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  2. // 8es
  3. // Chelsea-PSG (1-2)

Les leçons tactiques de Chelsea-PSG

Après le chavirage apocalyptique et dembasbesque de 2014, et le combat de boxe cinématographique de 2015, Stamford Bridge a vécu une soirée bien moins émouvante hier. Côté parisien, les hommes de Blanc ont produit une prestation pleine de paradoxes, réussissant à se faire peur tout en transmettant une impression de puissance. Si le PSG se qualifie en s’imposant lors des deux rencontres face à des Blues coriaces, il puise son autorité dans le bruit du résultat plutôt que dans la musique de la manière.

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Il est 20h20 à Fulham Broadway, et le ballon ne s’arrête plus de dévaler la pelouse de Stamford Bridge. Alors que le PSG est décidé à « jouer son jeu » en terres ennemies londoniennes, usant de possession plutôt que de longs ballons, Ángel Di María se retrouve seul dans le rond central à la demi-heure de jeu. Le ballon suspendu au bout de son pied gauche, l’Argentin lève le menton en recherche de mouvement. Il n’y en a pas. Le score est figé à 1-1, Matuidi n’a pas les poumons ni l’aisance technique pour sublimer le côté gauche, la paire Rabiot-Motta peine à élaborer plus qu’une gestion hachée de la possession, et les latéraux parisiens s’interdisent toute aventure offensive. Sans le savoir-faire génial de Verratti, le génie ludique de Pastore ou encore la puissance gourmande d’Aurier, la création parisienne se retrouve enchaînée dans son costume de Ligue 1 : les coups de pinceau de Di María, les slaloms aventuriers de Lucas et la présence d’Ibrahimović.


Malgré de nombreux moments de souffrance forcés par un grand Diego Costa et les récupérations forcenées des Blues, le PSG marquera ainsi deux buts taillés dans un format habituel : un brillant décalage en profondeur sur le côté, un centre fort et de la présence dans la surface, le tout orchestré par la sage simplicité d’Ibra et le talent explosif de Di María. Entre autorité et fébrilité, le PSG a livré une prestation complexe qui reste difficile à jauger. Côté enthousiasme, le résultat est là, indiscutablement gravé dans l’histoire. Le PSG a gagné deux fois 2-1. Paris est allé gagner à Stamford Bridge. Ibra a délivré une passe décisive et marqué un but. Et le club de la capitale a dominé 62% de la possession. Mais si l’analyse devait simplement colorier le verdict, la toile n'aurait pas besoin d’être travaillée. Or, les hommes de Blanc ont durement souffert entre la 30e et la 65e minute. Trapp a dû se montrer décisif. Rabiot, Motta et Matuidi n’ont jamais dominé les terres du milieu. Et la blessure de Diego Costa est certainement le tournant du match.

Confiance, expérience et jeu


Il est inutile d’évaluer l’adversité a posteriori. Qui sait si ces Blues ont été plus ou moins coriaces que les vainqueurs de 2014 et les perdants de 2014 ? Les contextes sont différents, les formes sont distinctes. Mais hier, la première leçon à tirer était que le PSG a eu le mérite d’insister et de presque forcer son plan de jeu, au contraire du cru 2014. Préparés par un Laurent Blanc qui n’a cessé de demander de poser le jeu dans sa zone technique – debout durant 90 minutes – les Parisiens ont eu la force mentale de rarement céder au long ballon, à commencer par Rabiot et Motta, pourtant sous pression. Les premières minutes en sont une belle illustration. Pedro accélère sur le côté droit, et Paris concède un premier long ballon vers Ibra. Hazard talonne sur le côté gauche et Rabiot perd un ballon sur une relance risquée dans sa surface. Diego Costa intercepte, tandis que Zlatan perd la balle. En clair, l’introduction tourne largement à la faveur d’Anglais tranchants et précis. La réponse du PSG ? Son jeu.


