1. // Mondial des moins de 20 ans

Les minots à suivre

Le Mondial des moins de 20 piges s'ouvre en Colombie. Comme à chaque édition, des pépites dorées vont se disputer le bout de gras. Chez certains minots, l'or est déjà apparent.

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Les "déjà tout d'un grand"

Certains n'ont pas 20 piges mais déjà un palmarès et une place de titulaire en club. Neymar et Ganso auraient pu en être. Ils ont préféré tout donner à la Copa America des adultes. Pas de quoi pleurer, il reste du lourd. Hôte de la compétition, la Colombie possède en son sein un génie : James Rodriguez. Le gaucher émerveille déjà Porto et devrait casser quelques reins.
Idem pour les deux Français Gaël Kakuta (Chelsea) et Antoine Griezmann (Real Sociedad), habitués du haut niveau et loin d'être des manchots quand il s'agit d'accélérer les particules.

Comme d'habitude, l'Espagne a emmené dans ses valises le petit milieu de terrain couteau-suisse Sergio Canales (Real Madrid) histoire de faire grimper sa clause libératoire de quelques millions d'euros. Pas de Alcantara par contre, réquisitionné par les U21... Une compétition de jeunes sans des cracks brésiliens, c'est comme un fromage sans odeur, ça ne sert à rien. Pour ce faire, la Seleçao a rameuté du lourd. Coutinho (Inter Milan) et Alan Patrick (Santos, futur Shakhtar) vont s'occuper de produire de la matière pour Youtube à coups de dribbles et de gestes techniques inédits. Casemiro (Sao Paulo) sera là pour ratisser pendant que les deux nouvelles recrues de Porto, Danilo et Alex Sandro, nous rejoueront les Cafu et Roberto Carlos. Enfin, l'homme qui a dit non à Arsenal, Joel Campbell (déjà très en vue durant la Copa America), sera l'unique raison de regarder les matches du Costa Rica.

Les calineurs

Quand on est jeune et inconscient, on a tendance à garder la gonfle, à la tripoter, la cajoler. A l'aimer, tout simplement. Dans ce rapport de séduction entre le cuir et le bambin, les Espagnols sont des romantiques. Outre le génie Thiago, les Ibères ont emmené du lourd en Colombie. Au choix : Oriol Romeu – le Barcelonais récemment dragué par Chelsea –, Kiko (transféré d'Alicante au Barça), Koke (Atletico Madrid) ou encore Daniel Pacheco (Liverpool). La Roja possède pas moins de six joueurs évoluant quasiment dans le même registre, c'est la marque de fabrique maison. Et en général, ça marche.

L'Argentine a également quelques atouts à faire valoir. Le sien vaut au moins 12 millions. C'est le prix raqué par l'AS Roma pour débusquer Erik Lamela de River Plate. Le numéro 10 sud-américain est le énième meneur de jeu talentueux sorti du pays. Reste à confirmer tout le bien que l'on pense de lui. Non loin de lui sur le pré, l'attaquant Juan Iturbe (né de parents paraguayens) aimerait claquer quelques pions. Histoire de justifier son transfert vers le FC Porto. Un club qui se trompe rarement sur les jeunes loups. Ras du sol (1m69), Iturbe est souvent comparé à Messi. C'est classique, mais à force d'en parler, il doit y avoir une raison.

Les Mexicains, récents champions du monde des moins de 17 piges, aimeraient quant à eux s'offrir le doublé. Ils pourront compter sur Erick Torres – souvent comparé à Javier Hernandez – et Ulises Davila, les deux compères offensifs de Guadalajara. L'Afrique aura son mot à dire. Le trio malien Kalifa Coulibaly, Adama Touré et Kalifa Traoré (tous passés par le Paris-SG), devrait permettre aux Aigles de faire bonne figure.

Les videurs de boîte

Les magiciens de la gonfle, ça va cinq minutes, mais la base du football, c'est de garder sa cage inviolée. Pour ce boulot demandant expérience et vice, certains bizuts ont déjà pris des cours par correspondance. Leonel Galeano (Independiente) a toutes les cartes en main pour ranger Roberto Ayala au placard dans l'imaginaire argentin. Sobre, droit, robuste et impérial dans les airs, le stoppeur a de l'avenir. Preuve de sa précocité, Galeano compte déjà une cap chez les A.

Autre futur crack défensif, le défenseur de l'Atletico Madrid Jorge Pulido. Sorte d'armoire normande avec deux pieds. Un Gerard Piqué en puissance qui commence à faire quelques apparitions en Liga. Les Français auront à cœur de se palucher sur Loïc Nego, latéral droit supersonique qui vient de quitter Nantes pour la Roma. Avec son penchant à gauche, Lionel Carole (ancien Nantais, actuellement au Benfica), les côtés tricolores seront branchés sur 10.000 volts.

Les murs

Dans cette compétition où les caramels voleront tous azimuts, certains portiers auront la lourde tâche de briller. Parmi eux, deux méritent de sortir du lot. Le Panaméen Luis Mejia disputera son deuxième championnat du monde U20. Si vous êtes bon en mathématiques, il avait 16 piges lors de l'édition précédente. Précoce. Le lascar n'est pas un inconnu en France, il est arrivé à Toulouse en janvier dernier et squatte déjà le poste de numéro 2 chez les A. Enfin, la grande carcasse du Croate Matej Delac devrait empêcher ses filets de trembler du côté de la nation Lustucru. Acheté très tôt par Chelsea, le natif de Bosnie-Herzégovine effectue ses classes au Vitesse Arnhem où sa dégaine d'Albatros doit prendre du galon pour, à moyen terme, déloger Cech des bois de Chelsea.

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