1. //
  2. // Quart de finale aller
  3. // PSG/Barcelone (2-2)

Il reste une poignée de secondes à jouer. Jallet centre vers la lune, Ibrahimovic fait le géant délicat : coup de physique pour prendre position, puis douce remise du bout du front. Un rebond. Et Matuidi déclenche. Erreur dans la matrice, le ballon est dévié, une fois, voire deux. Le Barça est au sol. Et le football rend justice à la belle prestation du PSG.

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D'emblée, Ancelotti nous rappelle qu'il est avant tout un disciple de Sacchi et lance le 4-2-2-2 de Valence. Avec Beckham pour Verratti. On avait hâte de voir la technique, le vice, les petits tacles et les crochets de l'Italien, on a finalement l'expérience, le pied droit et la rigueur de Becks. Le Londonien vient donc se placer dans l'axe et se met à courir. Le PSG quadrille le terrain avec deux lignes de quatre joueurs, le tout orienté par la voix de Thiago Silva. Pastore « défend » sur Alves, Lucas s'occupe du côté droit et Matuidi suit le ballon. Bilan : Beckham a fait son match, mais Paris a marqué ses deux buts avec Verratti sur le terrain. Et quelle intelligence pour obtenir cette faute de Villa à l'origine du premier but parisien !

Un Barça timide

Et si le Barça avait eu peur ? Défensivement incertain en 2013, le système blaugrana ressemble à une nouvelle expérimentation. David Villa vient s'installer en position de 9, Dani Alves joue ailier droit, Sanchez ailier gauche, Messi est libre mais penche à droite, et Jordi Alba joue bien défenseur. Dans la mentalité, on note une certaine frilosité : seulement cinq joueurs participent à la construction du jeu (Messi, Iniesta, Xavi, Alves, Sanchez). Comme une équipe « normale » , en fait. Villa attend sagement devant, Alba ne monte pas sur l'aile gauche, Busquets reste en retrait, la ligne des centraux est plus basse que d'habitude et Xavi ne fait pas ses habituelles percées axiales qui font si mal.

Pour que Paris souffre vraiment, il aurait fallu impliquer plus d'hommes. Mais les premières minutes de Lucas et Lavezzi ont certainement conforté Tito dans ses choix. Consignes respectées : jamais un attaquant du PSG ne s'est présenté en un contre un avec Valdès. Mais à chaque passe en retrait à la défense, le PSG avait donc le temps de remonter sa dernière ligne et donc, de gagner du terrain.

La vitesse parisienne, la grandeur barcelonaise

Un crochet de Lavezzi, une accélération de Lucas, un duel aérien gagné par Ibra, ou encore cette séduisante déviation de la poitrine de Pastore… Non seulement le PSG respire, mais chaque ballon ressorti est une opportunité de faire chavirer le Parc. Lucas fait souffrir Jordi Alba, Piqué ne tient pas sur ses jambes, et même Busquets est en retard. Comme prévu, Paris met de la vitesse. Comme prévu, Tito anticipe et jamais Lucas ne se retrouve avec beaucoup de place devant lui. Du coup, Beckham installe une liaison téléphonique directe avec l'ex Pauliste et pousse Alba loin dans son camp. Dans l'axe, Ibra et Pocho bataillent pour garder la balle et faire monter le bloc. Mais il manque quelque chose : la grandeur. C'est-à-dire des détails : quelques centimètres sur le poteau de Lavezzi, puis sur tous ces crochets ratés d'Ibra. Cette grandeur qui fait que le Barça ne se contente pas d'actions de but conventionnelles.

Il suffit d'une sortie de corner mal négociée. Passe courbée d'un extérieur de velours tout brésilien. Le mouvement est fabuleux, la jambe levée d'Alves à la fin du geste ressemble étrangement au finish d'un swing de golf, ce moment où le joueur admire la trajectoire de sa balle. Non seulement Alves offre un cadeau à Messi, mais il lui ouvre même le paquet : Leo n'a même pas besoin de contrôler. Dure réalité du plus haut niveau : le PSG a oublié Messi. Ou plutôt, Messi a su se faire oublier. Quand les autres joueurs respirent lors du dégagement, l'Argentin est déjà passé à l'action suivante. Il n'y a pas que ses pieds qui vont vite.

« O MONSTRO » !

