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  1. // Euro 2016 – Éliminatoires – Groupe F – Iles Féroé/Irlande du Nord

Les îles Féroé dans la cour des grands

Débarqué dans le grand concert international voici 25 ans, la traditionnelle victime expiatoire des éliminatoires de la zone UEFA a réalisé de jolis progrès ces derniers temps. Vainqueur par deux fois de la Grèce, la sélection des îles Féroé réalise la campagne la plus prometteuse de son histoire et permet au football d'être plus populaire que jamais au sein de cette province autonome du nord de l'Europe qui aimerait s'inspirer de la réussite actuelle de son quasi voisin, l'Islande.

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« Les îles Féroé ? Fastoche. » C'est la réaction qu'avaient la plupart des sélections au moment d'affronter celui qui était le deuxième membre de l'UEFA le moins peuplé jusqu'à la récente intégration de Gibraltar (et après Saint-Marin). C'est vrai quoi, pour des pays comme la France, l'Italie, l'Angleterre ou même des plus modestes comme les Scandinaves, les Balkaniques ou les Baltiques, jouer ces drôles de Vikings étaient l'occasion d'une victoire quasi assurée tout en soignant sa différence de buts. L'intégration de cette petite province autonome du royaume du Danemark au tout début des années 90 a longtemps eu tout du cadeau empoisonné pour la poignée de joueurs de foot du coin. Il y a bien eu quelques exploits clairsemés de-ci de-là pendant les deux premières décennies, des victoires miraculeuses contre à peine plus grand que soi (Malte, l'Estonie…), des nuls heureux contre l'Autriche, l'Écosse, la Lituanie ou la Bosnie… Et puis déjà plus récemment quelques résultats positifs contre des nations qui pèsent sur le continent, comme cette très honorable défaite 0-1 face à la France en 2009 lors des éliminatoires de la Coupe du monde sud-africaine. Mais c'est surtout ces deux dernières années que les progrès ont été les plus marquants, avec seulement deux défaites par plus de deux buts d'écart à déplorer : 0-3 contre l'Allemagne, puis encore 0-3 contre l'Autriche, les deux fois en septembre 2013. Rien d'infamant, aucun gros carton à signaler. Et lorsqu'il s'est agi de bizuter le petit nouveau Gibraltar, les Féroé ne se sont pas privés de les cogner 4-1 en mars 2014, histoire de montrer qu'au jeu des plus petits d'Europe, il s'établit désormais une hiérarchie claire : oui, actuellement, les Féroïens sont les plus grands des petits de la zone UEFA. D'ailleurs, parmi les nations du dernier chapeau des éliminatoires de l'Euro 2016 (Luxembourg, Kazakhstan, Lichtenstein, les Féroé, Malte, Andorre, Saint-Marin et Gibraltar), la province danoise est celle qui s'en sort le mieux, la seule avec le Lichtenstein à ne pas être dernière de son groupe.

Un sélectionneur qui a changé les mentalités


La mini-sélection du Nord de l'Europe voudrait même bien ne plus se contenter d'être la plus forte des « petits » , mais postule désormais à l'intégration durable dans la cour des grands. Elle peut justifier cette ambition par une double performance remarquée : deux victoires dans ces éliminatoires face à la Grèce, 1-0 le 13 novembre dernier au Pirée, exploit confirmé huit mois plus tard par un nouveau succès 2-1 à domicile. Les champions d'Europe 2004 ont beau être plongés dans une grosse crise, ce n'est pas une raison pour minimiser les performances répétées de l'adversaire. L'issue du premier match a coûté sa place au sélectionneur grec Claudio Ranieri et a été considéré par son homologue Lars Olsen comme « la plus belle victoire de l'histoire de la sélection » . Olsen qui serait, aux dires du journaliste sportif local Leivur Frederiksen, l'un des artisans du succès actuel de la sélection féroïenne. « Depuis qu'il a été nommé en 2011, il a changé les mentalités en estimant que les Féroé doivent essayer de jouer plutôt que de chercher à faire déjouer l'adversaire, ce qui passe par une meilleure possession de balle, analyse-t-il. Beaucoup ici pensaient qu'il était naïf de ne pas considérer que le fighting spirit était la seule qualité des joueurs locaux, mais les résultats lui donnent raison. Ils sont toujours forts et courageux, mais désormais il n'y a pas que ça, ils savent aussi jouer au football. »

Plus d'un dixième de la population au stade


Le réservoir dans lequel puiser est pourtant minuscule, les Féroé ne comptant même pas 50 000 habitants au total, mais Olsen, ancien international danois aux 84 sélections, est parvenu depuis quelque temps à composer une équipe solide et soudée. « C'est un défi d'obtenir de bons résultats avec une si petite nation, poursuit Leivur Frederiksen. Il est bien évident que le vivier est sans commune mesure avec celui d'autres pays comme la France, mais nous avons actuellement une jeune génération talentueuse qui travaille bien. Notre sélection U21 est également performante et permet d'alimenter régulièrement l'équipe nationale. En plus des deux victoires contre la Grèce, on aurait aussi mérité d'obtenir des points contre d'autres adversaires du groupe des éliminatoires. » Il y a effectivement eu récemment des défaites encourageantes face à la Hongrie (0-1) et la Roumanie (0-1). « Pourtant, nous n'avons pas d'aussi bons équipements que l'Islande, note le journaliste de Kringvarp Foroya, la télé locale. Il nous faudrait des terrains indoor pour que les joueurs puissent continuer à évoluer malgré les conditions météo difficiles. » Manière de dire qu'il y a encore moyen de progresser. « On peut aussi envisager que nos meilleurs joueurs puissent s'expatrier dans de meilleurs championnats que le féroïen. Je suis sûr qu'il ne faudra pas longtemps avant que des clubs comme en Angleterre s'intéressent aux joueurs d'ici. » En attendant, sept membres de la sélection évoluent au Danemark, un en Islande et un autre en Norvège. Et les résultats récents ont permis un engouement sans précédent autour du football sur place : Torsvollur, le stade national basé à Torshavn, la capitale, sera plein ce vendredi soir pour la réception de l'Irlande du Nord. D'après Leivur Frederiksen, les quelque 5000 billets sont partis en quelques heures, ce qui fait qu'un bon dixième de la population locale sera présente dans l'enceinte, à rêver d'un nouvel exploit de ses nouveaux héros.

Par Régis Delanoë
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