1. //
  2. // Quarts
  3. // PSG-Manchester City (2-2)

Les leçons tactiques de PSG-Manchester City

Après une prestation inconstante et inégale au Parc, le PSG de Blanc se retrouve dans une situation paradoxale à la veille du match le plus important de sa saison. Côté rêve éveillé, les Parisiens peuvent sereinement envisager le retour au vu du nombre d’occasions créées sans briller. Côté cauchemar amer, Paris a encaissé deux buts à domicile et laissé passer l’immense opportunité de s’envoler à Manchester avec une assurance tous risques. De toute façon, les deux points de vue s’accordent sur le plus important : le PSG n’a pas convaincu dans le jeu. Ni devant, ni derrière, et surtout pas au milieu.

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Le désordre David Luiz


Le Parc des soirées européennes nous avait habitués à un football sophistiqué, charmeur et élitiste. Un football très parisien, finalement. Hier soir, pourtant, ce même Parc des Princes a plutôt été le théâtre d’un vulgaire spectacle, de quelques glissades ridicules et autres bouffonneries grotesques. À ce stade de la compétition, chaque ballon qui s’approche de la surface devrait être une menace de crise cardiaque. Hier soir, les deux équipes ont vite mis de côté l’excellence et la tension qui va avec. Dans ce contexte, s’il fallait choisir un visage pour habiller cette prestation, l’effectif du Paris Saint-Germain ferait un beau casting. Matuidi ? Rabiot ? Motta ? Di María ? Mais toutes ces candidatures, plus ou moins justifiées, ne font pas le poids face à l’énigme David Luiz. Un joueur qui côtoie l’élite du football européen depuis déjà près de huit saisons, mais que personne n’arrive à cerner. Un défenseur héros-zéro qui brouille les pistes des pieds à la tête, de ses relances décontractées à ses anticipations guerrières.


Hier soir, cette énigme ambulante n’a pas trahi sa réputation. Comme le PSG, David Luiz a commis des erreurs. Sur le premier ballon du match, aux abords de la surface parisienne, le contrôle d’Agüero est joliment orienté et le corps du Brésilien est déjà dépassé. Carton jaune, suspendu pour le retour. Sur le premier but, David Luiz est pris entre l’envie d’anticiper Fernandinho et le devoir de couvrir De Bruyne. Une glissade plus tard, il ne fera ni l’un ni l’autre. Mais le Brésilien a aussi affiché un autre visage. Dix minutes après ce jaune pénalisant, c’est lui qui ira chercher les pieds de Sagna pour provoquer le penalty parisien. Surtout, il empêchera le Kun de dominer la profondeur du Parc à l’aide de quelques sauvetages imposants. En temps normal, le PSG de Blanc préfère ressembler à Verratti et se faire juger sur son niveau de fidélité à sa « philosophie de jeu » . Mais hier soir, le PSG a bien plus ressemblé à David Luiz. Énigmatique, faussement à l’aise, mais pas vraiment en difficulté. Et difficile à cerner.

Les blocs déconnectés de City


Sur le papier, Blanc fait des changements : revoilà Cavani à la place de Lucas et Aurier à la place de Marquinhos. Verratti et Pastore dramatiquement absents, c’est Rabiot qui vient se situer entre Motta et Matuidi. Côté Pellegrini, le Chilien dessine un 4-2-3-1 orphelin de Yaya Touré et Vincent Kompany, sa grand-voile et son skipper. Le bloc mancunien est construit de quatre blocs qui manquent de lien : le quatuor défensif presque 100% français, la paire de milieux brésiliens, Jesús Navas en ailier droit à l’ancienne avec un script tactique précis, et enfin le triangle flexible Silva-De Bruyne-Kun Agüero. La performance des Anglais ne livrera pas de surprises, si ce n’est un esprit de combativité typiquement british, malgré la présence d’un seul Britannique dans le onze. Surtout, City aura donné l’impression d’assumer parfaitement son football à réaction. Les hommes de Pellegrini se sont emparés du ballon quand le PSG n’avait pas les idées assez claires pour savoir l’utiliser, c’est-à-dire en tout début de match : à la 10e minute, les Citizens ont plus de 60% de possession. Puis ils subiront avec discipline la possession parisienne, se plaçant dans un 4-4-2 ordonné et sacrifiant ainsi les jambes de David Silva sur l’aile gauche. Si le schéma a peu évolué, on peut noter que la variété des armes de City a été réduit au fur et à mesure du match, ce qui révèle une vraie impuissance.


