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Les liaisons dangereuses de Rafael Márquez

Soupçonné depuis début août par la justice américaine d'avoir apporté un soutien logistique et matériel à un baron de la drogue mexicain, le capitaine d'El Tri a mis sa carrière de footballeur entre parenthèses, en attendant de réussir à laver son nom et sa réputation. Pas une mince affaire, alors que plusieurs éléments de l'enquête semblent pointer du doigt les liens du défenseur avec des leaders de l'underground mexicain.

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Inutile de chercher son nom dans la dernière liste de 23 joueurs dévoilée par le sélectionneur mexicain, Juan Carlos Osorio. La nuit dernière, El Tricolor, déjà qualifiée pour le Mondial russe, est allée affronter le Costa Rica sans pression. Mais avec le sentiment qu'une drôle d'atmosphère plane toujours sur l'équipe nationale. La faute à une absence. Celle de Rafael Márquez. Une légende qui a dû arrêter momentanément de jouer au foot. L'ancien de Monaco, soupçonné de complicité de trafic de drogue, a d'autres priorités en tête : « Je comprends la situation légale à laquelle je suis confronté et je vais d'abord me consacrer à clarifier les faits avec mes avocats.   »

Narcos de Guadalajara


Pour triompher de ce qu'il qualifie lui-même de « plus grand défi de sa carrière   » , Márquez a du pain sur la planche. Début août dernier, la justice américaine annonçait mettre en cause vingt-deux personnes et plus de quarante sociétés mexicaines pour leur implication dans un vaste réseau de trafic de drogue. Parmi elles, Rafael Márquez, qui, à l'image des autres protagonistes incriminés, a vu le Trésor américain geler l'ensemble de ses biens détenus aux États-Unis. Le joueur est notamment ciblé pour sa proximité supposée avec Raúl Flores Hernández, un baron de la drogue qui opère depuis les années 1980 à Guadalajara et ses alentours. Un homme qui a la réputation d'être particulièrement doué pour le blanchiment d'argent. Mike Vigil, ancien cadre de la Drug Enforcement Administration (DEA), le service de police américain chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants, parle ainsi du Tío Hernández comme d'un trafiquant « extraordinairement inventif dans ses stratégies et la façon dont il navigue entre les différents cartels » .


John E. Smith, directeur de l'Office of Foreign Assets Control, un organisme de contrôle financier américain, déclarait par ailleurs à Associated Press qu' « Hernández a opéré durant des décennies grâce à ses connections durables avec d'autres trafics de drogue, mais surtout à ses relations avec des individus et entreprises qui lui ont permis de masquer ses investissements illégaux dans la drogue » . Il est ainsi reproché à Rafael Márquez d'avoir, au moyen de plusieurs de ses entreprises et fondations, participé à blanchir l'argent du trafic d'Hernández. Parmi les neuf sociétés du joueur dans le viseur des autorités, une école de football, au nom du capitaine d'El Tri. Ou encore sa fondation caritative, Futbol y Corazón. Trois des complexes de cette fondation, vouée à la nutrition d'enfants défavorisés, ont ainsi déjà été contraints de fermer leurs portes, victimes de la controverse qui frappe le joueur.

Le mythe Márquez en péril


En parallèle, l'ancien Blaugrana a organisé sa ligne de défense. Il a d'abord verrouillé sa communication, en fermant ses comptes Instagram et Twitter. Avant d'envoyer ses représentants légaux au charbon face à la presse en leur demandant d'appliquer une stratégie assez simple : nier en bloc. « Rafael Márquez ne connaît pas Raúl Flores Hernández, ils ne sont pas partenaires, et n'ont pas d'intérêt commun dans des entreprises  » , expliquait l'avocat du joueur le 14 août dernier. Márquez ne peut en revanche pas nier ses rapports plus directs avec le fils de Flores Hernández, Raúl Flores Castro, un businessman qui a multiplié les donations à l'une de ses fondations : « Oui, il le connaît, mais seulement comme une personne lambda, un homme d'affaires qui vit à Guadalajara. »


Suffisant pour plonger dans la stupeur le football mexicain, qui préfère pour l'instant temporiser en multipliant les messages de soutien plutôt que de s'en prendre à l'un de ses plus iconiques représentants. Le sélectionneur du Mexique, Juan Carlos Osorio, se bornait ainsi à déclarer le 19 août dernier que « Rafael Márquez mérite d'être entendu » avant d'annoncer qu'il allait s'entretenir personnellement avec son capitaine de 38 ans. En attendant, la bataille juridique et médiatique entre le défenseur, ses détracteurs et la justice est sans doute partie pour durer. Mike Vigil, l'ancien boss de la DEA, déclarait ainsi mi-août à Associated Press qu'il lui semblait difficile de croire que Márquez n'avait pas connaissance de la nature des activités associées aux gens qu'il fréquentait, alors que Flores Hernández et ses lieutenants opèrent depuis de longues années. Márquez, lui, avait annoncé en juin dernier avoir comme dernier vœu de disputer le Mondial 2018, avant de probablement prendre sa retraite de joueur. Un ultime objectif qui doit soudainement sembler très lointain au capitaine historique d'El Tricolor.

Par Adrien Candau
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