Dès la 4e minute, les hommes de Blanc mettent en place une première longue possession. Ibra distribue au milieu, Di María est un milieu droit ouvert, et Lucas est un électron libre dans l’axe. Personne ne joue attaquant, parce que le PSG essaye de construire plutôt que d’attaquer, au contraire d’il y a deux ans. Une fois que la réflexion est posée, les premières idées font mal : une bonne percée de Lucas aboutit sur une frappe du droit de Di María – sauvetage de Cahill –, puis sur un but d’Ibra en position de hors-jeu. On joue la 10e minute, et Rabiot part au pressing comme s’il avait l’audace de Verratti. Une minute plus tard, Motta récupère le ballon zone adverse, le dialogue Lucas-Di María fonctionne à merveille, et Paris obtient un corner. Courtois doit déjà s’imposer devant Ibra, Rabiot résiste aux coups d’épaule britanniques, et Motta obtient des fautes quand Willian le presse. Quand il ouvre le score au quart d’heure de jeu, le PSG semble sûr de sa force. Et les supporters parisiens chantent qu’ils prennent le Pont par derrière.

Autorité relative, contrôle nul


Les minutes qui suivent vont dans le même sens. Alors que Chelsea peine à faire circuler le ballon rapidement autour d’Obi Mikel et Ivanović, Ibra s’arrange pour obtenir une faute dès que Paris veut souffler. Quand Di María repeint Obi Mikel, Hiddink demande à Loïc Rémy de partir s’échauffer. Ainsi, et même si Pedro joue au cycliste avec ses bicicletas et si Hazard se secoue à gauche, le combat semble largement déséquilibré. Mais le jeu sans crainte des Parisiens finit par faire tomber le masque. Le gain d’expérience est indéniable à la quatrième campagne européenne, mais il n’empêche pas la volonté de contrôle de se transformer en élaboration approximative. Un symbole de cette vulnérabilité ? Les deux cartons pris par Rabiot et Motta à la 34e et la 41e, alors que le PSG tient sa qualification. Ou encore la passe-grenade lancée par Rabiot dans le genou de Motta sur le but londonien. Ou encore l’image d’un Matuidi à court de jus, mais surtout d’idée pour aider ses coéquipiers. Privé de la tendresse coquine de Verratti, le milieu parisien a longtemps souffert et jamais dominé.


D’une part, Rabiot et Motta n’ont pas su prendre la mesure du pressing londonien mené par Fàbregas, Willian et Diego Costa. Motta a parfois semblé manquer de temps et d’espace, un comble pour un métronome. Rabiot a eu le crochet facile et son élégance balle aux pieds a dû charmer une bonne partie de Londres, toujours friande de french touch, mais sa sélection de passes a lourdement handicapé le PSG. Le Parisien a alterné les excès de prudence – ces multiplications de passes en retrait – et les prises de risques mortelles – un assist sympa pour Diego Costa. Ce milieu à trois ne fatigue pas son adversaire, et pire, il le nourrit de munitions. Mais la paire de gauchers n’est pas la seule responsable. D’une, Matuidi a rapidement quitté le circuit de la possession : trop pressé pour aider la construction, trop fatigué pour aider la destruction. De deux, malgré toute la classe du monde de Maxwell, les latéraux ont rarement été en mesure d’élargir l’élaboration du jeu parisien. De trois, Rabiot a tout de même démontré de la personnalité (4 fautes qu’il fallait commettre dans un contexte compliqué). De quatre, la rencontre de Motta est paradoxale, comme souvent cette saison. Malmené sans ballon, c’est sa vision qui crée le second but. Finalement, alors que les hommes de Blanc célèbrent leur qualification, un seul joueur est chanté par le parcage parisien : Marco Verratti.

