1. //
  2. //
  3. // Bordeaux-PSG

Les mains dans la Poche

L'amour a duré un peu moins de trois ans. C'est l'histoire d'une romance entre un amoureux des cheveux longs et un Parc passionné des guerriers. Au début des années 2000, Mauricio Pochettino vivait sa parenthèse française dans les bras de Luis Fernandez avant de se terminer à Bordeaux pendant quelques mois. Une petite poche au grand cœur.

Modififié
300 11
Derrière sa ligne, il plane. À le voir, on le sent habité, provocant aussi. C’est le fils prodige du Parc, là où il est allé affûter son CV de joueur, d’abord, avec un championnat de France en 86 et deux Coupe de France (1982 et 1983) et en tant qu’entraîneur, ensuite, où il a célébré une C2 en 96, un doublé Coupe de France-Coupe de la Ligue en 1995. Hier, c’était une idole, déjà, et un capitaine. Ce jour-là, il est peut-être plus que jamais le roi, alors il danse et ne peut plus s’arrêter. Au même moment, Ronaldinho vient d’exploser sous les yeux de la tribune Boulogne. Le jeune Brésilien est un génie, son conflit avec Luis Fernandez n’est encore qu’un embryon et son talent vient de marcher sur un OM écrasé ce 26 octobre 2002 (3-0). Cinq mois plus tard, le 9 mars 2003, Fernandez dansera de nouveau, sur le Vélodrome cette fois (3-0), mais avec une sécurité renforcée en plus. Un tableau parfait, d’autant que fin janvier le PSG a éliminé Marseille de la Coupe de France (2-1, a.p.). Cette fois encore, Luis a dansé, mais plus par plaisir que par provocation. Son fils spirituel a débloqué la situation, a relevé le Parc de son siège et s’est mis à courir partout avec son alter ego de la défense, Talal El Karkouri, sur le dos. De la tête, comme souvent, et avec son brassard de capitaine serré autour du biceps. Il ne le sait pas encore, mais Mauricio Pochettino vit là une de ses dernières émotions au Parc. Luis non plus ne le sait pas mais peu importe, les deux hommes savent qu’ils se retrouveront.


Le voisin d'à côté


Il faut remonter le temps. Revenir à Sedan, à Louis-Dugauguez, un soir de décembre 2000. Un soir, aussi, où l’homme sans cou, Pius N’Diéfi, avait inscrit un triplé pour faire tomber le PSG (5-1) et couper la tête de Philippe Bergeroo sur le banc parisien. La conclusion d’un revirement estival stratégique où les dirigeants du club de la capitale avaient sorti les gros moyens pour ramener Peter Luccin, Stéphane Dalmat et Nicolas Anelka. L’objectif était le titre, la finalité sera la déroute (9e) avec le retour de Luis Fernandez au Parc à l’hiver 2000. L’été précédent, l’édifice parisien avait été bousculé, il s’agit cette fois de le faire voler en éclats. Alors dès janvier, Fernandez fait jouer ses connexions et ramène à Paris sa troupe d’Hispanophones (Arteta, Enrique de Lucas, Pochettino). C’est la première vague avant de voir débarquer Cristóbal et Heinze. Mauricio Pochettino vit alors ses dernières années de joueur professionnel, est déjà un pilier de la sélection argentine appelée à filer à la Coupe du monde 2002, emmenée par Marcelo Bielsa, qui a façonné la « petite poche » et doit amener son expérience. C’est le patron de Luis, son relais, « un homme qui aimait parler tactique, toujours dans l’analyse, la discussion, la pédagogie avec son calme naturel » , comme le confie l’ancien coach parisien.

Reste que Pochettino est surtout le symbole d’un état d’esprit. « Il correspondait parfaitement à ce qu’était le Parc à cet instant, explique le gardien parisien de l’époque, Jérôme Alonzo, arrivé au PSG en 2001. C’était simple : il n’y avait pas de stars à part Ronnie et Okocha. On était avant tout une équipe de guerriers. Les gens aimaient ça et s’identifiaient à nous. Il n’y avait pas de titres, mais les supporters qui venaient nous voir jouer se disaient "ces mecs, ça pourrait être nous". Chaque joueur était comme le voisin d’à côté au final, parce que cette troupe de mecs nous a apporté la culture de la grinta. » Pochettino est alors placé dans l’axe de la défense. C’est le patron et rapidement le capitaine, « celui qui ne parle pas fort, qui ne fait pas de grands gestes, mais qui l’ouvrait quand il fallait » . Comme lors du Lille-PSG du 4 mai 2002 (0-1), où l’Argentin n’hésita pas à prendre la parole pour bouger ses troupes, alors que Paris est en position de force pour aller chercher une qualification en Ligue des champions. « Il était comme ça, c'est quelqu'un qui ne parlait pas beaucoup, mais qui donnait énormément de conseils, aux jeunes notamment  » , note Bernard Mendy.

