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Les Leçons Tactiques de la L1 : Marseille

Menés par Nkoulou, Valbuena et Gignac, les Marseillais réalisent le meilleur début de saison de leur histoire. Enfin, réalisaient. Entre le départ canon et la déculottée de Valenciennes, que faut-il retenir du jeu marseillais avant le choc de dimanche ?

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Priorité à l’équilibre

Disons-le d’entrée, le match de dimanche semble être un accident. Quarante-cinq minutes cauchemardesques, marquées par un coup-franc en pleine lucarne, une erreur de Fanni et une bourde monumentale de Mandanda, et voilà les stats de la défense marseillaise bousillées. Car jusque-là, avec Morel à gauche, Fanni dans l’axe et un couloir droit occupé par Kaboré ou Abdallah, Marseille n’avait encaissé qu’un seul but en six matchs. De quoi se poser plusieurs questions : Baup est-il un magicien ? L’état d’esprit peut-il surpasser les lacunes les plus évidentes ? Ou alors deux hommes, à savoir Nkoulou et Mandanda, peuvent-ils tenir la baraque seuls contre le monde ? D’abord, Baup ne s’embête avec l’idée de dominer le jeu ou de prendre l’initiative. Pour l’OM, cette saison, défendre revient avant tout à défendre son camp. On voit donc une équipe prudente, dont le quatuor défensif joue bas, protégé par une paire de milieux centraux ne quittant jamais leur « zone de protection » (Cheyrou et Kaboré/Abdullah). Le milieu est compact, l’axe est bien habité et les espaces sont réduits.

D’après Jérémy Morel, l’OM « travaille davantage tactiquement par rapport à la saison dernière » . En phase défensive, les deux ailiers offensifs du 4-2-3-1 se replient et forment les ailes d’un 4-4-2 occupant toute la largeur du terrain. Baup se la joue frileux ? Il faut dire que l’état d’esprit du club joue un rôle important. Dans une situation de pessimisme affolant cet été, Marseille a décidé de donner carte blanche à Baup pour «  tirer quelque chose » de cet effectif. Sans complexe, son OM accepte d’abandonner le ballon à Evian au Vélodrome. Pour une victoire 1-0 sur coup de pied arrêté, une manière de dire « Bah ouais on défend, et alors ? » Évidemment, toutes ces prouesses défensives sont permises par l’énorme niveau affiché par Nkoulou et Mandanda (cela peut arriver, les erreurs, aussi grosses soient-elles).

Une équipe faite pour la Ligue 1

Le style Deschamps, malgré les six titres, avait fini par lasser Marseille. Le club qui avait failli accueillir Maradona et chanté pour Magnusson, Waddle ou encore Stojkovic, a bouffé du 4-4-2 durant trois saisons. Si c'était beau et solidaire en 2010 et 2011, c'était insuffisant et pauvre en 2012. L’OM de Deschamps sera ainsi toujours associé à une identité de jeu physique et équilibré. Et que fait Baup ? Le même système et les mêmes hommes. Sauf que Baup n’est pas Deschamps. Il n’est pas une connotation défensive ambulante, et il porte une casquette : impossible de le prendre vraiment au sérieux. Bref, il peut travailler sereinement sur les points forts de son équipe sans qu’on lui parle de philosophie ou de valeurs de jeu. Et cet OM est construit pour la Ligue 1 : physique, patient, courageux, travailleur.

Qui dit simplicité derrière dit idées claires devant. Peu de rotation, des rôles précis et une hiérarchie bien respectée. Dans le double pivot du milieu, c’est Cheyrou seul qui prend l’initiative et vient embêter le 6 adverse en traînant autour de la surface. A droite et à gauche, on ne doit monter que lorsque le repli est assuré. Souvent, les mouvements des frères Ayew et d’Amalfitano font même fortement penser à un 4-4-1-1, Valbuena derrière Gignac. Enfin, une liberté totale est donnée à Valbuena dans un rôle de meneur excentré à gauche, terrible dans sa capacité à se balader sur tout le front de l'attaque. Mais après la défaite dans le Nord, on peut se poser la question de la marge de progression des Marseillais dans le jeu. La paire de milieux centraux est rassurante, mais chercher le 1-0 toute la saison pourrait être usant…

Insérer Rémy et Barton

S’il n’a pas oublié le trio mythique Laslandes-Wiltord-Micoud de 1999, nul doute que Baup nourrit de grands espoirs en Loïc Rémy pour l’associer à Valbuena et Gignac. Un vrai problème : être l’héritier de Thierry Henry n’est ni compatible avec l’étiquette de "remplaçant de Gignac", ni avec le rôle d’ailier droit. En alignant deux pointes, le technicien perdrait alors, au choix : le danger de la position de Valbuena (442), ou le précieux travail de ses ailiers, que ce soit dans la couverture ou dans le lancement du pressing (4312). Justement, le pressing, c’est la raison footballistique du recrutement de Barton : « C’est dans ses gènes » , affirmait le coach à son arrivée.

Avec l’Anglais, Baup peut envisager de monter un milieu à trois qui pourrait venir chercher les ballons que vont récupérer les deux ailiers actuels (Kaboré/A.Ayew-Barton-Cheyrou). Alors, engager Barton pour mieux faire jouer Rémy ? Tout chambouler quand la priorité de l’équipe est l’équilibre ? Rémy restera probablement à droite ou sur le banc, et l'OM ne cherchera pas à contrôler le jeu. En même temps, on ne peut s’empêcher de penser que les Phocéens feront une grosse saison uniquement s'ils parviennent à conserver cette mentalité de pessimiste jusqu’au bout, en faisant semblant de ne rien attendre de cette cuvée. Jouer le titre ? Quel titre ?



À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com

Markus Kaufmann
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