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  2. // Les 100 Français de Serie A

Les Français d’avant-Platoche

Le transfert de Michel Platini à la Juventus représenta un véritable virage pour le football français, mais le numéro dix des Bleus ne fut pas le premier Tricolore à s’aventurer au-delà des Alpes. Plusieurs avaient tenté le coup avant lui, avec des fortunes diverses.

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Stadio Marassi, 12 septembre 1982, la Sampdoria accueille la Juventus pour l’ouverture du championnat. Au coup d’envoi, Giovanni Trapattoni aligne cinq tout frais champions du monde, Cabrini, Gentile, Scirea, Rossi et Zoff. S’ajoutent à eux Brio, Bonini, Furino, Bettega et deux étrangers, Zibi Boniek et Michel Platini qui viennent de s’affronter en petite finale du Mundial espagnol. Une véritable armada. Si le match est à oublier pour la Vieille Dame avec une défaite 1-0, il est en revanche significatif pour le foot français. Le début d’une fructueuse aventure de cinq saisons pour son meilleur élément, mais surtout, pour la première fois depuis onze ans, un Français refoule les pelouses de Serie A.

La Foudre


Cette longue abstinence est surtout due à un facteur : la clôture des frontières aux joueurs étrangers pendant 14 ans. Une décision prise par les instances italiennes suite à la débâcle contre la Corée du Nord au Mondial 1966. Néanmoins, les étrangers déjà présents dans les effectifs avaient le droit de rester. C’est le cas de Nestor Combin, français d’origine argentine et arrivé en Italie en 1964, lui aussi à la Juve. Allergique aux dogmes tactiques d’Heriberto Herrera, il rebondit au Torino après une année en prêt à Varese. Nereo Rocco le voudra également au Milan. Le cliché de son visage tuméfié après la conquête de la Coupe intercontinentale face à ses compatriotes de l’Estudiantes reste l'une des images marquantes de l’histoire du football. En plus de ce trophée, en sept ans en Italie, « la Foudre » comme il était surnommé, c’est deux coupes nationales, 61 buts en 230 matchs, 7000 paquets de clopes, une baston par semaine en boîte de nuit, de nombreuses conquêtes féminines et un triplé face à la Juve lors d’un derby turinois, quelques jours après le tragique décès de son ami Gigi Meroni.

Les pionniers


En fait, il faut attendre pratiquement 20 ans depuis le lancement de la première en Serie A en 1929-30 pour voir un Français se pointer sur les terrains italiens. Et encore, il s’agit de Ferenc Nyers, né en France certes, précisément à Merlebach en Lorraine, mais de parents hongrois. Selon certaines sources, il serait carrément apatride. Disons qu’en l’absence de capes internationales, son lieu de naissance fait foi. Après des débuts au RC Strasbourg, il débarque en Italie avec son frangin, né aussi en France, mais convoqué chez les Magyars. Istvan à l’Inter où il plantera but sur but et Ferenc à la Lazio moins prolifique. En deux ans, le butin est tout de même honorable pour cet avant-centre gaucher, 14 buts en 36 rencontres dont un lors d’une défaite 2-1 chez l’Inter avec son frère figurant également sur le tableau d’affichage. Quelques semaines plus tard, Émile Bongiorni lui emboîte le pas. Un « Rital » qui a ses origines du côté de Piacenza. International tricolore, il intègre l’une des meilleures équipes de tous les temps, le Grande Torino, où il est le remplaçant de Gabetto. Sa prometteuse carrière s’arrête brusquement sur la colline de Superga, un brumeux soir de mai 1949… En octobre de la même année, le milieu de terrain Lucien Leduc débarque à Venise. Quelques caps chez les Bleus après-guerre pour une carrière somme toute modeste, en atteste la relégation avec les Lagunari. Il y reviendra en 1956 en tant qu’entraîneur, un bon banc d’essai avant de remporter trois championnats avec Monaco et deux avec l’OM.

