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Les leçons tactiques de Marseille - PSG

On se rappellera longtemps des deux buts en deux minutes de Zlatan et du doublé de Gignac. Mais que s’est-il passé avant et après ? Était-ce mauvais ? Ou alors diaboliquement bon ?

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M. Baup et M. Ancelotti, bravo !

Un match nul, c’est nul ? Ne froissons pas Arrigo Sacchi en commettant cette erreur de jugement. À l’heure de faire le bilan de ce Classique, il faut d’abord féliciter les deux entraîneurs : si la France estime comme souvent que l’herbe est plus verte chez les voisins en cette soirée de « Classiques » , il existe des raisons de se réjouir des performances des deux grands clubs français hier soir. En premier lieu, l’équilibre des deux équipes. Si les deux formations se sont procuré aussi peu d’occasions, il ne faut pas y voir une maladresse « typique de la Ligue 1 » . Les statistiques de passes réussies sont sans appel : 81% pour l’OM, 86% pour Paris.

Non, il faut y voir le respect des consignes d’équilibre des deux techniciens, la seule exception étant la situation incroyable du premier but de Gignac. La rigueur et la discipline des deux paires Kaboré-Cheyrou et Chantôme-Matuidi, le sérieux de Valbuena et Verratti au marquage, l’intelligence de Thiago Silva à l’heure de commettre la faute tactique bien sentie, le sacrifice de Ménez et Ayew pour revenir défendre jusqu’au poteau de corner. Nous sommes si ingrats que nous parlons de ces « détails » seulement quand le travail n’est pas fait. En Italie, on parlerait aujourd’hui avec admiration de « deux équipes expertes » .

Le PSG en manque d’accélération

Évidemment, si vous avez zappé avec la Liga hier soir (Clásico et Atlético-Málaga), vous avez dû souffrir d’une décharge d’intensité. Cela joue plus vite, c’est plus technique, il semble y avoir plus de prises de risque. Hier soir, le PSG a souffert d’un gros manque de coups d’accélération. Certes, en première mi-temps, Paris a joué haut, avec des lignes dominatrices. Le trio du milieu pressait dans le camp olympien, Jallet proposait des montées, le PSG s’imposait. Mais n’accélérait pas. Hier, Ancelotti n’a pu compter que sur trois « facteurs X » : les coups d’œil de Zlatan au moment de venir chercher le ballon au milieu, les « accélérations-centres » de Jallet et les longues passes de Thiago Silva, en profondeur ou même seulement pour faire sauter le pressing.

Et le reste ? Un Pastore très maladroit, ratant ses dernières passes et ses deux tirs dans la surface. Un Verratti que l’on qualifiera de « timide » , tentant seulement 51 passes (pour info, ce chiffre était de 77 à Bastia, et Zlatan en a tentées 53 hier). Un Ménez qui est loin de l’intensité offensive requise. Les autres jouent dans une logique de possession et de domination, sans montée explosive décisive (Chantôme, Matuidi, Maxwell). Il aura peut-être manqué l’audace et la faim de Lavezzi et les dons de Thiago Motta pour faire passer cette équipe de la conservation et du contrôle à la création et la vitesse. Le trio titulaire au milieu, jugé unanimement idéal pour la Ligue 1, devrait-il être changer pour les plus gros affrontements ?

Cheyrou, Valbuena, Gignac vont et puis tout va

Alors, l’OM a tenu face à l’ogre parisien ? Bah oui. Mais il n’y avait pas pourtant un clair déficit de qualité du côté marseillais ? Bah si, mais… Si l’OM a connu des temps forts importants hier soir, il le doit au superbe travail de trois éléments capables de « changer le visage » de l’équipe. D’abord, Benoît Cheyrou. Malgré un gros pressing en première période, le Suresnois a sauté les lignes et ouvert le jeu, avec la lucidité d’un grand milieu. Parfait dans son rôle : savoir annuler le pressing adverse sans oublier de lancer celui de sa formation. Ensuite, Valbuena. Hyper mobile, le Girondin est le fil conducteur de la construction marseillaise : toujours présent, toujours actif, prêt à demander une remise et à proposer une ouverture. Il est le mouvement marseillais. Et c’est lui qui tire le corner qui amène le second but.

Et enfin, Gignac. Mentalement costaud pour répondre à Zlatan, APG a fait preuve d’un leadership offensif rare. À l’image du Giroud de Montpellier (un grand exemple, si, si), la diversité de ses appels, sur l’aile gauche (celui qui amène le corner du second but) ou dans l’axe, a transformé les hommes de Baup. C’est toujours bon d’avoir un joueur qui a sans cesse envie de recevoir le ballon. Sans oublier de citer les leaders défensifs Nkoulou et Mandanda, cette « dépendance » de trois joueurs majeurs ne fait qu’augmenter les interrogations sur les résultats de Marseille à long terme cette saison (et cette fameuse CAN…). Ayew, Rémy et consorts devront grandir dans leurs prises de responsabilité.

La patte de Carletto

La France attendait encore de voir la marque d’Ancelotti sur le PSG. Elle l’a vue hier. Quand Baup est resté patient et observateur pour finalement faire du poste pour poste, Carlo a choisi sa deuxième mi-temps. Avec l’option Gameiro. Puis un 4-4-2 (ou 4-4-1-1), pour plus de largeur sans perdre la densité du milieu et la profondeur de Gameiro. Et puis une pensée pour le reste de la saison. Du temps de jeu qui mettra un sourire sur le visage d’Armand pour toute la semaine et une piqûre de confiance pour Van der Wiel. Un Mister doit gérer des hommes avant d’entraîner des joueurs, et Carlo le fait de manière intelligente.


Par Markus Kaufmann



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