1. //
  2. // 8es
  3. // PSG-Chelsea (2-1)

Les leçons tactiques de PSG-Chelsea

Dopés par le retour de la tendresse coquine des pieds de Verratti, les Parisiens se sont imposés à la maison et aborderont la bataille de Stamford Bridge avec un léger avantage. En face, la solidarité défensive de Chelsea a laissé voir le visage d’une équipe consciente de ses limites, sans oublier de dévoiler ce sourire malicieux qui sait que tout est possible quand on est à la fois le pauvre 12e de Premier League et le riche champion d’Angleterre en titre.

Modififié
555 83
S’il fallait ordonner ces huitièmes de finale, la place de ce PSG-Chelsea serait toute trouvée dans la dramaturgie footballistique des années 2010. Barça-Arsenal est l’histoire de deux philosophies similaires et d’un ballon qui a semble-t-il choisi son camp. Derrière le duel Spalletti-Zidane, ce Real Madrid-Roma pourrait furtivement prendre une place intéressante au cœur de la rivalité italo-espagnole. L’affiche Bayern-Juve est attirante par son poids historique, ses airs aristocratiques et sa richesse tactique. Et enfin, PSG-Chelsea s’impose à l’Europe comme une bataille tendue et équilibrée. Tendue parce que la confrontation s’est transformée en classique européen des années 2010. Équilibrée parce que chaque saison à ce stade de la compétition les deux équipes semblent aimer s’aligner sur le niveau de leur adversaire, peu importe sa forme du moment. Et enfin bataille parce que du sang a coulé, des têtes ont volé et après deux manches en parfaite égalité, la belle a sonné.

Premier quart d’heure modèle


En 2014, le PSG affrontait un Chelsea en pleine construction mourinhesque, fait de produits recyclés et d’antiquités, de fougue et d’orgueil. En 2015, Paris s’était préparé à affronter l’une des équipes les plus dangereuses du continent : les Blues de fin 2014, portés par la fluidité de la connexion Matić-Cesc-Costa. Faute de réseau, le combat avait fini au couteau, et le PSG de Saint Marco s’était montré bien plus habile. Sous le commandement calme mais autoritaire d’Hiddink, cette année, les Blues devaient avoir la surprise de leur côté. Mais les hommes de Blanc ont rapidement annulé ses effets. Côté parisien, Blanc récupère son milieu à trois et laisse Cavani sur le banc. Dans le couloir droit, l’application de Marquinhos remplace l’éloquence de Serge Aurier. En face, Hiddink réinvente sa défense sans Terry. Capitaine Ivanović est replacé dans l’axe avec Cahill, Azpi passe à droite, et le jeune Baba Rahman entre en scène à gauche. Guidée par Courtois, la défense blanche est protégée par Mikel et Cesc. Devant, Diego Costa est nourri par les courses de trois milieux polyvalents aux missions variées : Hazard, Willian et Pedro. Et c’est ici que l’effet de surprise aurait pu être intéressant. Avec la titularisation d’Hazard, Hiddink fait le choix des beaux pieds, et tant pis pour les espaces laissés par Fàbregas au milieu. Un choix audacieux qui permettra de fluidifier la relance et de conserver le ballon quelques précieuses secondes supplémentaires tout au long du match, mais qui ne suffira pas pour bouleverser l’équilibre instauré par les Parisiens. Car mardi soir à 20h45, c’est bien Paris qui commande.


La première mi-temps aura offert trois périodes riches et variées. Lors du premier quart d’heure, le PSG instaure une pression étouffante, relance avec vitesse et précision, enchaîne les frappes dangereuses et crée un cycle continu de création d’occasions. Alors que nos yeux excités sont encore en train de tâter le terrain à la recherche d’enseignements ponctuels, une accélération turbo, puis un coup de talon de Zlatan lancent les débats. Di María fait chuter Baba d’un coup d’œil, Verratti frappe des 30 mètres, Thiago Silva fait l’aigle royal en défense et le PSG déjoue aisément le pressing appliqué de Willian. Ce PSG-là ferait reculer - presque - n’importe qui. Peu importe si les Blues alternent le 4-4-2 et le 4-5-1 en phase défensive, peu importe si Willian se place intelligemment près de Motta, Paris est trop fluide et tranchant. Pris à la gorge notamment par les longues lames de Matuidi, impressionnant en première période, Ivanović et Hazard capitulent et se replient rapidement autour de Courtois. Mais ils résistent.