Le padawan Heinze


Mauricio Pochettino est alors à l’image du PSG du début des années 2000. Un amour de la guerre humaine dans un contexte sans lumière. Paris ne se contente que de coups d’éclats comme du parcours jusqu’à la finale de la Coupe de France 2003 perdue contre Auxerre (1-2). Mais le Parc vit, il brûle même, car il aime et se reconnaît dans ses idoles. Pochettino est alors l’étendard, Heinze le « chien fou » . Gabi a souvent expliqué que Mauricio est son idole. « Il avait cette étiquette de mec un peu, mais c’est avant tout quelqu’un qui est hyper respectueux du système, des anciens. Gabi était complètement à l’écoute de Mauricio, dans une relation frère-grand frère. C’était le jedi et le padawan » , complète Alonzo. Et ça se voit, ça se sent alors que Heinze prend de plus en plus d’importance dans un effectif miné par le conflit Fernandez-Ronaldinho. Lors de la saison 2002-2003, le PSG terminera onzième avec les Déhu, Leroy, Cana, Fiorèse, Hugo Leal, Cardetti… C’est le Paris qui se passionne, mais qui ne gagne pas. Le bon temps, aussi, pour les plus romantiques.



Car en dehors, le groupe vit aussi très bien. Il a souvent été raconté une ambiance clanique entre Hispanophones et Français mais, selon Jérôme Alonzo, cela ne se voyait que « pour les barbecues géants que ce groupe aimait faire » , sinon « ils étaient les premiers pour les grosses réunions, Mauricio en tête » . Pochettino donne l’exemple, partout, avec sa gueule, son côté « chef secret » et son couteau entre les dents. Reste que les résultats chaotiques du club vont logiquement coûter la tête de Luis Fernandez. Paris veut grandir, retrouver les sommets et ne peut se contenter de bons parcours dans les coupes nationales. Cela doit se faire avec coach Vahid et son caractère. Un homme qui décide alors de se passer des services de Pochettino, de tourner une page face au salaire jugé trop important du défenseur argentin, qui se retrouve dans le panier du transfert envoyant Pauleta au PSG lors de l’été 2003. Mauricio Pochettino prend donc la direction de Bordeaux - « une surprise pour un mec qui aurait pu faire encore deux ou trois ans » avec le groupe parisien. «  Il était naturel, donnait des conseils de lui même, c'était un réel plaisir de travailler avec un joueur aussi intéressé sur le foot et comment une rencontre se prépare » , précise Élie Baup. C’est d’ailleurs sous les yeux de Pedro Miguel que Mauricio quittera la France quelques mois plus tard après une dernière balade de quelques mois (11 matchs avec les Girondins). Jusqu’au 13 décembre 2003 donc et une victoire du PSG sur Bordeaux (2-1) avec un penalty raté de Darcheville. Pochettino s’en va, sans bruit, et retourne en Espagne, direction l’Espanyol. Où l’attend un certain Luis Fernandez. Évidemment.

Par Maxime Brigand
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Dans cet article

Feijoada e Caipi Niveau : DHR
Aujourd hui je viens de me rendre compte qu en championnat je vibrais plus avec Ronnie et ses gestes de fou, même si on galérait sacrément, qu avec cette équipe et son travelo d entraineur.

C est mon instant vieux con et nostalgique.
joker7523 Niveau : CFA
J'ai su que j'allais l'adoré le jour de son premier match, défaite au parc contre Guingamp ( 1 - 3), c'est lui qui avait égalisé ou réduit le score je m'en rappelle plus, mais ce qui m'avait marqué c'était sa rage sur son but, l'envie, la grinta et j'ai toujours adoré ça chez n'importe quel joueur. Lui et Heinze étaient nos deux guerriers et effectivement on les adoraient car on savait qu'on pouvait compté sur eux pour mouiller le maillot.

Malheureusement Pochettino n'a gagné aucun titre ( putain cette finale contre Auxerre en 2003... ). Il aurait bien mérité mais au final même sans ça je pense que chacun s'en souviens et en ce qui me concerne c'est total respect.

Parcontre en lisant l'article, je n'ai aucun souvenir de Enrique de Lucas!! Au même titre qu'un mec qu'on avait recruté je crois l'été suivant ( Agostinho je crois ) et lui pareil j'ai même pas le souvenir de l'avoir vu porté le maillot !
j'ai tellement détesté Fernandez que je jugeais incompétent et je n'ai jamais compris l'indulgence et l’idolâtrie dont faisait preuve les kops à son égare.

