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  2. // OM/ASM (2-2)

Les notes...

Très bon match agréable et plaisant, avec des Phocéens qui pouvaient prétendre à plus et des Monégasques à suivre de plus près...

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MARSEILLE

Mandanda (5) : Qu'avait-il de plus que Ruffier, hier soir ? Pas grand-chose... Deux buts monégasques sur lesquels il aurait pu être décisif : il ne l'a pas été. Steve est rentré dans le rang.


Azpilicueta (5) : Plus mordant que d'habitude, quelques duels gagnés, quelques ballons grattés et une présence près des 16 mètres adverses plus marquée. Mais pour l'instant, toujours du sous-Bonnart...


Hilton (6) : Boulot honnête mais pas aidé par un Mbia indiscipliné qui a trop souvent déserté sa zone. Un bon apport sur le plan physique au milieu et des montées convaincantes. Bon intérim global en attendant le retour de Soulé Vous-savez-qui.


Mbia (3) : Stéphane a été juste catastrophique. D'abord nerveux, ensuite borderline, après fébrile et enfin agressif. Un jaune pastis à la 68ème pour tirage de maillot sur Mbokani. Le deuxième but monégasque est pour sa pomme, en retard et maladroit sur le buteur Park. A la rue, quoi...


Taiwo (5) : Bon apport offensif : il a plutôt bien pistonné à gauche avec Brandao et tenté quelques frappes. Moins bon support défensif : il a bien bloqué son couloir... mais Aubameyang y a réussi quelques raids mortels pour la défense olympienne.


Lucho (8) : L'homme du match dans sa partie invisible. L'OM, c'est lui. Une tour de contrôle qui gère le décollage et l'atterrissage d'un avion toutes les 30 secondes. Un ingénieur placier qui alloue à flux tendu des espaces vierges vers tous ses destinataires, pourvu qu'ils soient en mouvement. Bon, après... les tatouages, on aime ou pas.


Kaboré (6) : Ça va, le Grand Charles s'en est sorti au poste habituel d'Ed Cissé. Passage de la 4ème à la 5ème République réussie, même s'il a mis du temps à stabiliser la ligne défensive olympienne. Comme les débuts difficiles du Grand Charles en 1958.


Cheyrou (6) : La bonne surprise de la soirée. Après un départ très quelconque, il a retrouvé ses bonnes vieilles habitudes du temps de Gerets. Il a apporté le surnombre, frappé de loin, permuté parfois très haut à droite et ressorti son bon jeu long en première intention. Un peu moins en vue dans son secteur défensif d'où Aubameyang a initié ses sprints ravageurs. Retour en grâce de plus en plus encourageant, anyway.


Valbunea (8) : S'il y en a bien un que Knysna n'a absolument pas traumatisé, c'est bien lui. Un missile en pleine lucarne pour signer le plus beau but de L1 depuis le début de la saison et une présence qui n'est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, l'explosion magnifique de Ribéry à l'OM. Mathieu progresse partout : tactiquement, dans ses appels dos au but, dans ses surgissements. Un petit exemple entre mille : une remise de l'extérieur droit à une touche de balle dans la profondeur, juste en se retournant. Rapide, clean, dans les pieds de Gignac. Deschamps doit être heureux de devoir gérer le casse-tête pas possible de la concurrence Rémy-Valbuena. Comme Lolo Blanc ?


Gignac (4) : OK, il n'est pas encore à 100 % et ça s'est vu. Mais ce n'est pas pour ça que Dédé s'est noyé... C'est plutôt sa fébrilité extrême à vouloir tout prouver, tout de suite. D'où les mauvais choix de passes, de certains dribbles trop longs et les frappes écrasées (mais souvent cadrées). Plus préoccupant : sa façon de prendre la profondeur à gauche pour repiquer et flinguer dans l'axe : là, il marche sur les pieds de Brandao. Il va peut-être devoir se recentrer en pur axial, plus présent près du but adverse, en renard floqué N°9. Mais sait-il le faire ? Gênant quand des centres devant le but ne trouvent pas preneur... Un but à la 93ème quand même, mais refusé pour faute de Brandao sur Hansson. Mouais...


Brandao (6) : Gros boulot, grosse présence dans son couloir avec parfois des cadrages-débordements qui aboutissent à des centres corrects. Affûté et plus rapide qu'on ne le pense. Sinon, du pur Brandao habituel, avec deux ratés notoires : seul à 10 mètres, il balance une tête à côté des cages (64ème) et un lob raté-vrillé dans un duel sur le côté avec Ruffier, alors qu'il était parti bien lancé... Arrrrgh !