Il y a le dispositif tactique, mais il y a aussi la mentalité et la concentration qui doivent venir avec. Hier, elles venaient avec Thiago Silva. Le capitaine. L'homme du match. Le cerveau. Le central ayant le plus d'influence sur le jeu de son équipe aujourd'hui en Europe. Avec un petit but, la partition de Thiago Silva aurait pu entrer dans cette catégorie des performances individuelles qui mériteraient un 10/10 dans les notes des Dieux du football. Évidemment, le 2 est le central le plus propre de la planète. Mais si ce n'était que ça…

C'est lui lui qui dirige le quatuor défensif parisien selon la hauteur de la possession du Barça sur le terrain. Les prises de risque sont souvent grandes, et on sent quelques moments de flottement quand Silva remonte et que Mascherano lève la tête en voyant partir Villa, mais Silva tient fermement la barre. Si Jallet, Alex et Maxwell ont été bons, la confiance de leur chef y est pour beaucoup. Quand Messi et Iniesta jouent devant la surface, c'est lui qui sort pour livrer bataille au milieu de terrain. C'est lui qui s'élève pour propulser cette tête sur le poteau. C'est lui qui vient secouer Matuidi après le pénalty de Xavi. Et dire que le Brésilien jouait sous la menace d'une suspension en cas de carton jaune…

La question du rôle de Pastore

Ses déviations sont merveilleuses. Sauter une ligne, créer de la vitesse, inventer le mouvement, Javier l'a fait deux, trois fois. Plus que n'importe qui, donc. Mais en phase défensive face à Alves, Pastore n'était que chair et os. Un corps maigre, qui plus est. Javier court, revient, se met en opposition, fait l'effort. Une tristesse… On sait trop bien qu'hier soir, l'Argentin n'a pas eu l'impression de jouer au football. C'est le prix à payer pour être titulaire pour Ancelotti, mais on aimerait le voir au centre du jeu, plus haut, plus beau. Javier courage.

Paris a encore une chance

Sur la fin, le match perd sa raison. Le Barça se fait punir par l'un de ses anciens joueurs, qui ne devait pas disputer ce match, deux mètres hors-jeu. Deux mètres ! Cruel, le football. Fabregas devient décisif avec le Barça. Xavi tire un pénalty. Mascherano reste au sol pour de vrai. Et enfin, Blaise Matuidi. Dans les dix dernières minutes, Blaise oublie la raison et vient se retrouver systématiquement dans la surface adverse. Et tant pis s'il n'a pas de pied droit, si ses contrôles sont approximatifs, si le ballon n'arrive jamais. Sur un malentendu, on ne sait jamais… Cette fois-ci, on a su.

« Cauchemar à Paris ! » , titrait hier soir le site du quotidien Mundo Deportivo. Malgré la suspension de Matuidi (retour de Motta ?), le match retour s'annonce encore plus compliqué pour le Barça. Sans Mascherano ni Puyol, Tito devra miser sur Marc Bartra ou faire reculer Busquets. Il paraît qu'Alex Song a aussi un contrat avec ce club. Il paraît aussi que Messi sera absent trois semaines. Cela changerait tout. Les Parisiens ont montré qu'ils avaient les armes et la tête pour se qualifier. Celle de Thiago Silva, bien entendu.

Par Markus Kaufmann À visiter :

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Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
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PaganBishop Niveau : DHR
Dream bigger
 //  Supporter de Marseille
Note : 1
J'adore ce lobby journalistique qui consiste en l'étalage de suppositions quand un joueur est blessé, bien qu'il n'ai pas encore passé d'examens. Comment on peut faire pour annoncer trois semaines d'arrêt alors qu'on ne connaît pas avec certitude la nature de la blessure. Il sera là de toute façon à coup sûr.

Et quand bien même, ce serait peut-être la plus grosse erreur du PSG que de croire que ce Barça sans Messi est une équipe quelconque. Certes, ce Barça n'aurait pas le génie de Messi mais ils ont les arguments sur le banc pour faire trembler n'importe qui. La plus grosse perte pour le retour est clairement la suspension de Matuidi à mon sens...

En tout cas coup de chapeau au PSG qui a quand même sorti un très gros match hier soir et qui a su relever la tête deux fois pour revenir à hauteur du Barça. Vivement la semaine prochaine!
La question du rôle de Pastore :
Ses déviations sont merveilleuses. Sauter une ligne, créer de la vitesse, inventer le mouvement, Javier l’a fait deux, trois fois. Plus que n’importe qui, donc. Mais en phase défensive face à Alves, Pastore n’était que chair et os. Un corps maigre, qui plus est. Javier court, revient, se met en opposition, fait l’effort. Une tristesse… On sait trop bien qu’hier soir, l’Argentin n’a pas eu l’impression de jouer au football. C’est le prix à payer pour être titulaire pour Ancelotti, mais on aimerait le voir au centre du jeu, plus haut, plus beau. Javier courage.

