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Les folles douze minutes de Modeste

Anthony Modeste a passé les deux minutes les plus intenses de ce week-end de football hexagonal. Buteur en début de match face à Lorient, l’attaquant a été expulsé une petite minute plus tard pour un tacle sur Kévin Monnet-Paquet. Un match cabossé, comme le début de carrière du joueur prêté par Bordeaux.

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Il est venu, il a marqué, il est parti. Pressé sur sa pelouse de Furiani, Anthony Modeste n’aura disputé que douze minutes de la rencontre entre Bastia et Lorient ce samedi. Un quart-temps de basket NBA qui ne l’a pas empêché d’être l’acteur majeur de la quatorzième journée de Ligue 1. Buteur intéressant à la douzième minute de la rencontre, suite à un bon service de Julian Palmieri, l’attaquant du Sporting s’est fait exclure juste après le coup d’envoi par monsieur Gautier, suite à un tacle « d’attaquant » sur Kévin Monnet-Paquet. Un véritable one-man show à la fin heureuse, puisque les joueurs de Frédéric Hantz se sont offert leur cinquième victoire de la saison, ainsi qu’un bon bol d’air. Auteur de son sixième but de la saison en championnat, l’attaquant prêté par Bordeaux, lui, prend une bonne revanche sur la vie. Celle-là même qui avait décidé de le laisser errer sur le bas côté l’année dernière.

L’Angleterre : un tunnel et pas que sous la Manche

« Pire recrue de Blackburn » ou encore « joueur particulièrement nul » . Pas réputée pour être tendre, la presse anglaise n’a pas mis bien longtemps à taper sur Anthony Modeste. Prêté à Blackburn l’hiver dernier, après un début de saison sans histoires du côté de Bordeaux, où il était utilisé dans un rôle de doublure (4 titularisations, 15 matchs en tout, 3 buts), le natif de Cannes n’a pas brillé outre-Manche. Neuf matchs, aucun but, un carton rouge et des occasions manquées, notamment lors de son premier match face à Newcastle, qui lui ont rapidement valu d’être catalogué comme un joueur tout naze. Un joueur dont on aime rire, aussi. Une sorte de Morel de Gironde, où d’Edel du 33. Un mec au nom de famille propice à une bonne vanne, pas assez adroit pour fermer des bouches et un peu trop correct pour s’attirer l’affection des plus romantiques. Il faut dire que le gaillard a une forte tendance à agacer. Par son inefficacité, d’abord, puis par sa nonchalance qui flirte souvent avec l’indécence. Pourtant, celui qui a été élu deuxième pire joueur de la Premier League derrière Chu-Young Park a eu une vie avant 2011-2012. À seulement 24 ans.

À la cool à Bastia, moqué à Bordeaux


Formé à Nice, l’ami Modeste squatte la CFA jusqu’à ses 21 ans. Lassé de ne pas jouer, le fils de Guy, ancien de l’ASSE, notamment, demande à être prêté. Il atterrit à Angers à l’été 2009, aux côtés de l’immense Philippe Brunel. L’opération temps de jeu est réussie. Modeste dispute 37 matchs, en étant titularisé à chaque reprise. L’opération séduction, aussi, fonctionne, puisqu’avec 20 buts, l’Angevin termine deuxième meilleur buteur de Ligue 2, à un petit pion d’un certain Olivier Giroud, mais devant Pierre-Yves André. Sélectionné et buteur chez les espoirs, Modeste ne s’éternise ni à Angers, ni à Nice. À l’été 2010, il rejoint les Girondins de Bordeaux, et Cheick Diabaté. Ni vu ni connu, et, en partie grâce à un triplé face à Arles-Avignon plus quelques pénalties, le Cannois termine la saison en qualité de meilleur buteur du club, avec deux fois plus de pions que son dauphin, qui se trouve justement être l’ami Diabaté. La saison suivante, Modeste disparaît petit à petit de la rotation bordelaise. Quatre petites titularisations à se mettre sous la dent entre août et décembre 2012, et donc, ce prêt foireux à Blackburn. À côté de l’expérience anglaise, le prêt sur l’Île de Beauté a des allures de divine idylle. Treize matchs, treize titularisations et déjà six buts en Ligue 1, auxquels on peut ajouter deux petites banderilles en Coupe de la Ligue. À Bastia, on en profite, et à Bordeaux, on se marre. Jusqu’à ce qu’on sache qui va venir aider Gouffran l’année prochaine. Parce qu’en douze minutes, ce n’est ni l’inconstance de l’éjaculateur précoce mais parfois brillant Jussiê, ni le pinard de David Bellion qui vont tirer les Bordelais vers le haut.

Par Swann Borsellino
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