Remplacements :


Zéro remplaçant ! DD n'a fait entrer personne et il a eu cent fois raison !

MONACO

Ruffier (7) : De l'assurance, de l'autorité, du sang-froid, des prises de balle aériennes sûres et des arrêts déterminants : une mine de Taïwo (17ème), tirs de Gignac (21ème) et de Cheyrou (54ème). D'autres gardiens moins costauds psychologiquement auraient craqué hier soir au Vélodrome.


Adriano (5) : Il marque contre son camp le deuxième but marseillais (81ème), mais il était pressé par Brandao qui l'aurait mise au fond... Sinon, match courageux mais inégal face aux charges de Brandao, aux montées de Taïwo et aux appels de Gignac. La médaille du Mérite, quoi...


Puygrenier (6) : C'est quoi un bon joueur de L1 ? Un type comme lui qui taffe dur face à des mastocs comme Gignac, Brandao (ou Kaboré et Mbia quand ils montent) ou qui contrent des artistes comme Lucho et Valbuena. Le tout, sans faire de fautes graves dommageables pour l'équipe ! Ben, ouais : c'est aussi ça bien défendre !


Hansson (6) : Pareil que pour Puygrenier. Avec une plus-value non négligeable, son jeu long pour trouver rapidos un Park ou un Mbokani lancés à gauche. Utile, donc. Ruffier-Puygrenier-Hansson : avec ces trois-là, Monaco devrait pouvoir voyager sans trop payer à la douane.


Muratori (5) : Des avaries et même quelques grosses voies d'eau sur son côté gauche torpillé par Valbuena (voir le deuxième but marseillais). Ceci dit, il a eu le mérite d'animer quand même son couloir en combinant avec Mangani et Park.


Mendy (7) : Attention, révélation ! Nampalys Mendy. On surnote pour que la prochaine fois vous surveilliez de près ce petit chose de 18 ans qui a tout d'un petit Makélélé. OK, on ne s'emballe pas : il lui manque encore de l'épaisseur musculaire et de l'endurance. Mais au nombre de ballons grattés, transmis ou bien conduits dans le cœur du jeu adverse par des accélérations soudaines et incroyablement matures, on tient peut-être là un prodige doué et intelligent. A suivre...


Mangani (6) : C'est l'homme de base du jeu monégasque. Quand il est bien et qu'il sollicite le ballon pour organiser ou temporiser, Monaco fait fièrement front. D'autant plus qu'il va aux duels. Mais dès qu'il est dépassé dans l'axe, Monaco est en difficulté. Reste qu'avec un Mendy encore un peu vert, son rideau défensif axial a souvent bien contenu les attaques des Marseillais, avant de plier sur leurs temps forts.


Aubameyang (7) : Le poison offensif pour des Marseillais souvent complètement dépassés par ses dribbles et ses accélérations vertigineuses. Un premier raid solo sans frais parti du milieu de terrain qu'il achève en duel face à Mandanda sur le petit filet (63ème). Et puis ensuite, à l'origine du but de Park sur une nouvelle trouée plein axe de 30 mètres. L'arme fatale de l'ASM cette saison ?


Niculae (5) : Une bonne première mi-temps avec un but plein d'opportunisme : une balle contrée de Taïwo qu'il prolonge, excentré à gauche, sous le ventre de Mandanda. Le genre de but qui lui assurera une place de titulaire pour les trois prochains matchs. Sinon, moins en vue ensuite...


Park (6) : Orphelin évident de Nenê, il doit réapprendre à organiser ses courses, ses mouvements et ses appels de balle avec Mbokani et Niculaé. Un peu trop collé à sa ligne, il a parfois disparu des écrans radars. Mais ses courses ponctuelles ont semé le trouble à gauche et il a eu l'immense mérite d'accompagner en fin de match la percée d'Aubameyang qui lui a permis de marquer (2-1, 79ème)


Mbokani (5) : Des « choses » intéressantes, on sent du potentiel, notamment dans sa façon de se trouver rapidement en positions de tir. Un manque de coordination avec ses partenaires d'attaque, mais ce n'est qu'une question de temps pour Dieumerci. Amen.

Remplacements


Malonga, Lolo et Nkoulou ont remplacé Mbokani (73ème), Niculaé (73ème) et Mendy (87ème), mais sans renverser le cours de la partie.

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