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« Les gens aiment dénigrer Chelsea »

Mark Ronson, producteur-Midas*, revient avec un album surprenant. Pour commencer, il vient de remettre Boy Georges sur toutes les lèvres d'Europe. Pas gagné d'avance. Attention, le garçon s'intéresse aussi foot.

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Il y a trois ans, tu étais le roi d'Angleterre : tu produis l'album de l'année, celui d'Amy Winehouse, et juste derrière, tu sors un recueil de reprises de la scène anglaise, avec des versions meilleures que les originales...


Je l'ai presque fait par hasard. C'est au cours de mes quinze années passées en tant que DJ que j'ai eu ces idées, mélanger Radiohead avec du Hip-Hop, rendre les Kings of Leon un peu plus funky. Au bout de dix morceaux de la sorte, je me suis dit que je pouvais en faire un album, mais ça s'est fait dans cet ordre-là. Quand j'ai commencé à mixer, en 1993, le premier disque que je me suis payé, c'est “Enter the Wu-Tang”. D'ailleurs quand j'ai fait l'album d'Amy Winehouse, je ne voulais pas que ça sonne comme un disque de new-soul mais vraiment comme quelque chose sur lequel un mec comme Ghostface pouvait rapper. Les gens ont apprécié.


Aujourd'hui, alors que le public t'attend sur ce terrain, tu relances Boy Georges avec un son très eighties.


J'étais en train de me pencher sur les paroles et dans ces moments-là, quand on a déjà la mélodie, on pense forcément à d'autres chansons, même si ce n'est pas pour les copier. Moi, j'avais le tube de Culture Club dans la tête pour “Somebody to Love”. Je me suis dit, tant qu'à faire, autant aller chercher l'interprète original. Boy Georges, je l'avais interviewé il y a quelques années pour un magazine américain, donc il y avait des chances qu'il accepte. C'est quand même fou d'avoir grandi en voyant en permanence un mec à la télé, et maintenant de l'introduire sur scène.

Finesse oblige, on t'imagine mal supporter une équipe du Nord de l'Angleterre. Tu dois plus être derrière une équipe du centre de Londres...


C'est juste, je supporte Chelsea, mais ce depuis ma tendre enfance. Dans les années 80, ce n'était pas vraiment hype d'être derrière eux, mais mon père était fou de cette équipe alors je suis devenu fan des Blues. Après je suis parti vivre à New York mais je suis resté très attaché à cette équipe. Les gens aiment bien la dénigrer, dire que c'est une machine à fric, mais nous, mon père surtout, on était là avant. Et sois sûr que s'il avait supporté Sunderland, ton raisonnement serait tombé à l'eau.


Chelsea, ça te va quand même super bien. On appelle les joueurs les Blues. Et tu es en compagnie de Damon Albarn dans les tribunes.


C'est marrant, on s'est vus à quelques matchs là-bas. Mais on en est restés à parler du match, du jeu. C'est peut-être de la timidité ou du respect, mais on n'a pas évoqué la musique ou nos projets dans le stade.


Chelsea, c'est Drogba – Anelka – Malouda, c'est très francophone.


Aujourd'hui, il y a beaucoup de gars qui viennent de France, ils sont super. Mais Chelsea a toujours ouvert ses portes à des joueurs venant de tous les coins du monde. Cette saison, physiquement, ils sont au top, et je dois dire que c'est quand même super de les voir à ce point marcher sur les autres équipes.



En tant que producteur, tu es parfois amené à gérer les caprices des rockstars. Pourquoi aucun manager anglais ne semble-t-il capable de dompter les ego des internationaux ?


Je ne sais pas. L'équipe nationale, c'est vraiment une histoire très spéciale. Il se passe quelque chose dans cette équipe qu'il faut arriver à déchiffrer. Mais on n'a pas besoin d'être anglais pour ça. C'est du football. Moi, ça ne me pose aucun problème d'avoir un sélectionneur italien, et pour cause, l'entraîneur de mon club a la même nationalité. Il suffit juste de trouver la solution. Ancelotti, lui, l'a trouvée.

A écouter : Record Collection (Sony Music), un disque qui joue autant en transversales qu'en rythme.

A visiter : Music United, le seul blog qui parle aussi bien de foot que de musique, ou l'inverse.

Propos recueillis par Romain Canuti

* Selon la mythologie grecque, le Roi Midas transformait tout ce qu'il touchait en or...

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