Merci pour ces lignes fort pertinentes.
On sait d'où ça vient : Matuidi. Matuidi avec qui le PSG est reduit au contre même en jouant Nancy et Sochaux.
Le grand chantier du PSG cet été c'est le milieu. Trouver un, si possible de joueur du calibre de Motta.
Note : 1
Content de voir que je ne suis pas le seul à pleurer Pastore ... Ce mec perd son football, lui qui me faisait chaviré à chaque prise de balle à Huracan et Palerme, là il n'est plus que l'ombre de lui même ... il ne tente plus rien, il se contente de courir et de faire des passes, même si souvent elles sont sublimes et offre de belles occasions, mais j'ai perdu le Javier qui me laissait croire que j'avais peut être raté Maradona de peu mais que j'avais là la possibilité de combler ce manque par un autre petit démon tout aussi unique ...
Alors oui en France on est content parce qu'il fait le pressing, mais son rôle n'est pas là pour moi ...
Ca me fait pensé à Tevez, depuis qu'il joue en Angleterre, il a gardé sa grinta, mais il n'a plus cette envie de foutre le bordel sur un côté, à l'image de son but contre la Serbie en 2006 ...
Pascal Pierre Niveau : Loisir
Note : -1
j'a trouvé la triplette du Barça axiale bien en deçà de ce qu'elle produit généralement. Busquets un peu perdu, Iniesta sans éclairs, et un Xavi du coup seul.

La question est : est-ce leur faute ou est-ce le milieu parisien qui a bien fait chier le trident catalan ?
Note : 1
J'ai trouvé aussi que le milieu du Barça avait eu du mal, pour une fois. Iniesta et Busquets moins influents.

Maintenant, juste une remarque. C'est pas une question de tactique, ni de quoi que ce soit. C'était un match aller et donc, l'équipe qui jouait à domicile était avantagée. C'est peut-être bête à dire mais c'était absolument normal que Paris fasse le gros match et que le Barça tremble, le contraire aurait été illogique. Ce qui sous-entends également que la semaine prochaine (Messi ou pas), ce sera l'inverse.

Tirer des enseignements sur un seul match, c'est mal.
 //  Passionné du FC Porto
Note : 1
Un nul qui confirme une stat incroyable pour une équipe qui écrase la concurrence : 3/16 le nombre de victoires des catalans à l'extérieur sur des matchs à élimination directe. A quand la dernière défaite au Camp Nou ?!

Je n'ai pas senti un Barça dominateur, avec la sortie de Messi, il y avait peut être mieux à faire.

Dommage qu'il a manqué un peu de Pastore, un peu de finition du Z, beaucoup de Lavezzi. Becks a fait le job, manque d'impact mais capacité de jouer long.

Sinon j'ai la même impression qu'après le nul de l'EDF en Espagne, pas mal de satisfaction alors que c'est un score qui élimine Paris au coup d'envoi. Sûrement cette crainte de ne pas être à la hauteur.
Note : 1
Message posté par Verratti
Bilan : Beckham a fait son match, mais Paris a marqué ses deux buts avec Verratti sur le terrain.

tout est dit


C'est indéniable néanmoins le premier 1/4 d'heure est parisien et c'est Beckham à la baguette.
Note : 2
Les parisiens ont livré un très gros match, c'est certain.

Ils ont cependant jouit de beaucoup de chance à mon avis, du moins un enchainement de faits relativement positifs : Messi qui sort à la mi-temps(c'est arriver quoi? 3 fois en 6 ans?), un but hors jeu (incroyable que le soit disant meilleur arbitre de la planète ne le voit pas, l'assistant est quant à lui complètement aveugle), un but de Matuidi contré 2 fois à la 93'45..

C'est très tiré par les cheveux, mais ça n'enlève pas que le PSG d'hier est sûrement l'équipe qui a posé le plus de problème au Barca depuis très longtemps (excepté le Real)

Je ne suis pas sur qu'ils bénéficieront d'autant de faits de jeu à leur avantage au retour. Mais bravo.
Note : -1
France ridicule!
Une équipe du Barça décimée par les blessures et un Zlatan qui marque 3 metres hors-jeu.
Quelles leçons tactiques tirer?
Franchement, je conchie les espagnols mais votre ridicule me pousse à les défendre
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