Nouille endiablée et sobre viking


Si le milieu parisien a longtemps flirté avec les limites de l’écroulement sans jamais céder, il le doit à son trio offensif. Appliqué dans son rôle d’accélérateur et de protecteur de ballons, Lucas semble gagner en maturité cette saison. À ses côtés, Ibrahimović a réalisé une rencontre sobre mais juste : si le Suédois fait les gros titres ce matin, il a bien plus brillé dans la simplicité que dans le génie, et c’est bien là où les Parisiens avaient besoin de lui. Enfin, positionné en créateur perturbateur censé jouer partout et surtout dans le dos des milieux londoniens, l’Argentin a rempli son rôle à merveille. 118 ballons touchés, 3 passes clés, 92% de passes réussies, 5 dribbles réussis, 3 fautes provoquées, 7 longs ballons (changements d’aile et passes en profondeur) réussis sur 8. Et encore, les statistiques sont bien incapables de décrire cette sensation de menace permanente que transmettent ses mollets aussi frêles qu’explosifs. Une nouille endiablée que les Red Devils regrettent amèrement en ce grand jour de Ligue Europa.

Par Markus Kaufmann, à Stamford Bridge À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
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Dans cet article

Très bonne analyse, comme d'hab, et qui rappelle dès l'intro que gagner un match sans la manière n'est pas honteux. C'est le foot.

"Si le PSG se qualifie en s’imposant lors des deux rencontres face à des Blues coriaces, il puise son autorité dans le bruit du résultat plutôt que dans la musique de la manière."

Depuis hier dans les comm on voit des "le PSG a mal joué mais Chelsea était pire" "c'est jamais le niveau d'une demie finale de LDC cette équipe". Comme si chaque année les quatre demi finalistes sont des équipes qui marchent sur l'eau et collent des 5-0 A/R à tout ceux qui passent. Qui est capable de ça à part Barcelone franchement ?
Note : 1
Pour moi, les leçons tactiques de ce match sont doubles :
1 - le PSG, sûrement habitué à un rythme de sénateur, est mis en difficulté à chaque fois qu'il se retrouve face à un pressing haut. On l'avait déjà vu à Paris en CdF contre Lyon, les lyonnais avaient récupéré encore plus de ballons que Chelsea hier, mais la maladresse des joueurs de Genesio avait été finalement fatale et le PSG s'était ensuite détaché. Genesio a eu le mérite de retenter l'expérience - avec succès - au Parc OL et Hiddink a eu la bonne idée d'essayer hier.
Jusqu'à présent, c'est passé à chaque fois, car Paris a aussi une capacité non négligeable à faire le dos rond, en particulier grâce à la solidité de Silva et à celle de Trapp (qui brille toujours quand le PSG est dominé).
Mais, au fur et à mesure de l'avancée dans la compétition, les pressings seront plus endurants et les attaquants ne seront pas aussi maladroits que le premier Maxwell Cornet venu et les pertes de balle deviendront d'une part plus dangereuses et, d'autres part, ne pourront plus être compensées par l'essoufflement de l'adversaire en fin de match.
Il va falloir donc aux parisiens de un rapprocher les lignes ou trouver des pistons aussi efficaces que Verratti (sur qui le pressing ne veut rien dire), de deux apprendre à jouer un peu plus rapidement vers l'avant pour limiter les moments sur le reculoir (ils ont la qualité technique [Motta, Rabiot] et physique [Matuidi, Rabiot] pour).

2 - Que, malgré ces défauts au milieu, le PSG est tout de même franchement bien organisé malgré le scepticisme (logique à mes yeux) qui entoure Laurent Blanc. J'ai remarqué hier la performance de Rabiot qui ne m'a pas impressionné par ses fulgurances offensives et défensives, mais par son sacrifice constant pour compenser le placement plus qu'approximatif de Marquinhos. On aurait presque dit un bon vieux Van Bommel des familles et, franchement, juste pour ça, je le félicite.

