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  2. // Finale
  3. // Bayern Munich/Borussia Dortmund (2-1)

Les leçons tactiques de la finale de C1

Enfin. La génération Lahm-Schweinsteiger aura fini par soulever un trophée international majeur. Arjen Robben aura fini par jouer décemment une finale. Et après quinze ans d'attente, Jupp Heynckes aura fini par gagner cette deuxième C1. Si la meilleure équipe de la compétition a fini par l'emporter, on a presque du mal à le croire tant les éléments semblaient vouloir se dresser contre les Bavarois.

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Premier set Borussia


Vingt-cinq minutes. C'est le temps qu'il aura fallu au Bayern pour sortir des cordes, complètement bloqué par un Borussia affamé enchaînant jabs et uppercuts. Sans la garde de Manuel Neuer (13e, 15e, 35e), le KO semblait inévitable. Pour ne pas répéter les erreurs de 2010 et 2012, le plan du Bayern aurait dû être d'agresser d'emblée la surface de Dortmund, de mettre mal à l'aise des jeunes Jaunes sans expérience, commettre des fautes bien senties, frapper le plus possible. Finalement, la première frappe a lieu à la 25e minute (tête de Mandžukić) et entre-temps, les hommes de Klopp ont eu le temps de tirer six fois grâce à une récupération très haute et à de gros sacrifices. Le pressing est brillant, les appels sont dangereux. En phase défensive, le positionnement en 4-4-2 de Dortmund arrive parfaitement à gêner la relance bavaroise sur les côtés. Kuba et Großkreutz agressent Alaba et Lahm, Piszczek et Schmelzer montent très haut pour gêner Ribéry et Robben dès la réception du ballon. Le Bayern n'arrive pas à monter par les côtés.

Et l'axe aussi est bloqué. Lewandowski et Reus laissent Dante et Boateng relancer à droite ou à gauche, et activent leur pressing seulement une fois que le ballon atterrit dans les pieds de Schweinsteiger ou Javi Martínez. Les prises à trois (avec Bender ou Gündoğan) sont parfaites, et les ballons rapidement subtilisés. Klopp réalise l'entame parfaite, en imposant à Schweinsteiger le même traitement que celui-ci avait imposé à Pirlo et Xavi. Les longs ballons du Bayern s'enchaînent, mais Mandžukić n'y arrive pas. Tactiquement, Klopp déguste Heynckes à la sauce Sacchi. Dans les intentions, le Bayern n'y est pas non plus. En clair, le Borussia joue pour marquer, tandis que Munich joue pour développer du jeu. Un comble pour l'équipe censée représenter le football allemand de l'efficacité. Lors de la première demi-heure, chaque phase offensive munichoise reprend les mêmes circuits de passe habituels devant la surface de Dortmund, à droite, à gauche, sans jamais chercher à faire sauter le verrou. Zéro risque, zéro danger. L'influence du Barça ?

Un coup de coude de Ribéry, et le Bayern entre dans son match


Finalement, le retour du Bayern dans le match coïncide avec le coup de coude de Ribéry dans le visage de Lewandowski. Guardiola ou pas, le Bayern aura toujours ce côté un peu méchant, un peu salaud. Hier soir, c'est Franck qui est venu l'incarner pour annuler l'excédent de tendresse de ses coéquipiers. On peut parler d'expérience, oui, ou alors de coup de folie heureux. Neuer aussi répond présent. Un match à jouer dans la saison, et une note frisant la perfection. Manuel joue brillamment malgré le torrent d'occasions des Jaunes et le Bayern arrive à la demi-heure de jeu avec un bon 0-0. La bataille s'équilibre dans le dernier quart d'heure de la première mi-temps. Fatigué, le Borussia relâche le pressing, laisse des espaces et commence à subir la vitesse de transmission du milieu bavarois.

