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Les leçons tactiques de Chelsea-PSG

Qui eut cru qu'un Paris-Londres pouvait être si agité ? Du tsunami de l'expulsion injuste de Zlatan au poteau cruel de Cavani en passant par le spectacle de Diego Costa, sans oublier le penalty concédé par Thiago Silva suivi par un premier coup de tête miraculeux et sa réplique, le PSG a dû skipper, boxer et nager entre les péripéties pour se qualifier. Au milieu de la tempête, un seul fil rouge : le malaise transmis par le plan de jeu de Chelsea. À l'image d'un chat qui ne saurait quelle souris chasser, les Blues ont fini par jouer avec leur (petite) queue.

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Pour décrypter la pièce de théâtre de deux heures proposée hier soir à Stamford Bridge, découpons l'œuvre en neuf phases et cinq moments forts. Neuf, comme le numéro de George Weah, qui avait surpris la défense du Real Madrid en 1993 comme David Luiz a surpris celle de Chelsea à la 86e minute. Cinq, comme le numéro d'Antoine Kombouaré, qui s'était élevé au-dessus de cette même défense madrilène à l'image de Thiago Silva au-dessus de John Terry à la 113e minute hier soir. Comme Blanc l'a répété, ce n'est qu'un huitième de finale. Mais il est déjà historique : PSG-Real n'était qu'un quart de Coupe de l'UEFA… La première phase est celle des vingt premières minutes, et elle comporte le premier temps fort parisien. Comme toujours, ces instants permettent au spectateur de découvrir les intentions de jeu « brutes » des deux entraîneurs. Les schémas ne sont encore que théoriques, et le déséquilibre de certains duels n'a pas encore eu d'incidence sur les placements des joueurs.

Chelsea derrière, Paris devant, puis le drame


D'un côté, Mourinho lance un onze classique aux nuances défensives, avec un Ramires en couverture plutôt qu'en explosion. Willian, Cuadrado, Drogba et Rémy sont des cartouches sur le banc. Chelsea laisse venir, mais joue peu, sauf par l'intermédiaire de Costa et Hazard. Le plan est donc conservateur, mais flexible. De l'autre côté, Blanc ne déçoit pas ceux qui voulaient voir un PSG conquérant. Javier Pastore est bel et bien titulaire, les pieds trop naïfs de David Luiz laissent le milieu de terrain aux bandits Verratti et Motta. Blanc n'improvise pas : il fait jouer son onze de gala. Ce même onze très travaillé qui lui permettra de tenir presque une heure à dix sans un seul changement… Le PSG met en place ce qu'il n'avait pas fait la saison dernière : une défense haute, une circulation de balle rapide et un pressing, quoique relatif. L'essentiel, c'est qu'il n'est pas question de fuir les contres des Blues en les attendant : Thiago Silva et Marquinhos s'emploient pour couper les courbes londoniennes (11 tacles et 10 interceptions à eux deux).

Quand Chelsea presse, le PSG ose, tente, foire, réussit presque. Il joue, quoi. Les positions des milieux sont ambitieuses : Verratti est seul devant la défense. Motta est son associé, plus avancé, souvent dans l'axe pour laisser Pastore donner une solution sur les côtés. Enfin, Matuidi occupe le couloir gauche comme une menace constante pour dissuader Ramires et Ivanović d'aller voir Maxwell. Comme Ibra, il est coupé de la circulation de balle : au bout de 25 minutes, « l'attaquant » Pastore a touché 25 ballons, « le milieu » Matuidi 14. Lors de la seconde phase, de la 20e à la 30e, le match s'ouvre, puis se referme. Chelsea est peu créatif, Paris peu précis. Cinq minutes de tennis, puis cinq minutes de chasse sans proie. C'est au moment où l'observation devient frustrante que le chasseur Ibrahimović aperçoit la gazelle Oscar. Un rouge qui n'avait pas lieu d'être, si ce n'est pour donner à Ibra l'occasion de montrer sa classe, quittant le terrain sans protester. Et hier soir, la classe a fini par compter.