« C’était très dur de jouer l’attaque, il a fallu les arrêter »


La deuxième phase se situe approximativement entre la 15e et la 25e minute. Phénomène physique logique – il arrivait la même chose au Barça de Pep –, l’intensité retombe au bout du premier quart d’heure. Paris perd le ballon plus vite et augmente sa prise de risque, tandis que Chelsea trouve plus facilement des canaux de remontée de balle, surtout via Willian. Cesc lance une passe laser pour que Costa aille enfin tester la profondeur parisienne, et quelques instants plus tard, le guerrier balance un coup de casque sur le bout des doigts de Trapp. Après la résistance, voilà la contre-attaque. Dans cette phase bâtarde où les transitions règnent, le choix joueur d’Hiddink s’avère payant : si le milieu Cesc-Mikel-Hazard n’est pas le plus intimidant défensivement, il est assez technique pour offrir aux Blues des transitions vives. Mais malgré la qualité de certains éléments, la structure collective des Blues ne leur permet pas d’espérer mieux : les latéraux ne montent que ponctuellement, et Pedro semble terriblement manquer de partenaires de toque dans sa zone (et de partenaires tout court) : le Canari la rend toujours plus vite, mais l’attend toujours plus longtemps. Comme l’a dit Ivanović au coup de sifflet final, « c’était très dur de jouer l’attaque, il a fallu les arrêter » .


La troisième phase démarre aux alentours de la 25e minute, dure jusqu’à la mi-temps, et commence par un argument d’autorité parisien : une possession aussi longue que variée, sophistiquée par le toucher de Verratti et Di María et musclée par les montées de Maxwell. À l’image de la dernière prestation des Parisiens à Stamford Bridge, les hommes de Blanc n’ont jamais abandonné leur football mardi soir, revenant sans cesse à la patience des pieds de Verratti et Motta. À l’image des 45 dernières minutes, cette troisième phase met en évidence l’importante création d’occasions parisiennes sans pour autant effacer le danger permanent des Blues : quel serait le score sans l’omniprésence de Thiago Silva ? Le but d’Ibrahimović sur coup franc n’est que la récompense d’attaques répétées – la tête d’Ibra (33e), la frappe de Di María (36e), la faute sur Lucas – tandis que le but d’Obi Mikel est le fruit de plusieurs facteurs : l’insistance de l’expérience des joueurs d’Hiddink, qui semblent capables d’obtenir un coup franc dangereux sur commande, le talent combatif de Diego Costa et un sursaut d’orgueil personnifié par Mikel, héros coupable.

Les monstres Willian et Thiago Silva, le funambule Di María


La deuxième période respectera les équilibres de la fin de la première, avec deux différences fondamentales : Paris a besoin de marquer pour gagner, et Chelsea peut se contenter de défendre son match nul. Le camp de Hiddink reprend confiance, et c’est le moment où Hazard décide de lancer sa session de crochets et d’accélérations. Enfin. Mais ce n’est pas grand-chose à côté du spectacle Willian. Intelligent, physique et habile, le Brésilien donne des formes à la cause défensive anglaise et nourrit les contres londoniens avec justesse. En tout, il provoquera 5 fautes et créera 4 passes-clés. Mais lorsque Paris parvient à nouveau à pousser Chelsea loin du ballon, la domination territoriale fait son effet : sans ballon, Cesc et Hazard ne sont pas les meilleurs éléments pour défendre l’axe d’une défense regroupée, et il est étonnant que ni Matuidi ni Motta n’aient pas plus souvent trouvé de faille dans leur dos. À travers cette possession et la montée en puissance de Di María, véritable lien entre le contrôle et l’accélération (93 ballons touchés, 4 tirs, 2 cadrés), Paris montre de la maturité et alterne l’envie d’un contrôle total du jeu et le besoin génétique d’attaques rapides de ses joueurs. Thiago Silva ne tentera qu’un seul long ballon, et Trapp n’en jouera que 5 (contre les 28 de Courtois). Pour résumer, il y aura une frappe de Lucas, une autre d’Ibra et au moins une tonne de corners mal tirés par le Brésilien, qui a su toutefois se montrer utile : des accélérations tranchantes lorsque Paris ne sait plus quoi faire du ballon (à l’origine du premier but) et une faute tactique nécessaire sur Baba, malgré le peu de fluidité et de finition de son jeu par rapport à Pastore et Cavani.


