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Les Leçons Tactiques du Clásico

La dernière fois que le Barça avait été mis autant en difficulté dans un grand match, c’était en avril 2010 et l’Inter de Mourinho et Milito avait battu 3-1 les hommes de Guardiola à Milan. À l’époque aussi, on parlait des errances de la défense blaugrana et « du pire match de Puyol depuis des lustres » . Des victoires à mettre sur le compte des erreurs du Barça ? Ou alors Mourinho a-t-il trouvé une recette que ses hommes ont réussi à appliquer à la lettre ?

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«  Chaque Clásico a sa propre histoire, cela ne sert à rien de parler du passé » , affirmait Tito Vilanova en conférence de presse mardi. Et il ne croyait pas si bien dire. Si les deux compositions de départ étaient bien les deux 11 de gala habituels (sauf Dani Alves et Puyol), ce match a excellé dans son originalité. Pour la première fois de la série des Clásicos post-2008, on a vu le Real évoluer en supériorité numérique durant une période conséquente face au Barça. Pour la seconde fois, après l’aller de la Supercoupe 2011, on a observé un partage de la possession, oscillant entre 51% et 57% à l’avantage de Barcelone. On a également aperçu les trois nouveaux acteurs de la pièce : Modrić, Jordi Alba et Song. Enfin, on a vu un Real Madrid à l’aise avec le ballon : technique, rapide, vif et lucide. Meilleur, quoi. Ce qui n’a pas empêché le Barça de passer à un demi-mètre de la victoire. Explications.

Le Real comme l’Inter

Si Mourinho a trouvé la recette, celle-ci est faite de quatre ingrédients. Le premier est la façon de récupérer le ballon. Dans ce secteur, on a vu Mourinho opter pour des solutions différentes selon les Clásicos, entre le pressing démentiel très haut du match aller de Liga 11-12 et l’absence de pressing du match aller de Coupe de la même saison. Hier soir, les Blancs ont opté pour une solution intermédiaire : un pressing concentré sur certaines zones. Sur les latéraux d’abord, par Di María et Özil, obligeant le Barça à lancer des longs ballons directs sur les côtés de Pedro et Sánchez. Mais surtout une fois que le Barça rentrait dans le troisième quart du terrain. En 2010, Thiago Motta et Cambiasso avaient produit un travail extraordinaire en défendant cette zone à tout prix. Sur une zone réduite, les efforts sont moins coûteux et plus intelligents. Et surtout, le Barça se fait piéger alors que tous ses joueurs se trouvent en phase offensive : c’est le moment où sa défense est la plus vulnérable. Hier, Alonso, Khedira et Özil (toujours lui) s’en chargeaient. La récupération du ballon dans les pieds de Messi avant le but de Cristiano en est un merveilleux exemple. À la demi-heure de jeu, le Barça a perdu déjà 26 ballons, contre 22 pour le Real. Inhabituel.

Le deuxième ingrédient est l’activité énorme d’Higuaín aux avant-postes. Comme Milito il y a deux ans (qui ne pouvait plus marcher dès la 70e), Higuaín répète les appels en profondeur et garde Adriano, Piqué et Mascherano sous pression. Grâce aux ballons d’Alonso (dans le rôle de Cambiasso), Madrid « saute » le pressing barcelonais et maintient une menace constante sur la défense blaugrana. Ces appels si éprouvants sont possibles grâce au troisième ingrédient : l’effort continu du milieu madrilène pour garder le ballon le plus longtemps possible à la récupération. Alonso est toujours aussi précieux, tout comme les bons pieds de Ramos et Pepe. Le quatrième ingrédient est fait des montées des ailiers et des latéraux. En écartant le jeu au maximum, Cristiano, Di María et Marcelo multiplient les dangers et reposent l’avant-centre argentin, comme Eto’o et Pandev en 2010. Leur technique et leur confiance à provoquer le un-contre-un permettent de faire remonter tout le bloc de Mourinho. Madrid aurait pu mener 4-0 à la 40e minute, avec un but annulé et des duels ratés d’Higuaín en moins.

À dix contre onze, comment le Barça fait-il pour jouer son jeu ?

À la mi-temps, Mourinho fait face à un choix très difficile. La première option est de tenter de conserver le même plan d’attaque, quitte à effectuer des changements plus tôt, afin de tuer le match. Le risque est de voir ses troupes se fatiguer, alors que le moindre exploit d’Iniesta ou Messi leur serait fatal. La seconde option est de laisser les Barcelonais garder le ballon, gageant sur la fidélité à leur philosophie, et d’espérer les punir sur contre-attaque. Mourinho choisit d’attendre, et l’emporte. Il avait raison : les contre-attaques n’ont pas manqué (n’est-ce pas, Gonzalo), mais le risque était réel : en deuxième mi-temps, le Barça endort le Real et réussit à jouer son jeu, à dix. Comment ?

À l’expulsion d’Adriano, Tito choisit Montoya pour le remplacer à droite, et enlève Sánchez, qui évoluait jusque-là à l’extrémité droite de l’attaque blaugrana. La ligne de quatre défenseurs est maintenue, mais le Barça perd un joueur offensif. Comment compenser ? En phase défensive, Tito met en place un 4-4-1 classique, avec Messi en attente de bons ballons. En phase offensive, Messi vient prendre sa place en pointe, Pedro change de côté et occupe l’aile droite, et le milieu Busquets-Xavi-Iniesta est conservé. Mais du coup, il manque quelqu’un à gauche, non ? Ici, il faut souligner l’immense performance d’Andrés Iniesta, qui prend alors la responsabilité de jouer à la fois milieu intérieur gauche et ailier gauche. Alors que les débats concernant le Ballon d’or vont s’enflammer d’ici quelques mois, son influence grandit de match en match aux côtés d’un Xavi inconstant (mais énorme à l’aller) et d’un Messi bien moins présent dans le jeu. Ainsi, la pression madrilène ne permettant pas de voir Montoya et Alba monter, c’est Pedro et Iniesta qui se chargent de compenser : l’un à l’aide de courses et d’appels, l’autre à l’aide de vision et de technique. Et cela marche, ou presque. À la fin du match, Tito Vilanova s’est dit fier de voir le Barça lutter pour la possession en infériorité numérique. On ne va le contredire, il s’agit véritablement d’un exploit en soi.


À visiter :

Le site Faute Tactique

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Markus Kaufmann
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