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Les Lions sont morts ce soir

Après ceux de la Teranga (éliminés), les Lions de l’Atlas (un des outsiders du tournoi) ont gagné un billet de retour prématuré. Comme la Guinée-Equatoriale, l’autre pays organisateur, les Panthères gabonaises se sont qualifiées pour les quarts de finale après un match homériques (3-2). Qui l’eût cru ?

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Gabon - Maroc : 3-2
Buts: P.Aubameyang (77e), D.Cousin (79e) et B.Zita Mbanango (90+7e) pour le Gabon. H.Kharja (24e et 90e) pour le Maroc

Libreville, la nuit : Eric Gerets fixe la pelouse du stade de l’amitié sino-gabonaise (sans rire, c’est le petit nom de l’enceinte d’Angondjé) d’un regard noir d’assassin en quête d’une proie. Tout le Maroc est inquiet, les Lions de l’Atlas jouent leur peau ce soir contre l’hôte gabonais. Il fallait vaincre, rien d’autre. Et ils ne l’ont pas fait. Dans un match, branché sur courant alternatif, ils ont arrêté de jouer après avoir ouvert le score en milieu de première mi-temps. Survoltés après le repos, les Panthères de Gernot Rohr ont arraché la décision au bout du bout du temps additionnel (3-2). Et dans Libreville, au coeur de la nuit noire, Eric Gerets, perdu dans ses pensées, lors du dernier (long) quart d’heure savait déjà. L’élimination, l’opprobre publique, le déshonneur et le départ. Too bad !

Carcela, l’ancienne perle du Standard, et El-Arabi sont alignés d’entrée cette fois avec Hadji en pointe. Boussoufa, Taraabt et Chamakh sont sur le banc. Le Lion de Rekem a changé quatre joueurs en tout dans le line-up des Marocains. Les Panthères de Rohr présentent le même onze, même si Moïse Brou Apanga, le défenseur de Brest, n’est plus blessé. Le public gabonais soutient bruyamment son équipe et la victoire contre le Niger (2-0), lundi dernier, l’incite à l’optimisme. Comme trop souvent depuis le début du tournoi, l’intensité physique et la bataille au milieu prennent le dessus sur la technique et les mouvements collectifs. Trop de trous d’air, de temps morts suivent les rares moments de s’enthousiasmer. Peu d’occasions finalement à part cette frappe en coin de Mickaël Chrétien (13è). Au-dessus. Les occasions de s’emballer se trouvent hors du pré. Eric Gerets braille sur ses joueurs en faisant de grands moulinets avec ses bras (Mourinho syndrome), les spectateurs prennent feu dès que les leurs passent le milieu de terrain et une bonne échauffourée oppose les deux équipes lors que l’arbitre gambien, Bakary Gassama, siffle la mi-temps. Les accrochages se multiplient. Comme si l’essentiel était ailleurs. Pourtant, les Lions de l’Atlas ont pris le score sur une excellente combinaison entre Belhanda et Houssine Kharja, le joueur de la Viola exécutant Ovono d’un tir croisé en plein cœur de la surface (24è). Aubameyang sur une tête à côté (26è) après un centre de Moele et N’Guema, sur une erreur de Lamyagri, le portier de l’Atlas (38è) se procurent deux demi-occasions. Le stade vrombit d’espérance. En vain…

Il rugit de plaisir quand Cousin rentre à la pause. Amrabaat supplée de l’autre côté El-Arabi mais toute l’arène gabonaise s’en carre. Alors que dire quand Aubameyang (qui a sacrifié au rite de la crête sans rien connaître au punkkabestia style) grille Kantari avant de centrer pour Cousin, sur la droite de la surface, qui expédie une frappe plein fer droit sur les gants de Lamyagri. Toute l’amitié sino-gabonaise s’en trouve chamboulée. Gerets cogite sur son banc, il griffonne quelques notes des fois que… Les Marocains sont moins brillants que face à la Tunisie en phase offensive mais ils font preuve de bien plus d’abnégation dans les duels. Les fans des Panthères continuent d’y croire et de pousser, le rythme est souvent frénétique et inévitablement brouillon. Les Lions de l’Atlas reculent de plus en plus. Après un travail de Mouloungui côté gauche et une frappe de Mouele repoussée par le gardien marocain, c’est Aubameyang qui délivre tout un peuple. Après une longue touche mal repoussée, l’attaquant gabonais expédie une volée dans le coin gauche (77è). Libreville entre en transe. L’apocalypse s’abat sur le champion d’Afrique 1976 quand Cousin en pivot sur un centre d’Aubameyang, expédie une frappe au ralenti dans le but marocain. Lamyagri est dans la luzerne. Eric Gerets a quitté son banc depuis un moment et là, il est carrément pensif. Il doit songer à son dernier match avec les Lions de l’Atlas contre le Niger mardi prochain. Le Gabon attendait ça (un quart de finale) depuis 1996 mais la vie est parfois injuste. Sur une ultime marocaine, Hadji frappe dans la surface et Ecuélé-Manga sur la trajectoire repousse de la main. Pénalty. Kharja, le capitaine marocain, marque son troisième but de la CAN. Ouf. Ouf ? Ne jamais jurer de rien puisqu’à cette coupe d’Afrique, on joue de longues minutes de temps additionnel. Sept en l’occurrence et à la 97ème, du coin de la surface, Zita Mbanangoye expédie une merveille de coup-franc dans la lucarne de Lamyagri. L’amitié sino-gabonaise devient hystérique. Le plus beau match de la CAN expédie l’autre pays organisateur en quart de finale pendant que les Lions de l’Atlas préparent leurs bagages. Eric Gerets lui peut penser à son déménagement. Too bad…

Par Rico Rizzitelli
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quel match renversant!!! le Gabon a poussé j'usqu'au bout
gerets peu enlever son jogging Maroc et rejoindre Domenech o pole emploi
Les gabonais ont réagi comme il le fallait en 2ème période, contrairement au Maroc qui a cessé de jouer ...

Maintenant, même s'il a une certaine responsabilité dans l'élimination, du fait de son statut de sélectionneur, Gerets ne doit pas partir, ce serait contre-productif. L'équipe est encore en reconstruction, et j'estime qu'il est le plus à même de le poursuivre ...
@nour
ok avec toi mais nous en France on imagine pas ce ke le peuple su Maroc ressent
il doit resté mais il va avoir une sacré pression on y croyé pour la can la deception est d'autant plus grande
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