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  2. // Chelsea/Tottenham

Les fantômes rôdent sur Londres

Ce samedi après-midi (13h45), Chelsea reçoit Tottenham avec certaines réminiscences entre des Blues qui reviennent à leurs valeurs ancestrales et des Spurs qui sont en train de soigneusement massacrer leur saison, comme tant de fois par le passé…

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Ca grince, ça grimace, c’est certain. Mais derrière les rictus de douleurs, il y a sans aucun doute une réelle jubilation. Car, comme dans « Thriller » du King of Pop, les vieux grognards sont sortis des ténèbres depuis quelques semaines et se sont mis en ordre de bataille pour réanimer le cadavre. Oui, Chelsea ne bougeait plus et était déclarer cliniquement mort au soir d’une défaite sans future face aux tâcherons de West Bromwich Albion (0-1) début mars. Les cadres étaient tricards, les nouveaux complètement perdus, le tout dans un schéma totalement inadapté aux spécificité d’une équipe de vieux routiers à qui il ne faudra jamais demander de faire le jeu et encore moins de le faire avec une défense situé quasiment au niveau du rond central. Une philosophie édictée par un André Villas-Boas animé par un projet au long cours. Un peu trop long au goût de cet impatient de Roman Abramovitch, décidemment bien incapable de réfléchir au-delà de la semaine suivante. Reste qu’avec Roberto Di Matteo, le club londonien a renoué avec son histoire. Déjà parce que le gaillard appartient à la génération des Blues qui ont commencé à gratter des trophées à la fin des 90’s.

Un calendrier infernal ? Tant mieux !

Ensuite parce que l’ancien international italien est moins habité par une philosophie que par le pragmatisme et que dans l’idée d’une mission de quelques mois, l’idée était juste de remettre l’équipe dans la seule configuration qu’elle maîtrise : bloc bas, contacts durs et jeu vertical vers l’infernal Didier Drogba (oui Stéphane Guy, l’Ivoirien mérite le qualificatif autant que Wayne Rooney), un Drogba qui n’en finit pas de nous faire regretter qu’il aille poursuivre ses tribulations en Chine. Alors bien sûr, dans la perspective d’une folle fin de saison, entre les quarts de la Ligue des champions, une quatrième place en Championnat à glaner et une demie de FA Cup, se pose désormais la question cruciale : Chelsea peut-il tenir ce rythme effréné (quatre victoires en cinq matches, une seule défaite de justesse chez Manchester City) ? Avec des articulations en vrac, fatalement on a envie de répondre non. Mais pour Marcel Desailly (dans The Specialists) qui connaît à la fois bien son affaire et ces papys flingueurs, ce calendrier est peut-être un avantage : « Le pire finalement, c’est de devoir bosser toute la semaine à l’entraînement, quand on a plus forcément l’essence et la fraîcheur mentale pour ce quotidien. Là, il s’agit juste d’être dans la récupération : on joue un match, on récupère deux jours et on rejoue. Ca peut convenir à cette équipe  » .

Saha avait tort

Du coup, c’est vrai qu’on serait presque tenté de faire des Blues les légers favoris de cette réception de Tottenham. Et pas seulement parce que les pensionnaires de Stamford Bridge reverdissent mais aussi parce que les Spurs dévissent totalement depuis fin février et une rencontre ubuesque à Arsenal (2-5). C’est qu’ils s’étaient vus vachement beaux les nord-Londoniens, ils se voyaient même, sur un malentendu, aller chercher leur premier titre de champion d’Angleterre depuis cinquante et un an. Et puis patatra, Fabio Capello s’est fait lourder. Et les emmerdes ont pointé leur nez. Car illico, Harry Redknapp a été propulsé au premier rang des favoris pour la succession du Don à la tête des Three Lions. Et plus les jours passaient, plus Dirty Harry ouvrait la porte à cette éventualité.

Pas l’idéal pour se concentrer sur son job quotidien. Pas évident non plus pour ses boys de rester concentrés, à la lecture de la chronique d’un départ annoncé. Une explication facile ? Peut-être… mais alors il faut croire que les Bordelais, victimes du même syndrome début 2010 quand les premiers bruits sur le départ de Laurent Blanc ont fuité dans la presse, entraînant l’incontestable équipe numéro un française d’alors vers des abîmes sans fin. D’ailleurs, croisé dans les couloirs de RTL il y a quinze jours, Louis Saha confiait son inquiétude face à la remontée d’Arsenal. Aujourd’hui, force est de constater que P’tit Louis avait tort : c’est de celle de Chelsea, à seulement cinq points, dont Tottenham doit désormais s’inquiéter…

Par Dave Appadoo
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RahXephon Niveau : CFA
"et était déclarer"
Sérieusement... tomber sur ça dès la quatrième ligne, ça donne tout sauf envie de continuer à lire.
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