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  2. // 9e journée
  3. // PSG/Marseille (2-1)

Les leçons tactiques de PSG-OM

Alors que la rivalité classique continue à avancer dans l'histoire, son pas boiteux ne peut plus dissimuler le déséquilibre structurel qui lui fait perdre tant de saveur. Aujourd'hui, PSG-OM n'est plus un choc culturel tendu, et les deux clubs ont su se trouver d'autres ennemis. Mais pour ses dernières représentations, il faut reconnaître que le pas boiteux a été régulier : Marseille y croit au début, Paris gagne à la fin.

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Le maillot blanc. Le pressing agressif. Les contre-attaques déterminées. Les traits de Michel. Le cœur de Lassana Diarra. Cette première demi-heure marseillaise avait une certaine allure madrilène. Non pas une aura galactique, mais plutôt des traces de la Furia espagnole des années 1980 et 1990. C'était l'Espagne qui créait beaucoup et finissait toujours par perdre face aux méchants Italiens et Allemands. C'était l'esprit de Juanito, les schémas de Javier Clemente et la verticalité de Luis Enrique. Dimanche, c'était un peu cet Olympique de Marseille capable de jouer avec les idées claires et de pouvoir déchirer la copie brouillonne des Parisiens, le temps d'une vingtaine de minutes. Comme l'an passé avec Bielsa, l'OM a mieux commencé. Comme l'an passé, l'OM a trébuché face au premier obstacle italien, puis face au deuxième, allemand : Ibrahimović déguisé en Tassotti, Trapp en Matthaüs. Le cynisme est-il plus fort que la foi ? Allez demander aux quatre étoiles qui couronnent le maillot de la sélection italienne. Allez demander aussi au palmarès de Raúl et Morientes en sélection. Même si, en réalité, peu importe : le PSG s'est montré plus cynique et a aussi fini par se montrer plus fort. Mais les Parisiens n'étaient pas pressés (et ce n'est pas forcément un défaut).

La furie marseillaise


Si la rivalité connaît une période de déséquilibre, le thème s'est aussi invité dans l'opposition tactique au Parc. La première demi-heure peut être imagée de la sorte : l'OM court sur son attaque, le PSG s'assoit sur sa défense. Difficile de dire quel phénomène est la réaction de l'autre, et peu importe. Mais le manque de créativité de la sortie de balle parisienne couplé au tranchant de la relance marseillaise donne le premier avantage à Marseille. On aurait pu croire que le 4-2-3-1 de Michel allait se retrouver rapidement déséquilibré par la possession de Blanc, mais tout l'inverse se produit. Lors des vingt premières minutes, l'OM se montre plus dangereux et plus ordonné que le PSG : 4 tirs à 1, malgré 40% de possession. En plus de Lass (cf. paragraphe ci-dessous), le grand responsable est Michy, crucial en point d'ancrage hyper mobile (6 tirs, 33 passes, 2 longs ballons sur 2). Au départ, le danger se concrétise sous la forme de frappes lointaines et stériles d'Alessandrini et Cabella, comme Gignac et Payet la saison dernière.


Presque surpris d'arriver si facilement à la surface parisienne, les Marseillais ont la consigne de frapper dès qu'ils le peuvent. La bonne utilisation de Cabella et Barrada dans le troisième quart ouvre le 4-3-3 de Blanc, trop passif sans ballon et trop patient en phase de possession. Les deux offensifs ne font pas seulement le lien avec leurs milieux sur de belles sorties de balle, ils parviennent aussi à porter les attaques blanches. Marseille court sur son attaque : Nkoulou et Rolando ne touchent que 5 et 7 ballons respectivement lors des 20 premières minutes : tout se passe dans le camp parisien et l'OM va droit au but, trop pressé ou trop conscient du manque de temps de domination qu'il lui reste. Mais l'OM n'a pas que l'agressivité de la Furia espagnole. Elle en a aussi la naïveté. Si la sortie de balle de l'action du but de Michy est un cas d'école, la prise de risque et la précipitation à la relance sont telles que la moindre perte de balle devient une occasion parisienne.

