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  3. // Juventus Turin/FC Barcelone (1-3)

Les leçons tactiques de Juve-Barça

La Juve était condamnée au chef-d'œuvre, et Berlin a parfois cru en voir les couleurs. Mais ce n'était qu'une illusion, bien entretenue par un Gigi Buffon de rêve. Le Barça, bien plus luxueux footballistiquement, nous a montré tout ce qu'il était en un seul match : patient mais dangereux, déséquilibré mais solide, spécial mais parfait.

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Messi surprend le losange


Sur la scène olympique berlinoise, les danseuses se retirent et laissent place aux visages angéliques et aux gueules cabossées des artistes en crampons. Mais sans la musique, Mascherano perd rapidement le rythme. Deux mauvaises relances consécutives plus tard, la Juventus est déjà installée dans le camp barcelonais. Les Italiens n'ont pas le ballon, mais les pattes d'acier de Tévez et Vidal font tout pour trancher les pieds de velours des Catalans. Pressing haut et agressivité pour le 4-3-1-2, comme prévu. Seulement, comme prévu – aussi – la densité axiale turinoise a ses points faibles. Le manque de largeur, notamment.

Lorsque Messi renverse le jeu vers Jordi Alba, le bloc de la Juve met logiquement trop de temps pour venir aider Lichtsteiner, bien plus à l'aise quand il a trois centraux derrière lui. La lecture du jeu de Neymar et Iniesta, ainsi qu'un bon appel de Rakitić font le reste du travail, alors qu'Allegri se demande comment sa défense ultra-compacte a pu se faire pénétrer dans sa propre surface en trois minutes. Quand il reverra les images cet été, il pourra imaginer ce qui serait arrivé si Pirlo était descendu entre ses deux centraux pour combler la distance créée par le décrochage de Barzagli. Il pourra aussi se demander si Chiellini aurait pu éviter ce but, par un tacle rageur héroïque, un bon coup de gueule au bon moment sur ses milieux ou une faute génialement inventée.

Lecture du match à l'italienne


« Gagner n'est pas important, c'est la seule chose qui compte » , peut-on lire sur tous les murs du Juventus Stadium, dans le col des maillots des Turinois et certainement dans l'âme de nombreux tifosi de la cité habitée par Giampiero Boniperti. Au regard de son histoire et de l'identité qu'elle tente de véhiculer depuis à peu près toujours, le visage de beau perdant ne va pas bien à la Juve. Et pourtant, l'équipe d'Allegri va devoir apprendre à vivre avec ce profil sur la scène européenne. Face à un Barça si élaboré, le coach toscan avait plusieurs équations à résoudre. La première a été aisément résolue par une défense habituée à évoluer près de sa surface : ne pas donner d'espace à la profondeur de Luis Suárez. La seconde, qui était de bousculer l'ordre de la possession barcelonaise, aura finalement abouti sur des résultats mitigés : des frappes lointaines de Marchisio, sans plus. Mais au-delà des questions tactiques ponctuelles comme les mouvements salvateurs de Vidal, c'est l'attitude globale de l'équipe qui doit être analysée. Parce qu'il y a quelque chose d'inexplicable dans le football italien.

Cette sérénité face à la tempête, cette faculté à souffrir sans crier, à reculer sans craindre. Un phénomène qui s'est vérifié une fois de plus hier soir. Alors que le tableau d'affichage aurait pu afficher un 2-0, voire 3-0 sans surprise au bout du quart d'heure de jeu, la Juventus a réussi à atteindre l'heure de jeu avec un 1-1 et un gros temps fort en bonus. Un savoir-faire ? Peut-être. Mais si la Juve avait besoin de « onze animaux » pour l'emporter d'après Bonucci, l'image donnée par l'équipe d'Allegri a été bien plus cérébrale : celle d'une équipe qui parvient à regarder au-delà de son temps faible ou fort du moment. Un groupe capable d'attendre, de foncer, de ralentir et d'accélérer aux moments opportuns. Ponctuellement, cette réflexion se traduit évidemment par les fautes tactiques de Vidal, Pogba et Bonucci, et semble à première vue se situer en défaite technique. Que nenni. Ces fautes à répétition, ainsi que certaines bonnes respirations de Morata, auront permis à la Juve de gagner du temps et de rester vivant.