Ce PSG, qui mise pourtant sur le jeu technique et de possession, est globalement une équipe qui me fait penser à un honnête employé de mairie de campagne. Dans les qualités et les défauts.
Je n'attends pas d'elle le sublime (ou contre Angers), mais je suis en même temps sûr de ne rien voir d'aberrant, de loufoque ou d'absolument contre productif.
J'ai du mal à m'enthousiasmer pour cette équipe, au delà de quelques formidables individualités (Marco, Javier, Zlatan, Motta, Rabiot...), mais elle ne me rebute pas totalement non plus.
Sentiment mitige sur cet article.

On aborde bien le fond du problème: Est-ce Rabiot-Motta qui ont souffert, ou leurs coéquipiers proches qui les ont abandonnes?

Le jaune de Rabiot: ou était Marquinhos? Rabiot se retrouve a le couvrir en arrière droit sur une relance du gardien, alors que Marquinhos n’était pas monte super haut (pas dans les 30 derniers mètres).
Globalement les 2 latéraux ont été correct sans plus. Par moment ils étaient vraiment caches.

Alors oui les Motta et Rabiot ont subi le pressing par moment, mais certains de leurs coéquipiers (surtout matuidi et un peu les 2 latéraux) ne les ont vraiment pas aide.
Note : 1
je ne suis toujours pas convaincu par Lucas, qui en 160 minutes n'a pas marquee ni fait une passé decisive. En deux bouts de matches Cavani a mis un but crucial pour la suite.

on ne refait pas les matches mais je pense que les defences sont aussi moins en confiance quand ells ont un Cavani capable de faire un appel trenchant et de marquer a tout moment plutot qu'un showman inefficace comme lucas.

si je compare avec les autres grosses team capables de gagner on voit que toutes jouent avec 2 purs buteurs (30 buts par an) minimum. Muller/Lewan au Bayern, Benzema Ronaldo au Real ou au Barca les trois mutants.

meme sur le match d hier je trouve qu'en dehors d ibra on se dit toujours ''qui peut marquer?''. la meme equipe avec cavani pour lucas peut a mon avis etre encore plus redoubtable (je precise que je ne suis pas un fan de l urugayen d'ailleurs ses rates m'énervent, mais tout de meme...)
didier gomis Niveau : CFA
Message posté par m_alive
Assez d'accord avec cet article : sans le petit génie italien, notre milieu prend l'eau. Des espaces, pas assez en bloc, fébrile dès que le pressing est important et des défaillances individuelles (Motta schizophrène, Matuidi cuit). Heureusement que les 4 de derrière et les 3 de devant ont assuré. Très surpris par la maturité acquise par Lucas dans son jeu, il était temps.

Ce qui est rassurant, c'est qu'on a désormais de la marge pour tenter de corriger ces imperfections. Serait-ce le moment de tenter un milieu Motta-Verratti-Di Maria et un trio d'attaque Pastore-Ibra-Lucas ? Je m'en pourlèche déjà les babines.

Allez Paris.


Je pense que le match d'hier ne va pas aller dans le sens de mettre Di Maria au milieu. Ce mec est clairement un poison pour les défenses et a tout à gagner à jouer devant.

Et Pastore, bien qu'il soit le plus bel éphèbe que le Parc ait connu, ça sent quand même le roussi pour lui cette année. Il sera au mieux titulaire en finale de coupe de france ou de la ligue.

Peut être l'an prochain s'il fait une bonne prépa physique.
Note : 1
-Avant, Verratti avait besoin de Motta pour se sublimer, maintenant c'est l'inverse.

-Dans ce contexte, Rabiot fait un très bon match.

-Matuidi était le monsieur plus d'un système tactique qui a vécu. Grossomodo, il ne sert plus à rien depuis l'arrivée de Di Maria et ce qu'elle a chamboulé.

-Entre l'aller et le retour, on a vu différents joueurs briller et marquer ce qui est une bonne nouvelle pour la suite.

-Prions pour le pubis de Marco.