Schématiquement, les Anglais ont commencé avec le ballon, mais la paire Fernandinho-Fernando a vite abandonné toute tentative d’occupation du camp parisien, à la suite du penalty non sifflé de Matuidi. Pellegrini s’est ensuite reposé sur un City que l’on connaît mieux, porté par la fantaisie du trio Silva-Kun-De Bruyne, capables à eux trois d’accélérer, de conserver, de faire tourner et même de marquer, à l’aide de l’apport vertical de Fernandinho. Mais ces courses se sont épuisées : le ballon aura passé plus de temps dans les pieds des latéraux et de Fernando que dans ceux de De Bruyne, Silva et Agüero. Alors, la seconde période aura vu les Citizens répéter sans cesse le même circuit : une tentative de jeu long vers Agüero, une tentative d’exploit créatif pour Silva, ou alors Jesús Navas. Postionné en winger de la veille école, l’Espagnol a lu sa partition avec brio : disponible le plus près possible de la touche, il lui a suffi de quelques accélérations sans fioriture pour mettre le ballon dans la surface parisienne. Et amener le second but. À Manchester, ces options seraient toutes embellies par l’éventuel retour de Yaya Touré.

L’anarchie parisienne


En relisant le film du match scène par scène, l’inégalité de la prestation parisienne saute encore plus aux yeux que par la simple énumération des épisodes. Le tableau initial est influencé par la première action de la rencontre : le carton de David Luiz et le coup franc qui suit feront peser une ombre gênante sur l’entame de match parisienne. Alors que City installe une possession importante, le PSG manque ses transitions rapides, et les Anglais font croire à un projet de jeu qui inclut le contrôle du ballon. Mais à la 7e minute, alors que les Citizens occupent le camp parisien sans conviction, Cavani lance Matuidi vers un penalty non sifflé. À partir de là, City reculera, et Paris entrera enfin dans son match. À la minute suivante, une possession française vient enfin visiter les deux ailes. Deux minutes plus tard, une belle manœuvre de Rabiot et Motta infiltre enfin l’axe pour atteindre Ibra sans que le Suédois ait à créer le décalage. Paris s’est retrouvé, obtient un penalty, puis se crée des occasions. L’ordre semble rétabli. Mais ces initiatives – possession collective, passe éclair de Motta, les bons appels d’Aurier et Maxwell – sont vite plombées par un milieu désordonné et anarchique.
Le PSG de Blanc sans Marco Verratti n’est plus la même équipe. C’est un fait avéré et supporté par les performances des Parisiens depuis quelques semaines. Mais cette prestation du milieu parisien nous fait croire à un diagnostic encore plus grave : le PSG de Blanc sans Verratti pourrait ne pas être une équipe tout court. Lorsque le projet parisien gravite autour des courtes pattes de l’Italien, il gagne tout d’abord de la réflexion grâce à la maturité de Verratti. Une fois la passe de Silva arrivée aux pieds de l’Italien, la philosophie collective du PSG dépend entièrement du jugement de Saint-Marco. Lorsqu’il ralentit, l’équipe ralentit. Lorsqu’il accélère, elle suit. D’une part, ce rôle a disparu avec le milieu Motta-Rabiot-Matuidi : Verratti n’est pas remplacé. Lors de la dernière rencontre pleine de C1 de Verratti, au Bernabéu, la distribution des ballons touchés avait été la suivante : 149 Motta, 115 Verratti (en 79 minutes, retour de blessure), 76 Matuidi. Hier soir, la distribution était la suivante : 130 ballons touchés pour Motta, 74 pour Matuidi et Rabiot, 71 pour Di María, 70 pour Ibra. D’autre part, Motta et Matuidi perdent leurs conditions idéales pour briller. Motta a besoin de dialoguer en permanence au milieu pour pouvoir mieux surgir de l’ombre et distiller l’une de ses passes éclair. Pour cela, il lui faut une possession permanente, laisser passer des appels et avoir le choix. Matuidi, lui, a besoin d’une structure pour pouvoir laisser parler librement ses courses. Mais le tandem Motta-Rabiot n’apporte ni dialogue ni structure.

