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Les leçons tactiques de France-Serbie

En dépit de la blessure de M’Vila et d’une deuxième période qui n’a jamais commencé, les Bleus continuent leur montée en puissance à dix jours de l’Euro. Une clean sheet qui fait du bien, la révélation Malouda et de très bonnes nouvelles sur l’animation offensive en première mi-temps : cette équipe de France est bien capable d’allier équilibre défensif et dynamisme offensif, de trouver ce juste milieu entre la folie de la génération 87 et le jeu aseptisé de l’époque Domenech. Mission accomplie. Et peu importe si l’adversaire est en complète reconstruction.

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Derrière, un chantier qui avance

L’Islande, un accident de travail ? Après avoir encaissé deux buts très légers contre l'Islande, les Bleus ont obtenu leur clean sheet. À l'image du retour de Lloris, impeccable sur toutes les frappes et propre dans ses relances, la défense a retrouvé un peu de la sérénité perdue dimanche, et ce indépendamment de la faiblesse Serbe. Trois explications.

D'une, la protection du quatuor défensif par le milieu des Bleus. Cette fois, Blanc a joué avec un milieu purement défensif (M'Vila, puis Diarra) dont le but était de ratisser les ballons et de poser le jeu. Lorsque les Serbes partaient en contre-attaque, la densité de Diarra, Cabaye et Malouda ralentissait l'action adverse et permettait le repli défensif.

De deux, la complémentarité des défenseurs latéraux. Contre l’Islande, Évra et Debuchy avaient un rôle offensif important, laissant souvent la paire Mexès-Rami seule contre Sigthorsson. La présence d'un Réveillère, plus conservateur, a protégé le duo Mexès-Koscielny et octroyé une grande liberté d'action à Clichy. Le succès d'un latéral défensif comme Réveillère pose donc la question de la viabilité de l'emploi de deux latéraux à vocation offensive comme Debuchy et Clichy. Sans oublier leur relative inexpérience au niveau international (à peine 16 sélections cumulées). À Évra de se ressaisir.

De trois, Koscielny a été l’auteur d'un match solide. Juste et précis, il n'a commis aucune erreur. Il est moins poussé vers l'avant que Rami, plus complémentaire avec les montées de Mexès ? Un Mexès qui montera en puissance progressivement. La valeur du Toulousain ne devrait pas être remise en cause, mais après un championnat à 14 matchs, il lui faut du temps. Et de la confiance. À 30 ans, il serait temps de la lui donner.

Ces progrès défensifs pourraient remettre en question les convictions de Laurent Blanc. Mais on voit mal Lolo bouleverser ses plans si brutalement à quelques jours de l'Euro. Au nom de la stabilité, Koscielny se limitera certainement au rôle d’excellent back-up. Tout comme Réveillère. Mais leur bonne performance aura sans doute fait vaciller les certitudes du Président, renforçant l'idée que la défense bleue demeure un chantier inachevé, mais un chantier qui avance.

Oh, Malouda !

Un ailier de formation qui se retrouve à exceller en tant que relanceur ? L’espace d’une heure et quart, on a pris Florent Malouda pour Bastian Schweinsteiger. Et Blanc pour van Gaal (oui, bon ok, Domenech l’avait fait avant, mais chut). Pourvu que ça dure. Dans cette position de « relayeur gauche » , l’option Malouda offre trois apports précieux : la menace constante d’un joueur axial capable de jouer verticalement, une meilleure couverture d’un côté gauche où Clichy et Ribéry seront amenés à aller souvent danser devant, et enfin une densité faite de courses et d’expérience dans ce « cœur du jeu » si cher à Blanc. À l’annonce de la liste, le nom de Flo’ avait déçu une France du football rêvant d’ « autre chose » . La frappe dingue d’hier soir l’aura convaincue. À ses côtés, Cabaye est tellement bon qu’il est devenu inutile d’en parler. Le milieu à trois des Bleus est bien verrouillé. En attendant des nouvelles de M’Vila, Diarra a fait son boulot. Mais il devra se transcender face à Gerrard.

Une animation offensive variée et imprévisible

Tout en restant capables de se jeter vers l’avant à la moindre occasion et avec un talent certain (les relais Malouda et Nasri, l’association Ribéry-Benzema…), les Bleus ont pris le temps de contrôler ce match à coups de superbes phases de possession, bien aidés, il est vrai, par la retraite du légendaire capitaine serbe Deki Stanković. Deux nouveautés : les passes horizontales (et en retrait) d’un 6 positionné à la Busquets, et les échanges entre les relayeurs et les ailiers. Quand Malouda donne à Ribéry, Ribéry redonne à Malouda. Pas de précipitation, des consignes claires. Et un pressing très efficace par séquences. Car les Bleus ont donné l’impression de se connaître - en première période -, gérant leurs temps forts et faibles avec brio. À Reims, la formation de Blanc a davantage ressemblé au Real de 2011/2012 qu’à celui de 2009 que l’on avait pu « voir » dimanche. Une équipe qui sait quand il faut garder le ballon et quand il faut tenter un coup.


Néanmoins, la France n’a marqué que deux fois, sur un raid de Ribéry et une frappe de 30 mètres. Le réalisme peine. Contrairement à un Ribéry conscient de jouer sa dernière chance, Benzema ne joue pas comme le killer qu’il est devenu. Trop jeune ? Trop fort pour l’Islande et la Serbie ? Il devra être sans pitié le 11 juin. Si avoir un 9 qui dézone n’est pas forcément négatif (exemple du PSG), ne pas concrétiser cinq occasions en deux matchs l’est. Et ce malgré des déplacements toujours excellents. Enfin, Nasri, inutile ? Certes, le citizen n’est pas Iniesta. Mais il n’est pas bien moins bon que Cesc et sa conservation de balle est précieuse dans le projet de jeu de Blanc. Le juste milieu entre Martin et Ben Arfa, entre le contrôle et la folie. Et Blanc a bien l’intention de s’en sortir autrement que par des coups de génie, en prônant l’organisation et l’équilibre des jardins à la française. Et il a bien raison. Hier, l’équipe de France a écarté les derniers doutes sur la cohérence de son projet. Que Yann se rétablisse et que Blanc fasse ses derniers choix, il y a un Euro à aller jouer. Et gagner.

Par Ruggero Lambertini et Markus Kaufmann

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