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Les gardiens s'ennuient-ils vraiment quand ils ne touchent pas un ballon ?

Mardi dernier face à Chelsea, Thibaut Courtois, comme beaucoup avant lui, s’est emmerdé. Médiocrement diverti par une frappe cadrée de Fernando Torres et deux sorties aériennes sur corners, la tige belge a vécu l’une de ces fameuses soirées lors de laquelle les spectateurs fileraient bien une Game Boy au gardien de but. Entre besoin de concentration et envies légitimes de divertissement, la vie d’un dernier rempart est parfois compliquée. Alors portier, t’ennuies-tu ?

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On dit qu’il faut être fou pour être gardien. C’est vrai. Se faire canarder est une vocation de taré. Mais ce n’est que la face A de la folie de ces hommes. Être portier, c’est aussi troquer son éventuel costume de héros contre celui d’homme invisible. C’est accepter l’ennui. C’est accepter d’être le personnage principal d’un drôle de blockbuster entre l’Atlético Madrid et Chelsea et ne figurer que quelques secondes à l’écran. Prêté aux Colchoneros par les Blues, Thibaut Courtois était au centre des discussions avant la rencontre, mais loin des actions pendant. Très peu sollicité, hormis sur quelques phases arrêtées, le Belge, habitué aux feux des projecteurs et aux parades héroïques, a passé la rencontre dans la peau d’un homme lambda. « Ça l’était devant la télé, mais même pour un gardien, c’est un match ennuyeux. Et en plus de ça, c’est un match compliqué. Chelsea était venu pour défendre et le match ne se jouait que d’un côté » , boxe des deux poings Kossi Agassa, portier du Stade de Reims. Mais alors, à quoi ressemble la vie d’un gardien dont l’équipe domine ?

Faire le boulot, c’est rester « dedans »

« Le fait de jouer gardien me montrait que même si les autres me sentaient un peu à part, je pouvais tenir la baraque, assurer mon rôle. » Portier de handball dans ses folles années, le chanteur Miossec pose un problème évident : quel rôle pour le gardien lorsqu’il passe 90 minutes à essayer de tenir debout plutôt qu’à tenir la baraque ? Pour Kossi Agassa, pas question d’envisager le chômage technique. Le boulot, c’est le boulot. « Quand je suis sur le terrain, je pense à ce que je dois y faire. Je ne peux pas penser à aller faire la fête ou à me faire un resto. Il faut rester concentré parce que tu ne sais jamais ce qu’il peut se passer. Si tu as ne serait-ce qu’un petit ballon qui vient, c’est chaud ! » Pas vraiment le genre de partie qu’un gardien de but aime disputer, en somme. « Honnêtement, ce n’est pas facile, relance Jean-Luc Ettori. C’est bête à dire, mais ce n’est pas vraiment le genre de match que l’on aime, mais voilà… On reste concentré, on fait en sorte que l’esprit ne vagabonde pas trop, parce que si on n’est pas l’acteur privilégié de la rencontre, on est acteur quand même. » En somme, ce qui oblige le portier à rester concentré, c’est son fameux statut « d’ultime rempart » . Et ça, ça emmerde Kossi Agassa qui n’hésite pas à défendre sa caste : « Il y a des joueurs qui ne sont pas concentrés pendant tout le match, mais pour qui c’est moins grave. Pour un gardien, c’est indispensable parce que si tu fais une erreur, ça veut dire que tu vas aller chercher le ballon au fond des filets !  » Rester focalisé sur la rencontre est donc le maître mot. Aisé quand on joue un match à enjeu aussi important qu’une demi-finale de Ligue des champions, par exemple. Mais certaines situations poussent les gardiens au bout de l’ennui. Et là, il faut être costaud.

« Espérer que le match finisse »


S’endormir au cinéma devant un navet est une certaine idée du bonheur et de l’art de vivre. Au fond, être gardien de but quand son équipe mène 5-0 et a 80% de possession de balle, c’est un peu comme être devant un Onteniente un lendemain de cuite à 9h du matin : un appel au sommeil. Et dans ces situations, un gardien professionnel doit savoir survivre. « D’abord, il faut se mettre à bouger. Crier un peu plus et espérer qu’il y ait de l’ambiance parce que le public, c’est aussi ce qui t’aide à rester dedans, abonde Ettori. La clé, c’est de trouver des moyens de garder la concentration. Que ce soit en se collant à la défense ou en se mettant des petites baffes, des tapes sur la joue. En fait, le corps est préparé à ce qu’il se passe, en l’occurrence pas grand-chose, mais c’est à l’esprit qu’il faut faire attention. » Un brin moins violent avec ses pommettes, Kossi Agassa avoue avoir parfois eu du mal. « Si ton équipe gagne 3, 4, 5 ou 6-0 et que tu ne touches pas le ballon, tu vas juste espérer que le match finisse le plus vite possible pour pouvoir rentrer, parce que sur le terrain, il fait froid ! Dans cette situation-là, il peut t’arriver de penser à autre chose.  » Mais à quoi ? « Dans un match où l’enjeu est faible et où tu ne touches pas la balle, c’est compliqué de rester concentré, donc tu penses à ce que tu vas faire après, tu planifies ta semaine, tu penses à la vie tout court ! » , philosophe Jean-Luc Ettori. En somme, quand il ne dispute pas une demi-finale de Ligue des champions, le portier a permission de s’évader un peu. « Chez les amateurs, c’est différent. Tu peux te dire qu’à la fin, tu vas aller boire un coup » , rigole Kossi Agassa. Seulement chez les amateurs ? « Moi, je n’ai pas le souvenir d’un gros match où j’ai pu sortir de la rencontre » , avoue Ettori. « Mais appelez Barthez, il vous dira peut-être autre chose… »

Par Swann Borsellino et Martin Grimberghs
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