Alors que la rencontre se résume de plus en plus aux duels Ivanović-Ibra et David Luiz-Costa (qui a rapidement abandonné le combat face à Thiago Silva), Blanc fait enfin des changements : à la 74e pour Cavani, à la 81e pour Pastore et Rabiot. Si l’Uruguayen se distingue par son appel admirable et son sang-froid retrouvé (l’absence de contrôle, c’est la clé), l’Argentin séduit à l’aide d’un coup de talon et de deux ouvertures inspirées. Autour de la structure du milieu à trois et d’une défense impérialement guidée par la tête de Thiago Silva et les pieds de Trapp, le PSG semble toujours dépendre de deux facteurs incertains : la créativité de ses individualités, qui prime encore sur sa créativité collective, et l’intensité de son pressing à la perte de balle. Un collectif orchestré par des individualités, et non l’inverse. Et si Di María et Pastore étaient alignés ensemble ? Cette imprévisibilité pourrait-elle devenir « plus » permanente ? L’an passé, cette double confrontation nous a appris que ce Classique n’est pas une vie en soi. Le perdant meurt, mais le vainqueur a encore un long chemin devant lui. À Stamford Bridge en 2015, le PSG avait lâché bien trop d’énergie pour espérer poursuivre sa route au tour suivant. L’enjeu est donc ici : écarter Chelsea de la course à la table ronde, et le faire avec suffisamment d’autorité pour s’en sortir sans dette fatale.



Par Markus Kaufmann À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Dans cet article

Orso94210 Niveau : CFA
Je m'attendais à voir un match fermé, et je ne pense pas être le seul. Entre Chelsea qui allait bétonner, et un PSG qui galère en ce moment contre les défenses regroupées. Mais ce fut tout l'inverse. Beaucoup d'occases des deux côtés, deux bons gardiens. Non, franchement top.

Et Chelsea qui aligne cinq offensifs au coup d'envoi (si on compte Cesc dans la liste), chapeau !!

En revanche, il faut qu'on marque dans nos temps forts. On finit par scorer de par l'accumulation de situations dangereuses, mais trop d'imprécisions et de mauvais choix dans les instants où on doit tuer Chelsea. On doit être à minimum 1-0 au bout de 15 minutes. Parce que si Trapp ne sort pas l'arrêt, on est dans le seau psychologiquement.
Et dire que Paris jouait à 10vs11, superbe performance. Maintenant, je me prends à rêver et imagine le PSG avec un vrai joueur de foot, Pastore par exemple à la place du gnou, j'en ai les larmes aux yeux rien que de penser aux massacres que ça ferait. Dommage que Blaise soit un sorcier hypnotiseur qui contrôle également la presse.
zinczinc78 Niveau : CFA
Note : -1
En même temps, Hiddink n'avait pas plus de joueurs défensifs dispos.. La charnière titulaire blessée, Matic suspendu et Ramires chez les CHINOIS..
The flying dutchman Niveau : Loisir
Sans vouloir offenser les fans du PSG, on voit quand même qu'il y a encore un très gros écart entre le PSG et les gros européens.
On a même eu l'impression que le Chelsea convalescent avait un peu plus de maîtrise sur ce match.
Dommage pour eux que Hiddink ait voulu jouer le 1-1 sur la fin de match, ils m'avaient l'air capable de l'emporter.
Superbe analyse de Markus, comme à son habitude.

Je ne peux pas être plus d'accord avec le passage sur les deux faiblesses chroniques de Paris : son pressing atténué voire inexistant à la perte de balle (alors que cela faisait sa force lors de la première saison de Blanc !) et son incapacité à trouver la lumière autrement que par des illuminations individuelles plus que par des mouvements collectifs inspirés. Et comme tout le monde, je n'ose imaginer une association à leur meilleur niveau de Verratti, Pastore et Di Maria : je pense que tu fais pleurer n'importe quelle défense avec ces 3 joueurs. Mais cela ne ferait que masquer le manque d'inspiration collective du PSG en ce moment.

Je rajouterai que la médiocrité de Paris aux CPA est difficilement explicable - n'était-ce pas la patte Blanc ? - et qu'il faudrait peut-être les faire tirer par un autre joueur que Di Maria (et non Lucas qui n'est pas si mauvais je trouve).
C'est un peu sévère Markus de dire que Lucas a mal tiré ses corners sans parler de ceux de Di Maria, guère plus précis.