-Prions pour un Bayern-Barca en 1/4.
Empereur Palpatine Niveau : Ligue 2
Message posté par didier gomis


Peut être l'an prochain s'il fait une bonne prépa physique.


y'a de nouveau un copa america cette année non ? sans parler des JO...

on va avoir un effectif complètement pas homogène niveau préparation physique
Empereur Palpatine Niveau : Ligue 2
Note : 1
leçons de vie du forum

- il est interdit de kiffer et encore moins de fanfaronner gentiment après une victoire contre un gros club

- chaque club qui perdra contre le psg sera automatiquement qualifié de "petit club" même si auparavant, beaucoup disaient qu'ils allaient défoncer des rondelles d'ile de france. Toujours leur rappeler que le barca va leur mettre 6-0,

- à chaque tour de coupe d'europe, il est obligatoire de lister tous les adversaires restants et de beugler haut et fort que le psg se fera sortir par les dites équipes citées préalablement

- si des supps parisiens résistent à ces règles, ne pas hésiter à les traiter de *choisir un ou plusieurs : hautain, flambeur, supp depuis 2011, qatarix, lynx. Ou de leur rappeler que dans le stade, y'a pas de supps juste des spéctateur. A l'occasion, un petit "à jamais les premiers" est accepté

- si certains résistent toujours, tapez un grand coup en parlant de l'argent du qatar, du terrorisme etc
Empereur Palpatine Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par GhostPsg
Je trouve aussi Lucas très frustrant et pas assez décisif (surtout en fin d'action ou il fait rarement le bon choix).

Mais il avait obtenue le coup franc de l'ouverture du score à l'aller.Et hier il n'à pas détruit notre jeu et pas perdue beaucoup de ballon comme ça lui arrive parfois. Dépense d’énergie utile pour l'équipe = bon match.

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Au niveau de la maîtrise du match il faut voire que Paris à pousser suffisamment en début de match pour inscrire ce but si précieux à l'extérieur. Ensuite Chelsea se retrouve à devoir marquer 2 fois juste pour devoir aller en prolongation. Les mecs nous on mit un sale pressing :

- Sa leur rapporte un but et quelques situations. Egalement on aura moins de chance de mettre la deuxième.

- Mais un pressing comme cela est loin d’être anodin et très gourmand en énergie. La Blessure de Costa est une résultante des efforts faramineux qu'il a affecté.De plus un but du PSG et boum c'est finit , plus aucun espoir.

Bref c'est le plan du PSG qui à été mit en application et qui à fonctionné. Un but rapide d'entrée de match et ensuite sur une situation n'importe laquelle un deuxième qui viens finir le boulot.Pendant que les joueurs de Chelsea donnait tout pour essayer de choper une prolongation , nos joueurs attendaient le bon moment pour clore le débat.

D'ailleurs la défense de Chelsea à été particulièrement bonne au niveau du HJ car combien de face à face évité à Courtois grâce à cela ?

Absolument rien à voir avec le match à Lyon ou on à prit le bouillon toute la première mi-temps. Et ou en seconde on à simplement relevé un petit peu la tete avec encore de grosses occases pour les gones.

Je trouve cela très bien d'avoir retenue l'erreur d'il y a deux ans , ou on avait été vraiment trop attentiste et trop prudent.


la blessure de costa m'a rappelé celle de zlatan contre chelsea après le combat de malade qu'il a livré face à david luiz, terry, cahill et ramires il me semble
Il y a quelque chose qui me taraude sur les tirages de l'UEFA. Depuis 2012 cela fait 4 saisons d'affilée que le Bayern, le Real et le Barca tombent soigneusement dans trois quarts de finale différents. 8 fois sur 12 ils ont meme le match retour chez eux. je ne dis pas que ca magouille a l uefa mais quand on sait qu'il n'y a plus de contraintes au niveau des tetes de series ca parait hautement improbable en terme de statistiques.

d ailleurs si vous vous amusez a faire chez vous le tirage avec des petits papiers 4 fois de suite, vous verrez qu'a un moment ou un autre, sur 4 tirages, il y a forcement un affrontement.

