1. //
  2. // 1/4 de finale retour
  3. // FC Barcelone/PSG (2-0)

Les leçons tactiques de Barça-PSG

« Héroïque » à Stamford Bridge, le PSG de Laurent Blanc aurait donc perdu tout son crédit en l'espace de six semaines ? La réalité est bien plus complexe. Si Paris a fini par tomber face à plus fort que soi à ce niveau de la compétition, ce qui n'avait pas été le cas en 2013 et 2014, le groupe parisien a pu enfin apprendre de son rival ce qui lui manque pour aller plus haut. Avec patience.

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Alors que le soleil se couche sur Paris, une information traverse les Pyrénées. Laurent Blanc aurait choisi de disposer ses vedettes en losange pour contrer les offensives barcelonaises. Une heure plus tard au Camp Nou, la première minute de jeu est une longue conservation de balle barcelonaise et confirme la disposition tactique parisienne. Le ballon est ensuite récupéré, et la minute suivante permet aux Parisiens de développer leur propre longue possession. Paris et Barcelone, à armes égales, cette fois ? La scène est montée, et Blanc obtient enfin son duel philosophique contre le Barça. Pour ce qui est de la géographie, le Mister dispose ses pièces dans ce qui ressemble à un losange : Verratti en point défensive, Matuidi à gauche, Cabaye à droite, mais bien plus collé à Verratti, et Pastore devant avec un léger penchant à gauche. En face, Luis Enrique lance tous ses premiers rôles dans son 4-3-3, avec le retour majeur de Dani Alves.

3 minutes et déjà un jaune pour David Luiz


Lors de cette première phase de possession parisienne, parfaitement exécutée, le ballon remonte jusqu'à Ibrahimović, puis revient vers les centraux. Le PSG semble enfin montrer la force des idées dont parle toujours Blanc en conférence de presse. Et puis… Un contrôle manqué de David Luiz, un tacle en retard, un carton jaune. On joue la 3e minute et l'inaptitude du Brésilien à rester concentré au plus haut niveau porte déjà préjudice à l'organisation collective des siens. Le crime oublié, au bout de huit minutes, le PSG compte 55% de possession. Mais alors que ses phases offensives se montrent limitées par les interventions de Busquets sur un Pastore bien imprécis mardi soir, c'est sur la phase défensive que Paris montre ses plus grosses lacunes.

La possession sans le pressing ?


Guardiola avait fait d'une équipe de stars un groupe d'affamés. Mardi soir, Luis Enrique a réussi à nous rappeler cette impression d'intensité folle qu'on avait presque oubliée. Avec des nuances, bien sûr, mais autant de spectacle. Sauf que le Barça, ce n'est pas Disneyland : derrière les gentils discours d'envie, de courage et de caractère qui auraient soi-disant animé les jambes catalanes pour jouer avec plus d'intensité que le PSG, il y a surtout un énorme travail sur le jeu sans ballon. Le Barça sait faire circuler le ballon, mais il sait surtout le récupérer rapidement. Busquets monte d'un cran et part à l'abordage pour presser le porteur de balle, les latéraux grimpent aussi, Suárez - chef-d'œuvre de travail de l'ombre - et Neymar vont mettre en jeu leurs chevilles à chaque tentative de relance parisienne, et même Messi court après les Parisiens. La relance du PSG aura été agressée durant toute la première demi-heure. Mais en conférence de presse d'après-match, Blanc s'est montré satisfait des phases de possession de son équipe : « On n'a pas fermé le jeu. (…) On a joué notre propre jeu (…) On n'a pas dérogé à notre philosophie de jeu. (…) On ne s'est pas contenté de dégager sur Zlatan. » Et il a raison. Autour des pieds magiques de Verratti, le PSG a relancé au sol et a insisté sur la construction du jeu. Seulement, il manquait le ciment pour que tout tienne : le pressing. En clair, Blanc a essayé de résoudre une équation difficile : attaquer avec la possession tout en défendant en reculant.

