est bien, mais en bossant un peu plus après les cours, ils auraient dû faire mieux

Milan (7,5) : Lors des tests d’avant-saison, Milan est l’équipe qui s’était logiquement placée en leader de la classe, avec notamment la Supercoupe d’Italie. Et puis, à un certain moment de la saison, les Rossoneri ont été victimes du syndrome surdoué. Trop forts, trop doués, et qui, du coup, n’en branlent pas une. L’équipe d’Allegri s’est un peu laissée aller, a concédé quelques défaites et quelques nuls évitables, et s’est faite manger au sprint final par la Juve. Deuxième de la classe. Bien. Mais pas top.

Lazio (7,5) : L’équipe de toutes les contradictions. Capable de battre la Roma, le Milan AC et Naples, et de se prendre des raclées à Sienne, Palerme et Parme. Certes, la Lazio a l’excuse des blessés, qui a tué sa fin de saison. Mais quand même. Lorsque l’on termine à deux points de la Ligue des champions, et que, lors de la dernière ligne droite, on ne prend que deux points sur neuf contre Lecce, Novara et Sienne, on se dit que les blessés ne sont pas les seuls fautifs.

Naples (7) : Si l’on ne prenait en compte que le championnat, Naples mériterait un 5. Parce que l’équipe de Mazzarri avait tout (joueurs, entraîneur, public) pour se mêler à la lutte pour le titre et qu’elle termine finalement à la cinquième place, à 23 points de la Juve. Mais pour leurs performances en Ligue des champions et surtout leur triomphe en Coupe d’Italie, les Napolitains finissent la saison avec les féloches. Avec, toutefois, cette sensation qu’avec un peu plus d’application sur certains matches, ils auraient pu arriver beaucoup, beaucoup plus haut.


Avec de plus gros moyens, ils finissaient européens

Parme (7) : Comme la saison dernière, Parme s’est mis à jouer quand le printemps a pointé le bout de son nez. Sept succès de rang pour terminer l’année, un Giovinco en feu, et une qualification en Europa League qui s’envole pour deux petits points. Conseil pour la saison prochaine : dire aux joueurs que la saison commence en juin, comme ça, à partir de janvier, ils seront invincibles. Psychologie inversée.

Bologne (6,5) : Classements de Bologne depuis sa remontée en Serie A : 17e, 17e et 16e. Fini de rigoler. L’équipe rossoblù trouve en Diamanti son vrai playmaker, en Ramirez sa pépite et en Gillet son rempart. Résultat : le second semestre est excellent, avec seulement 4 défaites concédées en 2012. Et maintenant, on achète un bon gros 9 pour remplacer Di Vaio, et c’est parti pour la conquête de l’Europe. Au moins.

Atalanta (6,5) : Pénalisée de six points avant le début du championnat, l’Atalanta a dû tout donner dès le début, pour effacer le « moins » devant son total points. Départ canon, notamment grâce aux buts de Denis, puis une baisse de régime par la suite, et une fin de saison honorable. Sans ses six points de pénalité, la formation bergamasque aurait terminé neuvième, ce qui est assez fou pour un promu. La saison prochaine, elle commencera sur la même ligne que les autres. Sauf si les juges du Calcioscommesse en décident autrement.

Chievo (6,25) : L’équipe la plus stable de Serie A. 12 victoires, 13 défaites, 13 nuls. Peu importe ce qui se passe au cours de la saison, vous savez que Pellissier va claquer ses pions, qu'un ou deux jeunes vont éclore et que le Chievo va terminer dans le ventre mou, preuve aussi que la gestion du club est saine. Et avec quelques millions d’euros en plus pour acheter quelques joueurs, cela donnerait quoi ?


Ils se sont arrêtés de bosser après le conseil de classe

Catane (6) : On a beaucoup vanté les mérites de Catane, de son beau jeu, de son entraîneur, Vincenzo Montella. Sur le plan comptable, c’est pourtant moins radieux : les Siciliens ont effectivement offert quelques belles prestations, mais terminent onzièmes à cause d’une fin de saison catastrophique : une victoire lors des dix derniers matches. Alors, oui, c’est toujours mieux que de jouer le maintien, mais quand on se dit que Catane était à un point de l’Europe à la 28e journée…

Sienne (6) : Un début difficile, un milieu de saison beaucoup plus heureux, une doublette Calaio-Destro qui fait le taf, un maintien assuré, et une fin de championnat toute nulle. Finalement, une 14e place et une différence de buts de 0. Voilà. Moyen, quoi.


Comme Olive et Tom, ils sont venus pour gagner, mais eux, ils n’ont pas battu le goal

Inter (5,5) : Le grand champion déchu. À la fin des années 2000, l’Inter a tout raflé, du Scudetto à la Ligue des champions. Le départ d’Eto’o a fait du mal. Les Nerazzurri n’ont jamais réussi à se stabiliser, ont enchaîné des séries de victoires et de défaites, et peu importe l’entraîneur. La saison est sauvée par la qualification au tour préliminaire de l’Europa League et par le fait que, peut-être, avec Andrea Stramaccioni, l’Inter a trouvé un entraîneur capable d’assurer le renouveau. Et maintenant, place au mercato.