Mais les arrêts de Buffon, le sérieux d'Évra, le cœur de Vidal et les bonnes interventions de Barzagli et Bonucci auraient-ils pu suffire ? En seconde période, l'ambitieux Pogba aura souvent été le seul à vouloir prendre ses responsabilités pour aller chercher l'impossible. La marque des champions. Quelques chiffres rendent compte de la supériorité effrayante du Barça. D'autre part, les hommes de Luis Enrique ont réussi quinze dribbles, contre six pour la Juve. Le seul Messi en a réussi dix. D'autre part, le Barça a subi 23 fautes, alors que la Juve n'a su en provoquer que neuf. Voilà la différence entre une équipe qui souffle et une autre qui souffre.

Le cas Pirlo


Il fallait que ce soit lui, Massimiliano Allegri. Il fallait que ce soit lui qui ait à faire ce choix dramatique. Il fallait que ce soit lui qui décide si Andrea Pirlo devait être titulaire lors de cette finale de Ligue des champions. Alors, l'ex-technicien du Milan qui avait osé relâcher Pirlo pour privilégier un milieu de muscles et de poumons a finalement fait le choix des beaux pieds du barbu. Mais s'agissait-il d'un choix courageux ? Allegri s'est-il écouté ? A-t-il cédé à la pression, ou plus simplement à l'espoir de voir Pirlo tout régler sur un coup de pied arrêté magistral ? Après une heure et demie d'un ultime combat, ce coup de pied arrêté n'a jamais été sifflé et la titularisation de Pirlo est devenue une mauvaise décision. D'une part, la présence du vétéran à l'apport défensif limité n'a pas aidé la Vieille Dame à se montrer conquérante au pressing, laissant le Barça dominer outrageusement la première période. La Juve aurait-elle pu avoir un visage plus agressif avec Marchisio en regista et Pereyra en relayeur ?

D'autre part, la prestation de Marchisio, tout en maîtrise des deux pieds et de l'espace, a mis en lumière les difficultés que traverse ces derniers temps la réflexion du jeu de Pirlo. Un meneur qui s'est fait bousculer par le marquage infatigable de Suárez en début de match, et qui n'a jamais su trouver ses marques, alors qu'il devait justement devenir le repère des siens. L'entrée prématurée de Pereyra aurait-elle pu changer la donne ? Les mouvements vers l'avant de l'homme-clé de la victoire à Dortmund auraient pu permettre à Lichtsteiner de se protéger plus longtemps en deuxième période. « On ne gagne pas à onze, mais à quatorze » , disait Lippi cette semaine à la Gazzetta. Cette fois-ci, Allegri n'a rien bouleversé avec ses changements, tous réalisés après le deuxième but du Barça.

Tout le Barça en une fois


Lors de sa présentation au Camp Nou, Luis Enrique avait préféré parler de style de jeu que de philosophie. Une saison plus tard, il a réalisé un chef-d'œuvre de compromis tactique entre les besoins d'idées de jeu collectives et l'impact du talent individuel. Hier, le Barça est parvenu à danser habilement entre l'élaboration de son jeu de possession et la vitesse de son jeu direct. Le Barça de la possession, en première période, aura montré ses deux visages : une équipe conquérante à la récupération et prête à courir pour se donner le droit de prendre plus de risques offensifs, puis une équipe de « gestionnaires du ballon » , très voire trop patiente, qui aura d'ailleurs fini par laisser échapper sa proie. Puis le Barça du jeu direct, en seconde période, aura alterné le meilleur et le pire : une production de contres impressionnante, mais aussi une dizaine de minutes de doutes dans la défense de la transition. Finalement, ce n'est peut-être pas un hasard si les deux premiers buteurs sont les deux recrues à l'ADN forgé dans le football direct : Rakitić et Suárez. Pour le Barça, cela donne un but construit, deux autres en contre, et des adversaires qui n'ont pas encore trouvé la solution. Il ne s'agit pas de le priver de ballon, comme l'a fait le Bayern de Guardiola. Il ne s'agit pas non plus de l'attendre et de le piquer, comme a essayé de le faire la Juve. À qui le tour ?

Par Markus Kaufmann À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
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Kit Fisteur Niveau : Loisir
Article de qualité, qui rattrape très bien les notes complètement bidons d'hier...