À la 30e minute, Robben fait une Arjen en ratant son premier duel face à Weidenfeller. Mais le danger est là. Les hommes de Klopp réduisent leur intensité et semblent essayer d'attaquer ponctuellement. À la 35e, la paire Alaba-Ribéry est à nouveau pressée, Lewandowski efface Boateng, mais Neuer s'interpose, encore. Une finale de Grand. À la 43e, Hummels nous donne à nouveau des raisons de douter de sa fiabilité (cela commence à faire beaucoup dans les gros matchs), et laisse Robben seul devant Weidenfeller. Perdu, encore une fois. Dortmund a eu trop d'occasions pour être optimiste, mais les hommes de Klopp ont su ralentir au bon moment et conserver le nul malgré leur temps faible.

Ribéry fait sauter le verrou, Robben enfonce la porte


Mais le début de la seconde mi-temps confirme ce que tout le monde craignait : la première demi-heure supersonique de Dortmund sera coûteuse. Moins bien placés, moins intenses, moins entreprenants, les hommes de Klopp reculent. Alaba et Lahm viennent porter le ballon devant, le Borussia s'installe derrière, plus bas, plus conservateur, plus en danger aussi. Alors que Schweinsteiger entre petit à petit dans son match (ce bijou de transversale à la 53e), que Javi Martínez s'amuse à faire mentir CJP à chaque prise de balle ( «  il lui manque un chouïa de technique » , d'après notre héros national) et que Boateng et Alaba remportent tous leurs duels, le rapport de force se renverse. Gündoğan ne visite presque plus la moitié de terrain adverse, et le but arrive à l'heure de jeu. Schweinsteiger est pressé, remet directement sur Neuer, contrôle de la cuisse et dégagement comme à l'entraînement. Le Borussia gère mal sa transition et ne revient pas à temps. Mandžukić dévie de la poitrine sur Robben qui, tout naturellement, accélère. Relai pour Ribéry. Et là, le Bayern prend enfin le risque de se lancer. Robben va au bout de son passe-et-va, Mandžukić va se positionner au point de penalty, et Ribéry invente une passe merveilleuse qui, si elle avait été réalisée par Özil, serait déjà immortelle.

Les Munichois sont alors mieux physiquement, plus en confiance dans le jeu, et pourtant ils semblent avoir décidé conjointement qu'ils ne peuvent pas gagner cette sacrée C1. Dante cherche le nombril de Reus, penalty. Quand Subotić glisse sur sa ligne devant Robben deux minutes plus tard, on se dit que les bavarois ne gagneront jamais. Et que le pauvre Heynckes a créé un animal incapable de tuer. Ribéry le méchant en décide autrement à la 89e. En position de 9, le Français contrôle en pivot, conserve, sert Robben d'une fine talonnade. Invité à dîner avec l'histoire, le Néerlandais skie entre deux centraux comme lui seul sait le faire, se présente devant Weidenfeller comme lui seul sait le faire, et… conclue ! Photos avec le sourire de l'homme qui a enfin réussi à conquérir la femme de sa vie, et qui n'y croit pas vraiment. Le Bayern l'emporte donc sans écraser sa finale. Oui, Pep Guardiola pourra faire (un petit peu) mieux.

Par Markus Kaufmann À visiter :

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Arsène Holmes Niveau : DHR
Ribéry n'a pas fait faute, c'est Christian Jean-Pierre qui l'a dit...
on a aussi vu le match..
Ribery fait sauter le verrou!
Mais vous êtes tarés les mecs!
Sur le premier, il n'est qu'un vulgaire relais pour Robben et sur le second, il s'emmêle les pinceaux
POINT BARRE!
Bande de beaufs!
Dortmund a débuté le match très fort et a fini par le payer.

C'était prévisible.

Un aveu d'impuissance, en fait, de la part de Klopp. Tout miser sur la surprise et l'impact physique. Raté.

A part la première demi-heure où il a fait le dos rond, le Bayern a contrôlé le match et a justement gagné.