Les limites du losange


On avait imaginé un PSG allant presser la relance de Ter Stegen, proposant de couper toutes les lignes de passes possibles aux centraux blaugrana, avec un infatigable Cavani, un Pastore crachant ses poumons, un Matuidi battant des records d'interceptions et un Verratti en maître du milieu. Un PSG défendant en avançant, très haut, et donc prêt à défendre trop haut et à confier quelques situations compliquées à ses centraux... Mais ça n'est pas arrivé. Le PSG a défendu en reculant, laissant le losange montrer ses limites sur les côtés : on a retrouvé un Cabaye courant (et mourant) seul dans le vide à droite contre Jordi Alba et Iniesta, par exemple. Ibrahimović, Cavani et Pastore n'ont jamais pressé de façon coordonnée, et seul Verratti a montré des talents exceptionnels de défenseur (ces tacles sur Messi et Iniesta, mamma mia). D'où l'impression suivante : le Barça a défendu à 11 de manière disciplinée, le PSG a tenté de « protéger » sa zone à 9 et s'est rapidement fait désorganiser par la circulation de balle barcelonaise. Cette désorganisation a naturellement donné envie à certains Parisiens de monter d'un cran, pour voir. Au quart d'heure de jeu, c'est surtout Iniesta qui a tout vu : après des années de justesse et de passes latérales, le capitaine décide enfin de laisser son talent courir vers l'avant pour une action de numéro 10 de génie qui trompe sans problème le niveau de vigilance peu élevé de David Luiz. But de Neymar, sur le premier tir de la rencontre. Alors, avec un avant-centre de 95 kilos (qui aura d'ailleurs réalisé une performance correcte dans le jeu, transformant ce qu'il recevait en bons ballons) et un autre attaquant aux pieds muets, Blanc s'est-il vraiment donné les bons moyens pour ce projet de jeu si exigeant en intensité ?

De Dani Alves à Mourinho


Alors que les réponses collectives du PSG paraissent de plus en plus décousues, celles du Barça sont de plus en plus claires. La semaine dernière, le match aller avait montré un Luis Enrique au profil mourinhesque : comme le Real de Mourinho, le Barça utilisait la possession pour user son adversaire et l'éloigner de ses cages, sans montrer l'intention d'en faire une arme offensive (Les leçons tactiques de PSG/Barça). Au lieu de ça, il préférait confier ses armes lourdes au talent génial de ses trois flèches. Mais la semaine dernière, Dani Alves était remplacé par Montoya et le côté droit semblait anesthésié. Avec le Brésilien, meneur de jeu du côté droit, le Barça a retrouvé de l'élaboration, et a construit pour marquer. À la demi-heure de jeu, c'est bien la possession barcelonaise qui fait reculer les défenseurs parisiens dans leur surface, laissant Dani Alves servir Neymar, avec l'accord du marquage de David Luiz et Marquinhos. Pas de vitesse, pas de talent fou : seulement une bonne position.

L'influence de Busquets, et celle de Thiago Motta


55e minute. Sergio Busquets cède sa place à Sergi Roberto sous l'ovation du Camp Nou. Le stade le sait bien, celui qui avait forcé Guardiola à se passer de Yaya Touré a été primordial. En phase offensive, comme d'habitude. Mais surtout en phase défensive, où ses montées pressantes ont fait souffrir Paris, et ont offert un beau duel du futur avec Verratti. Il est certain que les identités de jeu, aussi collectives soient-elles, reposent toujours sur quelques talents, et les déboires du Barça post-Xavi en début de saison nous l'ont rappelé. Aujourd'hui, le joueur le plus important du Barça, c'est Sergio : les dix minutes qui ont suivi sa sortie ont constitué le plus gros temps fort parisien. Car le Barça sans Busquets s'est mis à défendre comme... le PSG sans Motta. Si Rabiot a montré ses talents de constructeur, aucun Parisien n'a démontré le leadership, la science et le génie défensif de Thiagone. Celui qu'on appelait « le Talisman » à l'Inter est tout simplement irremplaçable à Paris. Mais il a déjà 32 ans et des cuisses en vrac.