Le brouillon gagnant du PSG


En face, le PSG joue sur un faux rythme. Maxwell fait une fausse touche, Ibra perd deux ballons dans les trois premières minutes. Paris dort sur sa défense parce que le ballon somnole entre les pieds de Verratti (21 ballons en 20 minutes) et David Luiz (17 ballons) : Di María et Matuidi touchent seulement 10 ballons dans les 20 premières minutes. Si le PSG construit peu, il se montre surtout vulnérable dès que le rideau Verratti-Motta est piégé dans la transition. Comme souvent, la santé du Parc dépend alors de la lecture du jeu de Thiago Silva ou de la prise de risque de David Luiz. Silva s'avance pour boucher le trou et il faut dire que dans la majorité des situations, cela suffit pour éviter l'infection. Devant, alors qu'il est difficile d'atteindre Di María et Cavani, seul Ibra permet de maintenir un semblant de dialogue avec le milieu. Face aux murmures du Parc qui semblent avoir envie de le voir partir à la retraite, le Suédois reste le pilote des contres parisiens qui s'appuient sur son moteur Aurier à la 12e, puis sur Cavani à la 19e. À la 23e, Zlatan peut déjà ouvrir le score face à un héroïque Mandanda (cet arrêt sur Pastore, sérieusement…). Il terminera finalement le match avec un savoureux doublé à l'italienne. À sa sortie, Cavani n'a jamais réussi à rétablir un semblant de hiérarchie offensive. Une occasion manquée pour l'Uruguayen ?


Le réveil du PSG coïncide finalement avec la multiplication des interventions de Di María. Après avoir touché seulement 10 ballons en 20 minutes, l'Argentin en touche 23 dans les 20 suivantes, dont 3 tirs (2 cadrés). En l'absence de Javier Pastore, il semble évident que c'est à son compatriote argentin de porter l'animation offensive parisienne. Mais la structure de ce 4-3-3 ne s'y prête pas : Di María est bien trop éloigné de Motta pour espérer faire le lien entre élaboration et création. Le constat de Laurent Blanc est lucide : « On n'a pas réussi à mettre notre jeu en place. On n'a pas fait un grand match, mais même sans cela, on a des occasions et on marque des buts. » Peu de jeu, mais beaucoup d'occasions. Suffisant pour en tirer trois points. Reste à savoir si les enseignements seront aussi clairvoyants. Le PSG peut-il vraiment se priver de Pastore sans remplacer l'élaboration du Cordobés ?

Capitaine Diarra


On a cru le revoir au milieu du Camp Nou un soir de demi-finale de Ligue des champions, mais avec plus de responsabilités organisatrices et d'influence au cœur du jeu. Lors des vingt premières minutes du match, les seules minutes vraiment marseillaises, Lass a été ce milieu au degré d'agressivité maximal qui a osé venir mettre en difficulté la paire Motta-Verratti. Lors des vingt suivantes, il a tout fait pour soigner la relance des siens, minimiser les risques de pertes de balle et maintenir la hauteur du bloc. En seconde période, Lass était déjà le dernier élément marseillais à jouer avec l'intensité de la première période. Alors que beaucoup aiment multiplier les comparaisons avec Matuidi, ce qui n'a pas de sens (tactiquement, en tout cas), il faut encore le voir comme un meneur de jeu reculé. Dans le costume du Xabi Alonso de cet OM, celui du numéro 6 sans possession, le Français a alterné construction et destruction avec la sérénité de celui qui n'a pas besoin d'air pour respirer. 47 passes, plus que tous ses coéquipiers (mais deux fois moins que Verratti) et 6 interceptions. L'équilibre du 4-2-3-1 porte son nom : Verratti semblait presque heureux d'avoir enfin un défi en Ligue 1. Finalement, il lui a seulement manqué de la précision sur ses longs ballons (0 sur 4), mais ici les duels aériens gagnés par la défense parisienne ont leur part de responsabilité.

Le cas De Ceglie


De tout temps, le football italien nous a fait croire à une puissance surnaturelle capable de transformer un défenseur aux apparences limitées en gladiateur tactiquement irréprochable. Un défenseur qui ne se montre pas, mais qui ne laisse rien passer. Dimanche soir, malgré son glorieux prénom, Paolo De Ceglie a démystifié le défenseur italien. Si Marseille a finalement payé le prix de deux erreurs, les Parisiens ont multiplié les occasions, et le score aurait pu être bien plus lourd. L'espace entre De Ceglie et Rolando ne s'est jamais refermé, et Paris a attaqué ce côté sans relâche. À droite, Aurier et Di María se sont gavés de 3 passes clés chacun, toutes dans cette zone de non-droit. De Ceglie, lui, a réalisé une performance unique à ce niveau : se montrer décisif sans jouer. À un poste de latéral normalement sollicité, l'ex de la Juve a réalisé seulement 8 passes (pour info, Mandanda en a fait 30, Dja Djé Djé a eu le temps d'en faire 11 en 20 minutes), 0 tacle, 1 dégagement et seulement 62% de passes réussies. Comme si un être invisible n'arrivait pas à se cacher.