Plus globalement, c'était certain, au vu des compos, que le match ne serait pas fermé. Hiddink est très certainement l'un des coaches les plus doués tactiquement des 15 dernières années. Le meilleur moyen de battre une équipe de possession, il l'a compris (comme Ancelotti avant, Simeone notamment) est d'aligner ses joueurs les plus techniques pour ressortir le ballon le plus vite possible et de la meilleure des manières pour se retrouver rapidement devant le but (Pedro, Willian, Hazard ont été très très forts pour ça), quitte à laisser certains espaces aux latéraux (mais comme Marquinhos n'est pas un attaquant formidable et Maxwell pas en grande forme ces derniers temps, le risque était limité, bien vu). Une petite leçon pour les 3/4 des entraîneurs de Ligue 1 déjà.

La première leçon tactique est donc dans la compo de Hiddink.

La deuxième, complètement d'accord avec Markus, réside dans la dépendance du PSG vis-à-vis de la créativité de ses joueurs et pas de son collectif. Le mouvement est enclenché quand un joueur touche le ballon, rarement avant, ce qui limite les possibilités de surprendre l'adversaire. On l'a vu devant avec Ibra ou Lucas qui jouent par phase en déclenchant des mouvements par une accélération balle au pied, mais rarement par un appel (contrairement à Cavani). Ce qui rend le PSG dépendant des performances de ses joueurs de devant. La prestation moyenne de Di Maria aurait pu coûter cher au PSG sans cette ouverture lumineuse pour le Cav'.

Complètement d'accord également avec l'éventualité d'une titularisation de Javier Pastore, que Markus comme beaucoup de Parisiens, appellent de leur voeu depuis pas mal de temps déjà (même si ici c'était assez compliqué au regard de son retour de blessure). Au moins autant que l'entente Di Maria-Pastore, c'est l'entente Motta-Verratti-Pastore qui peut être folle. Surtout au regard des prestations un ton en-dessous du Blaise depuis quelques mois (bonne débauche d'énergie hier en première mi-temps mais clairement son manque de créativité rend le bloc parisien en phase offensive beaucoup plus rigide et prévisible).

Rien à redire si ce n'est qu'à terme, Kurzawa peut prendre la place de Maxwell au vu des dynamiques. Et qu'avec un peu de couilles, s'il ne fait pas la "fiotte", Blanc doit trouver un moyen de faire jouer Javier Pastore titulaire. Son apport en 10 minutes a été tout simplement incroyable et nous a rappelé aux bons souvenirs des confrontations précédentes face à Chelsea. Et nous laisse penser qu'il est probablement la clef du match retour...
Je ferai peut-être un léger ajout à l'article : que penser de la position de Zlatan sur le terrain ?

Je ne suis pas un fan de Cavani mais je trouve qu'il a manqué d'un point d'appui dans la surface et donc d'un joueur qui était à la retombée des centres ou simplement présent pour mettre la balle au fond. Cavani aurait pu occuper ce rôle.

Zlatan est capable d'être excellent en 10 mais lorsqu'il joue quasi exclusivement à ce poste, il déséquilibre beaucoup Paris et on a pu observer que ni Di Maria (l'action en première mi-temps où Maxwell centre au cordeau et qu'il est en retard) ni Lucas n'étaient assez bons pour jouer un rôle de 9 par intermittence. À plusieurs reprises, on a manqué de présence devant les buts de Chelsea et ca n'aide pas à la création d'occasions.
Markus je comprends pas le passage sur Matuidi qui m'a semble a contre temps tout le match (excepté ses deux belles passes pour Maxwell).

Il a pourri 4 ballons de relance par sa technique approximative, il etait souvent mal place (niveau d'ibra ou derriere Motta) et a pas gratté de ballons. J'ai trouve que c'etait le plus faible des 22 hier.
AceVentura Niveau : DHR
Ca serait bien un jour d’arrêter de dire que Thiago Silva est un "monstre"...
Il est bon mais au cas ou, le but de Chelsea est pour lui et son marquage inexistant sur Mikel...
Message posté par kelz
C'est un peu sévère Markus de dire que Lucas a mal tiré ses corners sans parler de ceux de Di Maria, guère plus précis.

Plus globalement, c'était certain, au vu des compos, que le match ne serait pas fermé. Hiddink est très certainement l'un des coaches les plus doués tactiquement des 15 dernières années. Le meilleur moyen de battre une équipe de possession, il l'a compris (comme Ancelotti avant, Simeone notamment) est d'aligner ses joueurs les plus techniques pour ressortir le ballon le plus vite possible et de la meilleure des manières pour se retrouver rapidement devant le but (Pedro, Willian, Hazard ont été très très forts pour ça), quitte à laisser certains espaces aux latéraux (mais comme Marquinhos n'est pas un attaquant formidable et Maxwell pas en grande forme ces derniers temps, le risque était limité, bien vu). Une petite leçon pour les 3/4 des entraîneurs de Ligue 1 déjà.