Roma (5) : Près de 80 millions d’euros dépensés au mercato, un nouveau président avec de grands projets et l’intronisation de Luis Enrique n’y ont rien fait : la Roma new look fait moins bien que celle de Ranieri et de Montella, et n’accroche même pas l’Europe. La défense est à reconstruire, le mental à relever, et seules quelques notes positives (Borini, Pjanić, Lamela) sont à confirmer pour la saison prochaine. Voilà un club qui va devoir cravacher pendant l’été, à commencer par trouver un nouveau coach et de nouvelles têtes. Car Totti ne pourra pas être l’éternel sauveur.


Ils ne servent pas à grand chose

Cagliari (5) : Cagliari, c’est l’équipe qui est là. Elle gagne, elle perd, elle perd, elle gagne. Elle perd plus souvent qu’elle ne gagne, quand même. Deux-trois coups d’éclat par-ci par-là, et c’est bien tout. Une équipe à l’image de son stade : vétuste.

Ils descendent, mais on les aimait bien, en fait

Lecce (4,75) : L’an dernier, Lecce avait effectué une remontée folle pour finalement envoyer la Samp en Serie B et assurer son maintien. Cette année, Serse Cosmi, nouveau professeur principal, a bien failli récidiver. Mais son équipe, emmenée par la révélation Muriel, s’est essoufflée trop tôt. Dommage. Un bon vieux derby des Pouilles en Serie B contre Bari, c’est bien aussi.

Novara (4,5) : Une attente de 55 ans pour finalement se farcir une seule saison parmi l’élite ? Quelque chose nous dit que l’autre club de cœur de Michel Platini s’est fait arnaquer.

Cesena (4) : Mutu, Santana, Martinez, Candreva… Les promesses d’une belle saison étaient là. Mais non. À croire que Cesena a besoin de petits joueurs, parce qu’elle reste une petite équipe, avec un petit stade et des petits moyens. Le Petit Poucet est toujours sympathique, mais ce coup-ci, il s’est fait bouffer par les ogres. Prends ça, Charles Perrault !


Heureusement que les parents connaissent bien le proviseur, sinon, c’était redoublement + renvoi

Palerme (3,75) : Une victoire lors des 14 dernières journées, et une série en cours de 8 matches sans le moindre succès. Palerme est parti en vacances en février, après avoir fessé la Lazio (5-1). Mais le pire, dans tout ça, ce ne sont pas les prestations désastreuses. C’est que Zamparini a gentiment attendu la fin de la saison pour annoncer à son coach, Bortolo Mutti, qu’il était viré. Le président serait-il sous cure de Xanax ?

Fiorentina (3,5) : Les belles soirées de Ligue des champions semblent loin, très loin. Tout a foiré à la Fiorentina : le mercato, la gestion, les changements d’entraîneurs. Les seules lumières viennent de Jovetić (quand il n’est pas blessé), de Cerci (quand il ne se fait pas exclure) et de Behrami (quand il ne met pas de gel). Pour le reste, passons. Même si on a forcément une grosse pensée pour Delio Rossi, vainqueur du Gant d’Or 2012.

Genoa (2) : Une saison cauchemardesque. Les Génois ont passé l’été à fêter la relégation de la Sampdoria. Tout ça pour commencer lentement l’année, et s’écrouler à partir de janvier, comme la Samp l’an dernier. L’épisode le plus fou de la saison restera la prise d’otages des ultras génois, qui ont demandé aux joueurs d’enlever et de leur rendre leur maillot. Une vraie question se pose : et sans Palacio, elle aurait fini où, cette équipe ?



Eric Maggiori
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"l’autre club de cœur de Michel Platini"
Comment ça?
avec Nancy son club formateur, je pense
@Sylcha

Le père de Michel Platini, Aldo, est né à Novara. D'ailleurs Michel Platini était présent lors du match Novara - Juventus.

Par contre de là à dire que c'est son club de cœur ...
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Non Novara est le club de la famille de Platini, il me semble que son père y est né. D'ailleurs il est venu cette année assisté à Novara-Juventus.
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
perso je ne serais pas aussi dur avec la Roma, ils ont quand même fait le plus difficile cette année en créant un socle de joueurs très talentueux et très jeunes, en y ajoutant un fond de jeu virant parfois au splendide. Il ne leur reste plus qu'à s'acheter une défense et un bon entraîneur et l'équipe jouera le titre dès l'an prochain ou au moins la 3ème place. Mais en sachant qu'ils ne jouent pas l'Europe, c'est un gros avantage pour eux.

On verra bien en fonction du mercato, mais à leur place je me concentrerais sur la déf: deux centraux et deux latéraux et l'affaire est jouée. Y a de bons joueurs pas chers(Bosingwa, Mustachiao, Zapata, Bochetti). Il suffit de bien gérer son budget.