Sans la faute inutile de Dante dans la surface, le but de Mankovski aurait suffi.
Marek Hamsik Niveau : National
Note : 1
CJP a vraiment déclaré que Martinez "manquait de technique ?" (J'ai vu le match sur Canal donc je sais pas). C'est quand même hallucinant, a ce niveau la autant foutre Pscal Praud et Pierre Mènes au commentaire. Bon, en même temps, CJP, c'est celui qui avait déclaré que "Giroud, c'est Mario Gomez en plus technique" donc il est plus à ça près.

Sinon, le tournant du match, pour moi, c'est à partir du moment ou Alaba et Lahm montent d'un cran, obligeant Kuba et Grosskreutz a descendre et par biais, a faire reculer tout le bloc de Dortmund. Y a également le fait que Gundogan, véritable métronome de l'équipe, a été étouffé en deuxième mi-temps par la montée en puissance du milieu de terrain bavarois, notamment Martinez.

Le seul reproche qu'on pouvait éventuellement faire à Klopp est de ne pas avoir fait entrer Sahin plus tôt, je pense qu'il aurait pu donner un second souffle au milieu du Borusssia grâce à sa capacité a conserver le ballon, a temporiser et a donner de bonnes passes.

Quant à Hummels, c'est vrai qu'une nouvelle fois je suis déçu, il est loin d'être fiable à 100% derrière donc on va attendre encore un peu avant de savoir si oui ou non c'est un grand défenseur.
J'apprécie beaucoup les analyses souvent très fines de Marcus Kauffman, je me suis retrouvé comme la plupart du temps dans cet article, mais non... Il s'agirait d'arrêter le chauvinisme qui fait de Ribéry, l'artisan de la victoire devant Robben... La lutte pour le Ballon d'Or est lancée depuis un bon moment avec le Bayern Munich mais là et Dieu sait que depuis le triomphe de Zidane, cela était long mais la tromperie a des limites.
"si elle avait été réalisée par Ôzil, serait déjà immortelle", parlons nous bien de la passe de Ribéry? Certes, elle est intelligemment et parfaitement donnée mais où avez-vous la magie dans cette passe? Elle est déterminante mais elle est "normale" pour un joueur de ce calibre, ils sont une dizaine voire une vingtaine de footballeurs à pouvoir exécuter un tel geste avec, l'aide, en plus des trois joueurs du BvB aspirés et fixés. Le contexte n'est pas du tout le même, c'est évident mais elle n'a par exemple, rien à voir avec la passe distillée par Özil à Khedira contre la France. Et ne parlons même pas de la supposée ''talonnade'' de Ribéry sur le second but, ce serait de la malhonnêteté intellectuelle...
Entendons nous bien, Ribéry est un des favoris pour le Ballon d'Or mais pouvons-nous cesser de le "gonfler" puisqu'il est Français.
de la supposée talonnade "passe décisive". Petite faute de frappe, sorry daddy!
C'est même Wenger qui a dit que Martinez n'était pas technique. Il disait même qu'il commet trop de fautes (après sa 1èere ou 2e du match). Y'a comme de la rancune dans l'air.
fernandollorientais Niveau : CFA
Finale bizarre, le plan de Dortmund a plutôt bien fonctionné mais le Bayern gagne grâce à sa supériorité physique.

Match difficile à analyser... moi, ce qui m'a marqué, c'est le niveau des deux charnières centrales, indigne d'une finale de LDC.

A noter que la possession territoriale a été à l'avantage de Dortmund (53% sur le match, 70% en première).

La victoire du Bayern est logique sur l'ensemble du tournoi, mais sur la finale, il n'aura pas fait preuve d'une grande maîtrise.

