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Les enjeux du groupe F

C’est peut-être le groupe le plus ouvert de l’Euro. Avec un favori portugais en mauvaise posture et quasiment obligé de gagner, une Hongrie surprenante qui compte bien rester leader et un duo islandais/autrichien qui se battra jusqu’au bout, des surprises vont forcément tomber.

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Le Portugal de Ronaldo doit se bouger



Le manque de réussite a bon dos. Certes, les Lusitaniens sont les joueurs de l’Euro à avoir le plus tiré après deux journées. Certes, ils composent aussi la troisième équipe à avoir le plus la possession. Certes, ils sont également la quatrième team à avoir le meilleur pourcentage de passes réussies. Mais les beaux chiffres ne font pas tout. Et quand on est incapable de marquer plus d’un but à l’Islande et aucun à l’Autriche, il convient de se poser des questions. Surtout quand on a un Cristiano Ronaldo devant. « Il ne faut pas se cacher, on a loupé pas mal d'occasions, et sans marquer de but, on ne va pas réussir à se qualifier, a d’ailleurs balancé Raphaël Guerreiro. Il faut impérativement rectifier ça pour le prochain match contre la Hongrie. » Bah oui, parce qu’avec deux points seulement, une défaite les éliminerait. Un nouveau match nul ne leur donnerait droit qu’à une troisième place qualificative. S'il s’en sort de cette façon, qui serait l'adversaire du Portugal en huitièmes ? Le preums du groupe D, à savoir les Croates qui ont fait forte impression. Vu l’adresse de leurs attaquants et la forme actuelle de Ronaldo, ce serait assez compliqué de voir plus loin.

« On a du solide à l’avant »


La Hongrie veut définitivement fermer les bouches



Ce devait être le faire-valoir de la poule. La sélection qui terminerait avec zéro, un, voire deux points. Celle qui ne pouvait viser, au mieux, que la troisième place. Sauf qu’après deux matchs, les Magyars magiques sont largement leaders, avec quatre unités et deux d’avance sur le duo Islande/Portugal. Alors ce n’est pas hyper sexy, mais les hommes de Bernd Storck sont d’ores et déjà qualifiés. Pas question cependant de lâcher le duel contre le Portugal. L’objectif, ce n’est pas tant de terminer en tête (le premier tombe contre l’Angleterre, le deuxième contre la Belgique…), ni même d’éviter la troisième place (en cas de défaite combinée à la victoire des Islandais) qui lui imposerait une partie de tableau pas forcément plus compliquée (un huitième contre la Croatie, quand même, mais pas de gros jusqu'en finale si ce n'est la Belgique), mais de montrer à l’Europe qu’il faut compter sur elle pour jouer les trouble-fête. Jusqu’au bout.


La question à deux balles :
Islande-Autriche va-t-il être une purge ?



On ne va pas se le cacher : si les Islandais nous font kiffer, c’est uniquement parce que, qu’un pays qui compte 320 000 habitants réussisse à faire quelque chose dans une grande compétition internationale, c’est fun. Ça s’arrête là. Car le beau jeu n’est pas franchement au rendez-vous, à l’inverse de la rigueur défensive et la prise de risque minimale. Quoi de plus logique pour une nation qui commence juste à découvrir le foot de haut niveau ? Problème : côté autrichien, et malgré David Alaba, ce n’est pas non plus la folie. Ce qui pourrait donner une rencontre un peu moisie, avec peu d’occasions. C’est oublier un peu vite que les coéquipiers du joueur de Munich doivent absolument s’imposer s’ils veulent croire à une qualification (deuxième en cas de nul ou défaite du Portugal, troisième dans la situation inverse). Quant à l’Islande (qui est éliminée si elle perd), elle pourrait se retrouver troisième avec un petit point (troisième si les Portugais l’emportent, deuxième sinon). Bref, aucun des deux clans ne souhaitent un match nul.


La question pourrie :
Faut-il jouer la troisième place ?



La situation est (presque) simple : le premier de la poule prendra la Belgique en huitièmes, le deuxième l'Angleterre. Vraiment pas de quoi sauter au plafond. Surtout que le deuxième devrait hériter de la France en quarts. En connaissant ces éléments, n’est-il pas plus sage de sortir les calculettes et viser le troisième rang ? Bah non. D’abord parce qu’on souhaite bonne chance à celui qui s’y collerait, vu le nombre de scénarios possibles : pour être troisième, la Hongrie devrait perdre et compter sur une victoire islandaise, l’Islande devrait jouer le nul en espérant que le Portugal s’impose et l’Autriche devrait gagner en priant pour un succès des Portugais. Voyez le bordel. Et ensuite parce que le troisième se tapera la Croatie, sans doute la meilleure nation entrevue jusque-là… Seul point positif : cette partie de tableau est bien plus dégagée, puisque seules la Croatie et la Belgique font figure de gros bras. De l'autre côté paraissent l'Italie, la France, l'Angleterre, l'Allemagne, l'Espagne...


Les pronos



Un quadruplé de CR7 ne suffit pas au Portugal, qui concède le match nul (4-4). Les Lusitaniens terminent donc troisièmes après le match nul de l’Islande, qui conserve sa deuxième place, contre l’Autriche, dans une rencontre sans but et avec deux tirs non cadrés. Cricri se donne donc le droit de rêver face aux Croates.




Par Florian Cadu L'article considère que la Belgique terminera deuxième de son groupe (elle n'a besoin que d'un point contre la Suède). Dans le cas contraire, la Belgique doit être remplacée par l'Irlande ou la Suède.
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