« La première fois qu'on perd sur deux matchs et que l'adversaire est plus fort »


Le PSG roi du monde à Stamford Bridge, et pathétique au Camp Nou ? Pour beaucoup, le jugement semble définitif sur cette génération du groupe parisien aux cadres vieillissants (Ibra, Motta, Maxwell). Mais est-ce vraiment un problème d'hommes ? Au-delà des méformes et des blessures, cette double confrontation nous a surtout rappelé qu'on n'a jamais revu l'identité de jeu parisienne en Europe depuis le brillant huitième face au Bayer Leverkusen. L'an dernier, on l'a vue durant seulement une partie de l'aller contre Chelsea, avant de la voir se faire recaler aux portes de Stamford Bridge. Cette saison, elle n'est apparue ni en poule (Barça, Ajax, APOEL), ni à l'aller contre Chelsea. Finalement, la seule fois où on l'a aperçue, c'est à 10 à Londres. Mais contre Chelsea, le PSG n'a pas été pressé et n'a lui-même jamais eu besoin de presser. Les bénéfices de cette cruelle défaite sont donc essentiels : le PSG a essayé avec les moyens qu'il avait, mais a montré de vraies carences dans la philosophie de jeu travaillée par Blanc depuis deux saisons. « C'est la première fois qu'on perd sur deux matchs et que l'adversaire est plus fort » , a dit Sirigu. Comme l'a dit Pastore, il aurait été intéressant de voir les Parisiens contre « les autres équipes » : le Real Madrid, la Juve, l'Atlético, Manchester City ou Dortmund.

Le bilan blanc


Évidemment, le PSG a dû faire face à des obstacles importants lors ce quart de finale : les absents, la blessure de Thiago Silva, la forme du Barça, les trois « finales » jouées en deux semaines… Mais cette double confrontation était aussi l'occasion de se rendre compte des progrès du groupe parisien : le vrai niveau de l'idée de jeu sans ses cadres et la compétitivité des remplaçants… Force est de constater que c'est un échec : des idées de jeu abandonnées en l'absence de Verratti et/ou Motta, et des individualités en retrait : Cavani, Cabaye, Van der Wiel, Rabiot, Lavezzi n'ont jamais apporté. Finalement, le PSG s'est réduit au génie de Verratti, aux appels intelligents de Matuidi, aux (nombreuses à l'aller, rares au retour) inspirations de Pastore et aux erreurs de David Luiz. À ce niveau de la saison, et alors que le PSG pourrait laisser une marque historique sur le football français en gagnant un triplé, la progression européenne semble stagner. Mais Blanc a raison de parler de « besoin de patience » . Parce que la C1 est « difficile et compliquée » , et qu'elle requiert du temps : cinq ans pour le projet du Real Madrid (2009-14), quatre ans pour celui du Bayern (2009-13), huit ans pour Chelsea (2004-12), six ans pour l'Inter (2004-10). Maintenant qu'un véritable échec a été essuyé, le PSG peut enfin ajuster la mire en se posant les bonnes questions.


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On n'a pas vu le PSG briller en Champions depuis Leverkusen ? Et la victoire au Parc en septembre contre Barcelone ?

Je trouve que la majorité des commentaires depuis hier soir montre malgré tout que le PSG s'installe sur le haut de la scène du football européen. Pour qu'on en vienne à dire que le bilan est inquiétant et qu'il faut renouveler une bonne partie de l'équipe alors que le club fait trois 1/4 d'affilés en LdC, juste parce que Paris n'est pas au niveau du Barça, du Real et du Bayern...

Quand on sait d'ou on vient, le bilan n'est pas si mauvais. Encore une fois, trois quarts d'affilés en coupe d'Europe, une victoire face à Barcelone, une élimination de Chelsea, leader incontesté de Premier League, avec un retour dingue à 10 v 11 à Stamford Bridge, c'est loin d'être dégueu.

A fortiori quand on sait que cette année est une année "manquée" de la part du club de la capitale, avec un effectif jamais au complet sur l'ensemble de la saison et un niveau de jeu plus faible que celui de l'année dernière. Pourtant on est encore en passe de faire un triplé historique, et si on gagne contre Lille ce week-end ça commencera à sentir bon.

Quand j'entend que Cavani n'est pas au niveau de Paris, j'ai envie de vous demander mais c'est quoi le niveau de Paris ? Cavani a le niveau pour jouer dans la plupart des grands clubs d'Europe, il traverse une période dégueulasse depuis janvier dernier mais de là à en faire notre nouvel Erding faut arrêter 5 minutes. D'ailleurs je crois qu'il est le meilleur buteur du club en Champions cette année.

Pareil pour le FPF, l'excuse du manque de justice au niveau des questions financières c'est une blague quand on voit comment on s'est construit en trois ans. L'année avant le Qatar, on devait jouer un 8e d'Europa contre Benfica avec Makhedjouf chez eux et J-E Maurice en joker au Parc. Quatre ans plus tard on se plaint d'avoir Cavani sur le terrain.

