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  1. // Journée mondiale de la statistique

Les entraîneurs utilisent-ils les statistiques ?

Omniprésentes dans l’univers du foot, les données chiffrées semblent être indispensables aux médias. Qu’en est-il pour les techniciens ? Comment utilisent-ils ces éléments à exploiter avec précaution ? Réponse avec quelques coachs des jeunes générations.

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C’est désormais un passage obligé dans les émissions revenant sur le match qui vient de se dérouler. L’instant analyse chiffrée, avec un intervenant, binoclard si possible, montrant pourquoi telle équipe ou tel joueur a offert une super prestation ou a vécu un terrible cauchemar à l’aide de données scientifiques. « Une fois de plus, le Barça a fait honneur à sa réputation en monopolisant la balle près de 93 % du temps. » « Edinson Cavani n’arrive toujours pas à faire oublier Zlatan Ibrahimović. Rendez-vous compte, il n’a cadré que deux frappes sur trente-huit tentatives. »

Oui, ce consultant est toujours là pour confirmer, ou infirmer d’ailleurs, ce qu’on a cru observer. Signe que les statistiques sont désormais bien ancrées dans le monde du football. Mais en allant un peu plus loin, une nouvelle question émerge : si les statistiques font le bonheur des journalistes et sont désormais surexploitées par les médias, sont-elles devenues également omniprésentes dans les lieux où l’on apprend le football, c’est-à-dire au sein des clubs, dans les centres d’entraînement ? Autrement dit, est-ce que les formateurs, éducateurs et coachs ont, eux aussi, cédé à la mode des statistiques pour faire évoluer les joueurs ?

La technologie, vecteur d'évolution


À l’instar de la vidéo, le fait est que les avancées technologiques combinées à l’influence de la télévision incitent forcément les techniciens à utiliser les chiffres. « Oui, la télé a son importance, je dirais même que c’est le moteur. Elle a fait comprendre aux acteurs du foot que c’était important d’avoir des chiffres, confirme Jean-Claude Lafargue, DTN à Clairefontaine en charge de la pré-formation. Puis il ne faut pas se leurrer, c’est un peu comme à l’école : on a beau essayer d’apprendre, il faut des résultats à un moment. Il n’y a pas de miracle : si tu veux jouer devant, il faut détenir un certain nombre de buts et de passes décisives. » Dès lors, nombreux sont les centres de formation français à exploiter ces chiffres au quotidien.


C’est le cas au Paris Saint-germain, qui est évidemment à la pointe de la modernité, comme l’assume pleinement François Rodrigues, entraîneur de la réserve au club : « Moi, en travaillant au PSG, je suis un privilégié. J’ai la chance de pouvoir profiter des énormes moyens consacrés à la formation. On a donc tout le système GPS qui nous permet de mesurer les distances parcourues des joueurs à l’entraînement, l’intensité de leurs efforts… » De quoi s’assurer qu’Hatem Ben Arfa s’investit véritablement, même durant un toro. L’ancien coach des U19 parisiens, caennais et havrais ne cache pas, en tout cas, son admiration pour ces nouveaux matériaux : «  Les stats et la vidéo, qui sont liées, sont des outils exceptionnels. Ils permettent au joueur de s’observer, de se jauger, et donc de s’améliorer individuellement, mais aussi sur le plan collectif. »

Au service du collectif


Car il serait illusoire de penser que toutes ces données ne servent qu’à broyer ou flatter les egos. Si Neymar s’amuse peut-être à regarder le taux de réussite de ses dribbles, les statistiques doivent surtout permettre de rendre compte des progrès d’une équipe et de constater que les exigences de jeu réclamées sont bien intégrées. L’exemple de l’Olympique lyonnais va dans ce sens. «  Nous, on cherche surtout des stats capables de dire quelque chose sur le jeu d’équipe, renseigne Stéphane Roche, directeur du centre de formation de Lyon. Les stats d’entraînement deviennent alors très intéressantes. Sur certaines thématiques que je mets en place durant une séance, j’aime bien savoir combien de fois on arrive à atteindre l’objectif de jeu visé. Combien de fois on arrive jusqu’au but. Combien de séquences amènent un tremblement de filets. »


« Les statistiques, on en a besoin, elles agissent comme un curseur, reprend Jean-Claude Lafargue. Mais pas pour sanctionner ou montrer qui a été le meilleur, non. Seulement pour améliorer les choses en exploitant ces chiffres, en ayant une réflexion dessus. Si on les prend brutes, comme ça, ça ne sert à rien. » Ok. Et les joueurs dans tout ça ? Accueillent-ils ces nouveaux squatteurs numérisés comme certains de leurs aînés ont rejeté la vidéo, préférant dormir durant une séance ? « Au contraire, les jeunes sont très demandeurs, ça leur parle. Ils sont assez ouverts » , répond Stéphane Roche. Même constat chez Jean-Claude Lafargue : « Tous les joueurs ont besoin d’avoir des points de repère. Chez nous, en préformation, les jeunes remplissent des feuilles avec différents critères – nombre d’interventions, de passes… – après visionnage du match. Et ça se passe très bien. »

Pas obligatoire pour la victoire


François Rodrigues, lui, considère que la statistique est une méthode supplémentaire destinée à montrer au footballeur ce qui ne va pas : « Nos stats, dès qu’elles sortent, on en parle avec les joueurs. Ils ont besoin d’un correctif oral, mais ils ont aussi besoin de se voir, avec la vidéo, et de comprendre le truc avec des chiffres.  » En clair, un défenseur à qui on reprocherait de tacler au mauvais moment peut appréhender son erreur en regardant son geste, puis en constatant que son taux de réussite est anormalement bas. Reste que l’utilisation des statistiques, si elle est aujourd’hui démocratisée, n’est pas encore indispensable. La preuve avec Ludovic Batelli, sélectionneur des U20 français qui a remporté l’Euro avec les U19 cet été et qui n’est « pas un adepte des statistiques » , puisqu'il ne les « utilise pas, même si c’est vrai qu’il y a des choses intangibles. Quand je vois qu’on frappe vingt-cinq fois au but, ça veut dire quelque chose. Mais je n’estime pas nécessaire d’exploiter des chiffres pour gagner.  » Un résistant, finalement.



Par Florian Cadu
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