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  2. // Tournoi d'ouverture 2010

Les grands au premier rang ?

Après les titres de Vélez Sarsfield, de Banfield et d'Argentinos Juniors, les deux géants du football argentin que sont River Plate et Boca Juniors vont-ils enfin retrouver les sommets, sous l'impulsion de leurs entraineurs adeptes du beau jeu ? Ambitieux, les Millonarios du président Passarella semblent avoir une longueur d'avance sur les Bosteros.

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Auréolé d'un nouveau titre de champion avec Argentinos Juniors (il avait déjà remporté le championnat en 1984 et 1985 en tant que joueur, mais aussi la Copa Libertadores et la Copa Interamericana en 1985, soit tous les titres jamais obtenus par le club), Claudio Borghi a décidé de relever un nouveau défi, et pas des moindres : redorer le blason de Boca Juniors, qui n'a plus remporter de trophée depuis deux ans (championnat et Recopa Sudamericana 2008), après la période faste de Bianchi (trois Libertadores, deux Coupes Intercontinentales et quatre championnats). Lourde tâche, car malgré l'arrivée de sept joueurs (le gardien Christian Lucchetti, les défenseurs Matías Caruzzo, Christian Cellay, Juan Manuel Insaurralde et Clemente Rodríguez, le milieu chilien Gonzalo Fierro et l'attaquant Damián Escudero), Borghi n'aura pas beaucoup de marge de manœuvre, quoiqu'en dise ses dirigeants. Non-qualifié pour la Sudamericana, Boca Juniors est animé par une nouvelle saga : celle du renouvellement du contrat de Juan Riquelme, qui oppose les dirigeants du club xeneize à propos de la durée et du montant de ce dernier. Le trésorier du club a démissionné la semaine dernière pour signifier sa désapprobation. Affaire à suivre, sachant que Boca sans Riquelme, ce n'est plus vraiment pareil...

Convalescence généralisée

San Lorenzo, le Racing et Independiente également en convalescence, Estudiantes de La Plata, second lors du dernier tournoi, devrait être une fois encore un des acteurs majeurs de ce championnat, tout comme Vélez Sarsfield, champion l'an dernier et qui parvient saison après saison à conserver un effectif stable et de qualité. La révélation de l'année pourrait bien être l'avant-centre de River Plate Rogelio Funes Mori, dix-neuf ans, auteur dimanche au Monumental du but de la victoire face à Tigre dans les arrêts de jeu (1-0), son cinquième lors des trois derniers matches officiels (triplé en vingt-quatre minutes dans l'antre du Racing et but face à ce même Tigre lors des deux dernières journées du Tournoi de clôture). Auteur d'un doublé face aux Bleuets d'Erick Mombaerts en mai dernier, l'ancien du FC Dallas (il a vécu plusieurs années aux Etats-Unis avec sa famille), qui a passé des tests à Chelsea avant de finalement opter pour un retour au pays, ne devrait pas faire long feu du côté de Nuñez s'il continue d'enfiler les buts comme des perles, dans la plus pure tradition des goleadores argentins, symbolisés par Carlos Bianchi et Gabriel Batistuta. Très fort dans le jeu en pivot et la protection de balle, habile devant la cage, le gamin à la peau mate n'est pas sans rappeler un certain David Trezeguet, que Daniel Passarella a d'ailleurs songé à enrôler cet été avant de se heurter au refus de l'ancien tricolore.

Funes Mori, espoir des Millonarios

Au sein d'un River Plate plein d'ambition (environ huit millions de dollars dépensés dans le recrutement à l'intersaison), Funes Mori est chargé de porter l'estocade d'une formation dirigée par Angel Cappa, ancien coach d'Huracan (vice-champion du Tournoi de Clôture en 2009) et grand adepte du tiki-tiki développé par les champions du monde espagnols. L'ancien adjoint de César Menotti (avec la Seleccion au Mondial 82, mais aussi au Barça et à Peñarol) et de Jorge Valdano (Tenerife 92-94 et Real Madrid 94-96) peut compter sur une équipe renforcée notamment par l'arrivée de la rampe de lancement Walter Acevedo (en provenance d'Independiente), d'un défenseur central fiable (Jonathan Maidana, ex Banfield), d'un gardien digne de ce nom (Juan Pablo Carrizo, ex Saragosse) ou encore du buteur Mariano Pavone (Bétis Séville). Sans oublier la présence d'un Matias Almeyda et un Ariel Ortega qui semblent avoir retrouvé les jambes de leurs vingt ans. Mario Bolatti, espéré par son ancien coach d'Huracan, devrait toutefois rester à la Fiorentina. Qu'importe, sur le papier, River Plate a d'ores et déjà la plus belle formation de ce tournoi. Reste à savoir si ces Millonarios, menacés de relégation après deux saisons catastrophiques, joueront comme des peintres ou de vrais artistes du ballon rond...

Alejandro Carbone, à Buenos Aires

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