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  2. // Accident de la route de Kévin Anin

Les footballeurs, ces accidentés de la vie

Alors que le milieu Niçois Kévin Anin vient de sortir du coma suite à son accident de la route, cette tragique histoire montre à quel point certains footballeurs se sont retrouvés dans l'obligation de mettre fin à leur carrière suite à une intervention du destin. Sortez les mouchoirs.

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Ceux qui se sont fait avoir par leur physique

C'est la catégorie la plus représentée. D'autant que le destin n'est pas là pour blaguer. Il s'acharne sur tout le monde. Les pauvres, les riches, les célèbres, les talentueux et les tocards. La faucheuse prend bien souvent au hasard. Comme avec Lilian Thuram ou Steve Savidan, deux mecs obligés de dire non au football suite à une malformation cardiaque. Et encore, les deux Français s'en sortent bien puisqu'ils n'ont jamais eu le stress de l'arrêt cardiaque en plein match et ont pu profiter, un minimum, de leur carrière. Dans leur cas, c'est le toubib qui a eu le nez creux. Parce que derrière, les arrêts maladie suite à une crise cardiaque sur le terrain sont nombreux. Que ce soit Ruben de la Red, Marco Randrianantoanina ou le très médiatique Fabrice Muamba, tous ont tutoyé la mort avant de revenir à la vie. Forcément, quand on se mange un arrêt clinique sur un terrain de football, le retour sur le pré est impossible et la retraite prématurée.

Dans les pathologies plus « légères » mais tout aussi contraignantes, on peut citer l'Argentin Alejandro Alonso, obligé de dire non au football professionnel à l'automne dernier suite à une spondylarthrite ankylosante (maladie inflammatoire de la colonne vertébrale). L'albatros Yohann Pelé a, quant à lui, fait un grand chelem : phlébite à l'été 2010, puis victime d'une embolie pulmonaire en octobre 2010, le gardien de but de Toulouse a été terrassé par la maladie, au point d'être jugé inapte par la médecine du travail et de finir par être licencié en mai 2012 par le TFC. Facile quoi. Phlébite toujours, c'est à cause de cette maladie au nom très rigolo qu'Emerse Faé s'est retiré dans la dignité, à 28 ans.
Plus bas dans le corps, Franck Gava, génial caresseur de gonfle dans les années 90, s'en est allé avant même son trentième anniversaire suite à de l'arthrose aux pieds. Une maladie de vieux.
Enfin, même les plus grands se sont laissés avoir par le trou de la Sécurité sociale. C'est le cas de Marco van Basten, cheville en bois, qui a dû arrêter le football à 29 ans.



Ceux qui n'ont pas supporté moralement

Voici la catégorie de la tristesse. C'est comme le Vietnam, tout le monde n'en est pas revenu. Certains sont même rentrés complètement abîmés. Déchirés. Marqués. Écorchés. C'est le cas du milieu de terrain Sebastian Deisler, génie allemand qui a préféré arrêter la supercherie à 27 ans. Jusque-là, il enquillait plus les dépressions que les buts après un début de carrière ultra prometteur. C'était la première fois qu'un joueur de football avouait ouvertement, et sans complexe, sa dépression. On brisait alors un tabou. Dans la foulée, d'autres n'ont pas réussi à gérer ce mal. C'est ainsi que Robert Enke, Gary Speed ou le Tchèque Martin Fenin ont choisi l'option du suicide pour mettre fin à leur calvaire. Voilà un sujet archi sensible car difficilement acceptable par le commun des mortels. Comment un mec qui chie autant de pognon en tapant seulement dans un ballon peut-il être foncièrement malheureux ? En mars dernier, Kévin Anin expliquait dans les colonnes de Libération ne jamais s'être senti en phase avec le milieu du football. CQFD.



Ceux qui sont poissards

Darío Silva était une teigne. Un petit roublard qui avait pris un virage complètement con au début des années 2000 : celui de se teindre en blond. Et quand on part dans ce délire, on le paye. Dario, lui, l'a payé de sa jambe en 2006. Alors qu'il roule tranquillement à bord de son pick-up dans les rues de Montevideo, il perd le contrôle de sa caisse et se mange. Résultat des courses : amputé de la jambe droite au niveau du genou. Moralité, Dario arrête le football.

Dans le même genre, on peut saluer Jean-Pierre Adams, dans le coma depuis plus de trente ans. Alors défenseur de Chalon, le joueur doit subir une intervention chirurgicale. À l'occasion de cette opération bénigne au genou, Jean-Pierre Adams tombe dans un long et profond coma le 17 mars 1982 suite à une erreur d'anesthésie. Il ne s'est toujours pas réveillé...



Ceux qui sont tombés au mauvais endroit, au mauvais moment

17 mai 1986, le moustachu Helmuth Duckadam, alors gardien de but du Steaua Bucarest, est en état de grâce. En finale de C1, il arrête quatre tentatives barcelonaises lors de la séance des tirs au but et offre, ainsi, la Coupe d'Europe à son équipe. L'ours roumain est un génie. La Roumanie oublie alors le bordel dans lequel se trouve le pays suite au régime dictatorial de Ceaucescu. Fier de voir les Catalans se faire humilier par des paysans venus de Transylvanie, le roi d'Espagne et pro madrilène, Juan Carlos, offre une superbe Mercedes 190E au gardien roumain. Livré trois mois plus tard à Bucarest, Duckadam se pavane au volant de son bolide. Sauf que Nicolas Ceaucescu demande au moustachu de lui refiler la caisse en question. Duckadam refuse. Erreur. Le dictateur envoie sa milice - la Securitate - péter mains, doigts et poignets du joueur à coups de crosse. C'est la fin de sa carrière. À 27 ans.
Autre mauvaise rencontre, celle des footballeurs avec des flingues. Que ce soit Andrés Escobar en Colombie en 1994 ou William Morais au Brésil en 2011, les footeux ont souvent dû dire adieu trop tôt aux clameurs des stades. Le gardien du Togo Kodjovi Obilalé a eu plus de chance puisqu'il est encore de ce monde. En 2010, lors de la Coupe d'Afrique des nations, le bus de la sélection togolaise est attaqué aux AK-47 par des rebelles. Dans l'attaque, il est blessé très grièvement par balle dans le bas du dos et à l'abdomen. Depuis, il cherche à retrouver une vie normale et n'a plus remis les pieds à Pontivy, où il gardait les bois du club.



Par Mathieu Faure
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