OUI, Guardiola peut apporter beaucoup à ce Bayern. Quand on se souvient qu'il n'était pas satisfait de la finale 2009 contre MU, j'ose penser qu'il a fait chauffer le carnet de note hier devant sa TV.
La question est: Est ce que le Borrussia était obligé de faire un pressing aussi intense en première période connaissant le manque de réalisme de son équipe.
L'an passé, ils avaient joué derrière , laissant le ballon au Bayern pour les crucifier en contre, je comprends pas le changement de stratégie.
fernandollorientais Niveau : CFA
c'est pas passé loin pendant leur premier temps fort...
On aurait dit un tennisman de 40 ans qui a fait un 5 sets la veille et qui fait tout pour plier le match rapidement parce qu'il sait qu'il va pas tenir 5 sets
Message posté par fernandollorientais
Finale bizarre, le plan de Dortmund a plutôt bien fonctionné mais le Bayern gagne grâce à sa supériorité physique.

Match difficile à analyser... moi, ce qui m'a marqué, c'est le niveau des deux charnières centrales, indigne d'une finale de LDC.

A noter que la possession territoriale a été à l'avantage de Dortmund (53% sur le match, 70% en première).

La victoire du Bayern est logique sur l'ensemble du tournoi, mais sur la finale, il n'aura pas fait preuve d'une grande maîtrise.

OUI, Guardiola peut apporter beaucoup à ce Bayern. Quand on se souvient qu'il n'était pas satisfait de la finale 2009 contre MU, j'ose penser qu'il a fait chauffer le carnet de note hier devant sa TV.


C'est vrai que les défenses étaient fébriles mais y'avait beaucoup de nérvosité, on peut pas savoir ce que c'est de jouer un finale de LDC mais je pense que ça a joué. Et les Allemands misent tout sur l'attaque, la défense c'est pas trop leur tasse de thé ;) J'ai hâte de voir Pep faire aussi bien que Jupp (enfin espéront...)
fernandollorientais Niveau : CFA
Presser comme ça c'était aussi le prix à payer pour éteindre schweini et détruire la première relance. J'crois que son idée c'était de reculer après, mais avec un avantage d'un but. Et puis, comme c'est dit dans l'article Neuer était pas du tout habitué à être pilloné comme il l'a été en première, donc bon, même si le plan a échoué, il tenait debout, non ?
LapinCrétin Niveau : CFA
Message posté par Ruud04
La question est: Est ce que le Borrussia était obligé de faire un pressing aussi intense en première période connaissant le manque de réalisme de son équipe.
L'an passé, ils avaient joué derrière , laissant le ballon au Bayern pour les crucifier en contre, je comprends pas le changement de stratégie.


Peut-être que Klopp voulait les faire douter dès le départ?
On est ok sur tout mais n'est ce pas cela qui a fini par les faire perdre?
Ils ont fini le match carbo de chez carbo
Robben a été vraiment agacent tout le match... il ratait souvent ses dribbles, il a vendangé beaucoup d'occasion et comme à son habitude pense qu'à sa gueule (célébrer la victoire seul comme ça..) . Deux actions ont sauvé son match... le foot de haut niveau ne tient pas à grand chose. Ribéry fait pas un match exceptionnel mais sur les 90 minutes il est quand même meilleur que Robben, en tout cas pour le jeu collectif. Repli défensif, centres, la passe presque-décisive et la talonnade.

Sinon déçu pour Gundogan qui s'est éteint sur cette finale, la faute à Martinez qui est juste énorme. Alaba a beaucoup progressé je trouve, beaucoup lui reprochent son placement défensif, je l'ai trouvé très serein et intraitables au niveau des duels. Boateng faut qu'il arrête ses transversales dégoutantes et Hummels n'est pas le crack sur lequel tout le monde se paluchait.
Hahahahaha le beauf!
Les journaux allemands n'évoquent même pas Ribery sur ce match!
Robben est le seul à se procurer des occaz car il est de loin, de très très loin, le meilleur attaquant du bayern , n'en déplaise au peuple le plus inutile au foot.
Tu mets un deuxième Ribery à la place de Robben, le Bayern a 0occasions de but
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