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Les Leçons Tactiques de la L1 : Montpellier

Cette saison, après chaque journée de championnat, retrouvez un focus tactique sur une formation de Ligue 1. Pour l’ouverture, honneur au champion en titre, opposé vendredi soir au TFC de Casanova, meilleure défense de l’exercice précédent. Montpellier-Toulouse, l’occasion de revenir sur le travail tactique de René Girard, les possibilités et les limites de son mercato, et les défis héraultais de la saison.

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Un premier match très compliqué

Pour cette première, on repart sur les bases de la saison dernière, avec le même 4-3-3, Cabella pour Belhanda (suspendu) et Herrera pour Giroud. Mais recevoir en ouverture un TFC mort de faim, sous une grosse chaleur, alors que Belhanda et Mounier sont absents, dans un match marqué par trois cartons rouges et un total de quarante-deux fautes, disons que c’est un cas particulier. D’autant plus que seules 20 000 âmes ont trouvé nécessaire de se rendre à la Mosson pour le retour du champion de France. Bref, peu d’indications concrètes quant au visage qu’aura l’équipe de Girard cette année. Lors des dix premières minutes, le 4-3-3 modulable en 4-5-1 de Casanova vient presser très haut et sur toute la largeur du camp héraultais, forçant les hôtes à déjouer. Toulouse prend des risques et l’engagement est spectaculaire (21 fautes toulousaines à l’heure de jeu !). Du côté des locaux, les ballons sont perdus rapidement, les passes sont imprécises (74% de passes réussies seulement) et les joueurs semblent sous pression, notamment Yanga-Mbiwa, plusieurs fois bousculé par Rivière.

Peu importe les conditions, «  match de merde » ou pas, l’important pour Girard était de voir ses hommes jouer avec des idées claires. Sans le volume de Belhanda, sans les espaces créés par Bocaly et Bédimo, cela n’a pas été le cas. A cause de Toulouse, à cause de « tout ça » . A partir de l’expulsion de Saihi (40e), le Mister fait entrer Joris Marveaux pour Cabella. Les attaquants perdent leur meneur, le match devient encore plus haché, et la principale priorité devient logiquement la défense. Au retour des vestiaires, sur le but de Toulouse, Montpellier perd le ballon sur une attaque placée, cela va très vite et il n’y a (presque) rien à faire. Lorsqu’une équipe évolue à dix, il n’y a pas de règle. On retiendra surtout que Girard a maintenu l’idée d’essayer de prendre l’initiative dans le jeu, et c’est ce que l’on attendait du champion en titre.

Conserver l’équilibre

L’an dernier, la formation de Girard dégageait une superbe impression de puissance, d’équilibre et de vitesse, tel un animal féroce pouvant aussi bien mordre sur les ailes que griffer dans l’axe, défendre rageusement et se lancer à tout-va vers l’attaque. Tout cela, Montpellier le devait d’abord à sa solidité défensive. Au centre, la complémentarité de la fougue de Yanga-Mbiwa et de l’expérience de Hilton avait fait des miracles, et les montées latérales de Bédimo et de Bocaly avaient fait souffrir toute la Ligue 1. Devant le quatuor, deux milieux défensifs s’occupaient de réguler le jeu et de protéger les arrières (deux joueurs parmi les Saihi, Stambouli, Estrada et Marveaux). Tous ces joueurs ont été conservés, et Nicollin s’est offert Daniel Congré, pouvant évoluer dans l’axe et à droite. L’ex capitaine du TFC sera essentiel dans le turn-over qu’obligera la participation à la LDC, tout comme Stambouli, défenseur de formation. Du coup, on ne s’inquiète pas pour l’équilibre de l’équipe, qui garde la même structure que la saison passée.

Faire vivre les idées offensives de la saison dernière

L’an dernier, le jeu offensif des hommes de Girard se basait sur cinq piliers : le volume des deux milieux défensifs, les montées des deux latéraux, la mène de Belhanda, les courses de Camara et Utaka, et la participation de Giroud dans la construction. Vendredi soir, les latéraux Congré et Jeunechamp n’ont pas apporté le danger comme l’auraient fait Bocaly et Bédimo, et la présence de l’un des deux semble indispensable si Saihi et Stambouli veulent trouver les espaces nécessaires pour ne pas perdre la bataille du milieu. Congré sera-t-il amené à devenir un simple troisième central ou prendra-t-il la place de Bocaly ? Si Cabella n’a pas réussi à faire oublier Belhanda (sur 40 minutes), Younès sera là toute la saison, et les trois postes du milieu de terrain semblent donc largement couverts. Devant, si Camara et Utaka ont fait leur match, la participation d’Herrera a été faible, et le fantôme de Giroud va vite s’installer à la Mosson. Girard a donc trois défis : hiérarchiser ses latéraux, placer Mounier et offrir des ballons à Herrera.

Comment compenser le départ de Giroud ?

Vendredi soir, sur les bons passages des hommes de Girard, on a semblé revoir les mêmes principes que la saison passée (logique, après tout) : cela va très vite vers l’avant (six positions de hors-jeu), on tente rapidement d’atteindre le dernier tiers du terrain et de créer le danger sur des déviations, permutations et combinaisons du quatuor offensif. Un quatuor qui a perdu Giroud, mais gagné Anthony Mounier. En présaison, l’ex Niçois avait évolué sur le côté gauche de l’attaque montpelliéraine, ou alors à la mène. Après une grosse saison à 11 buts toutes compétitions confondues, le gaucher apportera énormément : du contrôle, de la création et des buts. Devant d’abord faire reposer Belhanda et Camara/Utaka, et si son rôle était en fait de compenser le départ de Giroud ?


Le Savoyard apportait non seulement des buts, mais il était aussi le premier à faire jouer Utaka et Camara. D’où la mission de Mounier. Herrera, présenté comme le Higuaín du pauvre, participe bien moins au jeu, d’où une inévitable perte de créativité. C’est simple : poste pour poste, Giroud est irremplaçable. Pour ne pas perdre en qualité, il va donc falloir jouer autrement, dans un autre registre. Si Herrera (ou Charbonnier) n’a pas la capacité d’association de Giroud, cela ne doit pas devenir un problème, mais une solution : Girard va devoir s’adapter, jouer avec plus de profondeur, et surprendre. En changeant de schéma ? Avec Belhanda et Mounier, il ne manquera ni de solutions, ni de qualité. Finalement, faire face à une obligation de changement est peut-être la meilleure façon de ne pas se reposer sur ses lauriers.

À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com


Markus Kaufmann
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