Kevin Trapp, des pieds et des mains


Dans un monde en noir et blanc, la boulette de Kevin Trapp contre Bordeaux aurait pu condamner le gardien allemand et faire revenir Salvatore Sirigu dans les cages parisiennes. Dans un monde en noir et blanc, ce penalty de Barrada arrêté avec autorité aurait suffi pour en faire un héros moderne du PSG, loin devant le manque d'influence de son concurrent italien lors des gros rendez-vous. Seulement, le monde est un peu plus nuancé que ça. Dimanche soir, il était bleu, blanc et rouge. Et alors que les titres bruyants alternent entre l'aride sévérité et la pluie d'éloges pour Trapp, certains chiffres silencieux en disent bien plus. Lors des trois dernières saisons, Sirigu avait un taux de passes réussies de 64%, 71%, puis 70% la saison passée. Cette année, Trapp est à 80,5%. Une révolution silencieuse.

Par Markus Kaufmann À visiter :

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Le jeu long de l'allemand est vraiment un délice...
Pastore manque cruellement pour assurer une possession parisienne proactive
El_Tabasseur Niveau : District
Jeux prévisible, public de merde, ibra de merde, record de merde...

Le parc c'était mieux avant, PEDRO MIGUEL, tu gardes toute l'affection des vrais !
bandinidakar Niveau : CFA2
On peut aussi faire plus simple. Quand une équipe décide de presser Paris dès les premiers instants pour les empêcher de relancer proprement, on sait qu'ils ne pourront pas le faire pendant 90 minutes. C'est ce qu'il s'est passé, ça a duré 20 minutes, puis ça s'est calmé. C'est d'ailleurs au moment du temps fort parisien que l'OM a marqué.
Quand les parisiens subissent ce gros pressing de début de match, il faut noter qu'ils continuent malgré tout à repartir de derrière. Il n'y a qu'à voir Trapp et ses relances aux 6 mètres toujours à terre au défenseur le plus proche, et ce malgré la présence des marseillais au marquage. Ce qui, sans une bonne technique implique une prise de risque maximale: un ballon perdu, un mauvais contrôle, une passe mal assurée et l'équipe adverse récupère le ballon dans une zone directement dangereuse. Mais c'est aussi ce qui permet d'user l'équipe qui presse.

On peut également noter que Marseille a beaucoup frappé en dehors de la surface, de loin, dans les gants de Trapp. On peut souligner le plaisir de voir enfin un gardien qui semble vouloir garder les ballons dans ses mains!!!

Je ne sais pas vous, mais moi je trouve l'emballement sur le match de l'OM un peu surfait, comme si ces 20 premières minutes avaient fait tout le match...
bandinidakar Niveau : CFA2
Message posté par El_Tabasseur
Jeux prévisible, public de merde, ibra de merde, record de merde...

Le parc c'était mieux avant, PEDRO MIGUEL, tu gardes toute l'affection des vrais !


On a le droit d'aimer Pedro ET Zlatan ou c'es interdit? Et si on préfère Raï on fait comment?
Message posté par bandinidakar


On a le droit d'aimer Pedro ET Zlatan ou c'es interdit? Et si on préfère Raï on fait comment?


Si on préfère Raï, on écoute radio beur.

Voilà, comme ça c'est fait !


je sors.
gastongaudio Niveau : Loisir
le cul bordé de nouilles, le Zlat.

pourra t il élever son faible niveau de jeu contre les meringues ?

j'ai hate de voir.
El_Tabasseur Niveau : District
Message posté par bandinidakar


On a le droit d'aimer Pedro ET Zlatan ou c'es interdit? Et si on préfère Raï on fait comment?


On a surtout le droit d'arrêter tout ce pataquès autour de ce flambeur d'Ibra
El_Tabasseur Niveau : District
Message posté par bandinidakar


On a le droit d'aimer Pedro ET Zlatan ou c'es interdit? Et si on préfère Raï on fait comment?


On a surtout le droit d'arrêter tout ce pataquès autour de ce flambeur d'Ibra
bandinidakar Niveau : CFA2
Les histoires de pataquès appartiennent aux journaleux. Pour les supporters, c'est beaucoup plus simple...
dizzymusictv Niveau : CFA
Note : 2
C'est la journée de la manif aujourd'hui. A force de le dire, Blanc finira peut être par tomber dessus.

Pastore, pour l'amour du ciel. Il est pas loin d'être le meilleur joueur de cette équipe. Des péno, des buts chanceux, on en aura pas tant que cela lors des grands rendez-vous.

Des joueurs qui perdent 3 ballons sur 4, ça ne pardonnera pas contre le real.

La capacité de marathonien si précieuse en L1 est d'un intérêt très limité contre une équipe qui fait du jeu, à l'instar du barça la saison dernière.

