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Les Leçons Tactiques de France-Biélorussie

Peu importe le système et les hommes, une équipe qui joue bien au football est toujours faite des mêmes ingrédients. Le premier, prioritaire et indispensable, est l’équilibre : il s’agit de ne pas concéder d’espaces. Le second est la création : faire une différence afin de créer un déséquilibre dans le bloc adverse. Le troisième est le mouvement : profiter de ce déséquilibre pour créer une situation de but. Et enfin, la finition. Comment Didier Deschamps les a-t-il mélangés ?

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Dans le football, l’Histoire aime se répéter. Le Real des Galactiques et celui de Di Stefano. Le Barça de Guardiola et celui de Cruyff. En Italie, les tandems Moratti-Mourinho et Moratti-Herrera de l’Inter. Il faut croire que certaines équipes sont nées avec un ADN pour gagner toujours de la même façon. Deschamps y croit, peut-être. En tout cas, pour assurer les six points en ce mois de septembre crucial, DD n’a pas hésité à faire jouer trois milieux défensifs derrière deux créateurs, comme lorsque cela comptait en 1998 (dès les quarts, Deschamps-Karembeu-Petit derrière Zidane-Djorkaeff, Ndlr). Et cela a marché : faire jouer trois défensifs, s’ils sont aussi talentueux que Diaby ou Capoue, n’est pas synonyme de mutisme offensif. Un milieu avec cinq grands Vieira aurait été très sexy. Ou encore cinq Yaya Touré.

L’équilibre : le retour du milieu à trois de 98 ?

Pas de Diaby, pas de problème. Capoue remplace le Gunner avec humilité, se gardant bien de mener le jeu, mais avec l’essentiel : de la technique, de l’intelligence dans le placement et de la course. Car si le rôle de Mavuba est vu, connu et validé, on n’était pas certains de celui de la paire Cabaye-Capoue. En clair : volume de jeu, des deux côtés du terrain. Devant : se lancer entre les lignes ou proposer une solution pour faire respirer nos côtés. Derrière : presser, rattraper les offensives adverses sur balle perdue et couvrir. Deschamps avait demandé plus de présence dans la surface adverse : sur de nombreuses situations de centres, et notamment le premier but, ils étaient quatre dans la surface : Karim, Giroud, Cabaye, Capoue. Merci Mavuba, évidemment.

Derrière, Yanga-Mbiwa – Sakho a confirmé. Ils sont jeunes et cela se voit (le pénalty, la défense étrange de Sakho en fin de match, Ndlr). Mais ils sont forts et cela se voit encore plus. Une paire rapide, athlétique, vive, puissante, qui assure l’indispensable : gagner ses duels. Si on met un Mavuba en forme devant, le triangle formé devient difficile à contourner pour la Biélorussie ou la Finlande. Sans oublier les bonnes phases du pressing français, lancé par le trio offensif et soutenu sur les côtés par le latéral concerné. Néanmoins, il faut le dire, une fois le 1-0 acquis, c’est le trou noir. La défense dégage à tout-va, et au moment où le milieu à trois doit imposer sa loi, conserver le ballon, il disparaît. Un comportement dangereux.

La création : le duo Benzema-Ribéry

Pour évoluer dans le troisième quart du terrain, là où le talent règne, Deschamps a choisi ce qui se fait de mieux en France : Ribéry et Benzema. Leur rôle ? Provoquer, faire la différence pour centrer, se créer une position de tir ou servir un coéquipier esseulé. Bref, déséquilibrer la défense adverse. Deschamps a réussi à maintenir son 4-3-3, introduisant un véritable point de fixation sans enlever Benzema, tout cela grâce au volume de jeu autrement plus important de Ribéry. Franck occupe ainsi une position plus libre, partant le plus souvent du côté gauche mais venant très souvent jouer dans l’axe, et ne ménageant pas ses efforts en phase défensive. Sur le premier but, il arrive de la droite. Sur le second, il lance Jallet depuis une position axiale. Sur le dernier, il se lance à gauche. Le genre de performance que l’on attend du leader technique naturel des Bleus (pas numéro 10, hein) : voir le jeu, faire respirer, créer.

Aux côtés de Giroud, dans un rôle que Rémy pourrait aussi occuper, Karim prend la profondeur sur l’aile (premier but), déborde sur le côté droit et vient même peser dans la surface. Une fois Giroud parti, bien aidé par l’activité de Valbuena et Ribéry, le Madrilène peut se concentrer sur le job d’un 9 « normal » et le fait bien, enfin : être dans la surface, peser sur la ligne défensive en cherchant la profondeur, jouer en pivot (troisième but). Mais alors, la création est concentrée sur seulement deux types ? Ce serait trop simple, et dangereux. Les Bleus de DD comptent aussi sur les décalages de Capoue et Cabaye, que ce soit par un crochet bien senti ou une passe en profondeur, les accélérations des latéraux et les déviations de Giroud.

Le mouvement : le rôle des latéraux et des milieux relayeurs

Affirmer qu’une équipe a besoin de présence aux avant-postes pour être dangereuse n’est pas un scoop. Et pour qu’il y ait trois ou quatre hommes dans la surface, il en faut d’autres autour pour les servir et donc des « joueurs défensifs » . D’abord, les Capoue et Cabaye doivent sauter les lignes. D’autre part, une fois un déséquilibre réalisé, les latéraux doivent apporter l’accélération décisive, venir jouer haut, faire des appels dans le dos de la défense. On aurait même souhaité voir plus de dédoublements sur les côtés, entre milieux relayeurs et latéraux.

Les Bleus penchant toujours un peu à gauche, c’est le latéral droit qui s’est vu offrir des boulevards hier, d’où les quelques excellents décalages de Ribéry pour un Jallet très actif (sur les deux premiers buts). Évidemment, ce mouvement comporte des risques : sur le but encaissé, Jallet croit bon d'accélérer pour aider la relance, le ballon est intercepté et les Bleus sont déséquilibrés. Mais dans la situation fréquente qui voit le milieu ne pas s’imposer, la construction devra passer par les liens directs Evra-Ribéry et Jallet-Benzema. Face à l’Espagne, ces liens seront certainement coupés. Il faudra les mêmes ingrédients, en plus forts…


Par Markus Kaufmann

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