Sa floppée d'espingoins inconnus avait des salaires tellement élevés pour la france qu'ils ont du magouiller et se sont fait choppé ce qui à mis de la période Canal+ au PSG

Parmis eux seuls Arteta et Heinze ont été des souper trouvailles et j'ai perdu le peu de fois qu'il me restait en Luis Fernandez quand il à pas voulu garder Arteta pour pouvoir piquer André Luiz à Marseille comme un gros gamin.
J'ai envie de chialer... quand je revois les images ou même rien que le son du Parc.
Note : 1
Ah voilà l'une des plus belles périodes du club, celles qui m'ont régalées et que j'ai bien dégusté malgré moi jusqu'au bout, mais alors jusqu'au bout.

Une phrase exprime tout ce qu'était le club il n'y a pas si longtemps:

"Les dirigeants du club de la capitale avaient sorti les gros moyens pour ramener x y z. L’objectif était le titre, la finalité sera la déroute."


Pour le reste, c'est tout un tas de mauvais souvenirs (maux de tête, agacement, dégoût, incompréhension).

"Il n’y avait pas de titres, mais les supporters qui venaient nous voir jouer se disaient: ces mecs, ça pourrait être nous"
Non, moi je me disait: mais qu'ils jouent en chasuble, ils n'en ont pas marre d'humilier comme çà la tenue Parisienne chaque semaine?

" Chaque joueur était comme le voisin d’à côté au final."
ET TU CROIS QUE C'EST NORMAL POUR UN JOUEUR PRO EVOLUANT AU PLUS HAUT ECHELON NATIONAL? C'EST NORMAL D'ETRE AUSSI BON VOIR MOINS QUE DES GENS DONT CE N'EST PAS LA PROFESSION???

"Mais le Parc vit, il brûle même, car il aime et se reconnaît dans ses idoles."
Moi pas, j'en avais juste marre de les voir, chaque semaine ils trouvaient un moyen de m'agacer en alternant le génial et le minable.


"Lors de la saison 2002-2003, le PSG terminera onzième avec (…) Le bon temps pour les plus romantiques."

Les romantiques de quoi? De la dépression? de l'hypertension artérielle?


C'est impossible de remercier assez les proprios et le board actuel pour le travail et le respect qu'ils consacrent au club et à ses supporters.
Merci M.Al-Khelaïfi pour son professionnalisme, l'envie de réussir, le respect qu'il a amené au club, ça c'est un vrai patron, le meilleur de l'histoire du foot Français et de l'histoire de ce club que nous aimons.

Et un grand merci à toutes les personnes en place pour avoir relevé ce club, restauré l'honneur de ce maillot, le faire respecter et redouter.
joker7523 Niveau : CFA
Message posté par Procastin
j'ai tellement détesté Fernandez que je jugeais incompétent et je n'ai jamais compris l'indulgence et l’idolâtrie dont faisait preuve les kops à son égare.

Sa floppée d'espingoins inconnus avait des salaires tellement élevés pour la france qu'ils ont du magouiller et se sont fait choppé ce qui à mis de la période Canal+ au PSG

Parmis eux seuls Arteta et Heinze ont été des souper trouvailles et j'ai perdu le peu de fois qu'il me restait en Luis Fernandez quand il à pas voulu garder Arteta pour pouvoir piquer André Luiz à Marseille comme un gros gamin.


A Auteuil je me souviens qu'au bout d'un moment on l'a un peu lâché tandis que Boulogne l'a encouragé jusqu'au bout.

L'indulgence et l'idolâtrie me paraissait assez logique dans la mesure ou il a marqué son époque chez nous ( en tant que joueur ) ainsi qu'au premier passage sur le banc. Cela dit il est évident que le fait de n'avoir gagné aucun titre lors du deuxième passage et surtout d'avoir complètement foiré avec Ronnie à terni un peu son image et je sais que je l'ai encore un peu en travers de la gorge car y'avait moyen de faire quelque choses lors de ces années là.

André Luiz, bordel!! Qu'il était mauvais celui là. Bon en même temps si y'avait que lui comme recrue foiré.

Hugo Leal n'a jamais démontré le bien qu'on disait sur lui à son arrivé, Nyarko très moyen, Alioune Touré rapide et puis... Rapide!! Rocchi trop jeune.

Je met un hic sur Cardetti qui était bien parti et d'un coup sans comprendre pourquoi plus rien!

Après il a aussi fait revenir Jérôme Leroy ( sifflé à son retour mais au final il a remis tout le monde d'accord car pour le coup ça pouvait être un beau joueur à regardé. Un peu trop irrégulier mais bon joueur tout de même )
Message posté par Procastin
j'ai tellement détesté Fernandez que je jugeais incompétent et je n'ai jamais compris l'indulgence et l’idolâtrie dont faisait preuve les kops à son égare.