Ces grands matchs se jouent à la justesse technique. Ce dont on a besoin ce sont des faiseurs de différence. Tu risques toujours de perdre, mais au moins tu te laisses une chance.
Quand je regarde le jeu contre le Shaktar ou contre Marseille hier, je tire la sonnette d'alarme, parce que cette équipe a 100% de chance de perdre contre le real ou n'importe quelle autre équipe du top 8.

Pastore est la clé. Il l'était déjà la saison dernière, avant que Blanc ne décide de le flinguer en le mettant sur le banc.

Bordel, ça me fout vraiment vraiment vraiment les boules d'avoir un coach aussi mauvais. Jusqu'à la saison dernière, le mec te sortait Verratti à chaque match. Au point même de créer l'incompréhension chez l'adversaire barcelonais en le sortant alors qu'il était le meilleur joueur de l'équipe.

Faut faire tourner, donner du temps de jeu à tout le monde, ou ce que tu veux, mais Pastore doit être le quatrième joueur sur chaque la feuille de match après le gardien, Verratti et Motta.
PhoenixLite Niveau : Loisir
Message posté par El_Tabasseur


On a surtout le droit d'arrêter tout ce pataquès autour de ce flambeur d'Ibra

T'as conscience qu'au final y a que toi qui fait un pataquès, là ?
Greenbashing Niveau : District
J'ai pas souvenir de cette surabondance de stats dans les analyses de Markus...
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Note : 2
Quel cran, quel calme, quelle sérénité digne des plus grands pour tirer ces trois penaltys, la même que celle de Raï en 1/4 de finale de coupe des coupes contre le Parme de Hristo où il a du en tirer deux pour nous qualifier en demi finale.
Zlatan t'es un maître !
Bitedamarage Niveau : CFA
Marseille était motivé, Diarra était en mode all star, et Zlatan comme Motta n'avaient pas du tout envie de courir ni de se faire mal sur ce match, je pense qu'ils ne voulaient pas être courbaturés aujourd'hui vu leur investissement. Donc du coup ça a équilibré les débats !
Cavani sur un côté c'est toujours compliqué pour créer offensivement. Il peut mettre des buts à ce poste, mais en aucun cas jouer le rôle d'un milieu offensif - ailier.

Bref partant de là je tirerai pas des masses de conclusions sur ce match, ni d'un côté, ni de l'autre.
C'est un truc de dingue que LB reste aveugle à ce point!
D'autant que Ibra / Matuidi sont plus que contestables à leur poste mais jamais LB ne prendra le risque de froisser le leader de vestiaire / la coqueluche des médias.
Il y a plus qu'à espérer la blessure de Zlatan avant les quarts de LdC.
C'est un truc de dingue que LB reste aveugle à ce point!
D'autant que Ibra / Matuidi sont plus que contestables à leur poste mais jamais LB ne prendra le risque de froisser le leader de vestiaire / la coqueluche des médias.
Il y a plus qu'à espérer la blessure de Zlatan avant les quarts de LdC.
PhoenixLite Niveau : Loisir
Si, y a quelques enseignements à mon goût.

1. Aurier a des difficultés dans le replacement et se fait aspirer vers l'axe assez facilement. Je l'avais déjà noter lors du dernier match, ca s'est confirmé hier. A travailler pour lui impérativement, parce que Ronaldo c'est légèrement plus fort que Barrada.
2. Verratti est physiquement et/ou mentalement pas au top et n'a clairement pas sa vista de l'an passé.
3. Matuidi est redescendu de son nuage, et ça pose problème. Car en plus de ne pas participer au jeu, il ne se projette plus efficacement (ce qui fait sa grande force quand il est en forme).
4. Maxwell joue en chausson, mais je pense aps que ce soit par choix. Pas sur qu'il soit physiquement capable de hausser son intensité et son niveau quand ce sera nécessaire. Même s'il est toujours propre, il est bcp moins dynamique et actif qu'auparavant.
5. Cavani est une énigme. Capable de gestes de qualité puis d'enchaîner 4 contrôles sans pressing direct en touche.
luxe, calme et volupté Niveau : National
 //  14:28  //  Amoureux de la VPS
Note : 1
J'ai un souci avec les consignes que Cavani reçoit de Blanc.

Je ne comprends pas que quand Paris a la possession, Cavani décroche autant pour participer à la circulation du ballon.
Ca casse complètement la fluidité du jeu, c'est pas son truc.
Qu'il laisse des forces dans la récupération, soit, il le fait très bien.
Mais qu'il en laisse aussi quand Paris a le ballon, et ce, pour pas grand chose, tout le monde fait ça mieux que lui, c'est dommage.
Il ferait mieux d'utiliser la largeur dans ses déplacements pour fuir le marquage que de décrocher autant, non ? Et être une solution de tous les instants pour un appel dans le dos des défenseurs.
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