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  2. // OL/Benfica (2-0)

Les notes de l'OL

Lyon européen, Lyon méchant. Beau succès lyonnais face à un bon Benfica réduit à 10 avant la mi-temps. Deux buts des attaquants de Briand et Lisandro pour une victoire pleine de promesses tactiques enfin en devenir. Un 4-3-3 audacieux et 9 points in the box : Claude Puel se relance...

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Lloris (9) : Surnoté, évidemment, parce qu'il n'a eu grand-chose à faire. Là, on colle la note maximale rien que pour le maillot jaune.

Réveillère (9) : Surnoté, évidemment, parce qu'il a juste fait un bon match, sérieux et appliqué. Là, on colle la note superlative pour son face à face musclé avec Coentrao, yeux dans les yeux. Et puis parce qu'à la 43ème, c'est sur lui que le jeune abruti de Gaitan a commis une faute synonyme de deuxième carton jaune, donc rouge, donc expulsion, donc Benfica réduit à dix, donc amoindri, donc plus fastoche pour l'OL. Pour vous la faire courte, Anthony a réussi le coup du « Police, menottes, prison ! » (Galabru neutralisant le roller-skateur fou dans Subway).

Cris (7) : Pardon, Cris. Pardon de t'avoir enterré trop vite. Pardon d'avoir ri comme un benêt quand tu avais déclaré cet été dans France Foot que tu ne lâcherais rien et que tu comptais bien être titulaire toute la saison. Pardon de t'avoir abandonné dans un bac à soldes du Cash Converters de Villeurbanne quand tu t'es blessé en début de saison. Pardon et merci d'avoir instauré un état policier dans la surface lyonnaise.

Diakhaté (7) : La gars tombe du ciel juste avant la fin du mercato. Bonne pioche ! Un deuxième match avec Cris et déjà des bonnes sensations. Comme pour Rami et Mexès ? Non, pas comme Rami et Mexès. Des bonnes interventions musclées devant les 16 mètres dans un match d'hommes où il faut montrer les crocs. Si Claude Puel sauve sa tête (pour l'instant, elle tient), c'est à des mecs comme Diakhaté le guerrier qu'il le devra.

Cissokho (6) : Evidemment, pour un ancien joueur de Porto, tordre à nouveau le cou de l'aigle benfiquiste, c'était un minimum. Sauf qu'Aly a fait le maximum : pas trop mal défensivement à part concéder quelques corners, il a apporté un soutien précieux devant à Bastos et a même effectué des débordements. Jean-Louis Gasset était dans les tribunes, Gaël Clichy à Levallois.

Gourcuff (6) : Oui, Yoann ! C'est comme ça qu'on vous préfère : en relayeur proche de ses attaquants mais capable de défendre bas et ratisser comme un poilu de 1914 qui obéit à Joffre en se faisant tuer plutôt que reculer trop loin. En numéro 10, juste derrière un 9, ça vous enferme, ça vous stéréotype, ça vous fige la sauce. Bien vu le décalage pour Bastos, avant qu'il ne centre pour la tête victorieuse de Jimmy le Brillant. Ceci dit, certains mauvais choix sur contres ont parfois assombri votre rendement. Yoann Gourcuff, nos vous faisons Chevalier de la Légion d'Honneur.

Gonalons (6) : Un des coups de poker de Puel. Maxime, plutôt que Kallstrom ou Makoun. Bingo ! Gonalons a plutôt bien tenu le choc. Sauf dans le denier quart d'heure où les digues ont un peu trop cédé dans l'axe. Mais il n'était pas le seul responsable : ses partenaires de midfield, Gourcuff (sorti), Kallström (pas au taquet tout de suite après son entrée) et Pjanic (fatigué) ne l'ont pas bien secondé. Après le match, Maxime a reçu 53 SMS de félicitations. Dont 44 signés Toulalan.

Pjanic (6) : Petit Miralem a enfin compris qu'il fallait apprendre à marcher avant de courir. Petit Poucet a compris que chausser les bottes de 7 lieues du meneur de jeu nécessitait moult ingestion de soupe pour grandir un peu. Miralem a joué simple, sans se prendre pour le boss, en chiadant ses passes, en se montrant disponible et en se mettant minable à bien défendre. La révolution Puel qu'on attendait enfin est partiellement arrivée avec Gourcuff et Pjanic : ils ont densifié au milieu, en parfaite relation avec les avants, et en soutien presque très bien coordonné avec Gonalons, récupérateur unique. Résultat : l'historique « bloc lyonnais homogène » revit à nouveau. Faut juste serrer un peu plus les boulons derrière. Comme Charlie Chaplin dans les Temps Modernes.

Briand (8) : Jimmy, c'est avant tout « l'esprit » . Le bon esprit. Le bon « état d'esprit » . L'un des rares à ne pas avoir sombré dans la sinistrose quand l'OL était Total mazouté (Esso mazouté ?) il y a quelques semaines. Jimmy aime le foot, Jimmy aime le ballon. Jimmy court, propose, ose, tente, encourage et sourit humblement. Putain, ça fait plaisir de voir des footballeurs qui kiffent leur métier ! Sinon, un but de la tête (21ème) et une passe dèce à Lisandro sur le deuxième, après avoir poursuivi son action, suite à son tir sur le poteau aux 20 mètres (51ème). Pour vous la faire courte, Jimmy a remboursé son transfert.

Lisandro (6) : Evidemment, pour un ancien joueur de Porto, tordre à nouveau le cou de l'aigle benfiquiste, c'était un minimum. Deux actions ratées de peu et de près l'ont rendu complètement fou (reprise aux 6mètres stoppée par Jimenez à la 46ème et autre reprise de peu à côté du poteau à la 49ème)... Partie remise ! A la 51ème un but à la Gerd Müller : tête plongeante repoussée par le gardien et patte de chat sur la pelote, au fond ! Joie tellurique façon Terre de Feu... Mais le meilleur c'est que Lisandro n'est plus seul sur le front de l'attaque à courir partout comme un taré et à s'épuiser dans l'Arizona : à tout de rôle Pjanic, Gourcuff, Bastos ou Briand viennent le soutenir de près pour combiner ou presser. D'où des très bons échanges en première intention. L'OL nouveau est là, dans le rapprochement des êtres.

Bastos (8) : Super match. Irrésistible. Partout, juste et précis. Des ballons grattés à la pelle, des relances devant en première intention. Une conservation du ballon hyper crispante pour l'adversaire mené au score et énervé. Une frappe sur le poteau (20ème) quelques secondes avant d'offrir le premier but à Brillantine (21ème). Un bémol : Bastos n'a pas de pied droit. Dommage, ça fait toujours des points en plus pour décrocher une mention.


Les remplaçants :

Pied (3) : A remplacé Bastos à la 64ème. Euh, non, Jérémy... Tout faux. A joué à contresens, pas dans le move. C'est pas de ta faute, Jérémy : Bastos était tout simplement irremplaçable ce soir.

Kallström (4) : A remplacé Gourcuff à la 71ème. Euh, non, Kim... Pas vraiment dans le move. C'est pas de ta faute, Kim : Yoann était tout simplement irremplaçable ce soir.

Gomis (non noté) : A remplacé Lisandro à la 83ème. Euh, non, Bafé... Pas dans le move. C'est pas de ta faute, Bafé : Licha était tout simplement irremplaçable ce soir.

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