Enfin bon, on verra bien ce qui se passera lors du tirage mais ca serait sympa de voir un barca/real ou un barca/bayern voire un real/bayern un peu plus tot qu'a l'accoutumée histoire de faire un peu de place aux autres pour changer.
Note : 2
Personnellement je retiens une faiblesse majeure dans cette configuration pour Paris, que les autres équipes vont sûrement tenter d'exploiter : les phases de possession au milieu de terrain. Concrètement Chelsea n'a pressé le porteur du ballon que sur cette phase de jeu, quand le milieu Rabiot-Motta-Matuidi tient la gonfle et que les latéraux sont à leur niveau sur le terrain. Dans cette configuration, Chelsea a ciblé le porteur de ballon le plus faible dans la conservation (Matuidi) ou attendu une mauvaise passe pour enclencher le pressing et se projeter rapidement. Résultat : des situations de 3 vs 3 ou 3 vs 4. Avec des attaquants techniques ça ne pardonne pas. Paris abuse de ces situations de jeu faussement offensives, où l'équipe est à mi-hauteur mais ne transmet pas assez rapidement vers l'avant, faute de solutions. La seule chose qui a permis de s'extraire de cette complication en l'absence de Verrati ce sont les décrochages de Di Maria ou de Zlatan, qui ont permis des passes courtes vers l'avant et de franchir le premier rideau défensif de Chelsea (très efficace d'ailleurs).
Empereur Palpatine Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par mutant14
Il y a quelque chose qui me taraude sur les tirages de l'UEFA. Depuis 2012 cela fait 4 saisons d'affilée que le Bayern, le Real et le Barca tombent soigneusement dans trois quarts de finale différents. 8 fois sur 12 ils ont meme le match retour chez eux. je ne dis pas que ca magouille a l uefa mais quand on sait qu'il n'y a plus de contraintes au niveau des tetes de series ca parait hautement improbable en terme de statistiques.

d ailleurs si vous vous amusez a faire chez vous le tirage avec des petits papiers 4 fois de suite, vous verrez qu'a un moment ou un autre, sur 4 tirages, il y a forcement un affrontement.

Enfin bon, on verra bien ce qui se passera lors du tirage mais ca serait sympa de voir un barca/real ou un barca/bayern voire un real/bayern un peu plus tot qu'a l'accoutumée histoire de faire un peu de place aux autres pour changer.


je me suis fait la même réflexion, et surtout pour les tirages à la maison au second match
Message posté par mutant14
je ne suis toujours pas convaincu par Lucas, qui en 160 minutes n'a pas marquee ni fait une passé decisive. En deux bouts de matches Cavani a mis un but crucial pour la suite.

on ne refait pas les matches mais je pense que les defences sont aussi moins en confiance quand ells ont un Cavani capable de faire un appel trenchant et de marquer a tout moment plutot qu'un showman inefficace comme lucas.

si je compare avec les autres grosses team capables de gagner on voit que toutes jouent avec 2 purs buteurs (30 buts par an) minimum. Muller/Lewan au Bayern, Benzema Ronaldo au Real ou au Barca les trois mutants.

meme sur le match d hier je trouve qu'en dehors d ibra on se dit toujours ''qui peut marquer?''. la meme equipe avec cavani pour lucas peut a mon avis etre encore plus redoubtable (je precise que je ne suis pas un fan de l urugayen d'ailleurs ses rates m'énervent, mais tout de meme...)