Paris a une grosse équipe, il faut d'abord finir en beauté la saison et tout gagner. Après, que les cadres se reposent, et qu'on revienne plus fort l'année prochaine. Les seuls points à retenir selon moi : Luiz devra peu à peu s'installer au milieu de terrain et laisser Marqui à sa place derrière (ses deux matchs au Camp Nou sont beaucoup trop faibles pour un DC), Lavezzi et Cabaye n'ont pas le niveau que le club veut atteindre, et il va falloir penser à l'après Ibra/Motta.

Mais avec un Aurier de plus en plus convaincant, si Sirigu se remet à progresser (ou que Cech arrive), une équipe comme : Sirigu (Cech) - Aurier (VdW) Marqui Silva Maxwell - Luiz (Motta) Verratti Matuidi - Lucas Pastore Ibra (Cavani) c'est du lourd.
Pour ceux qui veulent faire partir Cavani et le remplacer par un ailier, on fait comment l'année d'après quand Ibra part ?

Avec cette équipe, on a besoin d'un milieu de terrain compétent à la place de Cabaye et d'un ailier capable de planter à la place du Pocho et c'est bon.

Faut pas oublier que le Barça semble injouable en ce moment et qu'avec un tirage plus clément (parce que Barça en poule, Chelsea en 8e et Barça en 1/4...), Paname peut se retrouver en demi de Champions et on serait en train de raconter des choses bien différentes.
Jeu direct Niveau : CFA
Il n'y a pas de leçon tactique, juste une différence de niveau.
Pas besoin de lire l'article en fait.
Tout a été dit. Ce n'est pas un cataclysme que le PSG soit éliminé. Il faut se rendre à l'évidence, il ne sont pas encore au niveau des plus grands, même si capable d'exploit comme contre Chelsea. Maintenant il faut du temps pour qu'il fasse parti des meilleurs mais le temps ne s'achète pas ...
HORS SUJET!

C'est pas le bon article mais c'est là que je suis susceptible d'avoir le plus de réponses;

Les gars, quelqu'un connait-il ici un documentaire qui parle/explique le rapport entre extrême droite/fascisme/nazisme et supporters du foot? J'ai toujours été fasciné par ce lien, même si je méprise au plus haut point ce genre de groupe de supporters.
Bayer Leverkusec Niveau : DHR
Beaucoup de bonnes questions à se poser au PSG ce matin: - approche de la L1 à revoir: déjà que le niveau est faiblard, tant que les mecs auront pas compris que des matchs sérieux à Bastia, Lorient ou Toulouse servent aussi à préparer les grandes échéances... - turn-over & préparation: la saison du PSG se joue maintenant en Avril, il est grand temps de préparer ce mois afin d'avoir l'effectif au maximum de sa disponibilité. - collectif: là, ça se complique. On a toujours cette impression d'avoir une somme d'individualité plutôt qu'un collectif, d'où la difficulté de se battre quand on tombe sur plus fort intrinsèquement. Et c'est peut-être ça qui laisse cette amertume au moment de faire le bilan. - recrutement: 50m sur un MDef pour le faire jouer DC alors que t'as le Marquis et Thiago, on peut gueuler sur le FPF, la stratégie me parait pas non plus la plus intelligente. Et comme à priori, ça sera Dybala ou Depay cette année, l'upgrade sera pour 2016-2017 sauf si des ventes sont prévues en face (Sirigu, Cavani, Lavezzi, ...).
PauletaSusicGaucho Niveau : Ligue 1
Note : 7
Difficile de faire une analyse tactique quand l'adversaire est largement supérieur.

Surtout quand Paris n'a jamais été au complet.
Pour battre ce Barca là il aurait fallut tous les joueurs à 100% sur les deux rencontres, mais aussi un brin de chance, comme des absents du côté espagnol ou le Barca qui sous-estime Paris, des faits de jeu favorables etc...

Là clairement il n'y a rien à dire, mais c'est pas pour ça qu'on doit tout remettre en question.

Pour l'instant le niveau du PSG c'est 1/4 de final de LdC, ensuite selon le tirage ça peut être 1/8 ou 1/2 voir final.