Paris-Saint-Verratti


Troisième phase : le PSG est dans les cordes. Ces dix minutes suivant l'expulsion sont comparables à la reconstruction d'une ville en plein bombardement. À Londres, le résistant parisien est petit, tatoué, rasé, rigolo et dangereux, et ressemble plus à Charlie Bronson qu'à Winston Churchill. Tandis que le PSG se cherche entre le 4-3-1-1 et le 4-2-3, Verratti s'occupe de tout. D'abord, le jeu : tout en pause, arrêts-démarrages et feintes à répétition, Marco conserve, fait jouer et crée. Ensuite, le pressing (7 tacles, 3 interceptions) : partant seul à l'abordage de la relance bleue, c'est bien lui qui part comme un fou renverser Diego Costa (qui lui met 25cm), remettant ainsi définitivement Paris sur le ring. Un double pivot réuni dans un mètre et demi de génie pur.

La quatrième phase, jusqu'à la 55e, est le premier moment fort de Chelsea, et certainement le plus désespérant pour le PSG. En s'appuyant sur les montées irrésistibles (mais stériles) d'Hazard, Chelsea prend enfin la peine de s'installer dans la moitié parisienne. Le ballon circule, Matić se montre enfin dans un autre registre que le marquage de Pastore et Ibra, et Paris souffre tout à coup gravement de son infériorité numérique, ainsi que des erreurs défensives sans nom de son enfant sauvage uruguayen, coupable de mettre son pied et ses mains là où il ne faut pas. Diego Costa entre alors dans la peau d'un personnage de catch : il obtient un penalty « clarissime » , mais ne le tire pas, fait des fautes grossières sans conséquence et joue bien sans marquer.

De la prudence de José Mourinho


Willian entre pour Oscar. Ici, on peut tenter d'analyser le plan de jeu de Mourinho : le Portugais voulait-il à nouveau tenter de « frustrer » son adversaire en conservant le 0-0 pour l'affaiblir petit à petit à coups de changements en seconde période ? Mais pourquoi avoir conservé ce plan alors que l'expulsion d'Ibra rendait la frustration impossible pour des Parisiens révoltés ? En clair, pourquoi Chelsea a-t-il gaspillé autant d'énergie à faire déjouer quand le jeu lui était offert sur un plateau ? Mourinho a-t-il eu trop de respect pour le PSG, ou pensait-il que ses joueurs, pour une raison physique ou technique, ne pourraient dominer le match sur des phases de plus de dix minutes ?

D'une, le rendement de Matić n'a rien eu à voir avec les performances qui ont mis Chelsea en tête de Premier League. Avec seulement 46 passes (contre 66 de moyenne en PL), le Serbe n'a été que le septième relais des Blues. De deux, Fàbregas s'est donc retrouvé coupé du reste du jeu : 13 longs ballons tentés (10 réussis), contre 5 habituellement, notamment du fait de l'absence d'un offensif. De trois, Ivanović non plus n'était pas assez fort physiquement pour lancer la locomotive. Le niveau de certaines individualités clés, un ton en dessous, a-t-il poussé Mourinho à reculer ? Ou alors les événements du match l'ont-ils poussé à l'erreur ? Forcé par la supériorité numérique à abandonner la posture du « seul contre tous » , Mourinho s'est retrouvé à affronter une équipe fatiguée avec des tactiques venues tout droit de Leiria. Les Blues n'ont jamais semblé à l'aise en supériorité numérique : lorsqu'une expulsion injuste tombe dès la 30e, le destin semble souvent se mettre en marche. Et c'est dur de jouer contre le destin, surtout quand il a les grands yeux et les petits pieds de Marco Verratti.