Ibrahimović, roi sans couronne


Si le PSG récupèrera rapidement le ballon – 58% de possession à la 20e minute –, il ne mettra pas pour autant le pied sur le contrôle du jeu. À l’aide de l’activité de Di María à Stamford Bridge – 118 ballons touchés ! – ce diagnostic pessimiste sur le milieu parisien n’a jamais conduit à un changement majeur. Hier soir, l’Argentin est apparu pour la première fois à la 46e minute et n’est jamais parvenu à utiliser sa créativité au service du contrôle du jeu. À partir de la 10e minute, seul Ibrahimović sera parvenu à se proposer en pôle créateur constant. Les meilleurs moments parisiens de la première période sont d’ailleurs marqués par l’omniprésence du Suédois, replacé par nécessité en playmaker de 95 kilos. Seul Ibra semble alors capable de faire accélérer cette équipe, mais aussi de lui donner du contrôle. Cavani se montre utile et productif dans le combat du milieu qu’invite le nombre ahurissant de pertes de balle, mais il ne propose pas du jeu. Ibra, lui, se montre très fin techniquement, bien plus qu’à Stamford Bridge, par exemple, plus mobile et plus inspiré. Mais moins efficace devant le but.


Dans les deux cas, avec l’excès de participation de Di María ou d’Ibra (ou de Pastore la saison dernière), force est de constater que sans Verratti, le milieu parisien ne suffit plus jamais pour que le PSG développe un football ordonné. Et cela nous mène à des questions sur la stratégie parisienne : pourquoi ne pas avoir recruté un milieu supplémentaire au profil de toque de Verratti ? Pourquoi remplacer l’Italien par Rabiot sans adapter le reste de la structure ? Très loin à Santiago, David Pizarro s’est peut-être dit qu’il aurait pu rendre quelques services aux Parisiens hier soir. Sans parler de Borja Valero. Parce qu’une telle dépendance – il ne s’agit pas d’un joueur qui fait la différence, mais d’un joueur qui détient les codes du projet de jeu – n’est pas dangereuse, elle est suicidaire. Finalement, les 25 premières minutes de la seconde période seront les plus intéressantes pour Paris et feront alors croire à une lente montée en puissance, voire une pluie de buts. Paris mène alors 2-1, jouit de 70% de possession, a déjà tiré 15 fois et domine outrageusement City techniquement : 89% de passes réussies contre 73%. Mais cette domination sera gâchée par une erreur défensive de trop. Et dans le dernier quart d’heure, les hommes de Blanc ne trouveront jamais le jus et la lucidité pour retrouver patience et vitesse.

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Dans cet article

Voir tous ses spectateurs du psg se gausser d'avoir tiré man city c'était quand même incroyable. Ils disaient pour la plupart que cette équipe de city était trop faible, que le psg était un cran au dessus. Malheureusement ca ne s'est pas vu tant que ca hier soir. Certes le psg a battu le pire Chelsea de ces dernières années mais quand tu ne sais pas battre le pire city de ces dernières années tu dois te remettre en question. Le psg est un club prétentieux et suffisant, ils pensent qu'après 4 ans d'arab money ils sont obligés de gagner cette c1. Hélas c'est beaucoup beaucoup plus compliqué que ca.
Frenchies Niveau : CFA
c'est marrant, le dicton veut que les absents ont toujours tord ...

mais en l'occurrence, manière de se voiler la face
l'absent est la clef du problème
et les gars qui ont joués au foot hier sont rien sans lui.

maaaaa foi

verratti c'est quand même pas xavi les gars
il est très technique (conservation)
fait les bons choix (mais pas systématiquement vers l'avant, faut pas déconner)
bref il mérite d'être "un rouage" de ce qui se fait de mieux en terme de jeu collectif (barca/bayern)

mais la piètre performance individuel de la moitié de l'équipe hier, n'a pas pour principale raison, son absence.
Sauf que le problème principal, comme dit très justement dans cet article, n'était ni en défense ni en attaque mais au milieu. La défense a été mise en danger majoritairement sur des pertes de balles stupides au milieu ; bon nombre d'attaques ont été gachées pour les mêmes raisons.