Maintenant que tout est dit sur ce match, petite question HS mais d'ordre pratique : comme c'est la cinquième ligue des champions gagnée par Barcelone, ils auront le droit de garder la coupe où le règlement a changé ?
Un grand merci à cette equipe pour m'avoir fait vibrer comme elle l'a fait hier soir, j'en suis aphone, et un tout aussi grand merci à la Juve pour ce match serré, apres l'egalisation elle aurait pu prendre l'avantage et la victoire n'est que plus belle avec ça.

Jusqu'a la 90 eme, le match prenait des airs du dernier Clasico, deux buts par les nouveaux venus, paye ta place dans le classement des transferts les plus utiles:

Suarez qui ne sort pas son meilleur match, mais qui au final fait ce pour quoi il etait censé venir: Etre un renard .

Rakitic, je t'aime mon con, pas pour ton but mais pour cette passe lobée sans controle sur un centre d'Alves pour Piqué.

Iniesta, l'homme qui se sentait sur la fin, et donc prefere passer une saison en demi teinte pour sortir le grand jeu lors du dernier match.

Messi qui fait le Job, une action qui debute sur une de ses transversales teleguidées et un affolement crée sur le deuxieme qui libere le cote droit pour Suarez.

Ter Stegen qui vraiment etait la au bon moment (enflammade des Turinois), son erreur sur le but se pardonne facilement, le geant de l'autre coté a fait la même.

Xavi, Ciao l'artiste .

Campeones <3
Note : -1
Vous êtes relou avec les notes là.
C'est bon on peut passer à autre chose?
Prospère Mulenga Niveau : CFA
J'vais pas etre original mais Carlitos Tevez très decevant, je pensais qu'il allait sortir un match de patron, j'ai été extremement déçu !

Après pour en revenir aux notes, c'est tellement subjectif on s'en fout, sur le premier but du Fc Barcelone grosse passivité du milieu de terrain et sanction immédiate !
georgesleserpent Niveau : Loisir
Moi ce qui m'a pas mal impressionné hier, c'est que, d'un coté comme de l'autre, en phase défensive, les équipes passaient à une vitesse hallucinante d'une posture de haut pressing à une posture de bloc équipe compacte.

Par exemple, en première MT, la Juve était souvent acculée dans sa moitié de terrain, puis dégagement, récupération de la balle par Ter Stegen, et, le temps qu'il relance, c'était le barca qui était pris à la gorge dès ses 30 premiers mètres par le pressing des turinois.


A mon avis, cette rapidité de la transition défense basse/pressing haut est l'avenir de la tactique. Et franchement, je trouve que c'est du très très haut niveau physique/tactique. Ca me fait un peu penser au Milan de Sacchi, qui donnait l'impression que le bloc équipe était strictement partout et jamais perçable.
Une pensée pour Pat' tout de même. Fautif sur le but du 2-1 car il ne suit pas le mouvement de l'attaquant, il voit son meilleur enemi pousser la balle au fond des filets en finale de la Champion's. Qui vient couronner une 4eme défaite (dont 3 face au Barca) en finale, après être sorti sur blessure sans contact.

Tout guerrier méritant le respect qu'il est, je pense qu'il sera difficile pour lui de se relever de celle ci.

Et dire que si le Turque porte ses couilles et siffle le péno pour Pogba on peut se prendre à rêver.

Putain de football.
Franchement, je sais que ça a déjà été dit mais à 20M€ le transfert, Rakitic c'est surement le meilleur transfert de l'année au niveau mondial.

Le mec sait tout faire : passe lumineuse, buts, couverture du latéral, récupération, duel physique, frappe. Il apporte un équilibre incroyable à l'équipe que Xavi n'apportait plus. Il est même pour moi le parfait complément à Messi et Alves. Je suis quand même déçu que Cesc et Thiago soient partis tous les deux. Iniesta est le plus grand dans mon coeur mais il n'est pas éternel, Un trident Cesc-Busquets-Rakitic ça aurait eu de la gueule.

Et Luis, même si parfois il rate des trucs incroyables, ou rate un bête contrôle, quel abattage, quelle envie, quelle hargne. Sur son goal tu sens le vrai buteur, il anticipe que la frappe de Leo va être repoussée dans cette zone.

