Les mutins de la Commanderie

La présentation de Loïc Rémy est repoussée pour la deuxième fois, cette fois pour raison médicale. Oui, le début de saison des Marseillais est laborieux, sur le pré comme en coulisses.

Modififié
0 0
Tout commence hier matin. L'entraînement, ouvert au public, fait recette. Les joueurs évoluent dans la bonne humeur, Heinze s'essaye même longuement à l'exercice du coup-franc. Le service de presse informe que Didier Deschamps viendra s'exprimer en conférence de presse juste après ledit entraînement, tandis que Loïc Rémy sera lui présenté en fin d'après-midi. Lors de son traditionnel point-presse, le coach marseillais est fidèle à lui-même. Cette recrue, et l'amélioration du mercato olympien en général, ne le fait pas sauter au plafond. Rémy, clairement, ce n'est pas lui. Pour autant, « il ne faut pas dire que c'est une venue au rabais. C'est insultant, humiliant pour lui. Loïc, c'est un jeune international qui a une grosse marge de progression. Il a la possibilité de jouer à tous les postes devant, il va nous permettre d'avoir de la concurrence » corrige-t-il. Si Gignac n'est pas encore arrivé, il sait qu'il aura droit au même accueil : « Ce n'est pas forcément mon choix. Je suis obligé de faire en fonction de l'aspect économique et trouver des solutions alternatives, sans enlever la qualité aux joueurs qui peuvent arriver. Gignac, et il le sait, est celui qui a le meilleur potentiel en France dans ce rôle d'avant-centre » . Et pour ce qui est de la venue d'un milieu défensif, la Dèche va devoir faire sans. Mais il assure qu'il va s'adapter. Attention, il avait dit ça à Monaco en 2005...


La présentation est finalement reportée au lendemain matin. Loïc Rémy est cependant présent à la Commanderie et il accorde ses premiers mots aux journalistes-partenaires du club. Jusqu'ici, tout va bien. Avant le rendez-vous du matin, l'ambiance est bon enfant. Le reporter du Phocéen se fait chambrer pour avoir annoncé la venue de Gignac comme certaine. L'envoyé spécial d'RMC propose même un gage, soit demander en pleine conférence à Deschamps de qualifier les rapports qu'il entretient avec Anigo. Si seulement il avait eu l'occasion de poser sa question. Car à l'heure dite, c'est l'attaché de presse du club qui se pointe et qui annonce que la présentation sera de nouveau repoussée, au stade Vélodrome. Et là, c'est le drame. Les journalistes se rebellent. Enfin pas tous. Comme d'habitude, il y a ceux qui se mettent en première ligne pour exprimer leur ras-le-bol d'être à la merci de la communication du club et ceux qui restent en retrait, des fois que ça mouille. Tous décident néanmoins de faire le siège du bâtiment où se planquent Dassier, Anigo, Rémy. Cédric Dufoix, directeur du marketing, descend à son tour pour calmer les esprits. Le sosie local d'Ed Harris déroule comme le commissaire Vialles : « Laissez la police faire son travail... » .


Alors que l'on atteint presque la première heure de protestation, le mouvement s'organise. Certains proposent le boycott, d'autres de lire un communiqué. Tous savent que, de toute façon, l'évènement sera couvert car, quoi qu'il arrive, l'OM fait vendre. Une solution intermédiaire est choisie ; après la lecture d'un communiqué, le jeu des questions-réponses reprendra. Car y a de l'info à pêcher et des pistes apparaissent. Vu le retard pris pour finaliser le transfert de Loïc Rémy, il y a un problème. Et cela peut venir soit de Lyon, qui fait jouer sa clause de rachat, soit de la salle des examens médicaux, où quelque chose d'anormal a été décelé. Si la première piste a été vivement démentie, ce n'était pas le cas de la seconde... Le rendez-vous était donc pris dans l'après-midi. Pour avoir le fin mot de l'histoire. Et le verdict est tombé : problème cardiaque pour Rémy, et transfert en suspens en attendant une salve d'examens complémentaires lundi. Autant dire que pour Lorient, c'est foutu...

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Les Canaris déjà jaunes
0 0