Parce que mettons on tape Monaco en 1/4, on a de grandes chances de passer.
Et si t'as un autre 1/4 Juve-Porto et qu'on prend le vainqueur en 1/2 on peut se retrouver en finale.

Et à ce moment on dit quoi? Paris est dans le top 2 Européen. Non.

Alors pas de conclusions attive sur le niveau du PSG ou le futur recrutement.

Quoiqu'on en dise, le PSG se construit petit à petit, le projet est sportivement et financièrement cohérent.

Même s'il a subit un coup d'arrêt avec le départ de Leo et Carlo, mais les dirigeants apprennent de leurs erreurs.
La leçon tactique c'est qu'un entraineur viré de la Roma pour gros fail et ayant rebondi au Celta (le Celta quoi) est meilleur qu'un entraineur double champion de france et ex sélectionneur national. et qu'on me parle pas d'effectifs, fallait y penser avant de surpayer des joueurs moyens!
Note : 1
Message posté par Jeu direct
Il n'y a pas de leçon tactique, juste une différence de niveau.
Pas besoin de lire l'article en fait.


Par respect pour le journaliste?
t'as cliquer pour quoi alors?
Heiseinberg Niveau : CFA
Surtout que le pressing Barcelonais est parfait. Ce que fait Neymar/Suarez (Messi est une feiniasse mais il défend beaucoup plus qu'avant quand même) est extraordinaire, surtout Suarez ! Combien de ballon récupéré par un dégagement en catastrophe des arrières parisien en voyant arriver sur eux cette bête ? David Luiz est une véritable arnaque, et c'est pas son but à Chelsea qui va y changer quelque chose, aucune constante dans le sérieux.
Busquets toujours bien placer à la récupération, ce talent du placement est au dessus de toute qualité technique ou physique footballistique, c'est ce qui fait de lui le meilleur au monde à son poste, de la décennie.
Puis c'était impossible pour les parisiens de rivaliser techniquement, même Pastore, sa majesté, sa sainteté n'as rien su faire, normal pour un joueur à la saison sur-évalué.

Le Barça était juste trop fort est un match plié depuis l'aller.
jobaldinho Niveau : DHR
Message posté par PasteurX
Et la victoire au Parc en septembre contre Barcelone ?



Mouais... victoire de prestige mais loin d'être celle d'un PSG brillant... Match de poule, pas du tout décisif, Barça en rodage et loin d'être au niveau.
Hahahahahaha, article posté depuis plus d'une heure et toujours aucun commentaire dessus...

Ca se sent que les supporters parisiens l'ont mauvaise depuis hier!

Mais sincèrement les gars, vous y croyiez vraiment?? J'ai du mal à comprendre quand même votre optimisme...
1) Il faut savoir raison garder. Le PSG part d'une feuille blanche en C1 puisque sa meilleure performance est une demi-finale il y a 20 ans tout juste et n'avait pas existé face à un Milan en fin de cycle. Tous les exemples cités avaient une histoire européenne plus prestigieuse ou évoluaient dans un championnat plus dense.

2) Je ne crois pas à une progression linéaire du PSG dans les années qui viennent pour plusieurs raisons. D'abord une élimination en 1/8 de finale en 20l6 ne sera pas nécessairement la preuve d'une régression du club : les boules chaudes ou froides de l'UEFA peuvent offrir un adversaire d'un autre calibre que le Chelsea de cette année dont il est essentiel de se rappeler qu'il s'est effondré à partir du boxing day et n'est certainement pas la meilleure équipe en 2015 d'un championnat en déclin relatif.
Ensuite le QSG a bénéficié d'une fenêtre de tirs idéale, caractérisée par une densité moindre de top teams pendant 3 ans, pour atteindre sereinement les 1/4 de finale. L'année prochaine sera probablement une autre histoire car ni Chelsea, ni MU n'accepteront le rôle de faire-valoir. La Vieille Dame pourrait monter en puissance si son parcours européen valide le projet en cours. L' Atlético et Valence (devenu riche) aspirent à se maintenir ou à revenir au sommet du foot continental Enfin les 3 tops teams demeureront à leur place. Certains n'auront plus leur place dans le top 8.