Tout a fait d'accord avec toi mutant. Lucas, on parle de progrès, de maturité grandissante, pour moi y'a enflammade. Encore heureux qu'il soit bon dans un tel collectif, mais globalement, il fait pas un appel en profondeur, il crée quand même peu de décalage ( hier à part son action a la 6 ou 7ème minute, c'est quand même faiblard ), et il n'est pour ainsi dire jamais décisif. On peut aller loin, j'pense même qu'on a pas grand monde a réellement craindre à part le Barça, mais avec Lucas devant et Matuidi au milieu, ça me paraît léger quand en face ce sera vraiment fort. Tu regardes le Barça, le Bayern ou le Réal, y'a pas l'équivalent d'un Matuidi au milieu, et c'est peut être pas un hasard. J'pense qu'aller loin, ça passera par prendre des risques dans les compos, et j'pense que s'entêter avec Matuidi au milieu et Lucas en attaque ça sera trop juste.
Note : 2
Les choix de Blanc, hier soir, sont difficilement attaquables d'un point de vue logique. Ils étaient plutôt judicieux et ils ont payé. Cependant, en y réfléchissant un peu, je ne peux pas m'empêcher d'y voir de la "petite gestion" problématique quand on l'inscrit dans la durée.

Quand Blanc décide de titulariser Marquinhos à la place de Van der Wiel, et de laisser Pastore et Cavani sur le banc, il n'utilise que 60% de sa capacité offensive, il est dans une démarque qui fait le choix de sous-exploiter sa puissance de feu potentielle, celle qui ferait de Paris une des équipes les plus flamboyantes et agressives en Europe, et qui lui serait bien utile à l'étage supérieur.

A l'inverse, son équipe à base de triplette Matuidi-TM-Rabiot au milieu et de Marquinhos arrière droit n'est pas assez sophistiquée tactiquement, n'a pas la culture défensive patiemment entretue pour contenir un Barça ou un Bayern et le croquer en contre. C'est juste le bon équilibre du moment, qui vise une domination à minima sans trop s'exposer en défense.

En gros, je trouve qu'il a pris le raccourci le plus simple pour les quarts de finale, mais avec une telle gestion, c'est terminus contre le premier mastodonte (amha). Elle néglige d'entretenir un football qui permettrait d'aller au plus loin, - qu'il soit offensif ou tactique.
@L'empereur Palpatine, Ce genre de réactions est assez commune. Tu sais, au fond, les parisiens sont jalousés et les supporters adverses cherchent tous les arguments imaginables pour atténuer leurs performances. Cette chasse au "mais" est commune et elle est exacerbée et facilitée par la présence des quataris. Ils sont étrangers, riches, font fi des codes présents et - je ne crie pas au racisme, attention - je suis persuadé que leur couleur de peau n'aide pas.

Je suis lyonnais et nous vivions la même chose il y a dix ans maintenant, ça venait d'ailleurs régulièrement de parisiens qui se pavanent maintenant sur Zlatan.
J'ai la "chance" d'avoir été vacciné contre ce genre de raisonnements, je déplore la présence des mécènes milliardaires comme presque tout le monde, mais le football a toujours été une affaire de mécène, demandez aux clubs installés comme le Real ou la Juve.

Le mieux est, je pense, d'ignorer ces argumentaires quand on remarque qu'ils se posent sur de la mauvaise foi ou de la jalousie et de les observer avec attention lorsqu'ils ne sont pas hors-sujet ou qu'ils sont le fruit d'une vraie réflexion.

Bravo le PSG, bonne chance à eux.
Nous sommes nombreux supporters d'autres clubs à observer le PSG en Europe avec bienveillance, neutralité ou sympathie, il faut aussi nous remarquer.
Note : 1
Je n'étais pas dans la personnalisation avec mon message. Je ne dis pas tel joueur aurait du être préféré à tel joueur, untel aurait du jouer et un autre non. Encore une fois, pris un par un, les choix de Blanc ont leur cohérence et leur logique.

Cependant, quand je prend le geste du coaching de Blanc dans sa globalité, je trouve qu'il va dans le sens de ce football ronronnant qui a le mérite de permettre au PSG de faire valoir sans faute son statut de favoris ; mais qu'il néglige d'entretenir l'excellence dans un domaine, pour aller dominer des luttes plus équilibrées, voire renverser des rapports de force désavantageux (qui à mon avis existent de moins en moins).
L'article résume bien l'évènement.