Sa floppée d'espingoins inconnus avait des salaires tellement élevés pour la france qu'ils ont du magouiller et se sont fait choppé ce qui à mis de la période Canal+ au PSG

Parmis eux seuls Arteta et Heinze ont été des souper trouvailles et j'ai perdu le peu de fois qu'il me restait en Luis Fernandez quand il à pas voulu garder Arteta pour pouvoir piquer André Luiz à Marseille comme un gros gamin.


Au sujet de l'indulgence qu'à reçu Fernandez du parc, il faut se souvenir que Arthur George réussit à devenir champion loin devant le grand Marseille mais est viré à la demande des tribunes (surtout Boulogne beaucoup plus importante à l'époque) qui en gamin trop gâté veulent plus de spectacles.

Meme débarrassé de l'OM, Fernandez échoue a une minable 3e place loin derrière Nantes et lyon sans budget, puis 2e derrière Auxerre mais les kops
n'ont jamais trop voulu sadmettre a eux même qu'ils avaient fait une connerie et se sont raccrocher a la fameuse coupe des coupes qu'ils auraient sûrement jamais joué sans lincompetence de Fernandez
Merci pour article très intéressant. Et pour les posts.
Message posté par joker7523
A Auteuil je me souviens qu'au bout d'un moment on l'a un peu lâché tandis que Boulogne l'a encouragé jusqu'au bout.

L'indulgence et l'idolâtrie me paraissait assez logique dans la mesure ou il a marqué son époque chez nous ( en tant que joueur ) ainsi qu'au premier passage sur le banc. Cela dit il est évident que le fait de n'avoir gagné aucun titre lors du deuxième passage et surtout d'avoir complètement foiré avec Ronnie à terni un peu son image et je sais que je l'ai encore un peu en travers de la gorge car y'avait moyen de faire quelque choses lors de ces années là.

André Luiz, bordel!! Qu'il était mauvais celui là. Bon en même temps si y'avait que lui comme recrue foiré.

Hugo Leal n'a jamais démontré le bien qu'on disait sur lui à son arrivé, Nyarko très moyen, Alioune Touré rapide et puis... Rapide!! Rocchi trop jeune.

Je met un hic sur Cardetti qui était bien parti et d'un coup sans comprendre pourquoi plus rien!

Après il a aussi fait revenir Jérôme Leroy ( sifflé à son retour mais au final il a remis tout le monde d'accord car pour le coup ça pouvait être un beau joueur à regardé. Un peu trop irrégulier mais bon joueur tout de même )


Pour moi les 3 pires lubies de fernandez étaient :

El karkouri le plus mauvais defenseur que j'ai vu un carton rouge ou penalty tous les 2 matchs(il l'à ramenait en plus)

Ogbeche jeune attaquant rapide très naze à qui il offre un contrat pro et une place de titulaire car il à fait un pari avec lui pour son premier match

Cardetti qui est meilleur butteur du championnat lorsqu'il se blesse à mi-saison. fernandez considère cette blessure comme un affront et ne le fais plus jouer.

On peut aussi parler de la mise à l'écart de Robert , wampeta, anelka et ronie pour ne pas qu'ils lui fassent de l'ombre, son délire de mettre letizi sur le banc,
Panenka immonde de Darcheville qui passe au dessus, du jamais vu pour moi.
Message posté par joker7523
A Auteuil je me souviens qu'au bout d'un moment on l'a un peu lâché tandis que Boulogne l'a encouragé jusqu'au bout.

L'indulgence et l'idolâtrie me paraissait assez logique dans la mesure ou il a marqué son époque chez nous ( en tant que joueur ) ainsi qu'au premier passage sur le banc. Cela dit il est évident que le fait de n'avoir gagné aucun titre lors du deuxième passage et surtout d'avoir complètement foiré avec Ronnie à terni un peu son image et je sais que je l'ai encore un peu en travers de la gorge car y'avait moyen de faire quelque choses lors de ces années là.

André Luiz, bordel!! Qu'il était mauvais celui là. Bon en même temps si y'avait que lui comme recrue foiré.

Hugo Leal n'a jamais démontré le bien qu'on disait sur lui à son arrivé, Nyarko très moyen, Alioune Touré rapide et puis... Rapide!! Rocchi trop jeune.

Je met un hic sur Cardetti qui était bien parti et d'un coup sans comprendre pourquoi plus rien!

Après il a aussi fait revenir Jérôme Leroy ( sifflé à son retour mais au final il a remis tout le monde d'accord car pour le coup ça pouvait être un beau joueur à regardé. Un peu trop irrégulier mais bon joueur tout de même )


Alors martin Cardetti c'était du lourd ! je me souviens genre 7 buts en 7 matchs, il laissait présager des belles saisons mais voila le mec avait un corps en carton. Je suis même pas sur qu'il ait refait un match de championnat par la suite...
Quand je pense qu'il m'avait dédicacé un maillot pour mon petit frère ^^
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
300 11