Pour le reste l'équipe est faite: De rossi, Pjanic, Gago, Marquinho, au milieu c'est du très haut niveau; Osvaldo, Totti, Borini, Bojan, Lamela, c'est parfait! De plus, si on retire Totti tous les autres joueurs ont encore au moins 5 ans de carrière devant eux, donc y a de quoi construire un cycle de victoires.
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
il parait que Zeman est le nouvel entraîneur de la Roma d'ailleurs...
Il Ragno Nero Niveau : CFA2
Très bon résumé de la saison pour ceux qui n'ont pas tout suivi !

Sinon, je ne serai pas aussi optimiste que certains pour la Roma. Déjà, je n'ai pas vraiment vu la Roma bien jouer, après, je l'ai vue uniquement contre l'Udinese. Mais le problème était le même contre toutes les équipes plus fortes semble-t-il...

Ensuite, Luis Enrique se barre, donc faut recommencer autre chose l'an prochain. Avec Zeman ? Pour Pescara, dont les meilleurs joueurs (Insigne, Verratti, Immobile...) sont attachés au Tchèque et veulent rester avec lui en Serie A, j'aimerais autant qu'il reste sur les bords de l'Adriatique. Pour revoir une Roma chatoyante, rien de mieux que Zeman. Pour la voir gagner, il faudra du temps par contre.
acqua di gio Niveau : DHR
Quelle déception pour Naples...
tout ça pour voir l'Udinese se rétamer en préliminaire de LDC puis en 1/16è d'Europa League, comme tous les ans...
Il Ragno Nero Niveau : CFA2
L'Udinese a atteint les 1/8èmes de l'Europa League, et a donc été aussi loin que le Napoli en Coupe d'Europe. Son parcours précédent s'était arrêté en 1/4. Le jour où tu me trouveras une équipe italienne qui respecte autant l'Europa League, tu me feras signe.

Le Napoli se serait tout autant fait "rétamer" par Arsenal en tour préliminaire, un peu d'honnêteté. Cette année, le plus gros tirage, c'est Braga, un autre calibre...

Enfin, l'Udinese a fini troisième et mérité sa place. Le Napoli est cinquième malgré les largesses arbitrales en sa faveur.

Y'a rien à regretter, si ce n'est que De Laurentiis n'ait pas été radié comme Moggi...
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
si respecter l'Europa league c'est laisser Di Natale sur le banc de touche ou en tribune à chaque match, Udinese repassera. Ceci dit, tu n'as pas tort c'est l'équipe italienne qui respecte le plus la C3 puisque c'est elle qui va le plus loin tous les ans.
Chapeau à Sienne, promu qui se sauve en battant la Roma et la Lazio (un bon vieux 4-0) ainsi qu'une demi-finale de Coppa Italia.

La ville peut se concentrer sur le Palio l'esprit serein.

Les meilleures notes du Calcio 2012 sont pour Ale Del Piero, Pippo Inzaghi, Seedorf, Cordoba, Nesta & Gattuso. Le Calcio n'aura pas la même saveur.

Aujourd'hui les meilleur joueurs italiens ne sont pas au niveaux de leurs glorieux aînés et les meilleurs d'aujourd'hui n'ont pas le même respect pour leur maillot et sont déjà partis (Rossi, Pastore, Sirigu, Balotelli chose que l'on ne voyait pas avant)ou amenés à partir (Cavani, Lavezzi, Hamsik, Jovetic...)

Reste quelques dinausores: Totti, De Rossi, PIRLO, Gigi ...
Il Ragno Nero Niveau : CFA2
@ Maxlojuventino :

Toto a aussi raté des matches de semaine en Serie A. Ne pas oublier qu'il a presque 35 ans et n'est plus capable de jouer 2 matches par semaine pendant toute la saison (il ne l'a fait qu'en fin de saison, dans le money time, quoi).

Après, c'est vrai que Guidolin a "géré" la phase de poules avec beaucoup de turn-over, mais toujours dans l'objectif de passer, preuve en est, contre le Celtic au Friuli, c'est l'équipe-type qui était de retour pour assurer la qualif'.


@ Robur :

Sienne est dans l'oeil du cyclone, là. Ils peuvent savourer leur sauvetage tranquille, mais les bourrasques sont toutes proches. Conte et Mezzaroma, le président, sont perquisitionnés pour des matches arrangés l'an dernier et la rétrogradation administrative est encore possible...
acqua di gio Niveau : DHR
Faut pas se mentir, en LDC j'aurais préféré voir l'Inter ou même la Roma.
Naples cette saison est allé aussi loin en LDC que l'Udinese en EL.

Hum..Enfin j'ai comme l'impression que le niveau en LDC est supérieur mais je peux me tromper.

Après, si tu me dis que seul l'Udinise joue à fond l'EL, c'est vrai ok.

Et ça fait d'autant plus mal qu'en jouant à fond, ils arrivent seulement en 1/8è et se font éliminer par Braqmar après avoir fait le plus dur.

Faut regarder les choses en face, le foot Italien perd de sa valeur, ce n'est pas chouiner que de constater cela. Au lieu de ça trouvons plutôt des solutions ( autres que payer les arbitres )
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