3)le PSG sera en concurrence défavorable pour les 1ers choix disponibles sur le marché avec Chelsea et United. Le rapport de force financier (FPF) et sportif
(attractivité du championnat)étant favorabe aux anglais.
Paris devrait s'inspirer de Porto en oubliant les grands noms qui ne seront que des stars vieillissantes ou en recherche d'un tremplin et en miser sur de gros potentiels, dans un projet cohérent.
Message posté par jobaldinho


Mouais... victoire de prestige mais loin d'être celle d'un PSG brillant... Match de poule, pas du tout décisif, Barça en rodage et loin d'être au niveau.


Loin d'être celle d'un PSG brillant ? Le PSG était privé d'Ibra et de Silva, regarde à nouveau le match leur performance est remarquable, ils jouent dans une organisation nouvelle, avec une animation expérimentée à l'occasion, un bloc plus bas, des sorties de balles beaucoup plus rapides etc.

En face, le Barça en rodage ? C'est compliqué d'être pour Paris parce que selon les résultats les commentateurs ont tendance à inverser la réalité. Avant ce PSG/Barça, Paris n'était pas en forme en championnat (et donc privé de ses deux plus gros cadres), et on annonçait une défaite cinglante face à Barcelone. Un Barcelone encore invaincu et qui ne s'était pas pris un seul but en 8 matchs.

Derrière Paris leur met 3 buts en 60 min et ça devient "un Barça en rodage et loin d'être au niveau".
Jeu direct Niveau : CFA
Message posté par elnendordino


Par respect pour le journaliste?
t'as cliquer pour quoi alors?


Ironie mon grand, ironie...
C'est juste une façon de dire que la différence de niveau est telle qu'elle va bien au delà des considérations tactiques.
De plus je pense que le journaliste il s'en branle que je le lise ou pas.
Bonne analyse. Mais il était clair que le 4-4-2 losange était un risque, d'une part car il n'a quasiment jamais été essayé avant, et d'autre part parce que cela dégarnissait l'axe, où Iniesta et Rakitic ont été assez libres de leurs mouvements. Enfin parce qu'effectivement les attaquants ont été aux abonnés absents dans le pressing, en particulier Ibra.
Quant au Barça, j'ai été impressionné par Busquets et Suárez, mais aussi par Dani Alves, il y a longtemps qu'il n'avait pas joué à un tel niveau, mais là aussi le fait d'avoir Matuidi sur son côté l'a sans doute aidé parce qu'il a eu moins de travail défensif. Ce que j'aime bien cette année c'est qu'on est au mois d'avril et que physiquement l'équipe semble vraiment en forme, et Xavi et Iniesta notamment ont grandement bénéficié du turnover au milieu de terrain. Il y a de quoi avoir de l'espoir!
Guardiola avait fait d'une équipe de stars un groupe d'affamés

Exactement, c'est bien beau d'essayer de ressortir les ballons proprement et ce malgré un gros pressing du Barça mais à choisir entre ça et une équipe de plus limitée techniquement mais morte de faim et prête à tout donner sur le terrain, mon choix est vite fait. Guardiola avait les 2, le PSG d'hier est bien loin de ça. S'il y a un truc que je n'arrive pas à comprendre à ce niveau c'est le manque d'engagement. Et pour moi el Blanco en est le principal responsable.

On lit ici et là, si on avait joué l'Atletico, Dortmund, etc... mais Paris se serait fait bouffer pareil. La différence au tableau d'affichage aurait peut etre été moindre mais sur quoi se basent les équipes de Simeone, Klopp: l'envie, l'engagement, le combat.

Quand on parle du PSG on parle d'un projet à long terme. Certes, mais la base d'une équipe c'est la solidité défensive. Avant toute chose, avant de vouloir imiter le tiki taka du Barça. Pour moi Blanc ne l'a pas compris. Un peu de fighting spirit bordel, un poco de sangre!
jobaldinho Niveau : DHR
Message posté par PasteurX


Loin d'être celle d'un PSG brillant ? Le PSG était privé d'Ibra et de Silva, regarde à nouveau le match leur performance est remarquable, ils jouent dans une organisation nouvelle, avec une animation expérimentée à l'occasion, un bloc plus bas, des sorties de balles beaucoup plus rapides etc.

