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Les leçons tactiques de la Ligue 1 : PSG

On s’intéresse cette semaine au vice-champion, le Paris-SG. Deux matchs, deux nuls, deux points. Le PSG aurait dû tout écraser sur son passage, ce n’est pas (encore) le cas. Quel est l’état d’avancement du jeu des hommes d’Ancelotti ?

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Une défense qui joue la peur au ventre

Face à Lorient, le PSG est parti avec l’envie de boucler le match en dix minutes. Mais dans cette configuration, il est indispensable de compter sur une défense en grande confiance : des centraux qui évoluent très haut, des latéraux jouant vite et n’ayant pas peur de faire l’ascenseur et enfin aucun espace entre la dernière ligne du milieu et le quatuor défensif. Il n’y a qu’à voir la pression constante que maintiennent les paires Pepe-Ramos et Puyol-Piqué (Mascherano) afin de garder le ballon dans le camp adverse. Sur les deux premiers matchs, la charnière Alex-Sakho était positionnée à une dizaine de mètres de Verratti/Matuidi, certainement par peur de se faire prendre dans le dos. Du coup, sur contre-attaque les espaces sont énormes entre la position où le ballon est perdu et le premier défenseur rencontré. C’est l’histoire des deux buts de Lorient.

Cela ne sert à rien de blâmer la vitesse de Bodmer ou les pertes de balle de Pastore : tout simplement, Jallet, Alex et Maxwell, ne sont pas à leur niveau en ce début de saison. Les placements sont approximatifs et les joueurs paniquent pour un rien. Un problème face à la pression ? Un « manque d’agressivité » , comme le dit Jallet ? La passivité des Rouge et Bleu a parfois été effrayante, laissant à Sigamary Diarra le temps d’enchaîner quatorze fois la même feinte du corps avant d’entreprendre de l’arrêter, ou plutôt de le laisser centrer. Bilan : Nenê a fait cinq fautes à François-Coty, soit cinq fois plus que les quatre défenseurs réunis. Cela ne veut pas dire qu’il faut remettre en cause les joueurs, leur valeur a été prouvée. Mais comme dit Sakho, de loin le meilleur des quatre, « il faut passer la deuxième  » . Et bien sûr, Thiago Silva va faire du bien, lui, sa confiance et son leadership.

Contrôle du jeu : Matuidi + Pastore – Verratti – Bodmer = ?

Dimanche soir, Ancelotti affirmait que « nous avons retrouvé de l’équilibre, mais devant nous n’avons pas créé les opportunités que l’on avait eues contre Lorient. Maintenant, il faut qu’on fasse un bon mélange des deux  » . En résumé : il y avait Matuidi qui équilibrait, mais du coup il n’y avait plus Verratti qui créait, et maintenant on attend le retour de Motta pour faire les deux. Si son 4-3-3 n’évoluera pas, le puzzle du milieu à trois de Carletto est loin d’être fini. Face à Lorient, la paire Verratti-Bodmer avait apporté trois ingrédients : possession de balle, contrôle du rythme du match et qualité de passe (88% de passes réussies sur tout le match). Dimanche soir, Paris n’a rien contrôlé, du moins avant l’entrée de Verratti. Toute récupération était suivie d’une montée vers l’avant, et donc très souvent d’une perte de balle. Les relais entre milieux étaient rarissimes, et le plus souvent le ballon faisait le trajet défense-milieu-attaque sans rien visiter. Et cette stat qui fait froid dans le dos : 38% de possession.

Parfois, Nenê venait mettre de l’ordre dans tout cela, mais cette tâche aurait dû revenir à Pastore. Un échec, donc. Si faire jouer Pastore plus bas n’est pas forcément une mauvaise idée, en faire un regista est un pari très compliqué. Car ce rôle si décisif des Pirlo et Xavi requiert une qualité indispensable : le volume de jeu. Et au contraire de Verratti, Pastore ne l’a pas. Le problème n’est pas qu’il ne court pas assez, comme en témoignent ses neuf ballons gagnés à Ajaccio. Mais Javier est un inventeur génial, pas un constructeur. Il doit donc être mis dans les meilleures conditions pour créer. A ses côtés, Matuidi court partout et se pose en garantie d’équilibre pour le collectif parisien, et Chantôme régule de droite à gauche, ferme les espaces, propose toujours une solution et le fait bien. Ainsi, Matuidi et Verratti ont marqué des points, pour l’équilibre et la construction, en attendant Motta, toujours. Mais Pastore est tout simplement trop fort pour ne pas jouer. A Carletto de faire ses choix.

«  On doit améliorer nos combinaisons pour se créer des opportunités »

Dixit Ancelotti. S’il n’y a pas eu de contrôle, il n’y pas eu de folie non plus. A part la passe en profondeur de Pastore qui amène le raté de Ménez, et quelques une-deux, la création a été pauvre. Et c’est là que la déception, ou plutôt l’incompréhension, est la plus grande en ce début de saison. On s’attendait à voir des joueurs intenables foutre le bordel dans les défenses de Ligue 1, Lavezzi comme Agüero, Ménez comme Di Maria ou Pastore comme David Silva. Mais non, à Ajaccio le PSG n’a provoqué que 7 petites fautes. Bon. Sakho a parlé d’un problème «  d’état d’esprit et de motivation » . Mais ce n’est pas tout. Si Paris ne fait pas la différence en un contre un, la puissance collective est encore insuffisante pour imprimer une réelle domination.


Avant de parler de création, il faut souligner que Paris a eu beaucoup de mal à mettre le ballon dans les trente derniers mètres. Certaines combinaisons Pastore-Maxwell ou Nenê-Jallet, mais rien qui ne reposerait pas sur un exploit individuel, finalement. Évidemment, les déviations de Zlatan ont manqué, tout comme les longs et bons ballons de Bodmer et Verratti. Pastore a essayé ponctuellement, sans succès. Et le trio offensif s’est vu privé de situations intéressantes. Chapitre Lavezzi : Pocho fait autant d’appels qu’il le peut, se jette sur chaque ballon, dribble… Mais quand Ménez joue 32 ballons pour 50 secondes de possession en une heure dimanche, Lavezzi en joue seulement 21 et garde la balle 27 secondes. La moitié. Ses coéquipiers ne le trouvent pas encore. Une question de temps, a priori. Ce même temps qu’il faudra pour que le reste des joueurs surpasse la pression liée au nouveau statut du club, et se mette à jouer à son niveau.

À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com

Markus Kaufmann
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