Bref, tout ça pour dire qu'on a viré Zubi mais qu'au final ses transferts sont majestueux pour la plupart.
James Harden Niveau : Loisir
Bon on a surtout pu voie que malgré cette saison exceptionnelle ce barca cuvée 2015 en dessous des barca 2009 et surtout 2011.
La maîtrise au millieu de terrain est beacoup plus faible, le pressing beacoup moins intense, les lignes sont beaucoup plus étiré.
Ce qui a permis à la juve de trouver des espaces et faire douter le barca pourtant largement au dessus.
Pour ceux qui pensent encore que ce barca est au dessus de ses récents prédécesseurs je vous conseille de revoir la finale 2011 qui restes pour moi la plus belle démonstration de jeux collectif de qualité technique et de maitrise jamais vu à ce niveau.
Prospère Mulenga Niveau : CFA
Message posté par Script
Franchement, je sais que ça a déjà été dit mais à 20M€ le transfert, Rakitic c'est surement le meilleur transfert de l'année au niveau mondial.

Le mec sait tout faire : passe lumineuse, buts, couverture du latéral, récupération, duel physique, frappe. Il apporte un équilibre incroyable à l'équipe que Xavi n'apportait plus. Il est même pour moi le parfait complément à Messi et Alves. Je suis quand même déçu que Cesc et Thiago soient partis tous les deux. Iniesta est le plus grand dans mon coeur mais il n'est pas éternel, Un trident Cesc-Busquets-Rakitic ça aurait eu de la gueule.

Et Luis, même si parfois il rate des trucs incroyables, ou rate un bête contrôle, quel abattage, quelle envie, quelle hargne. Sur son goal tu sens le vrai buteur, il anticipe que la frappe de Leo va être repoussée dans cette zone.

Bref, tout ça pour dire qu'on a viré Zubi mais qu'au final ses transferts sont majestueux pour la plupart.


Et pour completer ton post, le type gagne l'Europa League l'année dernière et la Ligue des Champions cette année . RESPECT .
georgesleserpent Niveau : Loisir
Message posté par James Harden
Bon on a surtout pu voie que malgré cette saison exceptionnelle ce barca cuvée 2015 en dessous des barca 2009 et surtout 2011.
La maîtrise au millieu de terrain est beacoup plus faible, le pressing beacoup moins intense, les lignes sont beaucoup plus étiré.
Ce qui a permis à la juve de trouver des espaces et faire douter le barca pourtant largement au dessus.
Pour ceux qui pensent encore que ce barca est au dessus de ses récents prédécesseurs je vous conseille de revoir la finale 2011 qui restes pour moi la plus belle démonstration de jeux collectif de qualité technique et de maitrise jamais vu à ce niveau.


100% d'accord avec toi, Russel.

Les amateurs de hype adorent dire à tout va que l'équipe présente est la plus grande de tous les temps (ça a été le cas pour le Real du début d'année).
Ok ce barca est monstrueux, mais comparons ce qui est comparable.

Quand on présente les forces du Barca 2015, on parle des individualités et de sa capacité à savoir faire le dos rond. Moi je vois plutôt ces deux "forces" comme des faiblesses, par comparaison à la cuvée de 2011.
En effet, le Barca 2011 se branlait pas mal d'avoir des individualités, le collectif débloquait strictement toutes les situations. Pour preuve, pour rappel, lors de la fameuse manita passée au Real, le type qui marque le 5ème but est un certain Jeffrey. Ce qui montre que quels que soient les joueurs sur le terrain, le collectif était tellement dingue que ça marchait quand même.
Puis, autre chose, le barca 2011 ne jouait jamais le contre pour la simple et bonne raison qu'il n'en avait pas besoin. Il écrasait ses adversaires en attaque placée et en jouant haut de façon permanente. Et c'est ça qui fait que cette équipe restera dans l'histoire et sera toujours au dessus de tant d'autres énormes équipes.
Note : 4
Le Barça 2011 est le meilleur Barça de l'histoire.Ça ne fait pas un pli.
Le milieu de terrain était juste monstrueux et Messi était au dessus de tout.
Prospère Mulenga Niveau : CFA
Note : 4
Message posté par James Harden
Bon on a surtout pu voie que malgré cette saison exceptionnelle ce barca cuvée 2015 en dessous des barca 2009 et surtout 2011.
La maîtrise au millieu de terrain est beacoup plus faible, le pressing beacoup moins intense, les lignes sont beaucoup plus étiré.
Ce qui a permis à la juve de trouver des espaces et faire douter le barca pourtant largement au dessus.
Pour ceux qui pensent encore que ce barca est au dessus de ses récents prédécesseurs je vous conseille de revoir la finale 2011 qui restes pour moi la plus belle démonstration de jeux collectif de qualité technique et de maitrise jamais vu à ce niveau.