Paris a imposé son jeu. Ils ont eu la possession. Ils ont marqué. Et ont moins concédé de buts. Ils n'ont jamais été éliminé.

Il est évident que Larry White a beaucoup appris des confrontations contre Chelsea. Ce qui à mon avis à aider à la réussite de cette double confrontation.

Curieux de voir contre d'autres formations.

Paris a besoin de retrouver un peu de rigueur et de simplicité. A force de différences individuelles dans le jeu ils se perdent parfois collectivement.

Ils ont perdu en capacité à récupérer le ballon rapidement. Ce n'est plus le même pressing.

Ils n'arrivent pas à changer de rythme.

Toujours ces problèmes de hors jeux.

Le souci qu'on a avec notre milieu c'est qu'il ne fatigue plus l'adversaire. Il a plus ce rôle de destruction aussi marqué qu'avant.

On perd des ballons dans des zones ultra dangereuses et ils ont beaucoup de mal à se débarrasser de ce problème.

Mais à écouter Larry, ils en ont parfaitement conscience et ils travaillent pour résoudre le truc. Son interview d'après match était bien.

C'était prometteur ce 1/8 malgré tout. J'ai l'impression que çà va le faire.

Il y a un tel potentiel, chaque participant aux discussions à son avis sur comment faire jouer ce groupe.
Note : 1
Perso, je ne suis pas convaincu par Marqui en arrière droit. Il est faible offensivement et à laisser pas mal d'espace dans son couloir (plusieurs fois Rabiot s'est retrouvé en difficulté notamment face à Diego Costa sur le contrôle orienté et face à Willian sur l'accélération ravageuse).

Vivement le retour d'Aurier pour valoriser notre jeu de possession qui sans des latéraux performants reste limité.
Message posté par Pandelis
Perso, je ne suis pas convaincu par Marqui en arrière droit. Il est faible offensivement et à laisser pas mal d'espace dans son couloir (plusieurs fois Rabiot s'est retrouvé en difficulté notamment face à Diego Costa sur le contrôle orienté et face à Willian sur l'accélération ravageuse).

Vivement le retour d'Aurier pour valoriser notre jeu de possession qui sans des latéraux performants reste limité.


*a laissé...
MetzQueUnClub Niveau : District
Note : 1
Un détail tactique intéressant: la facon de Chelsea de défendre haut sur les 6mètres. Ils ont bcp gêné la relance parisienne de cette facon, essentiellement parce que Lucas, Di Maria et même Zlatan ne sont pas à l'aise de la tête.
Je pense que c'est un argument de + pour la titularisation du Cav, qui offre une option sous les dégagements si les prochains clubs copient cette stratégie.

Après avoir lu tous vos commentaires, je me dis qu'un milieu Verrati - Motta - Rabiot a de + en + d'allure. En espérant que Motta tienne le coup jusqu'a la fin de la saison.

Enfin, merci Markus pour ces analyses précieuses
@Boruc

Je ne sais pas trop, mais Remy doit tout de même accumuler du retard à cause de ses nombreuses blessures.

La rentrée de Traoré montre selon moi, en tout cas, que Chelsea va vraiment devoir faire une refonte profonde de son effectif en confortant seulement deux-trois pièces maîtresses (je pense à Courtois, Cahill, Willian et Costa).
Le profondeur du banc est relative avec des jeunes moyennement talentueux et le nombre de joueurs en fin de course est tout simplement dantesque (Obi Mikel si sa course a déjà commencé un jour, Ivanovic que j'adore, Terry...).

Zouma (je sais qu'il a bonne presse, notamment auprès du sélectionneur) ou Kennedy (à ce titre, la blague du beatle sur "un autre Kennedy est mort ce soir" était poilante) titulaires, c'est par exemple impossible à ce niveau. Comme Falcao/Remy (même si relancer le colombien était tentant) n'est absolument pas digne d'un club comme Chelsea en solution de rechange.

Il y a trop de choses à revoir. Plus qu'à MU, je dirais même.

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