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Les leçons tactiques de Biélorussie-France

On a donc retrouvé les Bleus des matchs de qualification. Ceux qui font 0-0, produisent des matchs un peu chiants, manquent de réalisme et se font critiquer un peu trop vivement.

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Contre une équipe biélorusse qui ne voulait clairement pas perdre, donc avant tout recroquevillée sur elle-même, les Bleus ont dominé, mais pas gagné. Pour cause, ils ont rencontré deux types de problèmes : une certaine stérilité dans les mouvements comme les intentions en première mi-temps, un manque de réalisme certain en deuxième.

Le retour du 4-2-3-1


Surprise tactique en début de match. Alors que tout le monde s’attendait au 4-3-3, puisque c’est le système que Didier Deschamps avait choisi pour « affronter » l’Italie, c’est bien en 4-2-3-1 que s’avancent les Bleus. Avec les mêmes qu’à Bari moins Matuidi : soit un double pivot Pobga-Kanté, une ligne Martial-Griezmann-Sissoko, et Giroud devant. Le fer de lance français, Antoine Griezmann, est donc de retour dans l’axe, et le jeu est censé tourner autour de lui. Dans un premier temps, le jeu des Bleus penche surtout à gauche. Déjà parce que Kurzawa, ensuite parce que Martial, ensuite parce que Griezmann penche naturellement à gauche, et enfin parce que Sissoko semble hors de forme et trop court sur ses fameuses tentatives de grand pont. Surtout, le jeu n’avance pas et chacun se « contente » de respecter les consignes comme sa position. Les latéraux ne s’aventurent pas plus que ça, les centraux restent relativement bas, et les milieux restent sagement sous leurs attaquants. La France pose son bloc, et s’assure de faire reculer les Biélorusses. Quelques pions sont sortis, mais aucun ne sera inscrit. Le but est avant tout de ne pas perdre ce match ; en cela, la première période est réussie, quoique soporifique.

Un manque de réalisme


En seconde mi-temps, les Bleus accélèrent vraiment. Que ce soient les transmissions, les mouvements, les échanges. Il faut dire aussi que le temps passant, la défense biélorusse commence à montrer des signes de fatigue, et à s’écarter plus facilement. Comme à l’Euro, on se dit que les Bleus vont faire la différence grâce à leur volume de jeu et leur maîtrise (voire leur réussite) sur la fin. Les premières véritables situations de but arrivent – comme sur cette lumineuse talonnade de Grizou qui aurait évidemment mérité mieux –, mais ne peuvent être conclues. Toutefois, la domination française se fait plus forte et surtout plus haute. Concrètement, on remarque ainsi une sorte de nouveauté à travers les montées d’un défenseur central, Raphaël Varane. Samuel Umtiti l’avait déjà osé quelques fois, mais là, il s’agit d’un véritable chemin de construction, avec Pogba qui, du coup, monte d’un cran et Griezmann qui peut se déplacer plus librement. Et il faut avouer que ça marche. Les Bleus multiplient les mouvements. Qui plus est suite à l’entrée de Payet, à la 57e pour Martial. Ce n’est pas la panacée, mais c’est enthousiasmant, et surtout, ça aurait dû faire le job, si les Bleus n’avaient manqué de réalisme dans le dernier geste, ou rencontré un gardien adverse moins assuré. Manque de réalisme donc, mais de vraies belles séquences de jeu, avec du mouvement, de la vitesse, de la qualité technique. Dembélé entre pour Sissoko (qui aurait pu sortir le premier) et rajoute encore un peu de tout ça, même s’il manque encore clairement de repères en Bleu. Kevin Gameiro, en revanche, trouve vite ses marques. Pourtant, on ne l’avait pas vu depuis cinq ans en EDF. Sur son premier ballon, il crée une occasion pour Payet (qui écrasera trop sa frappe face à l’excellent Gorbunov). Sur l’un des suivants, il se retrouve face au but, mais ne peut conclure son acrobatie. Les Français ont parfois oublié de jouer un peu plus simple ce mardi.

Un match nul loin d'être inquiétant


Au final, les Bleus ont fait du Bleu. Un jeu d’abord un peu stéréotypé, mais solide, une belle mise en place, une vraie mainmise sur le match, une bonne deuxième mi-temps, une période de domination, une grosse fin de match, mais un cruel manque de réalisme. Au moins, ils ne se sont jamais fait peur ou presque, mais ont tout de même tiré 24 fois sans marquer. En tout, en match officiel, ça fait 0 but sur 46 tirs. Évidemment, ça ne va pas durer. Entre leur défense, la solidité de leur milieu, l’axe Griezmann-Giroud, les Bleus possèdent une colonne vertébrale bien solide et de vraies certitudes. Reste à déterminer comment occuper les ailes (à savoir choisir des latéraux, puis entre Payet et Martial à gauche, s’assurer que Sissoko soit bien la meilleure solution à droite, intégrer Dembélé, etc.), se fixer sur le 4-2-3-1 (qui a l’avantage de mettre Grizou au centre de tout) et instaurer une vraie concurrence à Giroud devant. On ne va quand même pas parler d’un éventuel come-back de Benzema, si ?

Par Simon Capelli-Welter
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