Dans ces conditions, je ne comprends pas que le choix de replacer Di maria au milieu, et d'apporter la vitesse d'un Lucas en attaque n'ait pas été validée plus rapidement par un Laurent Blanc que j'ai trouvé particulièrement dépassé (et je ne parle même pas ici du choix qui aurait pu s'avérer désastreux de ne pas remplacer un Luiz boitant bas en fin de match, alors qu'il restait un changement et que Marquinhos s'échauffait depuis 20 minutes).

Je trouve que Laurent Blanc a fait un beau boulot sur l'organisation du jeu, sur la philosophie, sur le plan A en quelque sorte ; par contre, il a une réelle incapacité à casser ce schéma lorsque les circonstances l'exigent, à faire basculer son équipe sur un plan B, à influer sur les évènements. A constater qu'un Matuidi est, sur ce match, à côté de ses pompes et qu'il pénalise attaque et défense. A sentir les choses également, comme la fatigue visible d'Aurier. A sa décharge, Verratti et Pastore blessés, ça limite le tableau, mais on a déjà eu l'occasion de voir que même avec un effectif complet ces défauts de coaching étaient flagrants.
pedrolito19 Niveau : CFA2
Je ne vois pas pourquoi il faudrait espérer que City défonce Paris dans le sens ou cette équipe n'a finalement pas proposé grand chose non plus.
Ca fait quand même quelques semaines / mois que Paris joue à la baballe avec son trio au milieu de terrain plus que défensif. Et sachant que Cavani n'est pas ailier et Lucas toujours en train de se cherche une pseudo culture tactique, le jeu du PSG se résume aux éclairs de certains joueurs dont Zlatan ou Di Maria. Il suffit que l'un des deux ne soient pas au top et c'est quand même très brouillon.
J'espère vraiment que Di Maria va reculer au match retour pour proposer quelque chose de plus intéressant au milieu, à l'image de sa dernière saison avec le Real. Marquinhos aura une opportnité en or de prouver qu'il peut etre plus qu'un remplacant dans cette équipe.
De toute facon ca va faire bientot près de 4 ans qu'on a pas d'ailier gauche efficace. Pocho il était drole, Cavani pas à son poste, ca sent le prochain chantier cet été. Cette équipe peut se qualifier au retour, surtout si City n'élève pas son niveau.
Il n'y a pas de leçons tactiques à tirer de ce match. Je l'avais dit que paris était en plein relachement depuis leur titre et jouait un peu avec suffisance ces derniers temps.
Alors quand zlatan est efficace ça passe mais il peut pas tout le temps couvrir les lacunes de ses coéquipiers.
Il faut aussi comprendre que city n'a plus que la ldc à jouer donc il vont pas laisser passer la moindre occasion.
Bayer Leverkusec Niveau : DHR
Les confirmations du match:
- David Luiz est un 6, pas un arrière central
- Lolo White n'est vraiment pas au top sur sa capacité d'adaptation tactique
- Le milieu parisien est bien faiblard sans le hibou
- Véro va demander une rallonge pour le fiston

Pour le reste, il ne faut pas tout jeter et surtout remercier les jaunes pris: avec le Marqui derrière et Di Maria reculé au retour, il y a de quoi espérer une meilleure assise défensive globale (que ce soit dans la récupération, mais surtout dans la relance) qui pourrait libérer la créativité offensive. Par contre, City a 1 semaine pour se préparer à ça et les alternatives parisiennes sont pas bien épaisses si jamais ils le font bien.
Payetazo>>>ElFiasco Niveau : CFA2
La leçon de ce match, c'est qu'entre la réalité et la fiction, il y a un monde d'écart.


Big up à celui qui s'est pris un petit pont de Matuidi, j'espère que t'as bien été payé gros

https://twitter.com/MATUIDIBlaise/statu … 0031816704

https://twitter.com/AC_aurelien/status/ … 6721368066

" A nous d'inspirer la prochaine génération de coureurs de 1500 mètres "
Motta sans Verratti, Pirlo sans Pogba, Xavi sans Busquets...
Message posté par Lana Del Reyy
Je déteste Paris mais quand même Verratti est l'un des mecs les plus bandants du foot actuel et je pense qu'il est bien plus qu'un rouage dans le jeu du PSG. La perte de balle qui amène le premier but elle intervient jamais avec Verratti, jamais. C'est un accélérateur de particule, sans lui impossible de lancer des contres-attaques, sans compter que tactiquement il est très très fort et hier ça s'est bien vu que c'était le bordel au milieu côté PSG que ce soit en phase défensive ou offensive.


