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Les joueurs qui lèvent le bras tout le temps pour contester

Ce sont des gestes ou des attitudes qui énervent. Qui sont insupportables. Qui rendent dingue tout supporter au stade ou devant sa télé. Et franchement, comme dirait Édouard Balladur : « Je vous demande de vous arrêter » . Étude cette semaine de ces joueurs qui ne peuvent s'empêcher de faire signe à l'arbitre avec le bras levé.

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D'où cela vient ?


Le vice, les garces et les pleureuses font partie intégrante du football depuis toujours. Mais à l'aube du jeu, il n’y avait pas d’arbitre dans le rectangle vert. Et sans le fair-play des capitaines d'équipes, pas de jeu. Alors, naturellement, pour retrouver la trace des premiers joueurs qui auraient eu l’outrecuidance de lever le bras pour quémander une faute ou une remise en jeu, il faut remonter à l’arrivée de l’arbitre, d’abord en tribune à partir de 1849, puis du trio arbitral tel que nous le connaissons aujourd’hui, depuis 1891.


Pourquoi c'est insupportable


Il y a ceux qui se tournent vers l’arbitre assistant, le visage ahuri, le bras levé, pour demander un hors-jeu. Bruno Derrien en sait quelque chose, il a trimbalé son sifflet sur les pelouses dans les années 1990 et 2000 : « Le pire, ce sont ceux qui vont voir l’arbitre quand le ballon sort. Ils lèvent le bras tous les deux, donc à chaque fois, il y en a forcément un qui ment » , note le co-auteur de À bas l’arbitre. Mentir systématiquement avec l’assurance de celui qui est sûr de son fait, d’accord. Contester ensuite auprès de l’homme en noir, comme si on était victime de la pire des injustices, passe encore. Mais ce qui ne sera jamais tolérable, c'est de s’arrêter de jouer et concéder ensuite un but ! À commencer par Maxime Gonalons, qui stoppe complètement sa course sur le quatrième but de l’Ajax, mercredi soir. Le coefficient UEFA de la France ne te dit pas merci, capitaine de barque.


Qui l’incarne le mieux ?


Bruno Derrien est catégorique : « Tous, ils ont tous ce réflexe, même au niveau amateur. » Des matchs rugueux de District aux joutes européennes, le défenseur présente la fâcheuse tendance à lever son bras. Et il n’y qu’à s’attarder sur le dernier Monaco-Juventus, pour s’apercevoir que les trois salopards juventini Chiellini-Bonucci-Barzagli brandissent leur membre supérieur pour demander un hors-jeu de Mbappé dès le début du match. Mais à ce petit jeu, personne n’arrive à la cheville (ou plutôt au coude) de Thiago Silva ! À croire qu’avec son index pointé vers le ciel, le Brésilien prie le Tout-Puissant à chaque fois qu’il défend.


Comment faire pour que ça s'arrête ?


Au rugby, quand un joueur conteste une pénalité auprès de l’arbitre, celui-ci renvoie son équipe dix mètres plus loin, au handball, c’est deux minutes d’exclusion, au basket, c’est faute technique et lancer franc pour l’adversaire. Au foot ? Bah, rien. « Le football est le seul sport où l’arbitre est sous la pression des joueurs, poursuit Bruno Derrien. L’autorité de l’arbitre est bafouée. » Mais, en même temps, comme le reconnaît l’ancien arbitre, « si on appliquait à la lettre les lois du jeu, il n’y aurait pas un match qui se terminerait... » De l’intérêt de mettre en place l’exclusion temporaire pour calmer les ardeurs des frondeurs.


Pourquoi ça peut précipiter la fin du monde


Parce que si l’on avait tout le temps les bras levés, la vie quotidienne s’avérerait bien trop difficile à supporter. L’été, chaque trajet en bus deviendrait un supplice, où chaque passager serait à la merci de la transpiration de son voisin. Tout le monde écouterait Magic System et ferait des concerts comme David Guetta. Le point positif, c’est que si les gens avaient tout le temps les bras levés, cette saloperie de ola ne tournerait plus au Stade de France à chaque match des Bleus, et Shy'm ne se serait jamais viandée par terre en sautant dans la fosse de Bercy.


Faites entrer les accusés


Vincent Muratori (AS Nancy Lorraine) : « En fait, ça se passe surtout dans l’axe avec les défenseurs centraux. Moi, à gauche, l’arbitre de touche est dans mon dos, quand je suis face à lui, je ne vais pas lever mon bras parce qu’il est à cinq ou dix mètres devant moi. Lever son bras, c’est un réflexe, ce n’est pas volontaire. Quand on est petit, on nous apprend à lever le bras pour aider l’arbitre, c’était mon cas quand je jouais dans le Sud. C’est une manière de signaler à l’arbitre qu’il y a hors-jeu. Si la vidéo est instaurée pour le hors-jeu, tu resteras concentré dans ton action, mais, en jeunes, ça va rester, il y aura toujours des joueurs pour lever le bras. »

Mickaël Tacalfred (AJ Auxerre) : « C’est rare que je lève mon bras. Je le fais quand je sais qu’il y a hors-jeu, quand je suis complètement sûr. C’est pas dans ma nature de réclamer quelque chose à l’arbitre. En général, les coachs nous disent : "Continuez à jouer, attendez que l’arbitre siffle." Le danger, c’est de lever le bras et de s’arrêter. S’il y a but derrière, on passe pour un couillon. C’est un réflexe, même en jeunes. Est-ce qu’on crie sur l’arbitre en même temps qu’on lève le bras ? C’est rare de crier en même temps, faut être fort ! Si on crie, on va dire "hors-jeu", mais sachant qu’il y a le public, le bruit, c’est plus visible de lever son bras. »


Jordan Loties (Dijon FCO) : « C’est devenu un réflexe pour réclamer le hors-jeu, au lieu de crier sur l’arbitre, quand il y a une position litigieuse. Dans notre équipe, chaque défenseur le fait au moins une fois par match. En fait, je le fais depuis tout jeune. On voit les adultes faire ça, on commence à le faire à l’entraînement, en match. À force, le bras se lève tout seul. Je ne m’en rends même plus compte. Je ne sais pas si ça fonctionne, mais si l’arbitre de touche voit qu’on est deux ou trois défenseurs à lever le bras, ça peut l’influencer. Est-ce que ce n’est pas galère de courir en ayant le bras levé ? Non, j’ai appris à savoir bien le faire en continuant de me positionner. On lève le bras et on le baisse vite, en continuant à suivre le ballon, comme si de rien n’était. Disons que comme on ne peut pas plonger dans la surface, c’est notre petite simulation à nous, les défenseurs. »

Coefficient d'irritabilité




Il faut que cela cesse :
  • Épisode 1 : Le corner joué à deux
  • Épisode 2 : Les mecs qui placent le ballon en dehors de l'arc sur corner
  • Épisode 3 : Les gens qui quittent le stade cinq minutes avant la fin
  • Épisode 4 : Les gardiens qui font le tour du but avant de tirer un six-mètres

    Par Florian Lefèvre
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