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Les notes d'Arsenal-Barcelone

Lionel Messi l'a fait. Après six matchs à buter sur le gardien tchèque, la Pulga a enfin vaincu Petr Čech. Deux fois. Pour le bonheur de Barcelone, qui a déjà assuré sa qualification.

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Arsenal FC


Čech (7) : En six matchs, il n'avait jamais pris un but de Lionel Messi. Et ce soir, même s'il a encore montré que c'était un grand gardien, il a craqué. L'anti-Čech.

Bellerín (6) : Le dragster qui marche au diesel. Au début de chaque période, il a eu du mal à mettre en route la machine. Mais une fois lancé, ça va très, très vite. Au moins aussi vite que Neymar.

Mertesacker (5) : « Je suis né dans cette caravane. » Et depuis, je me la traîne au cul. La lenteur assumée. Sa tactique ? Laisser faire tout le boulot à son pote de la charnière centrale. Ça marche pendant 70 minutes, pas plus.

Koscielny (7) : Très sollicité, il a été ultra-solide face à ses adversaires directs et très propre dans la relance. Après tout, c'est le meilleur défenseur central de Premier League. Kostaud.

Monreal (6) : C'est dommage, tout se passait plutôt pas mal jusqu'à ce qu'il mange la pelouse sur une accélération de Messi.

Coquelin (4) : C'est bien simple, il n'a récupéré aucun ballon, et c'est dommage pour un milieu récupérateur. Remplacé par Flamini, qui a récupéré la cheville de Messi en moins d'une minute.

Ramsey (5) : Merci à Özil d'avoir remis le ballon un peu trop en arrière et merci à Piqué d'avoir contré sa frappe dès la 8e minute. On n'était pas prêts pour la mort d'Elton John.

Özil (5) : Son début de match laissait penser qu'il allait nous régaler tout le match, mais on a dû se contenter de le regarder défendre sur Iniesta. C'est pas ce qu'on voulait voir.

Oxlade-Chamberlain et Walcott (4) : Une mi-temps chacun, histoire de mettre en valeur la vraie spécialité anglaise : la confection artisanale de jeune ailier tout-droit. On pousse le ballon très loin, on court très vite derrière, et on s'empale sur le latéral adverse.

Giroud (4) : Ce n'est pas avec ce genre de matchs qu'il va convaincre ceux qui doutent qu'il est un grand attaquant. Il aurait pu faire illusion avec un but de la tête, mais il ne l'a pas mise au fond. Remplacé par Welbeck, trois fois plus utile avec trois fois moins de temps de jeu.

Sánchez (5) : Il a oublié qu'il n'était plus au Barça. Comme les Catalans, il a usé de petits crochets courts pour éliminer l'adversaire et de petites scènes de cinéma pour obtenir des cartons. Dans un cas comme dans l'autre, on comprend pourquoi il a changé de maillot, il n'est pas tout à fait au niveau.


FC Barcelone


Ter Stegen (7,5) : On a compris le principe de rotation des portiers chez Luis Enrique : l’Espagnol aligne ses gardiens en fonction du cycle lunaire. Et ce soir, même les planètes étaient alignées.

Alves (5,5) : Plus proche de João que de Bruno. En d’autres termes, plus porté sur l’attaque que rigoureux défensivement.

Mascherano (7) : Wenger peut haïr Bendtner. Car si Mascherano est devenu le patron du Barça et fait chier les Gunners à chaque fois qu’il les croise, c’est visiblement à cause de l’attaquant passé par Londres. Le patron.


Piqué (4 + 1 pour son jaune) : Celui de Manchester United. Qui se cache quand l’adversité augmente. Et puis ce genre de relances, quand on se revendique catalan pure souche, c’est non. En revanche, prendre un carton pour être suspendu dans un match qui ne comptera pas, c’est un grand oui.

Alba (5) : « I've played all my cards / Nothing more to say / No more ace to play. » C’est bien beau de jouer toutes ses cartes en championnat. Mais quand on n’en a plus dans le calbut’ pour la C1, c’est plus contraignant. Surtout quand on est trop petit pour réussir un coup de tête à Giroud.


Busquets (5) : Moins d’influence que d’habitude. Et pas beaucoup d’inspiration pour une rampe de lancement. Un Busquets de roses fanées.

Rakitić (4,5) : « On veut plier le match dès l’aller. » L’arrogance, on aime ça, surtout quand on ne s’y attend pas. Mais derrière, il faut assumer. Mais comment en vouloir à un garçon qui avait tout vu ?

Iniesta (6) : Des passes et des contrôles ratés… Oui, même chez lui, ça arrive ! Mais sa lecture du jeu et son aile de pigeon pour Suárez excusent tout.

Messi (8) : Un coup franc moisi. À croire qu’il ne sent jamais rien, ce type. On pensait son match raté avant qu’il ne colle son premier pion à Čech, qu’il ne provoque un péno et ne le transforme. Remonte ma note et ferme-la.

Neymar (6,5) : Un face-à-face perdu et des occasions gâchées. À croire qu’il ne sent jamais rien, ce type. On pensait son match raté avant qu’il ne donne une passe décisive parfaite à Léo. Remonte ma note et ferme-la.

Suárez (4,5) : Retrouver ses potes anglais ne l’a pas inspiré. Que de mauvais choix… Et même un poteau pour bien le dégoûter. Rendre la pareille à Messi pour le penalty de l’autre jour, OK, mais faut pas exagérer.

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    Par Kevin Charnay et Florian Cadu
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