Ok tu as raison personne ne peut le nier mais là ou Luis Enrique a ete exceptionnel c'est dans son pragmatisme de changer un peu la nature du barça car avec des joueurs viellissants comme Iniesta et Xavi, faire du pressing à outrance n'etait plus possible, ce barça plus direct va beaucoup mieux a des joueurs comme Rakitic, Suarez meme Messi qui a une capacité d'accélération unique !
Et reste quasiment au sommet pendant 10 ans c'est ça qui faut retenir .


4 LDC entre 2005 et 2015 (2006,2009,2011 et 2015 )

Et 4 demi finales ( 2008,2010,2012 et 2013 )
James Harden Niveau : Loisir
@georges
La première mi-temps catastrophique de la juve vient de la tactique d'allegri qui a choisi de jouer très bas et en contre pour laisser un minimum d'espace à ce barca, il a eu peur un Peu comme blanc en quart, il a d'abord penser à défendre plutôt qu'à jouer.
Mais il a eu l'intelligence de changer de stratégie en deuxième mi-temps, jouer plus haut et presser le barca quitte à leurs laisser plus d'espace devant, certes il prend les deuxième et troisième but sur des contres mais avant ça la juve à eu des occasions et des positions de frappes et la possibilité de braquer le match.
Comme quoi allegri est passé à côté de sa première mi temps mais à été grand en deuxième mi temps...
Note : 3
Message posté par georgesleserpent


100% d'accord avec toi, Russel.

Les amateurs de hype adorent dire à tout va que l'équipe présente est la plus grande de tous les temps (ça a été le cas pour le Real du début d'année).
Ok ce barca est monstrueux, mais comparons ce qui est comparable.

Quand on présente les forces du Barca 2015, on parle des individualités et de sa capacité à savoir faire le dos rond. Moi je vois plutôt ces deux "forces" comme des faiblesses, par comparaison à la cuvée de 2011.
En effet, le Barca 2011 se branlait pas mal d'avoir des individualités, le collectif débloquait strictement toutes les situations. Pour preuve, pour rappel, lors de la fameuse manita passée au Real, le type qui marque le 5ème but est un certain Jeffrey. Ce qui montre que quels que soient les joueurs sur le terrain, le collectif était tellement dingue que ça marchait quand même.
Puis, autre chose, le barca 2011 ne jouait jamais le contre pour la simple et bonne raison qu'il n'en avait pas besoin. Il écrasait ses adversaires en attaque placée et en jouant haut de façon permanente. Et c'est ça qui fait que cette équipe restera dans l'histoire et sera toujours au dessus de tant d'autres énormes équipes.


Le but de Jeffren, tu peux aussi te dire que c'est la 91ème, que le Real est au fond du seau mentalement et physiquement, et que ce but est anecdotique. Et c'est sur un contre, d'ailleurs. Ce qui m'amène au second point: pourquoi ce mépris pour les contre attaque? À te lire, c'est presque quelque chose de dégradant de marquer sur un contre. Alors qu'un contre bien mené, qui allie vitesse, précision technique, prise de décision rapide, c'est tout autant impressionnant qu'un but après une conservation de balle plus longue.
nastyprod Niveau : DHR
Message posté par georgesleserpent


lors de la fameuse manita passée au Real, le type qui marque le 5ème but est un certain Jeffrey.


Ahahah sacré Jeffrey, nan serieux cest Jeffren
Ahmed-Gooner Niveau : National
Message posté par georgesleserpent


100% d'accord avec toi, Russel.

Les amateurs de hype adorent dire à tout va que l'équipe présente est la plus grande de tous les temps (ça a été le cas pour le Real du début d'année).
Ok ce barca est monstrueux, mais comparons ce qui est comparable.