Je dirais même que verratti et ibra voire silva(mais problème de mental) sont les seuls joueurs de classe mondiale du psg, les autres sont survendus par la presse française.
Message posté par o'manou
Motta sans Verratti, Pirlo sans Pogba, Xavi sans Busquets...


Pogba et xavi s'en sortent très bien sans pirlo et busquets. Xavi jouait au barça et était déjà très performant avant busquets.
Je ne suis pas convaincu par la prestation de Matuidi non plus, mais je trouve que beaucoup de gens oublient ces bonnes performances sur d'autres matchs en Ligue des Champions.
S'il n'a pas été bon, c'est aussi parce que les appels étaient inexistants et le bloc de City globalement bien organisé au milieu.

Fernandinho est souvent sorti au pressing devant l'absence de vitesse dans la remontée de balle des joueurs parisiens.

Et il ne faut pas occulter que City, bien que moribond en championnat et heureux au tirage en 1/8ème possède un groupe étoffé et des joueurs offensifs très intéressants.

Le retour s'annonce vraiment intéressant avec un défi à relever pour le PSG sans David Luiz, Verratti, Pastore et Matuidi. Du côté de City, Yaya Touré devrait être de retour.
Mais je vois le PSG gagner à l'arrachée à l'Etihad.

Mais ce rappel à l'ordre d'hier soir prouve encore une fois qu'en 1/4 de CL tout est possible (tout est imaginable, c'est le jeu de la vie). Y'a qu'à voir Wolfsburg...
Bitedamarage Niveau : CFA
Ya un constat désormais évident, que l'on voyait se profiler depuis quelques temps, c'est que sans Verratti le PSG n'a pas les joueurs pour jouer la possession de façon classique. Motta est sur la pente descendante, il garde sa vista et sa qualité de passe mais est de moins en moins mobile. Matuidi malgré toute sa bonne volonté a de grosse carrences techniques (hier c'était parfois gênant comme sur le centre qu'il aurait dû mettre raz de terre et qu'il envoi dans les nuages) et un placement trop imprévisible. Le plus au niveau est finalement Rabiot, mais il a un style de projection proche de celui de Matuidi ce qui peut parfois faire doublon.

Du coup le rouage essentiel qu'est le milieu de terrain du PSG, qui lui premet d'avoir la possession et de gérer le tempo, n'est plus vraiment un point fort. Ils devraient à la limite tenter un jeu plus direct mais ils ne semblent pas avoir de plan B par rapport à leur style de possession.

J'espère sincèrement que Paris va passer mais jai moyennement confiance car hier on n'avait pas un grand City et Paris a semblé parfois démuni. A l'extérieur, sans Verratti, se sera chaud même s'ils ont leurs chances. C'est également à Blanc d'adapter le style de l'équipe aux joueurs à sa disposition.

Ps : Frenchie faut arrêter de tout ramener au Barça, mais il me semble qu'à âge égale Verratti > Xavi. Après à 22 ans il n'est évidemment pas le monstre sacré au palmarès de fou qu'est Xavi, mais je ne vois pas l'intérêt de comparer une pépite de 22 ans à un type qui a fini sa carrière.
Cepseudonymeestdéjàpris Niveau : Loisir
C'était vraiment un match de clowns.
Les buts gags attestent ce constat.

Paris est toujours trop fébrile et ne sait pas tuer les matchs en LdC (putain de poteaux pas carrés quand même).
City, c'était le néant footballistique hier soir.

Ca pourrait donner un bon match au retour, peut-être qu'au pied du mur ces deux équipes vont considérer l'option de jouer au foot.
Cepseudonymeestdéjàpris Niveau : Loisir
Message posté par MetekoO
Le retour s'annonce vraiment intéressant avec un défi à relever pour le PSG sans David Luiz, Verratti, Pastore et Matuidi. Du côté de City, Yaya Touré devrait être de retour.
Mais je vois le PSG gagner à l'arrachée à l'Etihad.

Mais ce rappel à l'ordre d'hier soir prouve encore une fois qu'en 1/4 de CL tout est possible (tout est imaginable, c'est le jeu de la vie). Y'a qu'à voir Wolfsburg...