En face, le Barça en rodage ? C'est compliqué d'être pour Paris parce que selon les résultats les commentateurs ont tendance à inverser la réalité. Avant ce PSG/Barça, Paris n'était pas en forme en championnat (et donc privé de ses deux plus gros cadres), et on annonçait une défaite cinglante face à Barcelone. Un Barcelone encore invaincu et qui ne s'était pas pris un seul but en 8 matchs.

Derrière Paris leur met 3 buts en 60 min et ça devient "un Barça en rodage et loin d'être au niveau".


Bah oui en rodage... Tu suis le PSG, je suis le Barça. Et à l'époque de ce match le Barça n'avait pas encore eu de réel test. Tous mes amis fans du PSG s'étaient enflammés, limite si c'était pas la victoire du siècle !

Tu me parles d'Ibra et Silva absent, au Barça c'était Suarez et Piqué (qui depuis est presque redevenu le Piqué à son niveau).

Mais bon, je comprends bien que tu veuilles louer la progression du PSG sur la scène européenne depuis 3 saisons, elle est indéniable. De là à venir réellement jouer dans la cour des grands, il y a encore un long, très long chemin. Qui sera peut-être jalonné d'exploits ici et là (Chelsea 2015).
j'aimerais soulever un point qui me parait important. Pour moi l'UEFA a une vraie responsabilité dans les blessures a répétition du psg. Jouer sur tous les fronts avec un effectif et un contingent de joueurs limité par le fair play financier acroit ostensiblement le risque, et le nombre, de blessures.

Je ne discute pas le fond de la règle ici mais je trouve que l'UEFA devrait faire tres attention car si j etais un club j'attaquerais l'instance sur ce plan la. En plus de rendre la compétition inéquitable le fait d'avoir forcément moins de ressources fait que certains tirent trop sur la corde physiquement.
Message posté par jobaldinho


Bah oui en rodage... Tu suis le PSG, je suis le Barça. Et à l'époque de ce match le Barça n'avait pas encore eu de réel test. Tous mes amis fans du PSG s'étaient enflammés, limite si c'était pas la victoire du siècle !

Tu me parles d'Ibra et Silva absent, au Barça c'était Suarez et Piqué (qui depuis est presque redevenu le Piqué à son niveau).

Mais bon, je comprends bien que tu veuilles louer la progression du PSG sur la scène européenne depuis 3 saisons, elle est indéniable. De là à venir réellement jouer dans la cour des grands, il y a encore un long, très long chemin. Qui sera peut-être jalonné d'exploits ici et là (Chelsea 2015).


Paris n'est pas au niveau de Barcelone, du Bayern et du Real, ça c'est sur. Quand bien même ils auraient la même équipe sur le terrain, l'institution, les infrastructures, la culture du club serait encore à perfectionner.
Mais comme tu dis la progression est réelle. D'ailleurs aujourd'hui, je pense que Paris peut éliminer n'importe quelle autre équipe d'Europe sur une double confrontation.

(Et pour la victoire au Parc, normal qu'on s'enflamme ! Ce match, tout match de poule qu'il soit, reste une des plus grosses performances du PSG de l'ère Qatari, juste après le 1/4 aller face à Chelsea en 2013 (3-1), et le retour cette année; à égalité peut-être avec le retour au Nou Camp d'il y a à deux ans.)
Message posté par lafouine
Guardiola avait fait d'une équipe de stars un groupe d'affamés

Exactement, c'est bien beau d'essayer de ressortir les ballons proprement et ce malgré un gros pressing du Barça mais à choisir entre ça et une équipe de plus limitée techniquement mais morte de faim et prête à tout donner sur le terrain, mon choix est vite fait. Guardiola avait les 2, le PSG d'hier est bien loin de ça. S'il y a un truc que je n'arrive pas à comprendre à ce niveau c'est le manque d'engagement. Et pour moi el Blanco en est le principal responsable.

On lit ici et là, si on avait joué l'Atletico, Dortmund, etc... mais Paris se serait fait bouffer pareil. La différence au tableau d'affichage aurait peut etre été moindre mais sur quoi se basent les équipes de Simeone, Klopp: l'envie, l'engagement, le combat.

Quand on parle du PSG on parle d'un projet à long terme. Certes, mais la base d'une équipe c'est la solidité défensive. Avant toute chose, avant de vouloir imiter le tiki taka du Barça. Pour moi Blanc ne l'a pas compris. Un peu de fighting spirit bordel, un poco de sangre!


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