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Les leçons tactiques de France-Estonie

«  Trois très bons matchs. On est prêts  » , dit Benzema. «  Ça va nous aider à préparer le match contre l'Angleterre. Mais ce sera complètement différent » , dit Ribéry. Entre l’euphorie provoquée par l’entente du duo étoilé des Bleus et les sueurs froides offertes par le secteur défensif, cette équipe de France reste une énigme. Les doutes de la paire Rami-Mexès, la question du repli défensif, le rôle de Nasri, les dézonages de Benzema. Autour de l’excellent bilan de neuf buts marqués et deux encaissés, les questions tactiques restent nombreuses.

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Une clean sheet et des sueurs froides

Avec une défense bien assise dans sa surface, visant à aspirer l’adversaire pour mieux partir en contre, cette Estonie ressemblait fortement à ce que prépare l’Angleterre de Hodgson. Sans Young et Walcott, les Blancs ont pu tirer cinq fois. Cinq tirs de trop. Hier, la défense française a semblé vulnérable. Et si elle s’en sort avec une autre clean sheet, le niveau de l’adversaire y est pour beaucoup. De quoi s’inquiéter ? Les erreurs de concentration et le manque de simplicité du jeu de Rami et Mexès ne rassurent personne, mais ce type de rencontre amicale ne fait jamais briller les défenseurs. Ce match était facile, trop facile. Mexès manque de rythme et Rami doit jouer plus simple, mais le fait est que la paire n’a encaissé que 6 buts en 11 matchs. Le choix de la stabilité s’est avéré judicieux, et si Koscielny apporte des garanties, tant mieux, mais seulement au cas où. Car, hier, le vrai problème se situait plutôt au niveau des transitions entre phase offensive et phase défensive, notamment sur les pertes de balle. La charnière n’est pas fautive, elle est trop peu protégée.

L’idéal serait que l’équipe puisse compter sur un organe de repli fourni par un 6, un latéral sur deux et un milieu couvrant l’autre latéral qui monte. Hier, Debuchy et Évra ont eu envie de se montrer, concurrence oblige. C’est regrettable, mais ils savent trop bien qu’une bonne prestation défensive ne suffit pas. Face à la Serbie, la phase de repli défensif était grandement facilitée par le placement en retrait de Réveillère. En phase offensive, la formation d’hier ressemblait à un 3-4-3 très porté vers l’avant, avec Rami-Diarra-Mexès derrière. Alou a fait son boulot : couverture, fautes tactiques, passes horizontales, petites remises. Mais autour de lui, Cabaye et Malouda ont joué très haut. Il a suffi de voir Diarra quitter l’axe une ou deux fois pour venir presser sur l’aile, et la défense s’est retrouvée seule. Ce poste de 6 est crucial. Et Blanc prendrait un gros risque s’il décidait de ne pas appeler un Mavuba. D’ailleurs, comment remplacer Cabaye en cas de pépin ? Ribéry l’a dit, « contre l’Angleterre, ce sera complètement différent  » . D’une, Debuchy et Évra ne monteront pas autant à l’Euro, du moins pas en même temps. De deux, Cabaye aura pour consigne de privilégier le repli aux frappes lointaines. Les Bleus ont certainement livré cette semaine leurs prestations les plus joga bonito.

Ce sera Nasri et puis c’est tout

En France, on adore couper des têtes. Après Anelka, on pensait avoir Ribéry et Évra. Nasri, jugé «  inutile et agaçant  » , est la nouvelle victime. Mais Laurent Blanc aussi sait trancher : Samir est le troisième attaquant des Bleus. Où, pourquoi, comment ? Hier, Nasri a encore joué avec une grande liberté, parcourant le terrain de long en large et occupant tous les postes possibles. Friand de petits ponts et de jeu en pivot, on lui reproche de ne pas faire jouer l’équipe comme le playmaker qu’il devait devenir. Samir est plutôt maître dans l’art de la conservation de balle, jusqu’à irriter les supporters de son propre camp. Peu de profondeur et de verticalité, et zéro tir. Pourtant, Blanc semble satisfait. Et s’il lui demandait autre chose ? Le Citizen n’est pas titulaire pour tenir la chandelle du couple "Ribzéma", mais plutôt pour mettre de l’ordre dans les affaires des deux lascars.

Le sélectionneur veut de la possession, de la patience, du volume et de la sécurité au milieu. Nasri lui offre tout. Avec l’Espagne, Iniesta a le même rôle, les accélérations et les coups de génie en plus. Mais pour ça, Blanc compte sur ses deux amoureux, Franck et Karim. Le célèbre analyste espagnol Julio Maldonado n’a aucun doute : « Iniesta, Silva, Ribéry et Benzema sont les quatre joueurs les plus en forme à la veille de l’Euro.  » On avait affirmé que Ribéry serait le leader technique des Bleus, celui qui vient prendre le ballon lorsqu’il faut faire la différence. 3 matchs, 3 tirs, 3 buts. Et, bonne surprise, pas de déchet. De son côté, Benzema a montré, hier, qu’il a les crocs. Enfin ! De quoi faire décoller les Bleus.

La France libre

4-3-3 ? 4-2-3-1 ? 4-3-2-1 ? « L’important, c’est l’animation » , répète Blanc. Les Bleus ne cessent de permuter et de varier les associations. Ribéry et Malouda jouent à droite, Benzema accélère sur l’aile gauche, Nasri redevient relanceur dans l’axe. On a tout vu. Et pourtant, pas de déséquilibre d’un côté, ni de désorganisation. Benzema dézone, mais il le fait bien. Alors, un miracle ? Le sélectionneur impose une grosse présence dans l’axe, type Bilbao, et demande de faire tourner le ballon, en jouant simple. Ainsi, Blanc a profondément changé le jeu des Bleus, en témoigne le peu de fois qu’un joueur s’est retrouvé arrêté, sans solution. Un autre monde, par rapport à 2010. D’une, cette liberté permet de contrôler le jeu et donc de protéger la défense en gardant le ballon. De deux, elle permet de voir du jeu, des passes, des dédoublements. Et des buteurs : cinq différents en trois matchs. N’exagérons rien, mais le danger peut venir de partout.


Maintenant que le 11 est défini, les remplaçants doivent assimiler leur rôle afin de devenir nos Mata et Cazorla. A priori, plutôt Ménez que Ben Arfa, Valbuena et Martin en ballottage, Giroud en joker et Clichy, Koscielny et Réveillère en doublures. Les Bleus sont redevenus une vraie équipe de football, avec une hiérarchie, un jeu cohérent et du plaisir. « La France redevient la France » , annonce Marca. Reste à y aller, et y croire.

À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com

Par Markus Kaufmann et Ruggero Lambertini
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