C'est possible. A condition qu'une fois de plus Paris ne se tétanise pas face à l'enjeu.
En jouant libérés, ils peuvent marcher sur cette équipe bancale. Mais on aura besoin d'un grand Trapp.

C'est vrai qu'il faut remercier Zidane et le Real, qui ont brillamment remportés le bide d'or de la soirée.
josip-illicite Niveau : DHR
Merci de calmer un peu l'acharnement dont le Z fait l'objet.

D'accord, il est criticable, surtout pour son occasion loupée face à Hart. Pour son penalty aussi, m'enfin c'est jamais que son deuxième loupé avec le PSG, fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre. Effectivement, c'est con que ça arrive face à City, mais ce sont des choses qui arrivent.

A part ça, on pourra parler de chance, de tout ce que vous voudrez, toujours est il qu'il permet au PSG, avec son but, de se remettre de l'ouverture du score. Ce qui était absolument vital.
C'est, quoiqu'on en dise, ce qui s'appelle être décisif.

Pour ce qui est de sa participation au jeu, j'ai franchement trouvé qu'elle était bonne.
Il a joué sobrement, efficacement, il a réellement orienté le jeu du PSG (beaucoup de passes courtes qui dirigent le jeu vers le coté libre de tout marquage citizen, chose que devraient en permanence faire les milieux de cette équipe, mais qu'ils n'ont juste jamais fait), tout en faisant un repli défensif plutôt intéressant.

Bref, on peut (doit) le blâmer pour cette grosse occasion foirée, voire pour le penalty, mais pour le reste il est pas loin d'avoir été irréprochable, et même précieux.

Sinon, j'ai rien contre lui mais Matuidi est pas loin d'avoir été ridicule.
On en parle pas énormément, mais son centre totalement foiré en fin de 1ère MT coute un but au PSG, ni plus ni moins. Ses interventions étaient excessives et quasi jamais prolifiques, beaucoup de pertes de balle, placement bien trop haut, bref, il a montré des limites criantes sur ce match.
Rabiot a été irrégulier au cours de ce match, mais globalement (sans parler de son but), je pense qu'il faut saluer sa performance. Il a bien rempli son rôle de travailleur du milieu, et quand on sait qu'il n'a que 21 ans, on ne peut qu'être impressionné. Je suis pas fan de ce mec, mais il a un grand avenir. Il a probablement pas le talent d'un Iniesta, mais le type comprend parfaitement son rôle de box-to-box.
Motta, quant à lui, s'est trouvé bien seul avec Matuidi à ses cotés. Je pense qu'il est globalement correct, surtout compte tenu du contexte.
Concernant ADM, je sais pas si c'est son positionnement, ou juste un jour sans, mais il a trop peu pesé sur le jeu. J'ai eu l'impression de voir Cavani: un mec qui n'est pas à sa place, ne sait pas avoir de l'influence sur le jeu, mais a au moins le mérite de bien bosser et d'être efficace sur le peu qu'il fait.
Problème; ADM est censé être le facteur X de cette équipe, l'accélérateur de particule qui fait la différence.
A mon sens, c'est son absence qui a couté le plus cher au PSG.
Je cherche pas à le tailler, je pense d'ailleurs qu'il vaut mieux que ce qu'il a montré hier, et ce quelle que soit l'adversité, mais il faut dire ce qui est.
Message posté par brendao
Voir tous ses spectateurs du psg se gausser d'avoir tiré man city c'était quand même incroyable. Ils disaient pour la plupart que cette équipe de city était trop faible, que le psg était un cran au dessus. Malheureusement ca ne s'est pas vu tant que ca hier soir. Certes le psg a battu le pire Chelsea de ces dernières années mais quand tu ne sais pas battre le pire city de ces dernières années tu dois te remettre en question. Le psg est un club prétentieux et suffisant, ils pensent qu'après 4 ans d'arab money ils sont obligés de gagner cette c1. Hélas c'est beaucoup beaucoup plus compliqué que ca.


Moi ce qui me fait rire c'est tous les mecs qui aujourd'hui nous sortent que City est supérieur à Paris.
La seule raison du raté d'hier soir s'explique par la faillite de plusieurs cadres du PSG. Et cette faillite n'a pas du tout était provoquée par les joueurs de Manchester City, mais bien par la nullité de ceux de Paris.