Quand on présente les forces du Barca 2015, on parle des individualités et de sa capacité à savoir faire le dos rond. Moi je vois plutôt ces deux "forces" comme des faiblesses, par comparaison à la cuvée de 2011.
En effet, le Barca 2011 se branlait pas mal d'avoir des individualités, le collectif débloquait strictement toutes les situations. Pour preuve, pour rappel, lors de la fameuse manita passée au Real, le type qui marque le 5ème but est un certain Jeffrey. Ce qui montre que quels que soient les joueurs sur le terrain, le collectif était tellement dingue que ça marchait quand même.
Puis, autre chose, le barca 2011 ne jouait jamais le contre pour la simple et bonne raison qu'il n'en avait pas besoin. Il écrasait ses adversaires en attaque placée et en jouant haut de façon permanente. Et c'est ça qui fait que cette équipe restera dans l'histoire et sera toujours au dessus de tant d'autres énormes équipes.


C'est Jeffren pas Jeffrey, mais je suis d'accord avec ce que tu as dis.
Moi j'ai la solution :

Casser les jambes de Messi, Suarez et Neymar.

Ou de Messi, tout simplement.

Voilà un beau projet de jeu pour contrer le Barça.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Message posté par James Harden
@georges
La première mi-temps catastrophique de la juve vient de la tactique d'allegri qui a choisi de jouer très bas et en contre pour laisser un minimum d'espace à ce barca, il a eu peur un Peu comme blanc en quart, il a d'abord penser à défendre plutôt qu'à jouer.
Mais il a eu l'intelligence de changer de stratégie en deuxième mi-temps, jouer plus haut et presser le barca quitte à leurs laisser plus d'espace devant, certes il prend les deuxième et troisième but sur des contres mais avant ça la juve à eu des occasions et des positions de frappes et la possibilité de braquer le match.
Comme quoi allegri est passé à côté de sa première mi temps mais à été grand en deuxième mi temps...


Oui moi aussi j'ai été assez déçu par la Juve en 1ère MT. Disons que j'ai compris la volonté tactique d'Allegri d'être avant tout stable, mais ce qui m'a déplu c'est que j'ai eu l'impression que le bloc équipe était peu en place. Et ça, c'est bien dommage.

Sinon d'accord avec toi. Tu vois qu'Allegri est pas si naze, finalement !
Message posté par AlexMinot


Le but de Jeffren, tu peux aussi te dire que c'est la 91ème, que le Real est au fond du seau mentalement et physiquement, et que ce but est anecdotique. Et c'est sur un contre, d'ailleurs. Ce qui m'amène au second point: pourquoi ce mépris pour les contre attaque? À te lire, c'est presque quelque chose de dégradant de marquer sur un contre. Alors qu'un contre bien mené, qui allie vitesse, précision technique, prise de décision rapide, c'est tout autant impressionnant qu'un but après une conservation de balle plus longue.



ce n'est pas tant de marquer sur contre qui est méprisant, mais plutôt le style de jeu qui va avec : attendre ses adversaires en défense, un peu comme le fait Monaco ou feu Auxerre. Efficace, oui, mais pour le spectacle, on repassera.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Message posté par AlexMinot


Le but de Jeffren, tu peux aussi te dire que c'est la 91ème, que le Real est au fond du seau mentalement et physiquement, et que ce but est anecdotique. Et c'est sur un contre, d'ailleurs. Ce qui m'amène au second point: pourquoi ce mépris pour les contre attaque? À te lire, c'est presque quelque chose de dégradant de marquer sur un contre. Alors qu'un contre bien mené, qui allie vitesse, précision technique, prise de décision rapide, c'est tout autant impressionnant qu'un but après une conservation de balle plus longue.


Pour le but de JeffreN, effectivement le Real est plus concentré mais ce que je voulais mettre en exergue c'est le fait que ce but vient à 100% du banc puisque c'est Bojan qui fait la PD. Tout ça pour dire que le collectif était parfaitement huilé, même si en effet le Real jouait plus à ce moment là.

Pour ce qui est de la contra attaque,bien sur e n'est pas dégradant, mais je pense (ça n'engage que moi) que marquer en attaque placée est une meilleure preuve de talent technique et collectif. Parce que, quoiqu'on en dise, il me semble plus compliqué de trouver de l'espace dans un bloc équipe qu'en contre (même si un contre est également difficile, du fait du pressing que subissent par définition les équipes contreuses).
Après, tu te doutes bien qu'en tant que supporter acharné du foot italien, je vais pas cracher sur la contre attaque. Mais je trouve que ça demande moins d'imagination et de technique que l'attaque placée.
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