Les autres


Le premier Français à endosser l’un des trois maillots à rayures est Antoine Bonifaci. Il est aussi le premier à faire vraiment son trou en Italie. Milieu de terrain international évoluant à Nice, ce Corse d’origine atterrit à l’Inter en 1954, une équipe qui vient alors de remporter le Scudetto. La saison est compliquée, avec une 7e place, Antoine émigre ainsi à Bologne. Mais ses prestations démontrent qu’il a parfaitement sa place dans le championnat italien, il devient également titulaire indiscutable également du côté du Torino où il connaît malheureusement la relégation. Après une dernière pige à Vicenza, Bonifaci rentre en France, le sens du devoir accompli et passe la main à Maryan Wisnieski. Parmi la génération troisième du Mondial 1958, ce dernier est le seul à avoir tenté sa chance en Italie, mais bien après, en 1963, pour une petite saison et un maintien obtenu en barrages. L’intéressé raconta son tranfert il y a quelques années, dans le magazine officiel du FC Sochaux : « La Sampdoria recherchait un ailier droit, ses dirigeants sont venus me voir jouer à plusieurs reprises et m'ont demandé de les rejoindre. Le président du RC Lens a d'abord refusé, mais le club, comme tous les autres, n'avait pas beaucoup de moyens financiers et vivait essentiellement des recettes au stade. Mon transfert à Gênes pouvait permettre aux dirigeants lensois de régler quelques problèmes de trésorerie, et ils m’ont finalement laissé partir. » C’était déjà Martel le président ?

Par Valentin Pauluzzi
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Note : 3
La mort d'Émile Bongiorni à Superga a eu pour conséquence l'arrêt de la carrière internationale de Roger Gabet, prometteur milieu du RC Paris, à 26 ans seulement. Celui-ci n'a plus jamais accepté de prendre l'avion car il figurait sur une photo aux côtés de Bongiorni et de Marcel Cerdan, lui aussi tué en avion en 1949... Gabet, lui, est mort dans son lit en 2007.
Note : 1
Ouais bon, Nyers était hongrois, Combin était argentin, Bonifaci était corse, Bongiorni et Platini étaient ritals.

En somme, le premier français à avoir signé en Italie a été Papin.
Briggy1897 Niveau : DHR
Super anecdote qui mérite mon +1 quotidien!

Vais essayer d'en trouver plus sur cette drôle d'histoire!
U'Marranzanu Niveau : CFA2
Message posté par mario
Ouais bon, Nyers était hongrois, Combin était argentin, Bonifaci était corse, Bongiorni et Platini étaient ritals.

En somme, le premier français à avoir signé en Italie a été Papin.


Tu as oublié de dire qu'il y a trop de Noirs en Équipe de France.
ArmaGueïda Niveau : DHR
Note : -2
Comme beaucoup d'autres, t'as pas bien saisi ce que signifiait le fait d'être français toi. Rien de neuf, dès le début du 20ème, le multiculturalisme et le caractère bigarré du peuple français était déjà dénoncé par l'idéologie pangermaniste.
Note : 1
Serais-je pangérmaniste sans le savoir?
ça vous arracherais la gueule de préciser que Combin venait de l'OL?

(un des premiers grands talents du club)
Note : -2
Message posté par mario
Ouais bon, Nyers était hongrois, Combin était argentin, Bonifaci était corse, Bongiorni et Platini étaient ritals.

En somme, le premier français à avoir signé en Italie a été Papin.


Et toi tu es mongol.
Ou un sacré bon troll.
Avec tous ces bas du front qui traîne sur le site ces derniers temps, je m'y perds...
Message posté par GoneNastyGone
ça vous arracherais la gueule de préciser que Combin venait de l'OL?

(un des premiers grands talents du club)


Et le premier joueur LGBT apparemment. Il avait oublié de mettre sa vania...
C'est une présentation de la prochaine couv' du magazine "TAMPON!"

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