En résumé on a vu un City à son niveau contre un Paris bien en deçà du sien.
Cepseudonymeestdéjàpris Niveau : Loisir
Message posté par Bitedamarage
Du coup le rouage essentiel qu'est le milieu de terrain du PSG, qui lui premet d'avoir la possession et de gérer le tempo, n'est plus vraiment un point fort. Ils devraient à la limite tenter un jeu plus direct mais ils ne semblent pas avoir de plan B par rapport à leur style de possession.


C'était assez flagrant hier.
On s'est entêté plusieurs fois à faire tourner le ballon alors qu'on était beaucoup plus dangereux quand on jouait vers l'avant et que nos ailiers allaient aux duels.
Et Blanc doit acter la baisse de forme de Motta. Certes il n'a pas de remplaçant mais il doit recevoir des consignes pour jouer de façon plus directe et limiter les passes dangereuses quand elles ne créent aucun décalage.
Le match retour se jouera avec deux milieux defensifs, Blaise sera enfin la ou est sa place à savoir loin des titulaires, Di Maria dans l'axe et Cavani Ibra Lucas devant. On va les briser sur les côtés au retour. Y'aura 1-3 pour le PSG, qui a sorti tous ses gros matchs de LDC cette saison a l'extérieur. Vous verrez.
Je suis d'accord avec ce qui a été dit par certains plus hauts, quelle que soit la tactique choisie, quand on accumule ce nombre d'erreurs individuelles on ne peut rien espérer. Je ne pense pas qu'on puisse tirer de grands enseignements de ce match en termes tactiques, si ce n'est cette faiblesse de Paris en phase de possession basse, au niveau du milieu de terrain. City a utilisé la même tactique que Chelsea, un pressing au niveau de la ligne médiane et une projection rapide. Simplement, contrairement au match contre Chelsea, là on a été mauvais. Et qu'on ne vienne pas me dire que City est meilleur que Chelsea, c'est objectivement faux sur l'année 2016. C'est juste qu'à peu près tous nos joueurs, hormis Thiago Silva et Maxwell, ont déjoué.

Au final si on avait pas autant de joueurs blessés/suspendus je ne serais pas si inquiet que ça pour le match retour. Ce match est un des pires joués par le PSG cette saison, alors que City sont nuls en défense de façon permanente cette saison.

Et puis pour finir, sur la Verratti-dépendence, c'est vrai mais ça fait un moment qu'on le sait. On sait très bien que les phases de circulation de jeu des latéraux aux milieux sont plus dangereuses parce que Motta, Rabiot et Matuidi tiennent moins bien le ballon et, pour les deux derniers, sont moins intelligents dans leur placement. La leçon c'est de ne pas en abuser et de transmettre devant plus rapidement, même si on doit avoir moins de possession. Parce qu'en définitive, on est rarement autant en danger que quand on a le ballon sur ces phases de jeu.
Message posté par Cepseudonymeestdéjàpris
C'est possible. A condition qu'une fois de plus Paris ne se tétanise pas face à l'enjeu.
En jouant libérés, ils peuvent marcher sur cette équipe bancale. Mais on aura besoin d'un grand Trapp.

C'est vrai qu'il faut remercier Zidane et le Real, qui ont brillamment remportés le bide d'or de la soirée.


Ils peuvent marcher sur cette défense comme ils veulent c'est une évidence. Sagna et Clichy, c'est très léger et cette défense Otamendi/Mangala fait un peu flipper.

Après je trouve et ce n'est que mon avis qu'à partir du milieu, City a une certaine consistance et une certaine aisance à sortir les ballons. En témoigne les deux buts sur des contres, mais aussi cette occase pour D. Silva en 1ère de la tête. S'il joue la carte plus offensive, Pellegrini aura de la ressource avec Bony et éventuellement Ihenacho en pointe.

Mais je vois Paris se qualifier en livrant bataille, sans bien jouer mais avec les nerfs.

Pour le Real, quand tu vois le résumé, t'as envie de pleurer. Mais tous les ans il y a une équipe un peu "surprise" dans le dernier carré. La confrontation n'est pas terminée, mais je vois pas le Real se qualifier.
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Younousse, c’est le goût
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