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Les favoris dans le rythme

A l'image des Bleus, tous les cadors européens ont fait le boulot. Seul le football de l'Europe de l'Est peine à être au rendez-vous. A côté de ça, l'Angleterre a presque fait rêver.

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Les Bleus à l'économie


Un match laborieux. Une animation offensive moyenne. Deux anciens bannis empruntés. Un Gourcuff toujours aussi invisible malgré son but et surtout, un Franck Ribéry meilleur à gauche qu'à droite. Bref, la victoire des Bleus de Laurent Blanc au Luxembourg (2-0) n'a servi à rien sur le plan de l'analyse. Tout ça, on le savait déjà. Trois points et basta pour la sixième victoire consécutive des Bleus. Bon, allez, Nasri en capitaine, c'est une idée à creuser. Mexès s'est peut-être décomplexé. Et... c'est déjà pas mal.

Villa Espana


Lorsque l'on est Champion d'Europe et du Monde, la moitié de la planète veut vous faire la peau. Les Espagnols ont une nouvelle fois pu s'en rendre compte en recevant la moitié de l'ancienne Tchécoslovaquie à Grenade. Très vite menés par un but du Bordelais Plasil, les Ibères s'en sont remis au sauveur habituel : David Villa. En trois minutes, le Barcelonais s'est payé un doublé (effaçant ainsi le record national de Raul avec quarante-six buts en soixante-et-onze sélections) et offre aux siens une précieuse victoire. Moins brillante qu'à l'accoutumée, l'Espagne a fait l'essentiel : gagner. Par contre, Fernando Torres est vraiment dans le dur. Il faut faire quelque chose pour cet homme-là.

L'Angleterre peut sourire


Les hommes de Fabio Capello étaient attendus par tout le Pays de Galles et plus. C'est comme si les Bleus jouaient leur peau en Corse. John Terry retrouvait son brassard en même temps que l'équipe un semblant de fonds de jeu. Il faut dire que les Britishs se sont présentés avec un 4-3-3 séduisant et un Wilshere titulaire. Même Darren Bent a été bon. C'est dire. Victorieuse tranquillement chez les cousins gallois (2-0), l'Angleterre a rassuré sa couronne et produit, par moments, quelques séquences intéressantes. Et si ça marchait, cette fois ?

L'Allemagne et les Pays-Bas faciles


Les Tulipes ont corrigé les Magyars à Budapest (4-0) et ont remporté dix-neuf de leurs vingt derniers matches officiels (leur seule défaite étant la finale du Mondial 2010). Costauds. En même temps, aligner Afellay, Van der Vaart, Sneijder et Van Persie, ça aide à percer un gruyère. Même son de cloche pour les Teutons qui ont très facilement disposé du Kazakhstan (4-0) avec un doublé de la nouvelle icône nationale Thomas Müller et un autre de l'ancêtre Miroslav Klose. Les deux pays s'envolent et attendent avec impatience 2012. Parce que les rencontres sans enjeu, ça va un moment.

L'Italie respire encore


Ça ressemblait à un traquenard. Un déplacement bourbier chez les voisins slovènes, on voyait déjà les hommes de Prandelli revenir avec un vieux partage des points en bois. Mais avec un zest d'expérience (retour de Buffon dans les bois) et de naturalisation (but de Thiago Motta), les Transalpins se remettent dans le sens de la marche après le désastre africain. En s'imposant chez son dauphin (1-0), l'Italie s'est quasiment offert des vacances en Ukraine-Pologne pour 2012.

L'Est tire la tronche


Alors que l'Euro 2012 mettra en lumière le football de l'Est, ses représentants se sont pris les pieds dans le tapis. Salement en plus. Que ce soit la Russie, laborieuse en Arménie (0-0), la Croatie, violée à la dernière seconde en Géorgie (0-1), sans parler des Tchèques, des Slovènes, des Roumains ou des Hongrois, le football de l'Est n'est pas à son zénith. Seule la Serbie s'en est bien sortie en dominant l'Irlande du Nord à la maison (2-1). Comme on est sympa, on va dire que la Slovaquie a fait le boulot en Andorre (1-0). Depuis la merveilleuse équipe hongroise des années cinquante, on attend une équipe de l'Est capable de remporter une compétition majeure. On peut toujours attendre...

La Scandinavie en fête


Les Norvégiens avaient à cœur de ne pas laisser le monopole du football scandinave aux “voisins” danois. Absents de toute compétition internationale depuis le dernier Euro 2000, les Norvégiens ont bien cru vivre un cauchemar à la maison après l'ouverture du score de Rommedahl, avant d'égaliser dans les dix dernières minutes. Comme on l'attendait, le match a été musclé et intense. Au pays de Thor, on ne s'embarrasse pas avec la finesse. On est quand même bien loin des frères Laudrup, Schmeichel et autre Flo.

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Sympa pour l'URSS vainqueur de l'Euro en 1960, finaliste en 1964 et en 1988. Sans oublier le bon parcours de la Russie à l'Euro 2008. D'ailleurs je pense que si l'URSS était encore unifiée, l'équipe nationale aurait été pas dégueu dans les années 2000 (Arshavin, Shevchenko, Akinfeev, Pavluchenko, Rebrov, Ignashevitch, Milevskiy, Los'kov) tous dans la même équipe...
nasri capitaine une idée à creuser?? drôle d'analyse...
si gourcuff a été "invisible" comme vous dites, alors que dire de nasri? transparent en meneur de jeu, et quand il a tenté de redescendre plus bas, l'air de dire "je vais vous montrer comment on relance bande de tocards", il a raté toutes ses passes ou perdu dangereusement la balle...
quant à gourcuff, il est juste le meilleur buteur sous l'air blanc pour les matchs de qualif (3 buts, et une passe décisive en plus. Sur 8 buts au total...) Invisible? Pfff...
Sinon dans le genre ancien pays de l'est qui, s'il n'avait pas implosé, aurait pu transformer la fin des années 90 en cauchemar du foot français, il y avait la Yougoslavie.
En gros les points faibles de la Croatie de 98, comblés par les serbes et saupoudrés de slovènes... bref du hargneux techniques à tous les postes.
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