La première leçon tactique est donc dans la compo de Hiddink.

La deuxième, complètement d'accord avec Markus, réside dans la dépendance du PSG vis-à-vis de la créativité de ses joueurs et pas de son collectif. Le mouvement est enclenché quand un joueur touche le ballon, rarement avant, ce qui limite les possibilités de surprendre l'adversaire. On l'a vu devant avec Ibra ou Lucas qui jouent par phase en déclenchant des mouvements par une accélération balle au pied, mais rarement par un appel (contrairement à Cavani). Ce qui rend le PSG dépendant des performances de ses joueurs de devant. La prestation moyenne de Di Maria aurait pu coûter cher au PSG sans cette ouverture lumineuse pour le Cav'.

Complètement d'accord également avec l'éventualité d'une titularisation de Javier Pastore, que Markus comme beaucoup de Parisiens, appellent de leur voeu depuis pas mal de temps déjà (même si ici c'était assez compliqué au regard de son retour de blessure). Au moins autant que l'entente Di Maria-Pastore, c'est l'entente Motta-Verratti-Pastore qui peut être folle. Surtout au regard des prestations un ton en-dessous du Blaise depuis quelques mois (bonne débauche d'énergie hier en première mi-temps mais clairement son manque de créativité rend le bloc parisien en phase offensive beaucoup plus rigide et prévisible).

Rien à redire si ce n'est qu'à terme, Kurzawa peut prendre la place de Maxwell au vu des dynamiques. Et qu'avec un peu de couilles, s'il ne fait pas la "fiotte", Blanc doit trouver un moyen de faire jouer Javier Pastore titulaire. Son apport en 10 minutes a été tout simplement incroyable et nous a rappelé aux bons souvenirs des confrontations précédentes face à Chelsea. Et nous laisse penser qu'il est probablement la clef du match retour...


Mec c'est ouf t'as réussi à créer le premier multi-post au sein d'un même post. Tu es un génie.
Le prince des ténèbres Niveau : CFA2
Bien malin qui pourra prédir le scénario du retour a SB, cette equipe de Chelsea est tellement imprévisble...

Sinon j´ai trouvé amusant que les deux “héros” coté parisien soient ceux qui nous aient couté la première place a Madrid. Clairement, aprés leurs prestations scandaleuses à Bernabeu, ils avaient une dette envers l´équipe.

A confirmer maintenant a SB. Connaissant les deux loustiques, on est pas a l´abri d´une Trappinade ou d´un Cavani qui croque la balle de 1-1 dans les dernières minutes
Message posté par El Putsch
Mec c'est ouf t'as réussi à créer le premier multi-post au sein d'un même post. Tu es un génie.


Ou alors c'est mon navigateur. C'était trop beau pour être vrai, je croyais assister à un miracle de la nature :(
Message posté par Eths
Markus je comprends pas le passage sur Matuidi qui m'a semble a contre temps tout le match (excepté ses deux belles passes pour Maxwell).

Il a pourri 4 ballons de relance par sa technique approximative, il etait souvent mal place (niveau d'ibra ou derriere Motta) et a pas gratté de ballons. J'ai trouve que c'etait le plus faible des 22 hier.


Laisse tomber, on a pas le droit de critiquer Matuidi. Il contrôle la presse en plus...c'est effarant quand même, oué je suis effaré.
Message posté par AceVentura
Ca serait bien un jour d’arrêter de dire que Thiago Silva est un "monstre"...
Il est bon mais au cas ou, le but de Chelsea est pour lui et son marquage inexistant sur Mikel...


C'est Marquinhos qui était sur Mikel au marquage.
Message posté par AceVentura
Ca serait bien un jour d’arrêter de dire que Thiago Silva est un "monstre"...
Il est bon mais au cas ou, le but de Chelsea est pour lui et son marquage inexistant sur Mikel...


C'est Marquinhos qui est au marquage sur Mikel
Message posté par kelz
C'est un peu sévère Markus de dire que Lucas a mal tiré ses corners sans parler de ceux de Di Maria, guère plus précis.