Le jeu pour Paris, le calcul pour Chelsea


C'est à la reprise que le PSG a le plus senti l'absence de Zlatan : Cavani manque ses contrôles, et les longs ballons de David Luiz terminent leur course dans les bras de Courtois, ou en touche. Sans son Suédois, le PSG recule. Il faudra attendre le déplacement de Pastore dans l'axe pour revoir un Paris offensif. Cinquième phase : de la 55e à la 72e, le PSG dépasse son infériorité numérique pour dominer Chelsea techniquement et tactiquement, grâce à quatre défis réussis : les manœuvres de Verratti, l'intelligence du placement et des choix de Thiago Motta – surtout lorsqu'il fait respirer le jeu sur les côtés –, Pastore qui parvient à se sortir des griffes de Matić pour jouer au milieu avec le jeu face à ses pieds, et enfin les montées des latéraux, surtout Maxwell, jamais décevant. C'est avec ces ingrédients que le PSG met Cavani sur orbite à la 58e minute. Et c'est grâce à une défense parisienne compacte que Chelsea abandonne ses essais infructueux sur phase arrêtée.


C'est peut-être là que Mourinho abandonne l'idée de faire entrer un nouveau joueur offensif. Mais José n'a pas fait qu'abandonner hier soir : vers la 70e, alors que son équipe se frustre et que Paris vit un temps fort, le Special One chuchote des mots à l'oreille de Costa. Une poignée d'instants plus tard, l'avant-centre part découper Thiago Silva dans ce qui semble être un acte gratuit et inutile. Que nenni : à partir de cette 72e minute jusqu'au but londonien à la 81e, le PSG ne reprend plus l'ascendant. Chelsea casse le jeu, le rythme du match tombe, et Cahill ne tremble pas au moment de marquer. La septième phase s'ouvre dans la foulée : Blanc réagit pertinemment avec les changements Lavezzi-Matuidi et Rabiot-Verratti. Les pirates de Paname repartent à l'attaque, avec Verratti en moins (Rabiot n'apparaîtra que lors de la seconde partie de la prolongation) et Lavezzi en plus. Après quelques allumages de Pastore, qui semblerait capable de lancer en profondeur un joueur en train de reculer, le PSG égalise à la 86e. Par David Luiz, plein de folie, d'esprit, de revanche et de cheveux.

Le skipper Thiago Silva


Dans le football, ce jeu au ballon rond qui ne rebondit pas toujours droit, le vice est bon jusqu'à qu'il te ronge. Si Diego Costa est un footballeur né pour déstabiliser ses adversaires, l'attitude de ses coéquipiers a sonné faux toute la soirée. D'où un problème de style : les grands gaillards qui faisaient les durs face au Barça ont cédé à la tentation de la victoire facile, et c'était moche. Surtout lorsque Terry et Cahill se sont marqués mutuellement sur le but de Thiago Silva… Enfin, la prolongation est à découper en deux phases. En cinq minutes, avec Drogba dans l'axe et Costa à droite, Mourinho parvient enfin à intensifier le danger. Paris cède tôt face à la répétition de centres, sur cette main sans explication. Puis, le dernier quart d'heure du match aboutit sur une période flottant entre l'envie de marquer et l'absence de moyens du PSG, et l'éternelle incapacité de Chelsea à contrôler le jeu.

Dans ces eaux troubles, seul Pastore semble ne pas avoir 110 minutes dans les jambes. Toujours aussi imprévisible, l'Argentin rend futile la défense londonienne et pousse le PSG vers le haut, que ce soit en servant Cavani ou en insistant pour obtenir un corner. Thiago Silva, qui aura skippé cette équipe parisienne dans son style de capitaine solitaire, maintenant un cap certain face à des vagues d'incertitudes, s'élève à son tour une première fois. Puis une deuxième fois. Il semblerait que José Mourinho croie aux miracles. Lors de sa conférence de presse suivant la défaite 0-2 de son Real Madrid contre le FC Barcelone en demi-finale de C1 2011, il l'avait confirmé : « Si nous avons éliminé Barcelone avec l'Inter l'an dernier, c'est un miracle. Résister une heure, avec dix hommes, ça ne peut être qu'un miracle. » Hier soir, avec Ibra en Thiago Motta, Laurent Blanc n'a pas résisté. Il a joué une heure et demie.

Par Markus Kaufmann À visiter :

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