Plus globalement, c'était certain, au vu des compos, que le match ne serait pas fermé. Hiddink est très certainement l'un des coaches les plus doués tactiquement des 15 dernières années. Le meilleur moyen de battre une équipe de possession, il l'a compris (comme Ancelotti avant, Simeone notamment) est d'aligner ses joueurs les plus techniques pour ressortir le ballon le plus vite possible et de la meilleure des manières pour se retrouver rapidement devant le but (Pedro, Willian, Hazard ont été très très forts pour ça), quitte à laisser certains espaces aux latéraux (mais comme Marquinhos n'est pas un attaquant formidable et Maxwell pas en grande forme ces derniers temps, le risque était limité, bien vu). Une petite leçon pour les 3/4 des entraîneurs de Ligue 1 déjà.

La première leçon tactique est donc dans la compo de Hiddink.

La deuxième, complètement d'accord avec Markus, réside dans la dépendance du PSG vis-à-vis de la créativité de ses joueurs et pas de son collectif. Le mouvement est enclenché quand un joueur touche le ballon, rarement avant, ce qui limite les possibilités de surprendre l'adversaire. On l'a vu devant avec Ibra ou Lucas qui jouent par phase en déclenchant des mouvements par une accélération balle au pied, mais rarement par un appel (contrairement à Cavani). Ce qui rend le PSG dépendant des performances de ses joueurs de devant. La prestation moyenne de Di Maria aurait pu coûter cher au PSG sans cette ouverture lumineuse pour le Cav'.

Complètement d'accord également avec l'éventualité d'une titularisation de Javier Pastore, que Markus comme beaucoup de Parisiens, appellent de leur voeu depuis pas mal de temps déjà (même si ici c'était assez compliqué au regard de son retour de blessure). Au moins autant que l'entente Di Maria-Pastore, c'est l'entente Motta-Verratti-Pastore qui peut être folle. Surtout au regard des prestations un ton en-dessous du Blaise depuis quelques mois (bonne débauche d'énergie hier en première mi-temps mais clairement son manque de créativité rend le bloc parisien en phase offensive beaucoup plus rigide et prévisible).

Rien à redire si ce n'est qu'à terme, Kurzawa peut prendre la place de Maxwell au vu des dynamiques. Et qu'avec un peu de couilles, s'il ne fait pas la "fiotte", Blanc doit trouver un moyen de faire jouer Javier Pastore titulaire. Son apport en 10 minutes a été tout simplement incroyable et nous a rappelé aux bons souvenirs des confrontations précédentes face à Chelsea. Et nous laisse penser qu'il est probablement la clef du match retour...


Entièrement d'accord avec ce commentaire
L'apport d'Aurier et de Kurzawa aurait pu être interessant.
Pastore doit être titularisé au retour
Dani de Melo Niveau : CFA
Quand on pense que le shaktar Donetsk à eu une attaque willian/texeira/Douglas Costa.

Comme ils doivent s'être suicidé en masse les supporters !

Sinon, qu'est ce que vous lui voulez au père Blaise ? C'est pas Zidane mais c'est quand même un sacrément bon joueur, bordel.

Vivement dans 3 semaines où je serai à nouveau, "fugacement", parisien.

(D'ici là, allez Lille !)
Message posté par The flying dutchman
Sans vouloir offenser les fans du PSG, on voit quand même qu'il y a encore un très gros écart entre le PSG et les gros européens.
On a même eu l'impression que le Chelsea convalescent avait un peu plus de maîtrise sur ce match.
Dommage pour eux que Hiddink ait voulu jouer le 1-1 sur la fin de match, ils m'avaient l'air capable de l'emporter.


Non Ruud, non. T as oublié le début du match. Et Chelsea a tjrs été bon en Europe cette année, pas les memes enjeux, pas la meme équipe, ceux qui croyaient que ca allait etre de la gnognotte étaient bien naifs.
Je trouve que Thiago Motta est vraiment moins bon depuis quelques temps mais apparemment tout le monde le trouve très bien
Message posté par cisco69
Laisse tomber, on a pas le droit de critiquer Matuidi. Il contrôle la presse en plus...c'est effarant quand même, oué je suis effaré.


Matuidi c'est un peu la caution française du club: le petit gars moyennement doué qui progresse depuis son arrivée au club et qui se hisse presque au niveau des stars de l'équipe, mais comme techniquement il n'est pas incroyable quand il a une baisse physique ce n'est pas un plus pour son équipe
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Régis Brouillard et soleil
555 83